16/11/2009

Marie s'en va-t-en guerre

Ah ! Que le plus futé

De tous les députés

Sut nous rendre Marie

Comme jamais marrie

Des propos qu’il osa

Contre tous ces auteurs

Faits ‘‘honoris causa’’ !

De toute sa hauteur,

Cette immense écrivaine

Qui, de ses écrits vaine,

Se croyait un Hugo

Exilé sur quelque île

Plus qu’en France tranquille,

Crut devoir tout de go

Rentrer dans son refuge,

Loin du nabot Léon,

Attendre le déluge

Ou bien le Panthéon…

De là-bas, femme libre

(Et de toute sa fibre !),

Que faisait-elle donc ?

En amassant ses dons,

Elle honnissait la France,

Dont le parfum trop rance

Incommodait son nez.

Elle était rancunière

De l’aide pécuniaire

Que lui voulait donner

Cette France damnée.

En être pensionnée

Lui donne bien le droit

De dire à son endroit

Tout le mal qu’elle pense :

C’est de l’art la licence !

02:15 Publié dans 2009, Hévrèse, Rimes et vers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

13/11/2009

Comment peuvent-ils être français ?

            Je ne saurais dire qui m’a fait le plus rire d’Eric Raoult et de Marie Ndiaye. Est-ce le député qui, en parlant d’un « devoir de réserve dû aux lauréats du Prix Goncourt » (si du moins le texte de la question écrite que Raoult a adressée à Frédéric Mitterrand fut fidèlement rapporté par la presse, ce dont il est permis de douter, quand on connaît le peu de rigueur de celle-ci), a dit probablement tout le contraire de ce qu’il pensait ? Car si tant est que les mots « devoir de réserve aux lauréats du Prix Goncourt » aient un sens, je serais tenté de comprendre qu’il y aurait donc un devoir de réserve de tous ceux qui n’ont pas reçu le Prix Goncourt à l’égard de ce que les quelques heureux élus se piquent parfois de penser ! Est-ce Marie Ndiaye (statistiquement vouée à l’oubli du seul fait qu’elle ait reçu ce prix si prestigieux) qui, tout en prétendant être une femme libre, un écrivain libre, et surtout libre de tenir sur le gouvernement de la France des propos d’une invraisemblable originalité, d’une extravagante indépendance d’esprit et même d’une audace absolument folle, est allée demander à Frédéric Mitterrand (dont la permissivité n’est apparemment pas connue des seuls cinéastes), comme s’il lui était un ministre de tutelle, de la confirmer dans cette liberté qu’elle avait prise si courageusement ? On se demande en ce moment ce que c’est que l’identité française. Ne cherchons plus, elle est toute trouvée ! L’identité française, c’est Eric Raoult, Marie Ndiaye et Frédéric Mitterrand. Etre d’identité française, c’est massacrer quotidiennement sa langue, comme fait le député, et se sentir néanmoins très concerné par les lettres ; c’est prendre la pose, comme fait l’écrivain, sans craindre du tout le ridicule, qui non seulement ne tue pas, mais fait exister ; c’est enfin être médiocre tout en n’ayant aucun sens de la mesure, comme c’est le cas du ministre, qui prétend que Raoult et Ndiaye ont chacun le droit de penser ce que bon leur semble, comme si les élucubrations de ces deux clowns étaient de la pensée ! Bref, être d’identité française, c’est ne plus être français.

17:58 Publié dans 2009, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20/08/2009

L'honneur des musulmans ?

            Je recopie ici, légèrement remanié, un court texte que j’avais initialement publié dans le blogue que je tiens sur le site de pédés habituel. Ecrit un peu vite et sans penser à mal, mais dans le seul but de renvoyer à l’une des vidéos de ce Radu737 dont j’avais trouvé le lien plus tôt dans la journée sur le forum du site Internet  du parti de l’in-nocence, ce texte a été censuré par le webmestre du site de pédés, après que des commentateurs évidemment anonymes le lui ont dénoncé comme constituant une incitation à la haine raciale. Si le texte a été censuré, les commentaires qu’il a inspirés à mes délateurs sont toujours lisibles sur mon autre blogue.

