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<title>Un jardin d'Adonis - phidippide</title>
<description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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<title>Dimanche 25 octobre 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 02:18:00 +0100</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le dîner chez ma sœur hier soir était annulé, Aribaze et Osman en ayant chacun donné chez soi. Tityre et moi sommes allés à celui d’Osman (ainsi que Cléomédon, mais sans son Clinias, qui n’a paraît-il pas du tout apprécié certaines choses que j’ai dites sur lui dans ce journal), ma sœur et Iolaos (qui est le meilleur ami d’Osman et, depuis peu, le chevalier servant de Julie) à celui d’Aribaze. Ceux du côté d’Aribaze nous ont plus tard rejoints chez Osman, d’où nous sommes ensuite allés dans le bar que tient le bel Ascagne et, de là, pour finir, à Parthénon. Une certaine Nidalie, qui est une grande habituée d’Ascagne, était également des nôtres. Bien que je ne la connusse pas vraiment avant hier soir, où je la voyais pour la première fois chez l’un de nous plutôt qu’en ville, j’ai pu constater, pour avoir longuement parlé avec elle, qu’elle me connaissait apparemment très bien, et en particulier, qu’elle savait déjà que c’était à cause de moi que Phidippide était tombé dans l’espèce de disgrâce d’où personne ne semble très désireux de le sortir, à l’exception de Tityre. Osman, qui était pourtant absent,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/19/dimanche-18-octobre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le soir de notre rupture&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, m’a même fait remarquer qu’il ne lui avait pas du tout coûté de ne pas inviter Phidippide à son dîner. En m’assurant ainsi de leur soutien, mes amis ne se doutaient sans doute pas qu’ils ne faisaient qu’accroître ma mauvaise conscience. Pauvre Phidippide, après tout… D’autres personnes étaient encore chez Osman, dont je n’ai pas retenu les noms, trop aviné que j’étais sans doute, et surtout trop affairé à cultiver le sublime Callias, qui nous honora de son angélique présence. Il était soul et, durant tout le temps de son absence, ne cessa de me demander quand arriverait enfin ma sœur, qu’il aime passionnément, quoique d’un amour tout platonique évidemment. Il l’a pourtant embrassée (à ce que m’a dit Tityre, chez qui je suis allé dîner ce soir), ainsi qu’un autre des invités d’Osman, celui d’entre eux (encore un pédé) qui était célibataire et bien loin d’être un prix de beauté&amp;nbsp;! Il faut dire que Callias embrassait et caressait tout le monde. L’ivresse le rendait débordant d’amour. Plus d’une fois il s’est jeté dans mes bras ou m’a pris dans les siens, me serrant si fort que je pouvais à peine respirer ou lui répondre quand il m’a demandé pourquoi je le touchais ainsi, alors que c’était lui qui… De toute façon, je n’aurais rien su répondre d’intelligent, ni même d’idiot. Je continue de me demander si la relative indifférence que Callias me montre un peu trop ostensiblement n’est pas plutôt de l’intérêt péniblement dissimulé. Lors d’une fois précédence, il m’avait dit cette chose étrange&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Olivier, je n’oublie jamais un visage. Il me semblait bien que je t’avais déjà vu quelque part, mais je n’arrivais pas à me rappeler où. Et puis ça m’est revenu tout à coup. C’est chez Osman que je t’avais vu la première fois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’était une remarque complètement absurde. Aux premiers temps de notre fréquentation actuelle (et qui n’a jamais été qu’actuelle), nous ne nous sommes toujours vus que chez Osman ou du moins en sa présence. Qu’Osman soit celui qui nous a présentés l’un à l’autre est une évidence. En bonne logique, Callias aurait dû me dire qu’il m’avait déjà vu &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;avant&lt;/em&gt; de me rencontrer chez Osman, ailleurs que chez ce dernier (ce dont je me serais nécessairement souvenu, de toute façon, parce qu’il correspond parfaitement à mon type de garçons&amp;nbsp;; c’est d’ailleurs bien pourquoi il me fait perdre tous mes moyens&amp;nbsp;: la peur de perdre ce que je désire le plus me paralyse. Je me demande si l’un des nœuds de ma névrose n’est pas que je ne me sente pas le droit de prétendre à ce qui serait le plus fait pour me combler. Je perds tous mes moyens devant le bel être que je voudrais séduire, parce que je ne m’en sens pas digne. Le sentiment que je serais un voleur, pour ne pas dire un violeur (violant quelque loi supérieure, qui m’interdirait d’y prétendre), m’empêche de seulement esquisser le plus petit geste pour séduire la personne qui m’inspire du désir. Il faudrait que j’en parle à Tirésias.) Je me demande donc si Callias n’a pas inventé cette invraisemblable réminiscence pour me dire à sa manière qu’il m’avait remarqué, qu’il avait pour moi un intérêt qu’il n’ose pas me dire trop explicitement, d’autant qu’il est déjà l’amant de quelqu’un, je ne sais plus si je l’avais dit&amp;nbsp;: il s’agit d’un jeune homme de trente ans, avec qui j’ai paraît-il déjà chatté, avec qui j’avais même sympathisé, mais que je n’ai jamais rencontré physiquement. Le fait que Callias soit l’amant d’un garçon de trente ans m’affole complètement&amp;nbsp;: je me dis qu’entre toutes les barrières qu’il y a entre nous, celle de l’âge n’en est pas une. Hier soir, il m’a fait une autre remarque, et précisément au sujet du tout premier jour de notre rencontre. Comme il me demandait si je ne voulais pas danser avec lui&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! C’est impossible, je ne danse jamais&amp;nbsp;! – Comment ça, tu ne danses jamais&amp;nbsp;? Je t’ai vu danser, une fois, je ne sais plus où. – Moi&amp;nbsp;? J’aurais dansé&amp;nbsp;? Ah oui&amp;nbsp;! Ce devait être avec Phédon, mais c’est uniquement parce qu’il m’y avait forcé et parce que j’étais soul. – Oui, et vous étiez allés faire des choses dans les toilettes aussi. – Euh… Oui, mais non… Là encore, c’est lui qui m’avait entraîné. De toute façon, moi, je ne fais jamais rien dans les toilettes. C’est bien simple, je n’y vais jamais&amp;nbsp;! Je suis au-dessus de ces choses-là&amp;nbsp;! Ç’avait été&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/05/02/samedi-2-mai-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;une très mauvaise soirée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pour moi. J’aime autant ne pas en parler, d’ailleurs, je suis sûr que tu sais déjà tout, puisque tout finit toujours pas se savoir.&amp;nbsp;» Callias, qui avait prétendu, quelques jours plus tôt, ne s’être rappelé que tout récemment le premier jour de notre rencontre, semblait donc s’en souvenir désormais très précisément. Mais le plus surprenant, c’est donc qu’il m’avait apparemment observé, ce premier jour, alors que j’avais été si affecté par son indifférence à mon égard. Aussi bien suis-je en train de me faire des idées. Il est tout à fait possible que j’interprète trop les choses. Ma sœur me dit que, Callias étant plus jeune que moi et donc le plus inexpérimenté, c’est à moi de mener la danse, c’est-à-dire de faire précisément ce que je ne sais pas. «&amp;nbsp;Mais je n’y arriverai jamais&amp;nbsp;! Je ne sais même pas danser, au propre comme au figuré&amp;nbsp;! Alors mener la danse… Pourquoi crois-tu que je me saigne aux quatre veines pour m’offrir les services d’un Tirésias&amp;nbsp;? – Mais justement, est-ce que vous ne travaillez pas sur tes difficultés relationnelles, avec ce Tirésias&amp;nbsp;? – Si, bien sûr. Et j’ai fait beaucoup de progrès, mais uniquement dans mes relations avec les groupes. Avec les individus, je suis encore complètement incapable. – Tu te poses trop de questions au sujet de Callias. Tu devrais te contenter de jouir du plaisir d’avoir un beau garçon dans ton entourage et prendre le temps d’apprendre à le connaître, sans penser à autre chose.&amp;nbsp;» Je le sais bien, mais c’était délicieusement affolant de sentir le corps enivré de Callias se presser contre moi. Comment donc penser à autre chose après cela&amp;nbsp;? J’ai de nouveau croisé Callias, par hasard, cet après-midi, pendant ma distribution hebdomadaire. Il avait dessoûlé et semblait fatigué et un peu gêné de me rencontrer (il faut dire que cette rencontre s’est passée dans le hall de l’immeuble où vit son amant (immeuble qui est également celui de la mère de Tityre)). Aucun produit cosmétique n’avait été mis dans ses cheveux, qui étaient tout propres. Il avait l’air plus blond et plus flou. C’était presque quelqu’un d’autre. Je me suis avisé que je ne l’avais vu jusqu’alors que de nuit. «&amp;nbsp;Le jour et la nuit.&amp;nbsp;» Je ne sais pourquoi m’est venue à l’esprit cette expression. Tout nous sépare. Il est le jour, je suis la nuit. Comment donc pourrions-nous vraiment nous rencontrer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mercredi 21 octobre 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Phidippide</category>
