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        <title>Un jardin d'Adonis - journal</title>
        <description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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                <title>Samedi 11 octobre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Camille</category>
                                <category>Corydon</category>
                                <category>Journal</category>
                                <category>Maxime</category>
                                <category>Pierre Driout</category>
                                                <pubDate>Sat, 11 Oct 2008 20:58:29 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Camille se défend des entreprises amoureuses d’un certain Olivier qui lui colle au cul&amp;nbsp;», m’écrivait hier Pierre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Driout&lt;/span&gt;. Je me demande d’où peut connaître de telles expressions un homme au fondement de qui ne doit pourtant pas adhérer grand monde&amp;nbsp;! J’essaie bien de me détacher de Camille, mais comment faire, quand tout le monde veut que je sois toujours avec lui&amp;nbsp;? Tout à l’heure encore, Corydon me téléphonait pour m’avertir qu’il l’avait surpris sur un site de rencontre, qui refusait coupablement de reconnaître qu’il était bien notre Camille&amp;nbsp;! De quoi donc Corydon se mêle-t-il&amp;nbsp;? A cause de lui, Camille va croire que je continue de l’espionner, alors même que j’ai fait l’effort de m’excuser hier de lui avoir joué ce mauvais tour,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/10/10/jeudi-9-octobre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;l’autre jour&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Même si tout avait bien commencé entre nous, Camille aura désormais un mauvais souvenir de moi&amp;nbsp;! Le meilleur moyen de laisser un Camille en paix, c’est encore d’en trouver un autre, même si ce n’est que pour la nuit. J’ai fait mieux qu’en trouver, hier soir&amp;nbsp;: j’en ai retrouvé un, que je pensais ne plus jamais revoir. C’était le garçon dont je parlais&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/05/28/mardi-27-mai-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le 27 mai dernier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, celui qui faisait l’amour comme si c’était la dernière fois pour lui. «&amp;nbsp;Mais je m’avise maintenant, écrivais-je alors, que c’était bien la dernière fois&amp;nbsp;: la première et la dernière fois avec moi.&amp;nbsp;» Eh bien non. Il y eut une seconde fois&amp;nbsp;! Je connais maintenant le nom du garçon, pour l’avoir lu sur la sonnette de sa porte, ayant préféré cette fois aller moi chez lui, plutôt que lui chez moi. Donnons-lui le nom qu’il s’était inventé pour notre première rencontre&amp;nbsp;: appelons-le Maxime, même si je doute qu’il y en ait une troisième, c’est-à-dire une nouvelle occasion de parler de lui dans ce journal. Je ne sais comment il a fait pour me verser un peu de sa semence dans l’œil. Ce serait tout de même amusant d’avoir attrapé le Sida par les yeux, cette autre paire de couilles, comme je crois que racontent les psychanalystes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jeudi 9 octobre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
                                <category>Camille</category>
                                <category>Journal</category>
                                <category>Nicandre</category>
                                <category>Pélagie</category>
                                <category>Trimalcion</category>
                                                <pubDate>Fri, 10 Oct 2008 01:03:39 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je craignais tellement une trahison de Camille qu’il me semblait trouver des raisons de la soupçonner dans tous les propos qu’il me tenait. J’en étais arrivé au point que je désirais presque en avoir une preuve, pour me sortir enfin des sables mouvants du doute où je me sentais étouffer. Car je trouve plus doux de me noyer dans mes larmes que de connaître la suffocation de l’incertitude, ce rien qui devient tout, ce vide qui prend la place de tout l’air dans la poitrine. Je m’en suis donc allé à la recherche de cette preuve, avant-hier soir, en me rendant sur un site de rencontre que je savais &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;fréquenté&lt;/span&gt; par Camille. Je l’y ai facilement retrouvé, malgré le changement de son pseudonyme. Je fus sûr qu’il s’agissait bien de lui quand il me donna son adresse électronique pour continuer notre conversation sur MSN. Je m’étais quant à moi créé une nouvelle adresse, une fausse identité pour l’occasion. J’appris ainsi que Camille cherchait un nouvel amoureux, qui le servît &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;durablement&lt;/em&gt;. ‘‘Durablement’’, c’est le grand mot des Camille, qui ne veulent pas qu’on les prenne pour des marie-couche-toi-là&amp;nbsp;! Quand je lui ai demandé pour quelle raison il n’était plus avec son ancien ami, il m’a répondu qu’il ne savait pas pourquoi, comme il m’avait dit, quelques jours plus tôt, qu’il ne savait