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        <title>Un jardin d'Adonis - la_couronne_et_l_epine</title>
        <description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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                <title>La Couronne et l'Epine</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 27 Apr 2006 22:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici &lt;em&gt;La Couronne et l’Epine&lt;/em&gt;, la relation que j’avais annoncée de mon court voyage en Grèce. On peut la lire à son rang dans ce blogue, ou bien sur cette&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/la_couronne_et_l_epine/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;page&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;. Comme on verra, c’est peu de choses et ça ne se préface donc pas. On trouvera l’explication du titre en lisant le texte.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Dimanche 23 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Sun, 23 Apr 2006 21:55:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A l’aéroport d’Athènes, ai acheté Constantin Cavafy en grec. Au dessus de Rome, ai aperçu le Colysée. Entre deux avions (il me semble que j’ai déjà moins peur de l’avion), ai demandé à Laura des nouvelles du petit Frédéric, l’adorable garçon qui nous avait servi de chauffeur le soir de l’anniversaire de ma sœur, quand je m’étais rendu à Nice pour l’occasion (je préfère ne pas donner le lien renvoyant au passage de ce journal où je parlais dudit Frédéric, parce que j’y disais des obscénités). Finalement, pour en avoir le cœur net, j’ai demandé tout de go à ma sœur si, oui ou non, ce Frédéric en était un, au bout du compte, ou si c’était mon désir qui me l’avait fait prendre pour ce que j’aurais aimé qu’il fût. Eh bien&amp;nbsp;! Il n’en serait pas&amp;nbsp;! Tandis qu’un autre (ne disons pas son nom), qui n’était pas censé l’être, à l’époque, l’est devenu depuis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il est tombé amoureux d’un garçon&amp;nbsp;», m’a dit tout naturellement ma sœur. Est-il bien possible que ce Frédéric, avec sa poignée de main si molle, avec ses jolis yeux inquiets, comme d’une bête traquée, (écrivais-je alors, et je soupçonnais par là qu’il craignait d’être découvert), est-il possible qu’il ne se consacre qu’aux filles&amp;nbsp;? Si c’est le cas, alors, il me semble que le monde est devenu moins beau depuis cet après-midi. Et si Frédéric ment à ses amis en même temps qu’à soi, alors… je ne sais pas&amp;nbsp;: peut-être le monde en est-il un peu plus triste encore. Mais si vraiment il n’aime que les filles, quel malheur pour lui qu’elles le prennent toutes, si ce n’est ma sœur, pour ce qu’il n’est pas&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Samedi 22 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Sat, 22 Apr 2006 21:55:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai relu ce que je disais mercredi. Je me demande tout de même si je n’ai pas écrit quelques énormités. Peut-être bien, après tout, que tous les goûts sont dans la nature, mais que la culture n’en tolère qu’une partie. Après tout, personne ne m’a appris à aimer les garçons. Si cet amour n’est pas dans la nature, d’où vient-il donc&amp;nbsp;? La pédérastie pourrait-elle un jour redevenir l’espèce d’institution qu’elle fut&amp;nbsp;? La ‘‘protection’’ dont il est question dans &lt;em&gt;Les Garçons&lt;/em&gt; n’est-elle pas déjà quelque chose comme une institution, même si elle est en partie clandestine&amp;nbsp;? Il y eut des amitiés particulières jusque dans les jeunesses hitlériennes, qui firent bien sûr grand scandale lorsqu’elles furent découvertes. Si, même dans un régime où il est passible de peines très lourdes, l’amour entre garçons peut être à l’origine de la constitution de sortes de sociétés secrètes, j’imagine alors qu’il suffirait d’une petite étincelle pour faire renaître de ses cendres le phénix de la pédérastie ‘‘institutionnelle’’. Car il pourrait bien s’agir d’un phénix&amp;nbsp;: s’il est, en effet, concevable et malheureusement possible d’exterminer des peuples entiers, alors il serait tout aussi possible de faire disparaître tous les pédérastes de la surface de la terre. Mais pas la pédérastie. Il suffirait d’une génération pour la voir renaître d’elle-même (probablement, certes, ignorante de son glorieux et lointain passé), puisqu’il suffit d’un père et d’une mère pour faire un pédéraste, c’est-à-dire un homme.