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<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 03:24:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai dîné hier soir chez Tityre. Je lui avais dit que je voulais lui reparler de Phidippide. Mon intention était de le prévenir contre lui. Je lui ai donc rapporté les choses épouvantables, vraies ou fausses, que ce dernier m’avait dites à son sujet. Il avait prétendu avoir entendu parler de Tityre bien avant que je le lui eusse présenté&amp;nbsp;: il prétendait avoir lu plusieurs fois son nom dans les procès verbaux d’affaires qu’il avait eues à traiter. «&amp;nbsp;J’ignore si ce qu’il m’a dit est vrai. Je me doute bien, Tityre, que tu vas me dire que c’est faux. Peu m’importe. Mais sache que, si ces faits sont vrais, Phidippide n’a pas hésité un seul instant à me les rapporter, alors qu’ils ne me regardaient en rien. Il voulait me faire avoir une mauvaise opinion de toi. Si, au contraire, ces faits sont faux, Phidippide, qui les aura donc inventés, n’en est que plus méprisable encore. Voilà quel est le genre d’individu avec qui tu ne veux pas te brouiller. Je ne comprends vraiment pas que tu veuilles rester son ami.&amp;nbsp;» Ce qui n’est vrai qu’en partie. Sans doute, en effet, puis-je le comprendre, puisque je suis moi-même resté l’ami d’Ascylte, que j’ai toujours méprisé. Celui-ci m’a d’ailleurs récemment présenté des excuses. Il voulait se réconcilier avec moi. Il a prétendu regretter de&amp;nbsp;m’avoir volé Camille. Je ne crois pas un instant en la sincérité de ses excuses. C’est parce qu’il se croyait atteint d’un cancer qu’il voulait se faire pardonner. La pensée de sa mort prochaine lui donnait mauvaise conscience. Il m’a dit depuis qu’il n’avait pas de cancer. Il n’en reste pas moins vrai que sa santé est très mauvaise et que les médecins ne savent pas vraiment ce dont il est atteint. A l’annonce de ce cancer qui n’en est finalement pas un, j’avais cru que la Providence avait voulu me rendre justice. A présent, je me dis que si la santé d’Ascylte est si mauvaise, c’est à cause de sa conscience, qui est pire encore. Il semblerait que c’est en pensant à Ascylte que Joseph de Maistre a écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le mal a tout souillé, &lt;em&gt;et l’homme entier n’est qu’une maladie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». J’ignore si mon entreprise auprès de Tityre a porté ses fruits. Mais lorsque je lui ai demandé si je pouvais noter dans ce journal la nature des faits que Phidippide s’était permis de me faire savoir ou, pire encore, de me faire croire, Tityre m’a demandé d’être le plus vague possible, ce qui tendrait à prouver qu’il pense que Phidippide est allé trop loin, puisqu’il ne veut pas que j’en dise autant. Je me demande si je n’ai pas mal agi en dénonçant ainsi Phidippide à celui qui voudrait rester son ami. Après tout, Phidippide est un homme lui aussi. Il lui faut bien vivre, avec ses propres maladies, sa bipolarité, sa mythomanie, son aphrodisie&amp;nbsp;! J’essaie de me dire que c’est pour le bien de Tityre que j’ai agi ainsi. Mais si vraiment c’était son bien qui me tenait à cœur, c’est bien plus tôt que j’aurais dû le prévenir contre Phidippide, et non pas seulement hier. J’ai doublement mal agi&amp;nbsp;: d’avoir tout dit à Tityre et de l’avoir dit si tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Dimanche 18 octobre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/19/dimanche-18-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 04:15:35 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’en suis encore tout retourné. Hier soir, en sortant du bar que tient le bel Ascagne, à la suite d’Aribaze et de ma sœur, qui voulaient fumer dehors leurs cigarettes, comme c’est désormais l’usage, juste après avoir encore une fois failli me prendre la porte (qui se referme toujours trop vite) dans la figure, j’ai trouvé entre mes deux fumeurs, qui venait d’arriver, le sublime Callias, tout sourire et dont les invraisemblables paroles, me faisant l’effet d’un coup de poing, m’ont presque fait tomber à la renverse, ou dans ses bras, ou à ses pieds, je ne sais plus&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis ravi de te revoir, Olivier&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», m’a-t-il dit, sincèrement enthousiaste, réellement ravi. Peu de temps après, ma sœur m’a demandé si elle n’avait pas rêvé, ou si le petit Callias, dont elle a su se faire un ami bien plus vite que moi, si l’adorable Callias, dont je me plaignais d’avoir été oublié les deux récentes fois où nous nous étions vus et que, sur le départ, il avait salué tout le monde, sauf moi, si donc Callias avait bien dit qu’il était ravi de me revoir. «&amp;nbsp;Oui, c’est bien ce qu’il semble avoir dit. Peut-être le fait que je sois passé dignement devant lui sans un mot, la dernière fois, alors que tout le monde était en train de le saluer, l’a-t-il fait réfléchir et comprendre que j’avais été blessé qu’il m’ait ignoré plusieurs fois si ostensiblement.&amp;nbsp;» Quand ensuite, prenant mon courage à deux mains, j’ai dit à Callias que, par deux fois, il avait oublié de me saluer, lorsque nous nous étions vus, les semaines précédentes, il a prétendu ne pas s’en être rendu compte, ce qui, lui ai-je fait remarquer (ne sachant trop s’il me fallait le croire), était encore plus vexant&amp;nbsp;! Plus tard, dans la soirée, comme j’étais en train de parler avec le gros et rubicond Léonard, un Allemand de Pologne venu se réfugier avec ses parents dans les Landes après la guerre et devenu, depuis, cultivateur le jour et, le soir, un habitué du bar du bel Ascagne, j’ai senti la main de Callias me caresser doucement le dos, puis, quelques instants après, les cheveux, pour attirer gracieusement mon attention. Je lui ai répondu par des sourires. Il a demandé à son ami Nicagoras de nous prendre en photo l’un à côté de l’autre et presque tête contre tête. J’ai fait inviter Callias au dîner chez ma sœur, samedi prochain. Il en était encore une fois ravi. «&amp;nbsp;Ravissant et ravi&amp;nbsp;» pourrait être sa devise. Puisque j’ai parlé de Nicagoras (peut-être d’ailleurs l’ai-je déjà évoqué dans ce journal, mais probablement sans être allé jusqu’à lui donner de nom), je vais en dire un peu plus sur lui&amp;nbsp;: c’est un ancien ‘‘plan cul’’, comme on dit, avec qui je m’étais très bien entendu sexuellement, et réciproquement, comme il me l’avait lui-même assuré, mais qui, pour une raison que j’ignore (sans doute à cause d’une parole maladroite ou déplacée de ma part (c’est du moins le sentiment que j’en ai)) n’avait plus voulu me revoir. Lui aussi est un habitué du bar du bel Ascagne. Ce dernier m’avait d’ailleurs demandé, il y a quelque temps, s’il n’y avait pas eu quelque chose entre ce Nicagoras et moi. «&amp;nbsp;Si, lui avais-je répondu. C’est un ancien ‘‘plan’’. Mais pourquoi me poses-tu cette question&amp;nbsp;? – J’en étais sûr&amp;nbsp;! Lorsqu’il lui arrive de venir seul ici, après son travail, il reste toujours au moins une petite heure, à parler avec moi ou avec des clients. Mais si tu arrives à ton tour, alors il se dépêche de boire son verre et s’en va… – Oui, je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais, soudain, il n’a plus du tout voulu me revoir, sans raison, alors que nous nous étions pourtant mis d’accord pour remettre le couvert.&amp;nbsp;» Quelque chose a dû se passer, tout récemment, qui a permis mon retour en grâce, parce que Nicagoras me parle de nouveau. Peut-être est-ce seulement parce qu’il ne peut pas faire autrement, s’étant avisé que je connaissais Callias, qu’il connaît et fréquente lui aussi. C’est aussi une connaissance de Tityre, qui fut hier soir le premier témoin de ce qui sera probablement une rupture définitive entre Phidippide et moi. Quand je pense que j’ai encore&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/09/jeudi-8-octobre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;tout récemment&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;écrit que j’avais espéré me faire de lui un nouveau meilleur ami&amp;nbsp;! Il y a quelque temps déjà que je le soupçonnais de nous cacher son véritable visage, qu’il a donc fini par nous faire voir hier soir. Avant de rejoindre Aribaze, Thessalonice, Bérélise et ma sœur dans le bar du bel Ascagne, j’étais allé faire un saut chez Phidippide, où se trouvait également Tityre. Je les ai écoutés me raconter la fin de la soirée précédente, à laquelle je n’ai pas participé jusqu’au bout, trop fatigué que j’étais par les efforts que m’avait demandé la préparation du dîner que j’avais donné chez moi et qui s’est d’ailleurs très bien passé. J’avais préféré rentrer me coucher, quand Ascagne, chez qui nous étions allés après dîner, avait fermé son bar. Ce dernier et mes invités avaient continué la nuit à Parthénon, qui est l’endroit qui a leur préférence, depuis qu’il a rouvert. Ils étaient ensuite presque tous allés se coucher chez Osman, Aribaze dans le même lit que Phidippide. Or ce dernier s’est vanté de l’avoir encore une fois possédé, ce qui m’a un peu contrarié, non pas tant le fait qu’Aribaze se laisse posséder par Phidippide que le fait que ce dernier s’en vante, en grande partie pour m’être désagréable, s’imaginant sans doute que j’enrage de ne pas avoir ce que lui croit (bien à tort, comme on va voir) pouvoir prendre quand bon lui