pas si c’était vraiment ce qu’il voulait, mais qu’il valait mieux nous séparer. J’ai cru que j’allais mourir en l’entendant me demander si j’avais des animaux. Je le reconnaissais tellement dans cette question&amp;nbsp;! Tout lui semblait contenir dans cette simple préoccupation. Les animaux tiennent une telle place dans sa jeune vie, une place bien plus grande que celle que j’occuperai jamais dans son cœur&amp;nbsp;! Avait-il donc déjà oublié la chienne Pélagie, témoin de nos amours, qui portait sa couleur, le soir de notre rencontre&amp;nbsp;? J’ai fait croire à Camille que je ne cherchais quant à moi que des relations d’une nuit, espérant ainsi l’effrayer et lui faire mettre un terme à notre conversation. Au contraire, il accepta de me rencontrer le soir même&amp;nbsp;! J’apprenais donc que son père lui avait rendu sa liberté, si vraiment il la lui a prise un jour, et qu’il préférait en jouir pour rencontrer des inconnus plutôt que moi&amp;nbsp;! Je lui ai ensuite donné rendez-vous sur un parking de Mont-de-Marsan où, bien sûr, je ne me suis pas rendu&amp;nbsp;: je n’avais pas besoin de plus de preuves de la trahison de Camille. Je me suis contenté de lui écrire une lettre hier matin, dans laquelle je lui demandais si sa rencontre de la veille avec ce &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; pour lequel je m’étais fait passer s’était déroulée aussi bien qu’il l’avait espéré. Sa réponse me surprit. Après m’avoir dit toute la colère qu’il avait contre moi, qui aurais dû savoir d’autant mieux ce que c’était que d’être abusé de la sorte, prétendait-il, que je lui avais moi-même raconté, lors de son séjour à l’hôpital,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/06/14/samedi-14-juin-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;l’avoir été pareillement de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Nicandre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, Camille me jura qu’il était innocent, qu’il n’était pas allé au rendez-vous, qu’il m’avait d’ailleurs reconnu dès la veille dans ce &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; inventé et qu’il avait voulu voir si je finirais par me démasquer. Il ne comprenait pas que je ne lui reprochais pas de m’avoir trompé, mais d’en avoir eu l’intention. Car il ne pouvait pas m’avoir déjà reconnu lorsqu’il confia à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; qu’il cherchait un amant pour l’aimer durablement. Or nous nous étions séparés, quelques jours plutôt, dans l’espoir de mieux nous retrouver ensuite&amp;nbsp;! Je n’en reviens toujours pas de trouver autant de fausseté dans le cœur d’un être aussi simple que Camille. C’est à désespérer du genre humain. D’un autre côté, je ne suis pas loin d’être attendri par les explications désespérées et désespérantes de ce pauvre grand enfant, qui ment comme mentent tous les enfants, c’est-à-dire comme il respire. Mais le plus terrible n’est pas là. Ce qui m’achève, c’est la pensée que ce chien de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Trimalcion&lt;/span&gt;, cette créature atroce, cette hyène hideuse, basse du cul, à peine pourvue d’une queue, mais dont les oreilles toutes rondes entendent tout, se repaîtra de ma déconvenue. Lui qui n’aura jamais la chance de connaître autant qu’il voudrait les Camille et les &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Nicandre&lt;/span&gt;, il doit se contenter de regarder un Olivier les dévorer de ses baisers, pour pouvoir se jeter ensuite sur les miettes qu’il reste de lui quand il les a perdus. Il se contente fort bien de ce régime. Je le vois déjà repu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Samedi 4 octobre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Camille</category>
                                <category>Journal</category>
                                <category>Pélagie</category>
                                                <pubDate>Sat, 04 Oct 2008 18:49:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Camille passait de nouveau la journée de jeudi à l’hôpital. Comme l’un de ses petits cochons était mort deux jours plus tôt et que son père voulait lui offrir un nouvel animal, selon ce qui est apparemment son habitude, pour faire en sorte que la journée d’hospitalisation de son fils se termine plus gaiement, Camille m’a téléphoné le soir pour me demander si je voulais l’accompagner à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Parlebosq&lt;/span&gt;, dans le Gers, où il allait chercher la bête. Sa voiture était réparée et son père lui laissait quelques heures de liberté pour aller prendre possession du petit cochon chez l’éleveur. J’ai rejoint Camille sur un parking et nous sommes partis ensemble en direction du Gers. Il faisait nuit, il faisait froid, la pluie s’était mise à tomber plus tôt dans la journée et, dans une série de virages un peu serrés, perdant le contrôle du véhicule, Camille a failli nous tuer tous les deux. Nous nous réjouissions presque d’avoir été si près de mourir ensemble. «&amp;nbsp;Mais il manquait Pélagie pour pouvoir vraiment mourir ensemble&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Car pour Camille, être ensemble, c’était être avec ma