&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2005/07/20/mercredi_20_juillet_2005.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;En juillet 2005&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;, je me demandais si, un jour, les homosexuels ne finiraient pas par constituer une nation qui demanderait l’indépendance&amp;nbsp;! Peut-être y aura-t-il, dans le futur, tout un tas de nouvelles petites nations, des nations d’ordre privé, en quelque sorte, des états dans l’état, auxquels il suffirait d’un immeuble pour exister, comme le 10 Ontario de &lt;em&gt;Babylon Babies&lt;/em&gt;. Alors, pourquoi pas une nation de pédérastes&amp;nbsp;? Pas de pédérastes uniquement pédérastes, bien sûr. Une nation construite sur ces deux fondations&amp;nbsp;: le mariage et la pédérastie&amp;nbsp;: une nation, donc, dans laquelle un père de famille ne craindrait pas de voir son fils aimé d’un autre père de famille.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Vendredi 21 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Fri, 21 Apr 2006 21:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Καλò πάσχα&lt;/font&gt;&amp;nbsp;», entend-on dire un peu partout. Cet après-midi, des moutons étaient accrochés dans les vitrines des boucheries. Il n’y avait pas de musique dans les magasins. Ce soir, comme nous étions sur la route, retour de Nauplie, dans tous les villages que nous traversions, des fidèles affluaient vers les églises. C’est le vendredi saint des orthodoxes. Aux informations télévisées, il n’est question que de cela. Il y a des reportages sur les cérémonies dans tous les endroits du pays. On embrasse des reliques. On refait le chemin de croix. La descente de croix semble être un moment particulièrement important&amp;nbsp;: il revient sans cesse, dans les reportages. On dépose le Christ dans son suaire, qu’on garnit ensuite de fleurs. A un moment, mais l’image fut très rapide, et la scène se passait de nuit, il m’a semblé qu’une procession descendait vers la mer, comme aux Adonies… Après la messe, les restaurants de &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Σελιανίτικα&lt;/font&gt; se sont remplis&amp;nbsp;: il n’y avait plus une place de libre. A l’heure où j’écris ces lignes, on entend encore les pétards éclater dans la rue. Apparemment, il y a ici beaucoup encore de ferveur religieuse. Dans plusieurs reportages où des fidèles étaient interviewés, il m’a semblé qu’on parlait volontiers de la Grèce en même temps que de la Pâque. On ne s’en rend pas compte en France, où la nation est, sinon malade, du moins prise de faiblesse, mais la religion, la foi communes sont un incroyable ciment. Je crois même que les popes sont rémunérés par l’Etat. A Nauplie, on a fait un cinéma d’une ancienne mosquée et la Grèce a élevé un monument à la France&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;A la mémoire du maréchal Maison, du général Fabvier, de l’amiral de Rigny et des marins et soldats de France morts pour l’indépendance hellénique, la patrie et la liberté&amp;nbsp;». (Avons visité Epidaure et entraperçu Tirynthe, Argos et Mycènes.)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060421theatredepidaure.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Théâtre d’Epidaure. Il était difficile de prendre des photos, à cause de la foule. Des gens, à qui l’on avait parlé de l’excellente acoustique du lieu, se plaçaient au centre de l’orchestra, pour déclamer ou même chanter toutes sortes de choses. Des lycéens français lurent un passage d’Aristophane, qu’ils ne comprenaient manifestement pas. Les intonations de la jeunesse tentant de lire à voix haute sont hésitantes, excessives et déplacées&amp;nbsp;: elles ont toujours pour effet de rendre le texte grotesque et exaspérant, quand il est intelligible.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060421stadedepidaure.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Le stade d’Epidaure.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060421nauplie1.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Nauplie&amp;nbsp;: monument élevé en l’honneur de la France.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060421nauplie2.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060421nauplie3.