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<title>Un jardin d'Adonis - damis</title>
<description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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<title>Dimanche 18 octobre 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 04:15:35 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’en suis encore tout retourné. Hier soir, en sortant du bar que tient le bel Ascagne, à la suite d’Aribaze et de ma sœur, qui voulaient fumer dehors leurs cigarettes, comme c’est désormais l’usage, juste après avoir encore une fois failli me prendre la porte (qui se referme toujours trop vite) dans la figure, j’ai trouvé entre mes deux fumeurs, qui venait d’arriver, le sublime Callias, tout sourire et dont les invraisemblables paroles, me faisant l’effet d’un coup de poing, m’ont presque fait tomber à la renverse, ou dans ses bras, ou à ses pieds, je ne sais plus&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis ravi de te revoir, Olivier&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», m’a-t-il dit, sincèrement enthousiaste, réellement ravi. Peu de temps après, ma sœur m’a demandé si elle n’avait pas rêvé, ou si le petit Callias, dont elle a su se faire un ami bien plus vite que moi, si l’adorable Callias, dont je me plaignais d’avoir été oublié les deux récentes fois où nous nous étions vus et que, sur le départ, il avait salué tout le monde, sauf moi, si donc Callias avait bien dit qu’il était ravi de me revoir. «&amp;nbsp;Oui, c’est bien ce qu’il semble avoir dit. Peut-être le fait que je sois passé dignement devant lui sans un mot, la dernière fois, alors que tout le monde était en train de le saluer, l’a-t-il fait réfléchir et comprendre que j’avais été blessé qu’il m’ait ignoré plusieurs fois si ostensiblement.&amp;nbsp;» Quand ensuite, prenant mon courage à deux mains, j’ai dit à Callias que, par deux fois, il avait oublié de me saluer, lorsque nous nous étions vus, les semaines précédentes, il a prétendu ne pas s’en être rendu compte, ce qui, lui ai-je fait remarquer (ne sachant trop s’il me fallait le croire), était encore plus vexant&amp;nbsp;! Plus tard, dans la soirée, comme j’étais en train de parler avec le gros et rubicond Léonard, un Allemand de Pologne venu se réfugier avec ses parents dans les Landes après la guerre et devenu, depuis, cultivateur le jour et, le soir, un habitué du bar du bel Ascagne, j’ai senti la main de Callias me caresser doucement le dos, puis, quelques instants après, les cheveux, pour attirer gracieusement mon attention. Je lui ai répondu par des sourires. Il a demandé à son ami Nicagoras de nous prendre en photo l’un à côté de l’autre et presque tête contre tête. J’ai fait inviter Callias au dîner chez ma sœur, samedi prochain. Il en était encore une fois ravi. «&amp;nbsp;Ravissant et ravi&amp;nbsp;» pourrait être sa devise. Puisque j’ai parlé de Nicagoras (peut-être d’ailleurs l’ai-je déjà évoqué dans ce journal, mais probablement sans être allé jusqu’à lui donner de nom), je vais en dire un peu plus sur lui&amp;nbsp;: c’est un ancien ‘‘plan cul’’, comme on dit, avec qui je m’étais très bien entendu sexuellement, et réciproquement, comme il me l’avait lui-même assuré, mais qui, pour une raison que j’ignore (sans doute à cause d’une parole maladroite ou déplacée de ma part (c’est du moins le sentiment que j’en ai)) n’avait plus voulu me revoir. Lui aussi est un habitué du bar du bel Ascagne. Ce dernier m’avait d’ailleurs demandé, il y a quelque temps, s’il n’y avait pas eu quelque chose entre ce Nicagoras et moi. «&amp;nbsp;Si, lui avais-je répondu. C’est un ancien ‘‘plan’’. Mais pourquoi me poses-tu cette question&amp;nbsp;? – J’en étais sûr&amp;nbsp;! Lorsqu’il lui arrive de venir seul ici, après son travail, il reste toujours au moins une petite heure, à parler avec moi ou avec des clients. Mais si tu arrives à ton tour, alors il se dépêche de boire son verre et s’en va… – Oui, je ne sais pas ce que je lui ai fait, mais, soudain, il n’a plus du tout voulu me revoir, sans raison, alors que nous nous étions pourtant mis d’accord pour remettre le couvert.&amp;nbsp;» Quelque chose a dû se passer, tout récemment, qui a permis mon retour en grâce, parce que Nicagoras me parle de nouveau. Peut-être est-ce seulement parce qu’il ne peut pas faire autrement, s’étant avisé que je connaissais Callias, qu’il connaît et fréquente lui aussi. C’est aussi une connaissance de Tityre, qui fut hier soir le premier témoin de ce qui sera probablement une rupture définitive entre Phidippide et moi. Quand je pense que j’ai encore&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/09/jeudi-8-octobre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;tout récemment&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;écrit que j’avais espéré me faire de lui un nouveau meilleur ami&amp;nbsp;! Il y a quelque temps déjà que je le soupçonnais de nous cacher son véritable visage, qu’il a donc fini par nous faire voir hier soir. Avant de rejoindre Aribaze, Thessalonice, Bérélise et ma sœur dans le bar du bel Ascagne, j’étais allé faire un saut chez Phidippide, où se trouvait également Tityre. Je les ai écoutés me raconter la fin de la soirée précédente, à laquelle je n’ai pas participé jusqu’au bout, trop fatigué que j’étais par les efforts que m’avait demandé la préparation du dîner que j’avais donné chez moi et qui s’est d’ailleurs très bien passé. J’avais préféré rentrer me coucher, quand