chienne et moi. Pendant le trajet, Camille m’a parlé comme il pouvait de sa maladie, c’est-à-dire sans y comprendre grand-chose. Tous les jours, entre six heures du matin et neuf heures du soir, une infirmière vient trois ou quatre fois lui faire des piqûres. Ses médecins voudraient l’envoyer se faire soigner qui à Pau, qui à Bordeaux, mais lui ne veut pas. C’est son cœur qui est malade. Il doit passer ses journées à se reposer et dormir. Il a dit qu’il était très fatigué, ce qui me semble incroyable, tant était grande sa bonne humeur, son impatience à voir le nouveau petit cochon et l’énergie folle avec laquelle il s’agitait au volant de sa voiture. A &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Parlebosq&lt;/span&gt;, l’éleveur était un Hollandais dont on comprenait mal les paroles. Sa fille parlait à sa place. C’était déchirant de voir Camille s’attendrir sur le petit cochon qu’il tenait dans les bras pour la première fois, tout contre sa joue. C’était donc à cela qu’il passait ses journées, pensais-je, à aimer ses bêtes, à les éduquer, à tenter de les faire se reproduire, comme il en a le projet pour ses petits cochons. J’étais jaloux, jaloux de Camille, jaloux de ses animaux. Sur le chemin du retour, il a téléphoné à son père pour lui dire sa joie et le remercier du cadeau. Puis, entendant que son père n’était pas seul, et comprenant qu’il ne se trouvait pas chez eux, Camille s’est comme transformé en mari jaloux&amp;nbsp;: il criait dans le téléphone, exigeant de savoir où était son père. «&amp;nbsp;Tu es chez ton amant&amp;nbsp;? Tu es chez ton amant, c’est ça&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;hurlait-il&lt;/span&gt;, comme un fou. C’était affreux. Mes soupçons sur les relations coupables qu’ont peut-être le père et le fils en ont été ravivés. Mais je me suis forcé à garder ma bonne humeur, pour ne pas projeter plus d’ombre sur Camille. De retour sur le parking où je l’avais rejoint, nous avons pris&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20081004-185220032248e7908b05222.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;des photos du petit cochon dans nos bras&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Camille a décidé de l’appeler Arthur. Puis nous sommes retournés nous réchauffer à l’intérieur de la voiture. Je lui caressais les cheveux, la nuque, la joue, sa jeune barbe rousse, que je ne parvenais pas à voir dans l’obscurité de l’habitacle et que j’aime tellement. Finalement, la fatigue se faisait sentir à Camille. Nous nous tenions par les mains quand nous avons décidé de nous séparer. «&amp;nbsp;Puisque je suis enfermé chez moi, puisque tu es malheureux de ne pas savoir si toutes mes pensées te sont consacrées, quittons-nous ici, ce soir, en attendant des jours meilleurs pour nous. – C’est vraiment ce que tu veux&amp;nbsp;? – Je ne sais pas ce que je veux. C’est mieux. – Mais si tu rencontres quelqu’un d’autre&amp;nbsp;? – Je ne sors pas de chez moi&amp;nbsp;! Où veux-tu que j’en rencontre un autre&amp;nbsp;? Et puis je ne suis pas quelqu’un de facile. Il se passera du temps avant que je rencontre la bonne personne. – Mais je croyais que c’était moi, le bon&amp;nbsp;? – Je n’ai pas dit que tu étais le mauvais&amp;nbsp;! – Embrassons-nous une dernière fois, alors…&amp;nbsp;» Je ne comprends pas mes sentiments. Je ne suis pas moins malheureux, depuis que nous nous sommes quittés, mais je souffre moins. Et puis il nous reste l’espoir de jours meilleurs. En me rendant sur le parking, ce jour-là, pour rejoindre Camille, dans mon empressement,&amp;nbsp;j’ai oublié d’emporter la peluche au ruban bleu. Lui sera-t-elle jamais offerte&amp;nbsp;? Adieu Camille. Adieu, jusqu’au revoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Mardi 30 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 30 Sep 2008 23:51:18 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Enterrement, ce matin, de M. B***, un voisin de ma mère et surtout le père de Katia, une amie de jeunesse, l’amoureuse de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Matio&lt;/span&gt; du temps qu’il ne pratiquait pas encore l’homosexualité. Aperçu la petite Céline D***, une autre amie de la même époque, qui est toujours aussi jolie. Il y avait une telle foule à cette cérémonie que nous n’avons pas pu tous entrer dans la salle du funérarium où étaient prononcés les différents éloges funèbres, qui ne parvenaient donc à nos oreilles que par bribes. C’étaient, déjà, les paroles des vivants qu’on n’entendait presque plus. Je ne m’attendais pas à être si surpris et ému de trouver à Katia, après tant d’années, une voix manifestement plus assurée, malgré les nombreux sanglots qui la faisaient trembler. C’était la voix d’une jeune femme. J’avais gardé le souvenir d’une grande enfant. Elle a conclu son discours par ce lieu commun qu’il ne faut jamais remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour-même. Ces paroles ont ravivé la douleur que j’ai de n’avoir pu donner à Camille le cadeau que je voulais lui faire&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/26/jeudi-25-septembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le jour où je pensais pouvoir le retrouver à