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Jeudi 20 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Thu, 20 Apr 2006 21:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet après-midi, nous sommes allés à &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Λόγγος&lt;/font&gt;, juste à côté de &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Σελιανίτικα&lt;/font&gt;. Avons longuement paressé à la terrasse d’un café, dont le jeune serveur était, ma foi, très au goût de mes sœurs et de moi. Celui-ci était plus éphèbe qu’adolescent. Il faut dire qu’il avait une barbe de trois jours qui, peut-être, le vieillissait un peu. Il y avait des hirondelles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Mercredi 19 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 19 Apr 2006 21:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dali disait que Perpignan était le centre du monde. Mais bien avant Perpignan, et pendant bien plus longtemps, il y eut, comme je le disais l’autre jour, il y eut Delphes. Je me trouvais donc, aujourd’hui, au centre du monde. Eh bien&amp;nbsp;! Il m’a semblé qu’en ce centre, les lauriers étaient fort rares, contrairement aux oliviers. Les coquelicots sont magnifiques et ma sœur&amp;nbsp; n’a pas pu s’empêcher d’en cueillir un, qui poussait, je crois, au pied de l’autel d’Apollon. Après la visite du sanctuaire et du musée, nous sommes allés nous reposer un peu dans un café-restaurant du village de Delphes. L’établissement était divisé en deux parties, situées de part et d’autre de la rue. Nous nous étions installés dans la partie donnant sur la vallée, et tenue, semble-t-il, par les fils du propriétaire (lequel s’occupait de l’autre partie, où se trouvait également la cuisine), à moins que ces garçons ne fussent de simples employés. Il faut bien que je parle un peu de ces garçons. Depuis mon arrivée en Grèce, je me demandais si je trouverais dans la jeunesse du pays des exemples de cette beauté qui plaisait tant aux Anciens. Pour tout dire, mes connaissances historiques sont des plus succinctes, et j’ignore si, depuis le temps, la race est la même. Je me demande d’ailleurs si le Turc n’a pas un peu laissé de lui dans certains visages… Mais les serveurs de ce restaurant, qui s’appelait Astra, étaient exactement comme j’aimerais que soient tous les Grecs. Mais un, surtout, était plus beau que les autres. Comme, disais-je, l’endroit s’appelait Astra, j’ai tout de suite pensé à l’&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: greek; mso-ansi-language: fr; mso-fareast-font-family: 'times new roman'; mso-bidi-font-family: 'times new roman'; mso-fareast-language: fr; mso-bidi-language: ar-sa&quot;&gt;'&lt;/span&gt;&lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Αστήρ&lt;/font&gt; du célèbre distique attribué à Platon, qui aime à lever ses yeux vers les étoiles. J’avais fait un jour un quatrain de ce distique&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mon Astre aime à lever vers les astres sa vue./S’il advenait un jour que m’accordent les dieux/De sortir de mon corps pour devenir la nue,/Je pourrais chaque nuit poser sur lui plein d’yeux&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Mais mon Astro (Astro comme le petit robot du dessin animé), lui, baissait son beau regard pudique et bleuté. La coutume, en Grèce, est d’offrir, dès l’arrivée des clients, de grands verres d’eau, qu’Astro a donc déposés sur notre table, de ses longues mains ‘‘galactiques’’, je veux dire blanches comme du lait. Ce faisant, il s’est légèrement appuyé contre mon bras, que j’avais sur l’accoudoir de mon fauteuil, et j’ai senti la chaleur de son corps. J’étais un peu troublé à la pensée que, tout près de ma peau, sous une ou deux couches de tissu, il y avait son sexe. Montherlant parle des «&amp;nbsp;voix hommasses de certains adolescents prématurés (la monstruosité, dit-il, de ces voix d’hommes sortant de ces corps gringalets…)&amp;nbsp;». Mais il y a aussi la discrète virilité des voix de garçons sortis de l’âge ingrat (mais ayant encore toute la grâce que cet âge impossible peut paradoxalement recéler), et dont le visage est d’une beauté légèrement féminine&amp;nbsp;: &lt;em&gt;adolescente&lt;/em&gt; est le mot, à condition que l’adolescence soit équilibrée, sereine et patiente comme il arrive parfois. C’était la voix d’Astro&amp;nbsp;: d’une douce gravité, peut-être légèrement