semble. Craignant d’être de mauvaise compagnie, j’ai préféré rejoindre les autres chez le bel Ascagne, où Phidippide et Tityre ne sont arrivés que bien plus tard. Là, j’ai rapporté à Aribaze, qui en est tombé des nues, les vantardises de Phidippide. S’il est bien arrivé à Aribaze de coucher quelques fois avec ce dernier, nous nous sommes vite aperçus, en comparant la réalité aux vanteries dont j’avais été le témoin, que Phidippide était bien le vaniteux que je soupçonnais, car Aribaze m’affirme n’avoir couché avec lui que trois ou quatre fois tout au plus. J’ai été à mon tour atterré de ce que Phidippide avait pu dire sur moi à Aribaze. Il a prétendu que je me rendais souvent chez lui, le soir, avec l’envie de le baiser ou de me faire sucer, et qu’il consentait à me satisfaire parce qu’il était pris de pitié pour moi, comme si je ne pouvais pas trouver de ‘‘plan’’ tout seul, alors que je suis objectivement beaucoup plus beau, beaucoup plus jeune et bien moins con que lui&amp;nbsp;! Si je me suis en effet laissé sucer par Phidippide, ce n’est arrivé qu’une fois, parce qu’il le fait aussi bien que Tityre, c’est-à-dire très mal&amp;nbsp;! Phidippide, qui est bipolaire, du moins à ce qu’il prétend (car il est tellement vantard qu’il serait même capable de s’enorgueillir d’avoir des maladies&amp;nbsp;!), ne semble pas avoir compris, sans doute parce qu’il est dans une période de manie, que si des garçons comme Aribaze et moi daignent coucher avec des hommes tels que lui, c’est-à-dire bedonnants et dégarnis, c’est uniquement par commodité&amp;nbsp;: faute de temps ou d’énergie, plutôt que de chercher mieux, il arrive qu’on préfère aller se vider, comme dirait Damis, au plus près, c’est-à-dire dans cet ami entre deux âges qu’on sait disponible, parce qu’il ne laisserait jamais passer une telle occasion, non pas de coucher avec des garçons (ce qu’il peut faire encore), mais de coucher avec des garçons qui le connaissent et qu’il connaît, et surtout qu’il trouve désirables. Aribaze était si furieux qu’il a immédiatement envoyé un SMS à Phidippide pour lui demander ‘‘de l’oublier’’&amp;nbsp;! Quant à moi, un peu plus tard, quand enfin Phidippide nous eut rejoints, je me suis entendu traiter par lui (qui était sans doute contrarié d’avoir été si sèchement congédié par Aribaze) de «&amp;nbsp;putasse&amp;nbsp;» (je le cite) devant Tityre qui l’accompagnait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;T’as encore fait ta putasse, hein, &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;tu peux&lt;/span&gt; pas t’en empêcher, sale putasse&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Je ne sais si ce mot de putasse peut s’appliquer aux personnes ayant fait ce que Phidippide me reprochait (c’est-à-dire d’avoir cherché à confondre, il est vrai, quelqu’un que je soupçonnais fort de n’être qu’une canaille, absolument malhonnête, fausse et probablement dangereuse) ou s’il a choisi ce mot pour me blesser davantage, par allusion à l’origine peu reluisante d’une partie de mes revenus. Dans tous les cas, sans bien sûr vouloir défendre la prostitution, que je réprouve absolument et condamne de toutes mes forces, cela devrait aller sans dire et ce n’est pas moi qu’on prendra en train d’en faire l’apologie, ah ça non&amp;nbsp;! plutôt crever (même si, bien sûr, je suis contre le meurtre ou le suicide, oh là&amp;nbsp;! attention, on ne plaisante pas avec ces choses-là), je préfère infiniment me laisser aimer à vil prix plutôt que de recevoir le mépris de Phidippide en paiement de tout ce que j’ai fait pour lui, c’est à savoir lui présenter toutes les personnes grâce auxquelles il n’est pas totalement seul dans cette ville, seul avec cet amant qui porte le même nom que moi, qu’il n’a jamais voulu nous présenter (si jamais il existe vraiment) et qui ne voudrait plus coucher avec lui depuis plus d’un an, nous dit-il&amp;nbsp;! Phidippide affecte de ne pas comprendre pourquoi cet Olivier qui n’est pas moi, cet &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;alter ego&lt;/em&gt;, ai-je parfois pensé, à cause des confidences que me faisait sur lui Phidippide, qui s’amusait de la curiosité qu’il excitait en moi, ne veut pas coucher avec lui… Mais c’est parce qu’il est complètement fou, parce qu’il est profondément mauvais et parce que, malgré toute l’application qu’il met à s’attacher ce garçon qu’il prétend qu’il l’aime, il n’a pas encore su détruire en lui l’instinct de conservation&amp;nbsp;! Connaissant Tityre, qui était le seul témoin des insultes que m’adressait Phidippide, mais qui ne veut jamais se brouiller avec personne, je suis allé chercher les autres à l’intérieur du bar (car cette scène se passait encore une fois dehors, pendant que Phidippide et Tityre fumaient des cigarettes), pour les prendre tous à témoin&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Regardez le vrai visage de Phidippide. C’est moi qui vous l’ai présenté, je le sais bien, mais je le regrette infiniment. Si vraiment vous êtes mes amis, je vous demande de ne plus être le sien.&amp;nbsp;». Je n’ai pas eu beaucoup à insister (sauf, bien sûr, avec Tityre, pour la raison que j’ai dite), parce que tous les présents (Osman mis à part, qui &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;n’était&lt;/span&gt; pas des nôtres hier soir) m’ont dit que la fourberie de Phidippide se voyait de loin, qu’il la portait pour ainsi dire sur la figure. Thessalonice a même ajouté que nous n’avions vraiment pas besoin d’un second Cyrille, autre grand menteur et manipulateur devant l’Eternel, mais dont c’est ma sœur qui a eu à souffrir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Jeudi 8 octobre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/09/jeudi-8-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Fri, 09 Oct 2009 02:46:12 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; En dînant avec Alfred, mardi soir, chez ma sœur (car il est de nouveau possible à Julie de le fréquenter depuis qu’elle a quitté le grand con, qui était tellement jaloux&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/13/samedi-12-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;qu’il avait voulu, découvrant qu’elle lui avait téléphoné, ‘‘casser les genoux’’, selon ses propres termes, à ce pauvre Alfred&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;), j’en ai appris une autre bien bonne sur ledit grand con. Alfred connaît à peu près tout le monde à Mont-de-Marsan, et pas seulement à Mont-de-Marsan, d’ailleurs&amp;nbsp;: ne s’est-il pas vanté, au cours du repas, d’avoir été longtemps l’amant de la fille d’un député du cru (l’autre grand amour de sa vie, paraît-il, avec ma sœur, que tout le monde semble d’ailleurs aimer, en ce moment, tant elle a de prétendants, dont le meilleur ami d’Osman, depuis peu, qui est fort beau…), ce qui lui donna l’occasion de rencontrer parfois tel ancien premier ministre ou tel président de conseil général dont &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; aime à dire qu’il le connaît assez bien lui aussi, depuis l’époque où il militait dans un certain parti politique. (Quelle déception, d’ailleurs, que ce &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Je lui avais beaucoup confié les reproches que je faisais souvent à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, par exemple, d’avoir couché avec Camille, alors qu’il m’en savait épris. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; avait prétendu être aussi atterré que moi par la fausseté de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, qui s’était longtemps comporté avec moi comme si de rien n’était, tentant de me cacher cette bassesse même après que je l’avais apprise, bien plus tard, de la bouche de Camille. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; était différent, lui, c’est du moins ce qu’il m’assurait, et c’est pourquoi il avait également été scandalisé, sans en être surpris du tout, de la fausseté des déclarations d’amitié du terrible &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, qui venait tout juste, sans même attendre que mon odeur ait quitté la peau du beau &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt;, que j’avais un peu vite chassé hors de mon lit, de le prendre pour laisser à son tour sur lui sa salive, à côté de la mienne encore humide&amp;nbsp;! Ah&amp;nbsp;! Ce n’est pas &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; qui se serait si mal comporté avec moi, lui qui m’était un véritable ami, me jurait-il, contrairement à ces &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; et ces &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, qui ne sont que des vieillards ou des lubriques&amp;nbsp;! Je suis tombé de bien haut quand &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt;, sur lequel il était notoire que j’avais des vues, m’a confié que la veille d’une coucherie que j’avais eue avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, c’était avec lui que ce dernier avait couché, lui faisant promettre de ne rien me dire, ce qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt;, en véritable ami, lui, s’était empressé de me rapporter, le plus naturellement du monde et pour notre plus grand rire, puisque nous