l’hôpital&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. J’avais demandé à Corydon quelle sorte de présent il pensait pouvoir faire plaisir à Camille. «&amp;nbsp;Une peluche, m’avait-il répondu sans rire du tout, une peluche&amp;nbsp;: c’est neutre, et ça fait toujours plaisir&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Je m’étais vite rendu à cette évidence que Camille était en effet le genre de personne à se trouver heureuse de recevoir un tel cadeau. J’avais donc acheté un petit chien en peluche, noir comme Pélagie, au cou duquel j’avais noué du même ruban bleu que portait ma chienne le jour où Camille et moi nous étions vus pour la première fois, d’un bleu qui est devenu notre couleur, parce que c’était aussi&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20080930-63682155348e29d1f8a1a2.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;celle que mon ami portait ce jour-là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, et celle enfin, depuis toujours, de mes yeux pleins de son souvenir. La peluche est encore chez moi, dans les mains de personne. C’est une espèce de petit cadavre, un jardin d’Adonis d’un genre nouveau, inspiré par un amour qui n’est pas vraiment mort, mais qui ne renaîtra peut-être jamais. Camille me dit qu’il passe ses journées à dormir et se reposer, à cause de son mauvais cœur et de sa mélancolie. Je ne sais absolument pas quand nous pourrons nous revoir, lui et moi, sa maladie l’ayant apparemment fort affaibli et son père étant depuis le début contre notre liaison. C’est à la mort de Dominique &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Autié&lt;/span&gt;, je crois, que, par une espèce de sursaut vital, je m’étais mis à connaître plus de garçons, pour me distraire d’un chagrin plus grand que ce à quoi je m’étais attendu, pour vivre davantage, pour ne pas penser à la mort. Finalement, je la sens qui rôde autour de mon amour et je suis plus malheureux que je ne l’étais auparavant. Se peut-il que Camille se repose en vain, et que sa maladie, dont il n’est même pas fichu de me dire le nom, si elle en a, ou l’exacte gravité, s’il en est conscient, finisse par l’emporter malgré tout&amp;nbsp;? Un cancer a emporté M. B***, dont la fin fut, paraît-il, des plus pénibles. C’est le destin de l’homme de ne connaître jamais de repos, puisque l’épuisement le tue, puisque la maladie le laisse à bout de forces au seuil de la mort, qui ne peut être le dernier repos, puisqu’on ne sera plus là pour en jouir. Moi qui ne souffrais jusqu’alors de dormir avec personne, aujourd’hui je donnerais ma vie pour pouvoir reposer une nuit entière contre le grand corps pâle de mon petit Camille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jeudi 25 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Camille</category>
                                <category>Don Esteban</category>
                                <category>Journal</category>
                                                <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 01:30:50 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Finalement, Camille avait été rendu à sa famille avant que je n’aille le voir à l’hôpital, hier après-midi. Il me l’avait dit sur MSN, à mon lever, pour m’éviter de faire inutilement le trajet, mais, craignant qu’il ne m’ait encore menti, pour une de ses obscures raisons, qui m’échappent entièrement et me causent bien des tourments, je suis tout de même allé jusqu’à l’hôpital, demander à l’accueil qu’on m’indique le numéro de sa chambre, où je l’imaginais se morfondant dans une solitude peut-être imposée par son père. Comme son nom se trouvait encore dans le système informatique de l’hôpital, mais sans que fût indiqué de numéro de chambre, on m’a suggéré d’aller m’informer directement dans le service de diabétologie, où une infirmière m’a dit qu’il avait été ‘‘enregistré en hospitalisation de jour’’ et était reparti la veille. Il était prévu que Camille revienne ultérieurement, mais l’infirmière, s’avisant tout à coup que les informations qu’elle me donnait ne me regardaient probablement pas, ne m’a pas dit pour quand était prévu ce nouveau rendez-vous. A quelle heure avait-il bien pu repartir, la veille&amp;nbsp;? Il était fort tard, quand nous avions chatté ensemble et qu’il m’avait dit qu’il se trouvait encore à l’hôpital. Est-ce qu’une hospitalisation de jour peut durer jusqu’à onze heures du soir&amp;nbsp;? Etait-ce un autre mensonge&amp;nbsp;? Il m’a juré plus tard, au téléphone, m’avoir dit la vérité. Je ne sais si je puis le croire. Une part de moi voudrait m’assurer qu’il est trop bête pour défendre bien longtemps ses mensonges, une autre me rappelle ce que me disait un jour Esteban, que je regarde les gens de plus haut que je devrais, ou plutôt qu’une faiblesse de mes vues me les fait croire plus bas qu’il ne sont vraiment, et que cela me perdra. Ma peur d’être abandonné l’emporte enfin, qui me crie que Camille me ment, si peu capable qu’il en soit, et l’anomalie de cette gageure m’angoisse et me désespère un peu plus à chaque instant. A peine sorti de l’hôpital, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;sans faire aucune réflexion et sans savoir quel était mon dessein&lt;/em&gt;, comme