féminine par sa pudeur, mais uniquement parce qu’on parle aussi avec les yeux, et que, pendant que nous nous parlions (il prenait la commande), je le regardais un peu trop fixement. Si tous les adolescents étaient du temps de Socrate comme le garçon de cet après-midi, il n’est pas étonnant que les Grecs, si épris de beauté, soient devenus pédérastes. Et s’ils ont cessé de l’être, ce ne peut-être que parce qu’on le leur a interdit, comme a fini par être interdit tout culte à Delphes. Si la pédérastie pratiquée par les Grecs est un grand fait de civilisation, c’est peut-être bien qu’elle est tout, sauf une chose naturelle. De même que, selon Renaud Camus, l’innocence n’est pas ce qu’il y a d’abord, mais ce qui vient dans un second temps (la négation de la nocence), de même, il est probable qu’à l’origine, l’amour n’existait pas. Il n’est pas dans la nature. Il vient avec la culture. Il s’apprend, comme l’innocence. Mais alors que beaucoup de cultures s’imaginent pratiquer spontanément le seul amour qui soit dans la nature, c’est-à-dire l’amour hétérosexuel servant à la reproduction de l’espèce (alors que, dans la nature, il n’y a que la reproduction, et non le sentiment amoureux), les Grecs, eux, pratiquaient deux amours. L’amour hétérosexuel et, non l’amour homosexuel, mais bien la pédérastie. Car l’âge a son importance&amp;nbsp;: de jeunes hommes ou des hommes d’âge mûr aimaient des garçons encore assez tendres pour être entièrement modelés par leurs aînés pour un amour, qui, peut-être, allait moins de soi, en cela qu’on pouvait moins facilement le croire naturel. Encore aujourd’hui, la meilleure jeunesse a la souplesse du roseau, qui peut pencher aussi bien du côté des garçons que du côté des filles. Parce que l’amour pédérastique ne servait à rien dans la survie de l’espèce, il servit à tout le reste&amp;nbsp;: à l’édification d’une civilisation supérieure à beaucoup d’autres en cela qu’elle était plus riche d’un amour. Qui sait, peut-être Astro viendra-t-il me visiter dans ma seconde vie, ma vie parallèle, inconsciente, celle de mes rêves, sûrement plus belle, mais pour sa plus grande part, instantanément oubliée. S’il vient, je veux que ce soit à la palestre. J’irai le regarder s’entraîner. A un moment, j’espère, une écharde viendra se ficher dans la plante de son pied. Je le regarderai plus intensément s’asseoir par terre pour la retirer,&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2005/09/21/mercredi-21-septembre-2005.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;comme le garçon du Pergammonmuseum de Berlin&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;. Il se relèvera enfin et, avant de reprendre son entraînement, effacera l’empreinte que son corps aura laissée dans le sable, comme faisaient tous les jeunes Grecs, par bienséance, à la fin de la leçon. Après quoi, nous nous retirerons dans une chambre, afin de connaître sinon le «&amp;nbsp;Bonheur de s’exercer à la palestre ensemble&amp;nbsp;» dont parle Yourcenar traduisant Théognis, dans &lt;em&gt;La Couronne et la Lyre&lt;/em&gt;, du moins celui de faire après «&amp;nbsp;la sieste entre des bras aimés&amp;nbsp;». L’écharde que je disais n’est pas tout à fait rien. C’est l’épine dans le pied de notre monde, qu’on entend si souvent dire judéo-chrétien, et presque jamais gréco-romain, peut-être, d’ailleurs, parce qu’il ne l’est plus tant que cela… Cette épine, c’est le piquant de la vie, de la vie ici et maintenant, ignorante de la vie éternelle. Et nous sommes tiraillés entre cette épine dans notre pied et la couronne d’épine du Christ&amp;nbsp;; entre les pieds que nous avons sur terre, entre notre vie ici-bas, dans la poudre, les travaux et les jours, le loisir et la nuit blanche&amp;nbsp;; et notre tête tournée vers le ciel, vers la vie au-delà, dans la foudre, la promesse, l’espoir et l’éternité. (&lt;em&gt;La Couronne et l’Epine&lt;/em&gt;, ce pourrait être le titre de la relation de ce court voyage en Grèce.) Cette épine, c’est l’instant, l’instant aimé et chanté pour ce qu’il est (qu’on songe à l’&lt;em&gt;Anthologie&lt;/em&gt;), par exemple un pur instant de bonheur. C’est aussi le corps, le corps aimé là encore pour ce qu’il est, à savoir un objet d’une grande beauté, mais aussi de désir. Longtemps après qu’Adam et Eve furent chassés du jardin d’Eden, on allait entièrement nu dans les gymnases et les palestres, et pas seulement entre soi, à l’entraînement, mais en public, dans les concours, au stade, comme à Olympie. Et bien sûr, cette épine, cette pointe, c’est le rire, la farce, la&amp;nbsp; moquerie, la dérision, l’irrévérence à l’égard des grands (les comédies, les parabases d’Aristophane), irrévérence financée par les plus riches (c’est-à-dire souvent encore par les grands) et mise en scène pour le plaisir et l’édification de la cité réunie dans le théâtre.