            Il arrive parfois que des musulmans égorgent leur sœur, la lapident (ce qui veut dire qu’ils lui défoncent le crâne à coups de pierres) ou y mettent le feu. La presse ose alors appeler ces ‘‘faits divers’’ des crimes d’honneur ! J’ai toujours été profondément heurté par cette expression dans laquelle, pour désigner ce type bien précis d’assassinat, il est fait entièrement abstraction du sens des mots utilisés. Quel honneur y a-t-il donc à égorger sa sœur ? Les journalistes sont des faux-monnayeurs en cela qu’ils émettent et font circuler des mots dont ils ne cessent de rogner le sens, dans le but d’inverser les valeurs et de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Un musulman serait déshonoré lorsque sa sœur aurait une liaison avec un homme que n’agréerait pas sa famille, si l’on me permet cet euphémisme. Admettons. Mais il ne me semble pas que l’honneur, tel que devrait le concevoir un Français normalement constitué, commande, dans pareil cas, d’assassiner sa sœur ou l’amant de celle-ci… Autrefois, lorsque l’honneur d’un homme était en jeu, il n’avait qu’à demander réparation à celui qui l’avait offensé en le provoquant en duel (ce qui n’est pas du tout la même chose que de l’assassiner, même si, peut-être, la loi n’a pas toujours fait la différence entre ces deux sortes de mises à mort). Lorsqu’il estimait avoir définitivement perdu son honneur, comme après une faillite, il lui restait toujours la solution du suicide. Si j’osais, je dirais que le vrai musulman (on verra que la nuance a son importance, car je ne parle évidemment pas de tous les musulmans) ne se donne la mort que si son suicide peut tuer des innocents. Les journalistes parlent alors d’attentats. A chaque fois qu’il m’arrive donc d’entendre cette fâcheuse expression de crime d’honneur appliquée à des musulmans, je ne peux m’empêcher de penser quelque chose que, pourtant, je n’ai jamais réussi à me formuler clairement, jusqu’à ce que je tombe, aujourd’hui, via le forum du parti de l’in-nocence, sur cette vidéo d’un certain Radu737, remarquablement intitulée (et c’est l’exacte formulation de ma pensée) : Les vrais musulmans n’ont pas d’honneur. Par vrais musulmans, il faut comprendre ceux qui se soumettent résolument, en parfaite connaissance de cause, à l’islam, cette religion fondée par un homme qu’on ne peut suivre sans se déshonorer, puisqu’il fut une des pires crapules de son temps. Mais j’invite mes quelques lecteurs à regarder la vidéo de ce Radu737, qui dit bien mieux que moi en quoi, par exemple, Mahomet fut cette crapule que je dis. C’est d’ailleurs uniquement pour cette raison que je me suis permis d’écrire ce petit texte : afin de renvoyer au sien, qu’il se filme en disant un peu maladroitement, parce qu’il n’est pas français, ce qui est bien excusable ! D’ailleurs, on imagine mal un Français avoir assez de courage pour dire ce que fait ce jeune homme, à visage découvert. Il aurait voulu se faire condamner à mort par de ces vrais musulmans qu’il ne s’y serait pas pris autrement ! (Précaution oratoire indispensable : qu’il y a bien évidemment des musulmans qui ont de l’honneur ; mais ce seraient de faux musulmans, ou de mauvais musulmans, des musulmans sans y penser, par habitude, par conformisme : des moutons.)