le duc de Nemours apprenant qu’il était proche de Coulommiers, j’allai ‘‘«&amp;nbsp;à toute bride&amp;nbsp;»’’ du côté de D***, le village après Saint-Sever non loin duquel vit Camille. Mon intention n’était pas d’aller le trouver et j’ignore d’ailleurs où sont exactement, dans cette campagne qui me parut si belle, les terres dont son père lui veut faire une prison. Mais j’eus la douce impression d’être un peu plus sous le même ciel que Camille, comme j’avais eu plus tôt l’espoir, à l’hôpital, de me trouver dans le même endroit que lui. Et je me suis senti rassuré, et presque apaisé, de savoir qu’il avait pour agrémenter ses promenades à cheval, qui sont sa seule occupation, une lumière encore si chaude, et ce paysage certes peu vaste, et même un peu étroit, mais presque varié, de collines, de champs et de bosquets. J’ai compris que je ne devais pas lui manquer autant que je voudrais, même si j’ai réussi à lui en faire faire l’aveu, tout à l’heure, au téléphone, car il a de quoi s’emplir les yeux d’autre chose que moi, de plus simple que moi, de plus beau, de moins prétentieux et de plus apaisant. Et puis il a ses bêtes pour m’oublier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/24/mardi-23-septembre-2008.html</guid>
                <title>Mardi 23 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
                                <category>Barthénoïde</category>
                                <category>Camille</category>
                                <category>Corydon</category>
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                                                <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 02:11:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les dernières nouvelles de Camille ne sont pas très bonnes. Quand j’ai voulu lui téléphoner ce soir, j’ai eu la mauvaise surprise d’entendre Barthénoïde me répondre, qui m’a dit que Camille lui avait tout bonnement donné son téléphone portable, plus tôt dans la journée, avant de se rendre à l’hôpital, où il croyait n’avoir que quelques examens à subir, mais dont les résultats étaient si mauvais qu’on n’a pas voulu le laisser repartir. Barthénoïde a ajouté qu’elle était surprise de me voir m’inquiéter encore pour Camille, qui lui avait dit quelques jours plus tôt que nous n’étions plus ensemble, lui et moi&amp;nbsp;! J’étais atterré de l’apprendre dans de telles conditions, comme par accident, et surtout de la bouche de pareille créature, qui semble vraiment n’avoir aucun cœur, aucune âme, aucune conscience&amp;nbsp;: elle était toute à la joie d’avoir enfin son propre téléphone, la pauvre méchante fille… Pourquoi donc Camille n’avait-il pas conservé son téléphone avec lui&amp;nbsp;? Répugnait-il tant à me voir l’appeler&amp;nbsp;? Son père lui avait-il ordonné de s’en défaire&amp;nbsp;? Et pourquoi donc Barthénoïde savait-elle avant moi que je n’étais plus l’amant de Camille&amp;nbsp;? Etait-ce un mensonge de celui-ci à celle-là&amp;nbsp;? Ou bien était-ce lâcheté de sa part&amp;nbsp;? Mon angoisse était à son comble quand j’ai vu mon Camille se connecter à MSN, tout à l’heure. Il m’a dit qu’il était à l’hôpital et qu’il m’écrivait avec son ordinateur portable. C’est de nouveau son cœur qui prend l’eau&amp;nbsp;! S’il a fait croire à Barthénoïde que nous n’étions plus ensemble, c’est parce qu’elle ne cessait de lui demander de la conduire à Mont-de-Marsan (car elle n’a pas de moyen de locomotion non plus)&amp;nbsp;: comme il renâclait, elle pensait le décider en lui suggérant de venir chez moi pendant qu’elle vaquerait à ses occupations. Pour couper court, il lui a donc fait ce mensonge. Mais je croyais que la voiture de Camille était en panne&amp;nbsp;! N’était-ce pas une raison suffisante pour ne pas conduire Barthénoïde en ville&amp;nbsp;? Et si la voiture n’était pas en panne, la pensée de me voir était-elle donc si pénible à Camille&amp;nbsp;? Je sais qu’il me ment et me cache bien des choses, mais j’ignore sur quels points portent exactement ses mensonges et quelles en sont les vraies raisons. Est-ce qu’il ne sait pas comment me dire qu’il ne veut plus de l’amitié que j’ai pour lui&amp;nbsp;? Est-ce qu’il craint la jalousie et la colère de son père&amp;nbsp;? Corydon commence à croire lui aussi que, peut-être, père et fils ont entre eux des relations coupables. Il pense comme moi, qu’il est malsain qu’un fils doive accompagner son père à la rocade, ce baisodrome en plein air. Mais si cela était ce qu’il y a de moins malsain dans leurs rapports&amp;nbsp;? J’ai conscience d’être probablement complètement égaré par mes sentiments, et surtout par cette peur d’être abandonné qui, paraît-il, me caractérise. Peut-être ai-je trop d’imagination. Qui sait si, en confiant trop mes soupçons à Corydon, je ne suis pas à l’origine d’épouvantables rumeurs, dont je devrais avoir honte… Camille veut bien que je vienne le voir à l’hôpital, demain, s’il s’y trouve toujours. J’en suis donc réduit à espérer qu’il soit encore assez malade pour ne pas être rendu trop tôt à la liberté&amp;nbsp;! J’ai le sentiment qu’il me faut le voir physiquement pour faire la lumière sur tous ces mystères. Ou est-ce que j’ai besoin de boire encore à la source de mon délire&amp;nbsp;? Tout cela m’inquiète un peu. Je ne suis plus le maître de moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/22/dimanche-21-septembre-2008.html</guid>