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419coquelicot.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419delphes-inscriptionenlatin.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Une inscription en latin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419tresordesatheniens.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Trésor des Athéniens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419tresordesatheniens2.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419templedapollon.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Temple d’Apollon.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419templedapollon2.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419templedapollon3.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419theatre.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Le théâtre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419vuedensemble.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Le théâtre, le temple d’Apollon et le trésor des Athéniens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419stade.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Le stade.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419vuequandonquittelestade.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;La vue quand on quitte le stade.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419tempedathena.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;Temple d’Athéna.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060419castalie.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;La source Castalie.&lt;/p&gt;
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                <title>Mardi 18 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Tue, 18 Apr 2006 21:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet après-midi, nous visitons la grotte des lacs, &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;σπήλαιο των λιμνών&lt;/font&gt;, dont Pausanias parlait déjà, à ce que je lis, non dans Pausanias, je dois bien le reconnaître, mais dans la notice fournie à l’entrée de l’endroit… Le grec moderne sonne à mon oreille comme de l’espagnol. A tel point qu’à chaque fois que je veux dire oui, je ne peux m’empêcher de dire &lt;em&gt;si&lt;/em&gt;, alors qu’il faudrait dire &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;ναι&lt;/font&gt;, qui se prononce &lt;em&gt;nez&lt;/em&gt; ou peut-être &lt;em&gt;n’est&lt;/em&gt; (alors qu’en grec ancien, on dit, du moins quand on apprend cette langue en France, &lt;em&gt;n’aille&lt;/em&gt;), c’est-à-dire exactement comme le &lt;em&gt;ne&lt;/em&gt; que j’avais pris l’habitude de dire à la place de &lt;em&gt;nein&lt;/em&gt; à Hambourg, un &lt;em&gt;ne&lt;/em&gt; qui venait, je crois, du Plattdeutsh, et qui était familier, un peu comme notre ouais. Bref, spontanément, pour moi, &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;ναι&lt;/font&gt;, c’est non… C’est dire si j’ai du mal à me faire comprendre. De toute façon, toutes mes prononciations sont mauvaises, trop proches du grec ancien à la manière française, qui ne ressemble à aucune autre langue, si ce n’est à du français, et qui est, pour un grec d’aujourd’hui, comme sans doute d’ailleurs pour un grec d’autrefois, de l’hébreu&amp;nbsp;! Désormais, &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;η&lt;/font&gt; se prononce i, &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;υ&lt;/font&gt; se prononce également i, quand il n’est pas devenu une consonne, qui se prononce à peu près comme f et v, &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;β&lt;/font&gt; se prononce v et c’est le digramme &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;μπ&lt;/font&gt; qu’on prononce b, etc., etc.