nous étions aperçus que n’ayant pas pu tout faire avec l’un, qui n’avait été que passif avec lui ce soir-là, c’était par l’autre que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; s’était fait enculer&amp;nbsp;: le lendemain&amp;nbsp;! Moi qui avais cru pouvoir faire de lui un nouveau meilleur ami, maintenant que don &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; n’est plus aussi près de moi que je le voudrais, je m’aperçois qu’il était en réalité le pire de tous&amp;nbsp;! C’est le plus faux, le plus immoral et surtout le moins excusable, parce qu’il se pique d’avoir un certain vernis de culture, grâce auquel il devrait donc être le mieux armé de mes amis pour se conduire le moins mal. Ce qui me fâche le plus n’est pas tant le fait que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; ait couché avec un garçon sur lequel il savait que j’avais des vues que le secret qu’il a voulu m’en faire, alors que je lui avais dit d’abord combien j’avais été blessé que des amis ou prétendus tels m’aient délibérément laissé dans l’ignorance où j’étais de leur traitrise. (Ma sœur me demande comment il se fait que je ne cherche pas davantage à rencontrer l’âme sœur. C’est à cause de mes amis&amp;nbsp;! J’en suis à me demander s’il me faudra leur cacher ma prochaine conquête, pour être sûr de ne pas en être aussitôt dépouillé&amp;nbsp;!) Je ne sais si c’est parce que j’ai le sentiment que le fruit que je convoitais a été gâté par l’avidité de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, comme j’ai dit un soir à ce dernier, mais &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt; n’a plus sur moi l’attrait des premiers jours. Au contraire, j’ai désormais le plus grand mal à en supporter seulement la présence. Ma sœur m’a dit qu’elle avait été interloquée par mon comportement avec lui lors d’un dîner que donnait chez lui &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, samedi dernier, durant lequel je me serais montré un peu dur… J’aurais dit à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt; que je trouvais qu’il était une ‘‘agression permanente’’ et, comme il se demandait s’il resterait en France après avoir terminé sa formation d’élagueur (car il a de l’ambition et ne veut pas rester dans sa condition de bûcheron&amp;nbsp;!), je lui aurais conseillé de retourner dans son pays, tant me paraissait évidente son inadaptation au nôtre. «&amp;nbsp;Mais le problème, a-t-il répondu, c’est qu’il n’y a pas d’arbres à élaguer là-bas&amp;nbsp;», ce qui, je crois, n’est pas vrai. Plus tard dans la soirée, mais chez Osman, cette fois, où nous étions allés continuer à boire, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt; m’a mis tellement hors de moi, que j’ai préféré partir avant d’imploser où de me jeter par la fenêtre. Mon humeur s’était déjà passablement dégradée depuis que le sublime Callias, qui nous avait rejoints avec un sien ami chez Osman, était reparti sans me dire au revoir, une fois de plus, alors qu’il l’avait fait même à ma sœur, qu’il avait pourtant rencontrée pour la première fois ce soir-là. Cette contrariété et les pitreries incessantes d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aribaze&lt;/span&gt; ont fini par m’achever. Mes amis sont habitués à ces départs soudains dont ils ont fait un sujet de plaisanterie&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Arrêtez, disent-ils souvent, sinon Olivier va s’en aller&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Attention&amp;nbsp;! Taisez-vous, ou Olivier va partir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»… (Telle pourrait être ma définition&amp;nbsp;: Olivier, celui qui s’en va… &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Aphanisme&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; est le sous-titre de ce blogue.) J’aurais d’ailleurs mieux fait de rester, parce que le bel Ascagne, peu après avoir fermé son bar, a rejoint la compagnie que je venais de quitter pour passer avec elle le reste de la nuit. Tout le monde, sauf peut-être &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, a finalement couché chez Osman, dont Ascagne, donc, qui est beau comme… comme… comme un barman, et près de qui j’aurais peut-être pu dormir, moi aussi, quoique sans doute assez inconfortablement, puisqu’il m’a rapporté hier soir qu’il avait tout de même vomi trois fois cette courte nuit-là. Je crois savoir que c’est au cours de cette soirée que ma sœur est devenue l’amante du meilleur ami d’Osman.) Alfred donc, qui connaît tout le monde, nous disait qu’il avait entendu dire à un agent immobilier que le grand con, environ deux semaines avant d’être quitté, avait cherché à savoir si les propriétaires ne voulaient pas vendre l’appartement que venait de quitter son frère et qui se trouve à côté de celui de ma sœur. (C’est d’ailleurs à cause de ce voisinage que tout a commencé pour cette dernière. Le grand con l’avait aperçue depuis le balcon de l’appartement de son frère. Il avait vite appris qu’elle était propriétaire du sien, ce qui signifiait dans son cervelet &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;gigolétique&lt;/span&gt; qu’elle était solvable, et c’est ainsi qu’il lui a mis le grappin dessus, entrant du jour au lendemain dans sa vie et réussissant vite, grâce à quelques bouquets de fleurs et coups de bite bien envoyés, à se faire entretenir par elle pendant deux ans.) Si le grand con s’était informé de l’intention des propriétaires de l’appartement qu’avait occupé son frère, c’était parce que ma sœur, a-t-il prétendu, envisageait de le racheter, pour agrandir le sien&amp;nbsp;! Que tramait-il encore&amp;nbsp;? Telle était sa façon de procéder&amp;nbsp;: il semait le trouble dans les esprits, en prêchant souvent le faux, pour s’assurer de nouveaux appuis. Il est ainsi plus que probable qu’il a imaginé que Pharnace, ce patron de bar qui m’est tellement antipathique,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/06/30/lundi-29-juin-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;lui avait dit que je faisais &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;la pute à Toulouse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. C’était simplement pour me faire croire que je pouvais compter sur lui, ce grand con qui n’hésitait pas à me rapporter ce qui se disait de pire sur moi. On est toujours tenté de croire davantage ce dont on est le plus blessé. Ce faisant, il se rendait indispensable, car je fais partie de ces personnes qui ne peuvent s’empêcher de chercher à savoir ce qu’on pense d’elles… De même a-t-il très probablement inventé que des gens qui savaient ma sœur séropositive changeaient de trottoir lorsqu’ils la croisaient dans la rue. Une telle révélation, contribuant à ébranler l’une, consolidait d’autant le soutien que voulait lui être l’autre&amp;nbsp;: non seulement il ne changeait pas de trottoir, lui, mais encore dormait-il tout contre elle&amp;nbsp;! Prétendre que Julie était assez prospère pour vouloir agrandir son appartement, c’était faire croire au monde que lui-même ne manquait pas d’argent, et qu’on pouvait donc lui faire confiance en affaires, qu’il menait pourtant de façon désastreuse. Tous autant que nous sommes, nous avons été pigeonnés par ce remarquable imposteur et néanmoins minuscule escroc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Vendredi 2 octobre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/03/vendredi-2-septembre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Don Esteban</category>
<category>Frédéric P***</category>
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<category>Ma mère</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Sabine</category>
<category>Sandrine F***</category>
<category>Tirésias</category>
<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 03:31:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Vingt-huitième séance chez Tirésias&amp;nbsp;: Il m’est arrivé une chose étrange,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/01/mercredi-30-septembre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;mercredi après-midi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, à la bibliothèque. J’y ai aperçu Sandrine F***. Elle avait laissé sa sublime rousseur lui tomber jusqu’aux hanches. Nous ne nous sommes salués que d’un signe de nos têtes. J’aurais voulu me lever de ma chaise pour aller jusqu’à elle, mais au moment de le faire, je me suis trouvé comme cloué à mon siège. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. Mes bras et mes jambes tremblaient. J’ai dû poser sur la table de lecture le crayon que j’ai toujours à la main, que je n’arrivais plus à tenir. Je me suis senti littéralement foudroyé par cette divinité, dont le passage en ces livres m’a fait le même effet que certaines de ces fulgurances dont on est parfois saisi au détour d’une page, qui empêchent la poursuite de la lecture, le temps qu’il faut pour se remettre de leur pénétration, à moins que ce ne soit précisément le temps qu’elles mettent à se frayer dans la chair une plaie jusqu’aux tréfonds… En même temps est arrivé celui&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/12/vendredi-11-septembre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;que j’ai appelé le jeune dieu tutélaire de cette bibliothèque&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Il s’est assis face à moi, mais à une autre table. Il était tard et le soleil, bas et peut-être un peu roux lui aussi, illuminait les genoux, les mollets, les chevilles du garçon, dont la chair, splendide, radieuse, me semblait presque inhumaine, adorable, proprement divine. Je ne pouvais plus lire. Je ne pouvais plus rien. Sabine, en Allemagne, et Frédéric P***, que j’aimais tous deux, m’avaient fait croire un jour, par jeu, qu’ils étaient épris l’un de l’autre. Déjà cette fois, j’avais perdu le contrôle de moi-même&amp;nbsp;: exactement comme mercredi, devant Sandrine F***, pure idée jaillie des livres, et le garçon, son page entre les pages. Il est tout de même curieux que ces deux êtres, étrangers l’un à l’autre, m’aient causé le même accablement qu’avaient fait Sabine et Frédéric, qui se connaissaient entre eux. Mes deux divinités avaient pourtant bien une chose en commun, c’était le regard indifférent&amp;nbsp;; le regard sans chaleur de Sandrine, qui ne semblait pas même joyeuse, pas même surprise (preuve de sa divinité&amp;nbsp;?), de retrouver un ancien camarade de classe, comme si nous nous étions quittés la veille&amp;nbsp;; quant au jeune dieu tutélaire, son regard était celui de quelqu’un qui lève un instant le nez de son livre pour y replonger aussitôt les yeux&amp;nbsp;: c’était un regard presque absent. J’étais regardé sans être vu. «&amp;nbsp;‘‘Divinité’’, ‘‘dieu tutélaire’’&amp;nbsp;», me dit Tirésias. «&amp;nbsp;Bien sûr&amp;nbsp;: tout cela me renvoie à ma propre condition d’être bassement humain.&amp;nbsp;» Je ne suis que cette boue toujours indigne de ce qui m’inspire du désir. Et ma mère, qui m’a interdit de toucher les femmes, trop sacrées pour que j’aie le droit d’y porter la main. Non seulement je ne me sens pas le droit de toucher, mais même de regarder ce que je trouve beau. Ma grande peur est que mon regard soit surpris par ce que je regarde. Dans le même temps, je prends plaisir à regarder ce que je sais ne pas être conscient de mon regard. Je suis un peu voyeur. Paradoxe&amp;nbsp;: je ne supporte pas d’être regardé, mais c’était précisément les ‘‘regards sans me voir’’ de Sandrine F*** et du garçon qui m’accablaient. C’est peut-être de ne pas être vu tel que je suis ou tel que je voudrais être qui m’accable. «&amp;nbsp;Le regard, le &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;regaaaard&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Dites-moi les pensées qui vous viennent à ce sujet, m’a demandé Tirésias. – Ce qui me vient à ce sujet&amp;nbsp;? Je ne sais pas, moi… C’est ce que je viens de vous dire, qui me vient à l’esprit&amp;nbsp;! (Un silence.) Là, par exemple, ce qui vient de me traverser l’esprit, c’est mon reflet dans la glace. Il me semble que depuis que j’ai commencé cette analyse, je me vois vieillir. Ou plutôt, je suis en train de m’apercevoir que j’avais commencé de vieillir avant de vous consulter, car je ne peux pas croire que toutes les rides que je me découvre, toutes ces petites imperfections de la peau, me soient venues en moins de six mois&amp;nbsp;! &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En me regardant dans le miroir, je me vois désormais tel que je suis sans doute. – Oui, c’est tout à fait normal. Commencer une analyse, c’est accepter de regarder en soi, et donc de se regarder en face.&amp;nbsp;» Pourtant, nombreux sont ceux qui me disent qu’ils me croyaient beaucoup plus jeune ou qui, connaissant mon âge, trouvent que je ne le fais pas. A dire le vrai, les avis sont fort &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;partagés&lt;/span&gt; quant à cette question des plus délicates. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, par exemple, se moque de moi lorsque je lui dis que je fais croire, sur Internet, que je n’ai que vingt-sept ans. «&amp;nbsp;Tu dois en décevoir beaucoup, me dit-il, si tu leur annonce cet âge. Tu fais beaucoup plus vieux&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Mais don &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt;, qui a regardé dernièrement les photos de moi que j’ai publiées sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, me disait encore tout récemment que je semblais avoir trouvé une seconde jeunesse. Un garçon beaucoup plus jeune que moi prétendait hier encore, en toute bonne foi, qu’il avait cru que je n’avais pas vingt-trois ans&amp;nbsp;! Je ne sais plus quel est mon âge. Quand je me regarde dans le miroir, je commence à voir en effet quelqu’un qui pourrait avoir l’âge du Christ. Mais celui que j’aperçois dans les yeux de mon prochain, ou du moins le reflet que j’apprête spécialement pour ses yeux, à grand renfort de crèmes cosmétiques, de repos et de sommeil (qui est le secret de la fraîcheur), est encore un tout jeune homme. En revanche, si je ferme les yeux, pour mieux considérer ma solitude et mon inadaptation dans le monde où je suis, j’ai l’impression d’avoir mille ans. Ou plutôt, j’ai l’impression d’être un tout petit enfant de mille ans. Je n’avais rien dit de plus, lors de la vingt-septième séance, jeudi 24 septembre, que ce que j’avais noté dans ce journal&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/21/dimanche-20-septembre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le dimanche 20&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Mais Tirésias a cru bon d’ajouter que &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;noli me tangere&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;ne me touche pas&amp;nbsp;», signifiait peut-être aussi&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ne m’émeus pas, ne m’atteins pas, ne me blesse pas, ne me fais pas souffrir&amp;nbsp;». Je ne voudrais plus souffrir à cause de cette femme, ma mère, qui me l’a déjà fait tant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mardi 29 septembre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/30/mardi-29-septembre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cyrille</category>
<category>Equalis</category>
<category>Hieronymus</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Thessalonice</category>
<pubDate>Wed, 30 Sep 2009 03:32:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Peut-être un autre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Equalis&lt;/span&gt; viendra-t-il un jour (c’est-à-dire une nuit où j’aurai bu, comme&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/28/dimanche-27-septembre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;celle&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;où j’ai croisé le fantôme de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt;) me faire croire que Cyrille, lui aussi, a aimé ma sœur comme la femme de sa vie&amp;nbsp;! Il doit bien y avoir deux mois que cette dernière l’a quitté. J’ai tellement tardé à rapporter dans ce journal tous les mauvais coups que ce pendard lui a faits depuis lors que je risque fort d’en oublier, maintenant que je veux les écrire ici. Il n’y a d’ailleurs pas qu’à ma sœur qu’il en ait &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;faits&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Peu de temps après avoir été quitté, Cyrille, qui s’était installé chez ses frères, avait demandé à Julie d’apporter chez eux une télévision lui appartenant mais qui se trouvait chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Thessalonice&lt;/span&gt;, à laquelle il ne voulait plus avoir affaire. Quand Cyrille est donc venu ouvrir la porte à ma sœur qui, comme convenu entre eux, lui rapportait l’appareil, quelqu’un, sortant d’une voiture qui était garée dans la rue, s’est précipité sur eux comme un furieux. C’est après le grand C qu’il en avait. Celui-ci lui devait en effet plus de 4000 EUR en paiement d’un matériel censé servir à ses employés (dont deux l’ont déjà traîné devant les prud’hommes) mais qu’il avait probablement revendu depuis belle lurette. Ses créanciers sont nombreux dans les environs, se connaissent entre eux, et rêvent tous de lui refaire le portrait, à défaut d’en être payé, d’après ce que j’ai appris de ma sœur, qui le tient du furieux que le hasard lui avait fait rencontrer ce jour-là et avec lequel elle a sympathisé, depuis qu’il est venu s’excuser chez elle (dont il connaissait l’adresse, pour ce que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;ç’avait&lt;/span&gt; été celle du siège social de l’entreprise de Cyrille) de l’avoir peut-être effrayée lors de leur première et fortuite rencontre. Cyrille, qui a tout d’un mythomane, pour obtenir de ses créanciers de nouveaux délais, n’a cessé de leur faire toutes sortes de mensonges. Mais comme ces mensonges n’étaient jamais les mêmes de l’un à l’autre, ses pigeons, qui se connaissent entre eux, comme j’ai dit, Mont-de-Marsan n’étant pas bien grand, s’en sont vite aperçus, ce qui n’a fait qu’exciter un peu plus leur colère&amp;nbsp;: ce n’est pas pour rien que je l’appelais le grand con&amp;nbsp;! Aux uns il faisait dire qu’il était en vacances à Arcachon, à d’autres à Carcassonne. (Il faut d’ailleurs avoir beaucoup d’aplomb pour se faire dire en vacances quand on a tant