02:24 Publié dans 2009, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24/03/2009

Lundi 23 mars 2009

            Voici deux compliments ‘‘à double tranchant’’ qu’on m’a faits ces jours-ci : « Tu es drôlement svelte pour un ancien fumeur. » « Tu vaux largement plus que 20 EUR, mais ce serait trop cher pour moi. » Quand je pense qu’un internaute qui m’assure respecter ma lecture des choses qu’a dites ce pauvre évêque de Rome au sujet du préservatif m’a demandé, tout à l’heure, dans son commentaire à l’article que j’ai récemment consacré au sujet, comment on pouvait se protéger du Sida quand on n’avait que la prostitution pour survivre ! C’était une question toute rhétorique, évidemment. Mon internaute avait trouvé là un argument de poids : il m’exhibait la veuve et l’orphelin ! Je recommande bien sûr l’usage du préservatif aux prostitué(e)s, et pas uniquement à celles et ceux qui pratiquent le plus vieux métier du monde pour survivre, comme dit cet internaute aux idées courtes, mais à ceux qui le font aussi pour mieux vivre seulement, pour mettre du beurre dans les épinards, comme c’est parfois mon cas. S’il ne s’agit que d’être celui qui a la plus grosse, je parle de la largeur d’esprit, bien sûr, ce pourrait bien être moi, car non seulement j’admets, comme tout le monde, que le préservatif protège du virus du Sida lors d’une relation sexuelle, mais je comprends aussi la position du pape, qui dit l’évidence, c’est à savoir qu’on n’attrape pas non plus le Sida en ne faisant pas l’amour du tout. Quant aux raisons qui poussent le pape à faire la promotion de l’abstinence plutôt que du préservatif, elles le regardent lui plutôt que moi, lui et les catholiques, dont je ne suis pas. Moi qui ne suis pas le pape, je recommande l’usage du préservatif à tous ceux qui tiennent absolument à baiser avec quelqu’un dont ils ne connaissent pas le statut sérologique, comme on dit quand on est romantique. Cela dit, on peut aussi ne pas baiser : ce n’est pas une obligation du tout, contrairement à ce qu’on pourrait croire, par les temps qui courent. « Par ailleurs, pour reprendre les termes d’un autre internaute, dans un commentaire laissé plus récemment à la suite du même article, de multiples pratiques sexuelles existent sans qu’on ait besoin de recourir à des préservatifs : s’embrasser, se caresser, se masturber mutuellement, se doigter… » C’est très juste, et cela me conforte dans l’idée que la lutte contre le Sida est devenue une religion bien peu tolérante. Non seulement, par le mépris de l’abstinence qu’elle promeut, elle n’est pas loin de faire honte à ceux de ces adeptes qui n’auraient pas de relations sexuelles, mais encore prétend-elle leur dicter la manière dont ils doivent faire l’amour ! Avant que l’homosexualité n’entre dans les mœurs, il n’était permis de faire l’amour qu’avec des personnes du sexe opposé. Mais à présent que les mœurs se sont si durement relâchées ou plutôt si sévèrement libérées, il n’y a toujours, selon la nouvelle religion, qu’une honnête façon de faire l’amour : il faut désormais qu’il y ait, nécessairement, pénétration d’un orifice. C’est sur ce terrain-là, celui de la pénétration, que s’est déplacée l’obligation. (Quel pédé ne s’est jamais entendu poser cette question : « Actif ou passif ? ». On peut être l’un ou l’autre. On peut être les deux. Mais si l’on n’est ni l’un ni l’autre, c’est déjà beaucoup plus suspect. Heureusement, il reste la pénétration de la bouche. Tout s’arrange.) On sait bien qu’il n’y a qu’en usant du préservatif qu’on peut se protéger du Sida : on nous le répète assez comme cela ! C’est donc que n’est pas très orthodoxe le safe sex, dont l’invention du terme coïncide pourtant, je crois (mais je n’en jurerais pas (après tout, ces pratiques sont vieilles comme le monde)), avec l’apparition du Sida et donc de la lutte contre lui, ce nouveau sacerdoce ! J’exagère, bien sûr. Tout est permis, plutôt que l’abstinence. Le safe sex est l’abstinence du nouveau dogme. Nos nouveaux prêtres nous le permettent évidemment, mais uniquement dans la mesure où il est préférable à l’absence de sexe.