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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                <title>Lundi 17 avril 2006</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Mon, 17 Apr 2006 21:40:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avons fait, ce matin, quelques courses dans le village&amp;nbsp;: biscottes, confiture, lait (&lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;γάλα&lt;/font&gt;, évidemment) et &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;φυσικò μεταλλικò νερό&lt;/font&gt;, qu’on traduirait mal par eau physique métallique (il y a là des faux amis)&amp;nbsp;: plus bas, en effet, sur l’étiquette, il est écrit&amp;nbsp;: &lt;em&gt;natural&lt;/em&gt; &lt;em&gt;mineral&lt;/em&gt; &lt;em&gt;water&lt;/em&gt;. L’après-midi, visite d’Olympie. Dès l’entrée du site, près du prytanée, on entendait la clameur comme assourdie des milliers d’abeilles butinant les arbres en fleur, et l’on pouvait croire que c’étaient les acclamations de fantômes, s’élevant du stade, plus loin. J’aperçois toutes sortes d’animaux, des fourmis, des abeilles, des chats, des oiseaux et un lézard qui me paraît énorme. J’ai réussi à trouver une inscription parfaitement lisible pour un œil aussi peu averti que le mien&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-edoxeteboule.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;On voit à la graphie du sigma (d’abord Σ puis C) que l’inscription du haut n’est pas de la même main que celle du bas.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-a.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-b.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-c.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-d.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-e.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-heraion.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le temple d’Héra.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-philippeion.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;En arrière-plan, le Philippeion, construit par Philippe II de Macédoine, achevé par Alexandre, détruit par le temps et en partie remonté depuis peu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-lestade.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le stade. On aperçoit l’exèdre des hellanodices.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-hadrien.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Hadrien, dont la statue se trouvait dans une des niches du Nymphée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-luciusverus.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Lucius Verus, dont la statue ornait également le Nymphée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/album/la_couronne_et_l_epine/060417olympie-hermesdepraxytele.3.jpg&quot; border=&quot;6&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;L’Hermès de Praxytèle. Dans ses bras&amp;nbsp;: le petit Dionysos.&lt;/p&gt;
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                <title>Dimanche 16 avril 2006</title>
                <link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2006/04/16/dimanche-16-avril-2006.html</link>
                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>La Couronne et l'Epine</category>
                                                <pubDate>Sun, 16 Apr 2006 21:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Me voici donc en Grèce, dans le Péloponnèse, à &lt;font face=&quot;times new roman,times&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Σελιανίτικα&lt;/font&gt;, un village situé à une trentaine de kilomètres de Patras, en Achaïe. J’ai passé la journée à avoir l’impression que j’étais sur le point de mourir. Trois décollages et trois atterrissages en un seul jour, pour quelqu’un comme moi, c’est aussi terrifiant que de faire le voyage de la Terre à la Lune, puis de la Lune à Mars et enfin de Mars jusqu’au Soleil&amp;nbsp;! Je hais la soudaine et violente accélération de l’avion, sur la piste, qui enfonce littéralement le passager dans son siège. Et quand l’avion décolle enfin, continuant son infernale accélération vers puis dans le ciel pendant une bonne dizaine de minutes, mais en s’appuyant alors non plus sur le plancher des vaches, mais sur ce que je ne puis m’empêcher de me représenter comme du vide, même si je sais bien que l’air n’est pas le vide, eh bien, pendant tout ce temps, je ne suis plus moi&amp;nbsp;: les forces semblant agir sur l’avion me paraissent si gigantesques que je ne puis