                <title>Dimanche 21 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
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                                <category>Corydon</category>
                                <category>Don Esteban</category>
                                <category>Journal</category>
                                                <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 02:12:33 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; On se croirait dans un roman&amp;nbsp;! Camille est bel et bien enfermé chez lui. Il a le droit de sortir, à condition de rester à l’intérieur de la ferme, m’a-t-il chuchoté tout à l’heure, car son père ne veut pas non plus qu’il abuse du téléphone ou d’Internet&amp;nbsp;! Un garçon de vingt ans est puni comme un enfant de quinze&amp;nbsp;! Je lui ai demandé s’il était conscient que la situation n’était pas tout à fait normale, mais il ne semble pas s’en rendre vraiment compte. J’ai d’abord cru que c’était parce qu’il avait honte que Camille m’avait fait promettre de ne rien raconter de tout cela à Corydon, notre ami commun, mais j’ai fini par comprendre que c’était plutôt par crainte que ce dernier ne rapporte à son père, dont il est un intime, les confidences qu’il m’avait faites, trahissant ainsi le secret de notre liaison, que le méchant homme croit terminée. Il y a quelque chose comme cela dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;La Princesse&lt;/em&gt; &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;de Clèves&lt;/em&gt;, que Nicolas Sarkozy etc. Don Esteban me demande si je suis certain que Camille me dit bien la vérité. Ma foi, non, je n’en suis pas sûr. Mais nous avons prévu de nous retrouver en secret, Camille et moi, mardi ou mercredi, vers les minuit, quand son père sera couché. Camille devra se rendre à l’entrée de la ferme, sur le bord de la route, où je passerai le prendre en voiture. Il habite en pleine campagne, quelque part après Saint-Sever. Il faudra que je le ramène avant que son père ne se réveille&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Vendredi 19 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
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                                <category>Corydon</category>
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                                <category>Nicandre</category>
                                <category>Trimalcion</category>
                                                <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 22:34:01 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’étais très inquiet de n’avoir plus de nouvelles de Camille depuis hier soir. Je craignais que Nicandre, par jeu, n’ait réussi à se mettre entre nous, ou même l’abominable Trimalcion, qui doit avoir plus de qualités que je veux bien le croire pour être capable de jouer comme il fait les chefs de meute. Mais c’est encore pire que tout ce que je redoutais. Camille, que j’ai enfin retrouvé tout à l’heure sur MSN, m’a dit que son père n’était pas favorable à notre jeune histoire&amp;nbsp;! Il me trouve trop vieux pour son fils, l’hypocrite&amp;nbsp;! Car c’est un hypocrite&amp;nbsp;! Il est lui-même homosexuel et a déjà couché plusieurs fois avec Corydon, qui se trouve être plus jeune que lui de plus d’années que Camille l’est de moi&amp;nbsp;! Et si la situation était plus grave encore que je le crois&amp;nbsp;? Peut-être que Camille n’a pas osé m’avouer qu’il était l’amant de son père… Il y a de tels dégénérés dans les campagnes&amp;nbsp;! La mère de Camille le battait lorsqu’il était enfant et, quand il était adolescent, elle aurait tenté de le tuer&amp;nbsp;: j’ai vu les marques du couteau sur les bras de mon ami. Ce serait depuis cette tentative que Camille souffrirait du diabète qui est, selon Corydon, une maladie causée parfois (mais je ne sais si c’est vrai) par une très violente émotion. Qui sait si le père, qui ne se cache plus que depuis tout récemment, n’assouvissait pas jusqu’alors ses besoins avec le fils&amp;nbsp;? Je me fais sûrement des idées, mais il est tout de même étrange que ce soit Camille qui ait si souvent à conduire son père &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;à la rocade&lt;/em&gt;, comme on dit ici, c’est-à-dire en un lieu de débauche à ciel ouvert&amp;nbsp;! Comme si celui-ci ne pouvait pas s’y rendre seul&amp;nbsp;! Et pourquoi donc refuse-t-il de lui prêter sa voiture pour que Camille, qui a la sienne en panne, puisse venir me voir&amp;nbsp;? J’ai dit à ce dernier que je pouvais aller le chercher avec la mienne. Il m’a répondu qu’il en était bien conscient, mais sans me demander de le faire&amp;nbsp;! Est-il la proie, le prisonnier de son père&amp;nbsp;? Le craint-il tellement&amp;nbsp;? L’aime-t-il tant qu’il le préfère à moi&amp;nbsp;? Le fait que son père me le refuse me le rend encore plus désirable. L’amertume que nous éprouvons de ne pouvoir être ensemble en ce moment, Camille et moi, est d’une étrange douceur&amp;nbsp;: elle est comme la promesse de retrouvailles plus délicieuses encore. Et j’aime cette idée, qui n’est probablement qu’un fantasme, d’être peut-être un refuge pour Camille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jeudi 18 septembre 2008</title>