de dettes à cause de la mauvaise gestion de son entreprise&amp;nbsp;!) Ou bien il était en convalescence, à cause de son cancer des poumons. A nous aussi, ma mère, ma sœur et moi, il avait réussi à faire croire qu’il avait un cancer, un cancer dont il prétendait ne plus vouloir se soigner, ce qui ne l’empêchait pas d’être en très bonne forme. Malgré les questions de ma sœur, qui avait quelquefois demandé à voir (toujours en vain) des radios de ses poumons ou à connaître le nom du médecin qui s’occupait de son cas, Cyrille avait réussi à dissiper les soupçons dont il était l’objet. Sans doute aveuglé par mes propres préjugés, je m’étais dit que ce cancer était terriblement vraisemblable, parce que je n’imaginais pas qu’une sidéenne pût s’attirer personne d’autre qu’un cancéreux, un moribond, un condamné à mort&amp;nbsp;! C’est dire si l’énergumène a du talent&amp;nbsp;! Il utilise à son profit les idées reçues de ses victimes. Même sa bêtise, qui est abyssale en lui, est une forme d’intelligence&amp;nbsp;: elle lui permet de passer pour inoffensif. Qui donc irait en effet se méfier d’un tel con&amp;nbsp;? Quoique illettré et dyslexique au dernier degré, il avait réussi à nous faire croire, même à moi, qui ne m’intéressais pas assez à lui pour seulement imaginer que ce crétin pouvait chercher à m’en imposer par des mensonges (car je n’ai jamais eu que du mépris pour cet imposteur), qu’il était bachelier, et même qu’il avait un bac S, il y tenait beaucoup&amp;nbsp;! Depuis, Julie a retrouvé dans son ordinateur des lettres de motivation et des C.V. entièrement copiés sur les siens, dans lesquels Cyrille avait seulement mis son nom à la place de celui de ma sœur, s’attribuant ainsi des diplômes que, bien sûr, il n’a jamais eus, dont un bac, encore, mais qui n’était plus un bac S, cette fois. Je me demande comment Julie a pu se laisser si totalement abuser pendant deux années entières, elle qui vivait avec lui, et l’entendait par exemple régulièrement lui demander, comme elle me l’a confié depuis, de lui expliquer le sens des lettres administratives qu’il recevait souvent en tant que chef d’entreprise. Ces lettres, il ne les comprenait pas, tout simplement parce qu’il ne sait pas lire, ou à peine&amp;nbsp;! C’est probablement aussi pour cette raison qu’il ne voulait jamais lire d’histoires à son fils, à l’heure du coucher. C’est ma sœur qui devait le faire, elle qui est pourtant loin d’avoir la fibre maternelle. Depuis quelque temps, Cyrille semble avoir changé de stratégie et, suprême salauderie, donne à ses créanciers ce même gage de bonne foi&amp;nbsp;: s’il a si mal géré son entreprise, prétend-t-il, au point de s’endetter tellement, c’est à cause de ma sœur, qui l’ayant contaminé (ce qui est entièrement faux, bien sûr), l’aurait plongé dans un profond désarroi, qui lui aurait fait perdre tous ses moyens&amp;nbsp;! Pire, pour les rassurer, il leur fait croire que Julie, rongée par la culpabilité, aurait l’intention de vendre son appartement, pour l’aider à éponger ses dettes&amp;nbsp;! Peu après l’avoir quitté, ma sœur s’est aperçu qu’il l’avait volé. Son compte en banque avait été débité de petites sommes allant de 10 à 15 EUR, une centaine d’euros au total. Après une rapide enquête de sa part, elle a compris qu’elles avaient servi à acheter du crédit téléphonique, mais pour un téléphone qui n’était pas le sien. Elle est donc allée porter plainte contre X, en précisant bien aux policiers qu’elle soupçonnait fort Cyrille, qui s’était déjà servi&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de sa carte bancaire une fois, mais avec sa permission, pour faire un achat sur Internet, d’être l’auteur de ces vols. Quelques jours plus tard, sans doute après avoir été contacté par la police, Cyrille s’est rendu dans la parfumerie où travaille ma sœur, pour lui faire prendre une fois de plus des vessies pour des lanternes. «&amp;nbsp;Julie, tu ne vas jamais me croire. Je me suis aperçu qu’en voulant acheter du crédit téléphonique avec la carte de crédit de ma mère, je m’étais en réalité servi de la tienne&amp;nbsp;! Il faudra que tu me dises combien d’argent je te dois. Mais ne vas pas porter plainte contre moi, s’il te plaît. – Mais j’ai déjà porté plainte, lui a-t-elle répondu, non pas contre toi en particulier, mais conte X.&amp;nbsp;» Cyrille, d’après ma sœur, était dans un état comme second, très inquiétant&amp;nbsp;: il suait à grosses gouttes et le débit de ses paroles était anormalement rapide. Sans doute se sentait-il encore un peu plus acculé. Les explications qu’il a données à ma sœur ne tiennent évidemment pas. Il a bien fallu qu’il relève à l’avance les différents numéros qui se trouvent sur la carte bancaire de ma sœur pour pouvoir s’en servir plusieurs jours après leur séparation. C’est donc qu’il avait prémédité de la voler. Julie a dû faire changer la serrure de son appartement, parce qu’il lui semblait que Cyrille y pénétrait en son absence. Elle a retrouvé plusieurs fois une certaine photo, toujours la même, dans son cadre, posée par terre au lieu d’être à sa place habituelle. Il lui semblait aussi trouver le soir son lit imprégné du parfum du grand con, que l’une de ses amies a d’ailleurs une fois surpris en train de rôder non loin du lieu de résidence de ma sœur. Environ un mois après leur séparation, sans doute après avoir vu sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Facebook&lt;/span&gt; des photos de ma sœur en galante compagnie lors de la fête qu’elle et moi avions donnée chez notre mère au mois d’août, Cyrille s’est mis à écrire sur les ‘‘murs’’ de tous les contacts de ma sœur, pour l’y diffamer (en disant par exemple sur le mien qu’elle avait préféré se faire avorter plutôt que d’avoir un enfant de lui (ce qui aurait été fort compréhensible, compte tenu du risque évident qu’il y avait de mettre au monde un être aussi dégénéré que le père, mais est entièrement faux, en l’occurrence))&amp;nbsp;; pour dire à tous qu’elle était séropositive, car certains l’ignoraient&amp;nbsp;; et pour lui nuire en inventant des confidences qu’elle lui aurait faites au sujet de ses contacts, toutes plus déplaisantes les unes que les autres. A l’une de ses meilleures amies, par exemple, excellente cuisinière, consciente et fière de l’être, qui se demandait récemment pourquoi elle voyait si rarement Julie depuis quelque temps, Cyrille avait expliqué, sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Facebook&lt;/span&gt;, donc, que c’était parce que ma sœur trouvait sa cuisine immangeable&amp;nbsp;! Voilà qui en dit long sur la bassesse du personnage, que sa mère, il est vrai, que j’ai déjà rencontrée, n’avait pas, en le jetant au monde, fait tomber de bien haut&amp;nbsp;! Il est donc assez petit pour croire que ma sœur s’arrête à de telles considérations… En même temps que Cyrille souillait les ‘‘murs’’ des amis de ma sœur sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Facebook&lt;/span&gt;, il a laissé à celle-ci plusieurs messages sur son répondeur téléphonique et lui a écrit de nombreux SMS, dont le contenu était nettement menaçant. Il lui écrivait par exemple qu’il allait, je le cite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la démolir&amp;nbsp;» et encore lui rendre la vie tellement impossible à Mont-de-Marsan qu’elle n’aurait plus d’autre choix que te quitter la ville. Pour ces menaces et ces diffamations, les policiers, qui se disent surchargés de travail, n’ont pas voulu recevoir la plainte de ma sœur et se sont contentés d’inscrire ses griefs dans la main courante en lui conseillant de s’adresser directement au procureur de la République. Ils ont tout de même consenti à convoquer Cyrille dans leurs locaux, pour lui demander de s’expliquer et le remettre à sa place. Celui-ci ne s’est évidemment pas rendu à la convocation. Environ deux semaines plus tard, il est allé encore plus loin en se faisant passer pour un client mécontent, sur le site Internet de la société employant ma sœur. Il a prétendu que celle-ci vendait des parfums à des prix inférieurs à ce qu’ils devraient être et qu’elle gardait l’argent de ces ventes pour elle&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;La vendeuse s’appelle Julie, écrivait-il dans une orthographe que j’ai bien évidemment corrigée, et ne jouit déjà pas d’une bonne réputation, suite à sa maladie, etc.