m’empêcher de regarder par le hublot, guettant le moment où l’aile va se rompre et où je serai pulvérisé dans l’atmosphère. Heureusement, rien de tel ne se produit. Pendant le reste du vol, j’ai tout le loisir de penser à l’atterrissage qui est encore à venir. Quand l’avion redescend, il me semble sentir qu’il se laisse tout bonnement tomber, qu’il laisse agir sur lui l’inéluctable attraction de la terre&amp;nbsp;: c’est une réelle sensation de chute qui me traverse le corps, mais comme par à-coups. J’aperçois les nuages que nous traversons pour la seconde fois, signe que le sol n’est plus très loin&amp;nbsp;: je vois le sol approcher, approcher, approcher, voici le bout de la piste, là, juste sous moi, et déjà, c’est le choc des roues sur la terre ferme, et le rappel soudain de la terrifiante vitesse à laquelle l’avion se déplace et roule maintenant sur la piste. Est-ce qu’une roue ne va pas céder et envoyer tout l’appareil valdinguer hors de la piste&amp;nbsp;? Pourtant, à cette pensée, je suis déjà moins effrayé, me disant qu’il y aurait tout de même une petite chance pour que je réchappe à cet accident, s’il se produisait sur la piste, malgré la vitesse, les tôles déchiquetées, l’incendie qui ne manquerait pas de tout brûler&amp;nbsp;: il y aurait tout de même une petite chance, me dis-je, parce que je serais sur la terre ferme, qui est mon élément naturel… Et j’ai donc eu à vivre cela trois fois dans la journée. D’abord pendant le trajet de Bordeaux à Paris, où je rejoignais, avec Julie, mon père, son amie et ma sœur Laura. Ensuite pendant le trajet de Paris à Rome. Et enfin, de Rome à Athènes. Mais une fois à Athènes, je n’étais pas arrivé au bout de mon calvaire&amp;nbsp;! Il fallait encore que je rejoigne l’Achaïe, via Corinthe, en voiture (louée à l’aéroport)… Or, je l’ignorais, mais les Grecs conduisent comme s’ils avaient neuf vies devant eux&amp;nbsp;! Je ne savais pas qu’il était possible de se comporter comme ils font dans ce pays où les virages sont si nombreux&amp;nbsp;! L’équivalent de nos routes nationales est généralement bordé de sortes de bandes d’arrêt d’urgence, lesquelles servent, en réalité, de voie à part entière, comme la voie normale qu’elles longent. Généralement, une voiture ne tient pas complètement dans cette voie qui n’en est pas vraiment une&amp;nbsp;: les véhicules roulent donc à cheval sur la ligne qui sert à la délimiter à chaque fois qu’arrivent derrière eux des véhicules plus rapides encore (car tout cela se passe à grande vitesse, bien au-dessus de celle autorisée sur les panneaux) et qui souhaitent les dépasser (ce qu’ils manifestent par de frénétiques appels de phare). Généralement, la voiture en train de doubler doit empiéter, malgré tout, sur la voie d’en face, je veux dire celle où l’on roule dans l’autre sens, et sur laquelle, bien évidemment, les automobilistes font de même. Bref&amp;nbsp;: conduire en Grèce revient à slalomer, non seulement entre les voitures qui vont dans le même sens que soi, mais aussi entre celles qui vont dans le sens contraire. Le plus effrayant est que ces dépassements insensés se produisent même dans les virages, quand il est donc impossible de savoir si quelqu’un, de l’autre côté du virage et dans l’autre sens, ne serait pas, par hasard, en train de faire exactement la même chose&amp;nbsp;: dépasser une voiture (quand ce n’est pas un camion) en empiétant sur l’autre voie… Et pour corser le tout, mon père, cet enfant, loin d’être effrayé, était au contraire ravi de pouvoir s’amuser, pour une fois, au ‘‘coureur automobile’’ (il en était même grisé, et prenait peut-être plus de risques encore que les Grecs). De même qu’il existe un tourisme sexuel, il pourrait y en avoir un pour les chauffards&amp;nbsp;: en Grèce, par exemple&amp;nbsp;! Toutes les règles que, je crois, mon père respecte assez scrupuleusement en France, il les a oubliées ici. Ce pays, d’où sort notre civilisation, qui a servi de modèle à notre culture, dont les auteurs devinrent les classiques des Romains (desquels nous tenons notre langue et le droit, entre autres belles choses), Romains qui aimaient tant la Grèce qu’ils en adoptèrent les croyances et laissèrent de leurs inscriptions en latin jusque dans Delphes (qui passait pour le centre du monde), comme le montrera, par exemple, la photo que, probablement, je prendrai mercredi (lorsque j’irai visiter le sanctuaire d’Apollon) d’une inscription que j’aurai trouvée là-bas&amp;nbsp;dans la langue de Cicéron&amp;nbsp;; la Grèce qui nous a donné nos lettres et beaucoup des mots servant à désigner les choses qui nous paraissent les plus importantes&amp;nbsp;: &lt;em&gt;poésie&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;musique&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;école&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;lycée&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;politique&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;théâtre&lt;/em&gt;, etc., etc.