                <link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/19/jeudi-18-septembre-2008.html</link>
                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
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                                <category>Mélanire</category>
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                                <category>Trimalcion</category>
                                                <pubDate>Fri, 19 Sep 2008 00:21:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Camille nous a rejoints chez moi, mardi soir, Corydon et moi, accompagné d’une certaine Barthénoïde (donnons-lui ce nom-là), une proche amie de lui, la fille la plus étrange, peut-être la plus détestable, qu’il m’ait été donné de rencontrer. Barthénoïde est dépressive depuis le collège. Ses bras sont recouverts des cicatrices qu’elle s’est faites. Cette pauvre fille est si bonne à rien que même après plusieurs tentatives, elle n’a toujours pas réussi à se donner la mort&amp;nbsp;! Et je devine que je serai donc obligé de la subir toutes les fois que Camille, qui recueille tous les oiseaux tombés du nid et l’a donc prise sous son aile, décidera d’en être accompagné. C’est à peine si elle a plus de présence qu’un moineau. Corydon la trouve jolie. Quant à moi, je ne suis pas sûr que je la reconnaîtrais dans la rue&amp;nbsp;! Elle est bête et mal élevée. Elle m’a dit hier, car j’ai dû la subir hier aussi, que j’étais beaucoup moins beau avec mes lunettes que sans. En regardant sans les voir les livres qu’il y avait autour d’elle, comme elle constatait qu’il n’y avait pas de télévision chez moi, elle m’a demandé si je ne m’ennuyais pas sans cela&amp;nbsp;! Hier, après m’en avoir demandé la permission, d’une voix dont la puérilité met franchement mal à l’aise,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; elle a passé le plus clair de son temps à chatter avec des hommes de plus de cinquante ans qui se font passer pour des mignons de l’âge de mon Camille et lui envoient des photos censées être d’eux et qu’elle n’est pas même capable de reconnaître comme ayant été probablement téléchargées sur des sites pornographiques. Quelle pitié&amp;nbsp;! C’est bien simple&amp;nbsp;: Barthénoïde est si insignifiante que si, par miracle, elle réussissait enfin à se supprimer, je ne suis pas sûr qu’il y aurait quelqu’un pour s’apercevoir de sa disparition&amp;nbsp;! Sans Camille, elle n’existerait pas&amp;nbsp;! Barthénoïde, Corydon, Camille et moi, nous sommes allés, mardi soir, dans un bar où devait se trouver Trimalcion, qui voulait enfin rencontrer physiquement mon ami, à qui il avait donc donné rendez-vous, dans l’espoir de pouvoir le connaître ensuite plus bibliquement. L’idée plaisait à Camille de se montrer à ce lubrique orné de ma désagréable présence et des suçons que je lui avais laissés dans le cou pour faire voir à l’autre qu’il était bien à moi. C’était amusant de voir ce pauvre Trimalcion danser avec mon Camille&amp;nbsp;: on aurait dit un caniche se frottant à la jambe de sa maîtresse&amp;nbsp;! J’ai cru que j’allais avoir un orgasme lorsque Trimalcion, un peu perdu, est venu me demander si ça ne me dérangeait pas de voir mon ami danser avec d’autres que moi, ou même de savoir qu’il avait regardé l’autre soir le grotesque spectacle de sa nudité gigotant derrière la caméra numérique. Je lui ai répondu que je ne le considérais pas comme un bien grand danger pour moi. J’ai revu une partie de la clique qui accompagne toujours notre Trimalcion, comme cette Mélanire, qui profitait de ce que son amant, un étranger, musulman et néanmoins joli garçon, était parti faire son ramadan au Maroc pour faire une autre sorte de ramadan de son côté&amp;nbsp;: elle voulait aller au ramdam (ce n’est pas moi qui l’en blâmerai) mais peinait quelque peu à trouver son bonheur, la pauvre, entourée qu’elle était de tous ces pédés&amp;nbsp;! Il y avait aussi Féliciane, une lesbienne, qui passe pour être belle et qui n’est pas laide, en effet. Et d’autres personnes encore, que je ne connaissais pas et dont j’ai oublié les noms. Inutile, donc, de leur en trouver de nouveaux. Je ne sais pourquoi, peut-être est-ce parce que j’étais mieux disposé que la dernière fois que j’avais rencontré ces gens, mais j’ai trouvé tout ce petit monde très agréable, même Trimalcion, qui est plus à plaindre qu’à détester. Camille n’est pas resté dormir avec moi, cette nuit-là. Il avait à faire dans la ferme (cela se dit-il encore&amp;nbsp;?), disons dans ou sur l’exploitation de son père, très tôt le lendemain. Il m’a raconté hier soir qu’une fois de retour dans sa chambre, il s’était connecté à MSN, où l’attendait Trimalcion, qu’avait rejoint chez lui le beau Nicandre, lequel aurait demandé de mes nouvelles… La terreur s’est alors abattue sur moi. S’il est vrai que je n’ai rien à craindre d’un Trimalcion, qui n’est jamais qu’un bouffon de plus, je ne puis en dire autant de Nicandre, cet ange odieux et manipulateur. Qu’a-t-il bien pu dire sur moi&amp;nbsp;? Camille m’assure qu’il n’a fait que s’enquérir, mais comment en être sûr&amp;nbsp;? Depuis que le nom de Nicandre est passé par sa bouche, j’ai acquis la certitude que je ne saurai pas retenir Camille bien longtemps. Il y aura toujours cette ombre sur nous, l’ombre d’un Nicandre, qui sera plus jeune, plus gai, moins inquiet, moins dur, moins méchant que moi, ou disons&amp;nbsp;: plus plaisamment mauvais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/15/dimanche-14-septembre-2008.html</guid>