&amp;nbsp;» C’est parce que Cyrille a fait allusion au Sida de ma sœur que ses employeurs ont compris que la plainte du client n’était pas à prendre au sérieux et que celui-ci avait seulement l’intention de lui nuire, car on voit mal ce que la maladie de celle-là et sa réputation ont à voir avec la qualité de son travail. Pour cette dénonciation calomnieuse et l’atteinte à la vie privée de ma sœur, la police, toujours aussi surchargée de travail, n’a pas non plus voulu recevoir la plainte de Julie. Encore une fois, elle lui a conseillé de s’adresser directement au procureur de la République. Il y avait d’ailleurs un article, aujourd’hui, dans le journal local, consacré au surcroît de travail de la police occasionné par l’ouverture à Mont-de-Marsan d’un centre pénitentiaire de plus de six cents places, il y a un peu moins d’un an. C’est la police qui doit traiter les nombreux délits qui sont commis dans cette prison comme dans toute autre&amp;nbsp;; c’est encore elle qui doit assurer les transferts de prévenus de la prison à l’hôpital&amp;nbsp;; et c’est toujours elle qui doit mener les enquêtes qui sont nécessairement ouvertes lorsque quelqu’un meurt en détention (il y a déjà eu cinq décès dans cette prison depuis l’ouverture, à moins que ce ne soit que trois, je n’ai plus le chiffre en tête). Le représentant d’un syndicat de police prétendait que le commissariat de Mont-de-Marsan manquait de trente policiers au moins&amp;nbsp;! Alors les petites tracasseries de ma sœur… Je lui ai conseillé de recourir aux services de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, qui est avocat, et saura faire en sorte de transmettre ses plaintes au parquet. Ma mère, qui est très remontée contre le grand con, est prête à payer, si ma sœur n’en a pas les moyens. Car on en revient toujours là&amp;nbsp;: l’argent est le nerf de la guerre. Il faut avoir les moyens de faire respecter ses droits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Jeudi 10 septembre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/10/jeudi-10-septembre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Thu, 10 Sep 2009 03:12:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; (Je ne recopie que le 14 septembre 2009 ces notes (prises un peu rapidement), que je publie néanmoins dans ce blogue à la date où je les avais écrites (le jour-même) dans le journal de mon analyse.) Vingt-cinquième séance chez Tirésias. Inconsciemment, j’avais décalé mon rendez-vous d’une heure, auquel je suis donc arrivé très en retard. «&amp;nbsp;Pensez-vous que c’est un acte manqué, ai-je demandé à Tirésias. – Je ne sais pas. Dites-moi ce qui vous fait croire qu’il s’agit peut-être d’un acte manqué. – Depuis quelque temps, je me demande ce que je vais bien pouvoir vous raconter pendant ces séances. – Alors il s’agit bien d’un acte manqué.&amp;nbsp;» Suis sorti hier avec ma sœur et des amies. Avons parlé de sexe. Les femmes sont vraiment très crues quand elles parlent de sexe. Vie sexuelle apparemment très active de ma sœur, contrairement à moi, qui n’ai pas très envie d’aventures depuis Mnasyle. (A cause de mes ‘‘amis’’, qui voudraient tous me voler les garçons sur lesquels j’ai des vues.) J’ai tout de même rencontré Aribaze, à qui je plais et qui me plaît aussi. Mais je remets à plus tard le début d’une éventuelle relation entre nous. (Nous n’avons pas même eu de relation sexuelle.) Aribaze pourrait me convenir parce qu’il a un très fort caractère, grâce auquel il est bien armé pour supporter le mien. Mais il me déplaît de l’avoir rencontré par l’intermédiaire de mes ‘‘amis’’. J’ai peur de me le faire voler. Je ne me sens pas à la hauteur d’une telle compétition. Dans le même temps, je trouve cette compétition indigne de moi. J’aime encore mieux laisser un garçon qui me plaît à ceux qui veulent me le prendre. C’est d’ailleurs ce que j’avais fait avec Camille et Mnasyle, le premier abandonné à ce chien d’Ascylte, le second abandonné à son sort, parce que les gens autour de moi m’avaient trop fait voir le désir qu’ils avaient pour lui. Tirésias&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;‘‘Laisser’’, ‘‘prendre’’…&amp;nbsp;» Grand sourire de ma part&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je me rends compte, en effet, que pour moi, ‘‘aimer’’, c’est posséder.&amp;nbsp;» Et de fait, je ne suis sexuellement qu’actif, jamais passif. «&amp;nbsp;Vous n’arrivez pas à vous faire posséder. – Non&amp;nbsp;: je n’arrive pas à me donner entièrement.&amp;nbsp;» Je ne supporte pas d’être sous quelque emprise que ce soit. L’emprise de ma mère a été absolue sur moi. Aribaze plaît beaucoup à cette dernière. Si Aribaze m’attire, c’est sans doute parce qu’il n’est pas attaché exclusivement à moi. Je sais qu’il a couché avec Phidippide et un garçon que nous avons rencontré à la fameuse plage des Casernes, à Seignosse, dont tous ne cessaient de me parler et que je ne connaissais pas. La saine ‘‘infidélité’’ d’Aribaze me rassure. Qu’il ne soit pas attaché exclusivement à moi me permet de ne pas me sentir trop lié à lui, trop sous son emprise. De même, son désir de retourner en Nouvelle-Calédonie, d’où il est, me fait penser qu’il ne risque pas de s’installer définitivement dans ma vie. Mon père était très infidèle. Ai-je le sentiment que ma mère attend de moi que je sois fidèle à Aribaze (qui lui plaît tellement, comme elle me l’a bien fait comprendre)&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Lundi 17 août 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/08/18/lundi-17-aout-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Laura</category>
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<category>Stéphanie</category>
<pubDate>Tue, 18 Aug 2009 01:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Julie et moi sommes allés hier à Biarritz, où mon père passe avec son amie Stéphanie, ma sœur Laura et deux amis à elle (qui ne voulait plus rester seule avec lui), la suite de ses vacances. Père et fille revenaient de Tunisie, où celui-ci fait construire une maison, dont il voulait surveiller l’avancement des travaux. A Biarritz, tout ce petit monde est logé dans une grosse villa du temps d’Eugénie, je pense, et qu’on appelle le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20090830-2294351944a99bb5ff2d1f.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;château&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20090830-3987841384a99bba35f25c.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;d’&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20090830-4166629224a99bbde49076.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Arcadie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Le seul nom d’Arcadie me rend le lieu désirable. Ce ‘‘château’’ fait partie d’une résidence plus moderne, qui fut sans doute construite dans ce qui était autrefois le jardin de la villa, et qui offre aux habitants les services d’une infirmière, ainsi qu’une salle de sport, une bibliothèque, une salle de jeu, une grande salle à manger, un grand salon, etc., situés dans la villa, reliée à la résidence par un long couloir souterrain. Les chambres de bonnes, sous les combles, sont aménagées dans le plus pur style ‘‘années soixante-dix’’, comme dit mon père. Elles peuvent être louées, peut-être uniquement aux copropriétaires, dont fait partie ce dernier, pour une somme dérisoire (trente-cinq euros la nuit), à n’importe quel moment de l’année. Le confort y est spartiate, mais on peut jouir de l’ensemble de la maison. Le seul inconvénient est qu’il faut dîner en ville, dont il est vrai que le centre est tout proche, à pied, les chambres n’étant équipées que d’une bouilloire&amp;nbsp;! Le calme du lieu, situé en pleine ville, le silence, y sont, m’a-t-il semblé, d’une rare qualité. Mon ami Phidippide, qui me dit parfois qu’il aimerait se faire interner dans un hôpital psychiatrique, pour pouvoir dormir pendant une semaine entière, ferait aussi bien de se rendre à Biarritz, dans cette villa si propice au repos. Je crois que je m’y retirerai, à l’occasion, c’est-à-dire quand mes finances me le permettront, car pour moi qui suis pauvre, deux ou trois fois trente-cinq euros sont une somme que je n’ai pas toujours à dépenser&amp;nbsp;! Si quelque blond lecteur voulait m’accompagner, qu’il se signale à mon attention (bouteille à la mer…)&amp;nbsp;! Julie et moi avons demandé à notre sœur Laura si, avant de rentrer à Nice, elle pourrait venir à la fête que nous organisons samedi prochain, chez ma mère (en son absence), au bord de la piscine. Elle a dit qu’elle s’y rendrait, avec ses deux amis, dont un beau garçon, mais qui est probablement hétéro. C’est la première fois que j’organise (avec le concours de ma sœur, il est vrai), une telle fête. Il devrait y avoir une vingtaine d’invités. Par souci d’économie, c’est nous qui préparerons tout ce qu’il y aura à manger, c’est-à-dire surtout moi, Julie n’étant chargée que de la préparation des pâtisseries, dont c’est la spécialité. Je commence à me demander si je serai à la hauteur…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mercredi 12 août 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/08/13/mercredi-12-aout-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Callias</category>
<category>Journal</category>
<category>Osman</category>
<category>Phidippide</category>