&amp;nbsp;; et même, la Grèce notre mère, qui, d’une certaine manière, a reçu et porté dans son sein (la langue grecque) l’évangile, qui est, si j’ose dire, la semence déposée par le père (car notre civilisation a un père et une mère, et elle tient de l’un autant que de l’autre)&amp;nbsp;; eh bien cette antique Grèce est très en retard par rapport à la France, sa descendante, en matière de sécurité routière&amp;nbsp;! Les Grecs seraient-ils donc tombés dans la Barbarie&amp;nbsp;? Sur ce point précis, j’ai bien peur que oui, puisque, manifestement, la langue pourtant toute simple du code de la route n’est pas maîtrisée par eux, à moins qu’elle ne soit tenue pour du blabla, ce qu’elle semble être presque officiellement d’ailleurs, car je ne crois pas avoir remarqué que la police était beaucoup soucieuse de la faire entendre&amp;nbsp;: absolument personne ne se soucie d’autrui sur les routes grecques. Je lisais récemment dans le&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://nouvellelanguefrancaise.hautetfort.com/archive/2006/02/22/incivilites.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;blogue&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; &lt;font size=&quot;2&quot;&gt;de Jean-Gérard Lapacherie que &lt;em&gt;civilité&lt;/em&gt; avait autrefois signifié &lt;em&gt;civilisation&lt;/em&gt;. Je ne sais plus qui a dit récemment que du barbarisme à la barbarie, le pas était vite franchi. Eh bien, les Grecs se servant de panneaux ronds cerclés de rouge et portant le nombre 90 pour indiquer qu’on ne doit pas rouler &lt;em&gt;à moins&lt;/em&gt; de 90 kilomètres à l’heure commettent, il me semble, une forme de barbarisme et sombrent par là même dans la barbarie. La France a raison d’être si répressive en matière de sécurité routière. C’est réellement une question de civilisation. Nous autres Français aurions encore à civiliser beaucoup nos ‘‘mœurs routières’’, et pourtant, que nous sommes policés en comparaison de ces maudits Grecs&amp;nbsp;! Dès tôt ce matin, la mort semblait rôder autour de moi. Ma sœur et moi avons quitté Mont-de-Marsan en plein milieu de la nuit, afin&amp;nbsp; d’arriver à temps à Bordeaux, pour l’enregistrement de nos bagages, qui devait avoir lieu deux heures avant le décollage de notre avion, prévu à sept heures. Pendant la première demie heure du trajet, entre les bancs de brume, nous avons dû croiser une bonne vingtaine de biches, par petits groupes de trois ou quatre, installées sur le bas-côté de la route, à la place des autostoppeurs (comme si, finalement, par la présence de ces (ses) bêtes,&amp;nbsp;c’était la Diane qui sonnait, mais bien avant le jour). A chaque fois que je les apercevais, je priais pour qu’elles ne traversent pas soudain la route, ce qui aurait pu causer un accident, voire ma perte. Je disais à Julie, qui conduisait, qu’au cas où cela se produirait, il ne faudrait pas tenter de les éviter (même si c’est un réflexe), car cela risquerait de nous envoyer tout droit dans un pin, conifère plus mortifère, en l’occurrence, qu’une biche. Mais quel beau spectacle c’était que ces biches dans la brume. Le peuple de la forêt semblait ne plus se cacher des humains. Peut-être n’y a-t-il pas de beauté sans danger de mort&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Wer die Schönheit&lt;/em&gt; etc.&amp;nbsp;». Est-ce que ça n’a pas été un peu cela, à une époque, le sida&amp;nbsp;? Courir les beaux garçons, mais encourir la mort&amp;nbsp;? Ces bêtes incroyablement gracieuses (et la grâce, c’est la vie) avaient l’air de fantômes. Elles ne nous voyaient pas, nous les vivants, qui roulions pourtant très vite et tout près d’elles. Ou bien est-ce nous qui sommes morts pour elles&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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