02:32 Publié dans 2009, Hévrèse, Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23/03/2009

L'autre préservatif

            « Mon premier réflexe a été de penser que le pape n’avait probablement pas prononcé la phrase qui fait actuellement scandale et dont Maître Eolas donne dans son blogue une transcription (pour la dénoncer comme fausse, évidemment) : « Je dis que le préservatif est inefficace contre le Sida, surtout n’en mettez pas en cas de relation sexuelle passagère ». Si je dis que Maître Eolas en donne une certaine transcription, c’est parce qu’il y en a eu probablement beaucoup d’assez semblables, mais aussi fausses les unes que les autres, puisque le pape n’a rien dit de tel… »

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13:11 Publié dans 2009, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04/09/2008

Musulmanisme ou musulmanie ?

            « Puisqu’il n’est plus permis de faire de l’islam une religion en isme, comme les autres (christianisme, judaïsme, etc.), étant entendu que l’islamisme n’a rien de commun avec l’islam (si ce n’est à peu près tout ce qui fait l’islam, puisqu’il en est une interprétation radicale ou intégriste, c’est-à-dire fidèle et littérale), je propose d’utiliser ce néologisme de mon invention… »

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19:30 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

03/06/2008

Nouvelle remarque sur l'annulation d'un mariage

            « On nous dit que la récente annulation d’un mariage entre deux personnes de confession musulmane par le tribunal de grande instance de Lille n’est pas une affaire religieuse, parce que ce n’est pas la perte de virginité de la femme qui a permis une telle décision de justice, mais bien le mensonge que celle-ci avait fait au sujet de celle-là. Et d’ailleurs, même si la virginité avait été le fond du problème, l’affaire n’en aurait pas été plus religieuse, parce que l’islam, apprend-on, ne fixe aucunement la virginité des femmes comme condition du mariage ! Je l’ignorais. Quant à moi, je prétends qu’il n’est question dans cette affaire que de religion, et d’une seule religion, c’est-à-dire de l’islam ! Un mensonge bien plus grand que celui commis par la femme à conduit à l’annulation de son mariage… »

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16:21 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

29/05/2008

Sur l'annulation d'un mariage

            « La presse rapportait aujourd’hui que le mariage de deux personnes de confession musulmane avait été annulé par le tribunal de grande instance de Lille, au mois d’avril de cette année, parce que la femme avait menti à son mari en prétendant être vierge, ce que celui-ci n’avait pu vérifier lors de la nuit de noce, faute de traces de sang sur les draps du lit nuptial… »

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23:08 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

04/05/2008

Odi et amo (satire)

            « Même si je sais que la tentation est souvent grande, quand on aime vraiment, de faire connaître au monde l’intensité de son amour, je suis de ceux qui pensent qu’il est sans doute plus prudent de le garder secret en le cachant aux regards des envieux. Les anciens craignaient de proclamer leur bonheur, de peur d’attirer sur eux le mauvais œil… »

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13:23 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

26/03/2008

Trois mots sur les mises à mort

            « Fondateur du cynisme et sans doute, de tous les élèves de Socrate, celui qui lui ressemblait le plus par la manière de vivre (c’est-à-dire à peu près comme un clochard !), Antisthène, se mourant d’une grave et douloureuse maladie, reçut un jour la visite de Diogène, qui lui demanda s’il n’avait pas besoin d’un ami, à ce que rapporte Diogène Laërce… »

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23:56 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24/03/2008

"Modernité du cynisme, actualité de Diogène" !


            « De nos jours, les auteurs du passé ne semblent plus avoir d’intérêt pour nous que dans la mesure où ils sont modernes et les sujets dont ils traitent  actuels. C’est si vrai que je me surprends parfois à plaindre sincèrement les contemporains d’Aristophane, de Virgile, de Corneille ou de Racine (je cite ces noms au hasard et sans aucune arrière-pensée) qui, n’ayant pas eu la chance de vivre à notre époque, ne soupçonnaient évidemment pas tout ce qu’il y a de modernité et surtout d’actualité dans Le Cid ou Les Géorgiques… »


Lire la suite : ‘‘Modernité du cynisme, actualité de Diogène’’ !


19:50 Publié dans 2008, Hévrèse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note