<pubDate>Thu, 13 Aug 2009 03:29:57 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai revu hier soir le sublime Callias, chez Osman, où se trouvait aussi Phidippide. Comme il était en train de se débattre entre les bras de ces deux derniers, qui tentaient de s’emparer d’un objet qu’il ne voulait pas donner (non, pas cet objet-là, mon blond lecteur, mais une vulgaire télécommande, qu’il avait prise d’autorité, pour n’écouter que la musiquette qui lui plaisait), j’ai pu voir, entre deux cris, parce que son bermuda lui était remonté jusqu’à mi-cuisse, un gros grain de beauté noir et disgracieux, une tache d’humanité, cachée au-dessus du beau genou blond de cette jeune et fière divinité, qui n’a pas cessé de me dédaigner très ostensiblement pendant toute la soirée, ce qui peut vouloir dire bien des choses, que je préfère ne pas savoir. Mais c’est tout de même un peu vexant de voir, pour paraphraser le pauvre Catulle, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;quos Callias praeponere nobis audet&amp;nbsp;&lt;/em&gt;! Il est vrai qu’il ne semble l’oser que très relativement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Quod castum expeteres et integellum&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Ce que les autres désiraient était apparemment la pureté, l’intégrité même&amp;nbsp;! Il fallait le voir se débattre encore entre les bras de Phidippide et d’Osman, qui voulaient cette fois le traîner jusqu’au parc qu’il y a près de chez moi, dans lequel il paraît que les buissons s’animent, à la nuit tombée&amp;nbsp;! Callias ne voulait sans doute pas le montrer, pour ne pas passer à nos yeux pour un garçon trop inexpérimenté, mais j’ai bien vu qu’il craignait pour sa vertu. Quand il a réussi à se libérer, il a dit que nous nous trouvions à deux rues de chez lui, et qu’il préférait rentrer. C’était charmant. Je sais désormais dans quel quartier il vit, non loin du mien. Il n’y avait évidemment personne, si tard, dans le parc. Nous avons encore marché jusqu’au théâtre de verdure, où nous dûmes chanter à tour de rôle, moi la &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Marseillaise&lt;/em&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;; Phidippide (&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;horresco referens&lt;/em&gt;) l’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Internationale&lt;/em&gt;, mais en ayant la bite à l’air («&amp;nbsp;Debout&amp;nbsp;! Debout&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»), ce qui en atténue fortement la portée révolutionnananère&amp;nbsp;; Osman quelque chanson de cette Mylène Farmer, qui serait, ai-je lu dans le blogue de ne sais plus qui, le Johnny Halliday des pédés&amp;nbsp;! Grande vérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Mercredi 22 juillet 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/23/mercredi-22-juillet-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Damis</category>
<category>Mnasyle</category>
<category>Monsieur Véto</category>
<category>Osman</category>
<category>Parthénie</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Tirésias</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 03:22:12 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette après-midi, vingt-deuxième séance chez Tirésias, que je vois peu pendant ces mois de vacances, durant lesquels il prend beaucoup de repos. Nouvelle preuve du mieux social que j’ai pu observer en moi&amp;nbsp;: pour la première fois de ma vie, j’ai ‘‘fait’’ les fêtes de la Madeleine, presque entièrement, c’est-à-dire toutes les nuits, sauf la première, et en portant à chaque fois, du moins en haut,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20090723-1689811104a67b779f02c5.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le costume rouge et blanc des &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;festayres&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Ces fêtes ont pris fin cette nuit. Mnasyle y est venu, pour passer deux jours avec moi. A la soirée chez Osman, j’ai senti que plusieurs des pédés qui étaient invités (non pas des amis directs, mais des amis d’amis) avaient espéré me prendre Mnasyle, ce que m’a confirmé Phidippide, qui a surpris quelques conversations absolument navrantes et dans lesquelles il fut fait montre du plus grand mépris à mon égard. Mon humeur s’en est beaucoup assombrie et j’ai fini par me sentir obligé de me mettre en colère contre Mnasyle, parce qu’il ne cessait de dire à qui voulait l’entendre qu’il ne savait pas s’il allait quitter son ami de Pau, ce que je trouvais insultant pour moi, qu’il n’était donc pas sûr d’aimer autant qu’il le montrait (car j’ai déjà dit qu’il était très démonstratif), ce que je puis comprendre, bien sûr, mais qu’il aurait tout de même pu garder pour lui, plutôt que d’en faire la confidence à tous mes amis&amp;nbsp;! J’ai perdu mon sang-froid quand je me suis aperçu, durant l’explication que je tentais d’avoir avec lui, que Mnasyle ne me laissait jamais le temps de seulement dire une phrase entière&amp;nbsp;! Même et surtout dans les disputes, ce garçon est un véritable moulin à paroles&amp;nbsp;! Perdant patience, j’ai préféré rompre avec lui et l’ai donc traîné de chez Osman jusque chez moi, pour avoir le plaisir de le jeter dehors, avec toutes ses affaires, geste absurde, que je regrette beaucoup à présent, mais j’avais énormément bu (comme d’ailleurs lui), ce qui n’est pas ma seule excuse, car je me permets de rappeler à mon blond lecteur que je dois également composer, sobre ou aviné, avec ma névrose, celle-là même qui me fait payer les consultations d’un Tirésias, à moi qui suis si pauvre&amp;nbsp;! J’ai l’impression de ne faire qu’aujourd’hui mon éducation sentimentale, ai-je encore confié à ce dernier. Mais c’est vraiment très décourageant, tous ces échecs, si rapides à chaque fois, et avec des garçons qui me plaisent tant, et à qui je plais aussi. Cette fois-ci, j’avais réussi à dormir sans grande difficulté avec Mnasyle durant la première nuit (la seconde ayant été celle de notre séparation). Sans doute cette facilité s’explique-t-elle, il est vrai, en vertu du principe que j’ai relevé lors de la&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/08/mardi-7-juillet-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080; font-size: small;&quot;&gt;précédente séance&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;chez Tirésias, selon lequel je ne puis m’attacher vraiment qu’à quelqu’un qui ne l’est à moi que très relativement, comme j’ai fini par sentir que c’était le cas de Mnasyle, à qui son cocu ne cessait de téléphoner, ce qui me donnait l’impression que, même s’il était assis à mon côté pendant ses conversations avec l’autre, il n’était pas vraiment avec moi&amp;nbsp;: quelque chose, quelqu’un, c’est-à-dire son ami de six ans, l’appelant loin de moi, l’empêchait d’être tout à moi, ce que&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ressentant, je me trouvais paradoxalement, c’est-à-dire ‘‘névrotiquement’’, rassuré&amp;nbsp;: s’il n’était pas tout à moi, c’est que je n’étais pas tout à lui, et je pouvais donc dormir avec Mnasyle sans risquer de m’en sentir étouffé, contrairement à la dernière fois&amp;nbsp;: je n’étais au contraire pas loin d’avoir &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;besoin&lt;/em&gt; de dormir avec lui, pour posséder davantage ce que je sentais m’échapper. Ces expériences ne sont pas des échecs, me dit Tirésias, mais des leçons à retenir, pour ne plus reproduire les mêmes erreurs à l’avenir, pour avancer, pour aller mieux. C’est d’abord par amour-propre que je me suis mis en colère contre Mnasyle&amp;nbsp;: je n’ai pas supporté qu’il se demande, devant une bande de pédés qui semblait elle-même penser que je n’étais pas assez bien pour lui, qui était le plus désirable de son amant palois ou de moi. Je me suis senti mésestimé, méprisé. Encore une fois, c’est à cause du sentiment que j’ai qu’on a de ma valeur que je perds le contrôle de mes angoisses. J’ai bien trop d’amour-propre et manque encore de beaucoup d’assurance, pour arriver à plus de détachement quant à cette question finalement sans importance&amp;nbsp;: qu’importe donc en effet ma valeur, puisque le temps passe&amp;nbsp;? Tout se dégrade. Le cocu du Béarn a rapidement compris qui j’étais parmi les ‘‘amis’’ de Mnasyle sur son &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Il a dû taper ensuite mon nom dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Google&lt;/em&gt; et trouver ainsi l’adresse de ce blogue, dont il a parlé à son amant, qui s’est ensuite empressé d’en parler à son tour à mes amis, qu’il est allé retrouver l’autre soir après avoir été mis à la rue par moi. Tityre, Osman, Cléomédon, Parthénie, Damis et tous les autres connaissent donc désormais ou connaîtront très bientôt l’existence de ce journal. J’ai ressenti hier soir comme du reproche dans la voix de quelqu’un, chez Tityre, qui me parlait de mon blogue comme s’il m’avait pris en faute en en apprenant l’existence, comme si j’avait tout fait pour le cacher et que j’avais été enfin découvert. Mais c’est absurde. Je &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;publie&lt;/em&gt; ce blogue, que je signe de mon véritable nom. Je ne vois donc pas comment on pourrait croire que j’ai voulu me cacher. Mais il est vrai que j’avais pris le parti de ne jamais en parler à mes familiers, dans l’espoir de les en laisser ignorants, afin de pouvoir parler d’eux ou des sentiments qu’ils m’inspirent le plus librement possible, c’est-à-dire loin de leurs regards. Parviendrai-je à rester aussi sincère à l’avenir&amp;nbsp;? Je ne sais… Il n’y a sans doute qu’à Phidippide que j’avais parlé de ce blogue, parce qu’il pourrait être mon avocat, si la plainte que le grotesque Monsieur Véto (instrumentalisant la justice dans le but de me nuire) a portée contre moi aboutissait à mon procès&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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