                <title>Dimanche 14 septembre 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Camille</category>
                                <category>Corydon</category>
                                <category>Cyrille</category>
                                <category>Journal</category>
                                <category>Ma mère</category>
                                <category>Ma soeur</category>
                                <category>Pélagie</category>
                                                <pubDate>Mon, 15 Sep 2008 02:43:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Camille m’a rapporté que le grand C était allé le retrouver dans la salle de bain, hier soir, chez ma sœur… Il voulait lui faire admirer ses muscles abdominaux et pectoraux, et les comparer à ceux de mon ami, qu’il est allé jusqu’à toucher&amp;nbsp;! Puis il a fait cette confidence à Camille que si ma sœur était avec lui, c’était uniquement parce qu’il avait une grosse bite&amp;nbsp;! Pendant que ma sœur était en train de s’occuper de ses invités, Cyrille a donc réussi à tripoter mon Camille, à lui faire voir une partie de sa nudité et à lui parler de la taille de sa bite… Il est tout de même inquiétant qu’il me faille protéger mes mignons même des amants de ma sœur&amp;nbsp;! Je ne sais si je suis amoureux de Camille, mais je me suis aperçu que j’arrivais à dormir avec lui, au grand dam de la chienne Pélagie, dont il occupe au lit la place qu’elle avait pris l’habitude de prendre, à mon insu, une fois que je suis endormi. J’ignore si c’est parce qu’il est roux ou diabétique, mais je trouve parfois qu’il pue. Or je m’accommode aussi bien de son odeur que de sa présence dans mon lit. C’est lui qui s’est occupé de préparer le dîner ce soir, pour Corydon, notre invité, et moi. Il avait apporté des produits de la ferme de son père&amp;nbsp;: des escalopes de foie gras, du magret de canard, des pâtes assaisonnées d’une excellente sauce de sa grand-mère, le tout précédé de tartines de fromage de Brie légèrement fondu. Pour finir, ma mère, qui s’est retrouvée seule pour le repas dominical, ma sœur ayant eu elle aussi d’autres obligations, m’avait donné de sa salade de pêches à la menthe, un dessert sans doute beaucoup trop sucré pour Camille, à cause du sirop de canne dont cette salade est accommodée, mais dont il ne s’est pas privé non plus. Je lui ai demandé un peu plus tard de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;se faire un &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;dextro&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, pour voir quel était le retentissement d’un tel repas sur sa glycémie&amp;nbsp;: 3,34 gramme, ce qui, je crois, n’est pas un bon résultat du tout. Une espèce d’angoisse s’est emparée de moi. Je ne sais si je suis amoureux de Camille, mais je me fais du souci pour lui, sa mauvaise santé m’inquiète. Je ne puis m’empêcher d’associer tous ses défauts à sa maladie. Est-ce à cause du diabète qu’il a de mauvaises dents et qu’il pue&amp;nbsp;? Est-ce à cause du diabète qu’il a toujours si chaud et qu’il transpire tellement&amp;nbsp;? Est-ce à cause du diabète qu’il a tous ces boutons sur la figure&amp;nbsp;? Est-ce à cause du diabète que ses petites plaies semblent ne jamais devoir guérir&amp;nbsp;? Est-ce à cause du diabète que les ongles de ses mains sont comme recouverts d’un vernis qui aurait sauté par endroits&amp;nbsp;? Est-ce à cause du diabète que les ongles de ses pieds… Mon Dieu&amp;nbsp;! Les ongles de ses pieds&amp;nbsp;! Est-ce à cause du diabète qu’il peine à jouir&amp;nbsp;? Etait-ce à cause du diabète qu’il était tout desséché, la nuit de notre première rencontre, et que j’avais l’impression d’embrasser un cendrier, avec les mégots et la cendre&amp;nbsp;? Deviendra-t-il laid&amp;nbsp;? Mourra-t-il jeune&amp;nbsp;? A-t-il peur&amp;nbsp;? Est-il inquiet&amp;nbsp;? Corydon et lui sont restés longtemps à surfer sur Internet et j’essayais de photographier&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20080915-100784457348cdac3ee5e3c.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;les&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20080915-150906552348cdaca033ed0.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;mains&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20080915-123905768548cdace44efdc.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20080915-95268602948cdad2127735.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Camille&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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