Ascagne, chez qui nous étions allés après dîner, avait fermé son bar. Ce dernier et mes invités avaient continué la nuit à Parthénon, qui est l’endroit qui a leur préférence, depuis qu’il a rouvert. Ils étaient ensuite presque tous allés se coucher chez Osman, Aribaze dans le même lit que Phidippide. Or ce dernier s’est vanté de l’avoir encore une fois possédé, ce qui m’a un peu contrarié, non pas tant le fait qu’Aribaze se laisse posséder par Phidippide que le fait que ce dernier s’en vante, en grande partie pour m’être désagréable, s’imaginant sans doute que j’enrage de ne pas avoir ce que lui croit (bien à tort, comme on va voir) pouvoir prendre quand bon lui semble. Craignant d’être de mauvaise compagnie, j’ai préféré rejoindre les autres chez le bel Ascagne, où Phidippide et Tityre ne sont arrivés que bien plus tard. Là, j’ai rapporté à Aribaze, qui en est tombé des nues, les vantardises de Phidippide. S’il est bien arrivé à Aribaze de coucher quelques fois avec ce dernier, nous nous sommes vite aperçus, en comparant la réalité aux vanteries dont j’avais été le témoin, que Phidippide était bien le vaniteux que je soupçonnais, car Aribaze m’affirme n’avoir couché avec lui que trois ou quatre fois tout au plus. J’ai été à mon tour atterré de ce que Phidippide avait pu dire sur moi à Aribaze. Il a prétendu que je me rendais souvent chez lui, le soir, avec l’envie de le baiser ou de me faire sucer, et qu’il consentait à me satisfaire parce qu’il était pris de pitié pour moi, comme si je ne pouvais pas trouver de ‘‘plan’’ tout seul, alors que je suis objectivement beaucoup plus beau, beaucoup plus jeune et bien moins con que lui&amp;nbsp;! Si je me suis en effet laissé sucer par Phidippide, ce n’est arrivé qu’une fois, parce qu’il le fait aussi bien que Tityre, c’est-à-dire très mal&amp;nbsp;! Phidippide, qui est bipolaire, du moins à ce qu’il prétend (car il est tellement vantard qu’il serait même capable de s’enorgueillir d’avoir des maladies&amp;nbsp;!), ne semble pas avoir compris, sans doute parce qu’il est dans une période de manie, que si des garçons comme Aribaze et moi daignent coucher avec des hommes tels que lui, c’est-à-dire bedonnants et dégarnis, c’est uniquement par commodité&amp;nbsp;: faute de temps ou d’énergie, plutôt que de chercher mieux, il arrive qu’on préfère aller se vider, comme dirait Damis, au plus près, c’est-à-dire dans cet ami entre deux âges qu’on sait disponible, parce qu’il ne laisserait jamais passer une telle occasion, non pas de coucher avec des garçons (ce qu’il peut faire encore), mais de coucher avec des garçons qui le connaissent et qu’il connaît, et surtout qu’il trouve désirables. Aribaze était si furieux qu’il a immédiatement envoyé un SMS à Phidippide pour lui demander ‘‘de l’oublier’’&amp;nbsp;! Quant à moi, un peu plus tard, quand enfin Phidippide nous eut rejoints, je me suis entendu traiter par lui (qui était sans doute contrarié d’avoir été si sèchement congédié par Aribaze) de «&amp;nbsp;putasse&amp;nbsp;» (je le cite) devant Tityre qui l’accompagnait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;T’as encore fait ta putasse, hein, &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;tu peux&lt;/span&gt; pas t’en empêcher, sale putasse&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Je ne sais si ce mot de putasse peut s’appliquer aux personnes ayant fait ce que Phidippide me reprochait (c’est-à-dire d’avoir cherché à confondre, il est vrai, quelqu’un que je soupçonnais fort de n’être qu’une canaille, absolument malhonnête, fausse et probablement dangereuse) ou s’il a choisi ce mot pour me blesser davantage, par allusion à l’origine peu reluisante d’une partie de mes revenus. Dans tous les cas, sans bien sûr vouloir défendre la prostitution, que je réprouve absolument et condamne de toutes mes forces, cela devrait aller sans dire et ce n’est pas moi qu’on prendra en train d’en faire l’apologie, ah ça non&amp;nbsp;! plutôt crever (même si, bien sûr, je suis contre le meurtre ou le suicide, oh là&amp;nbsp;! attention, on ne plaisante pas avec ces choses-là), je préfère infiniment me laisser aimer à vil prix plutôt que de recevoir le mépris de Phidippide en paiement de tout ce que j’ai fait pour lui, c’est à savoir lui présenter toutes les personnes grâce auxquelles il n’est pas totalement seul dans cette ville, seul avec cet amant qui porte le même nom que moi, qu’il n’a jamais voulu nous présenter (si jamais il existe vraiment) et qui ne voudrait plus coucher avec lui depuis plus d’un an, nous dit-il&amp;nbsp;! Phidippide affecte de ne pas comprendre pourquoi cet Olivier qui n’est pas moi, cet &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;alter ego&lt;/em&gt;, ai-je parfois pensé, à cause des confidences que me faisait sur lui Phidippide, qui s’amusait de la curiosité qu’il excitait en moi, ne veut pas coucher avec lui… Mais c’est parce qu’il est complètement fou, parce qu’il est profondément mauvais et parce que, malgré toute l’application qu’il met à s’attacher ce garçon qu’il prétend qu’il l’aime, il n’a pas encore su détruire en lui l’instinct de conservation&amp;nbsp;! Connaissant Tityre, qui était le seul témoin des insultes que m’adressait Phidippide, mais qui ne veut jamais se brouiller avec personne, je suis allé chercher les autres à l’intérieur du bar (car cette scène se passait encore une fois dehors, pendant que Phidippide et Tityre fumaient des cigarettes), pour les prendre tous à témoin&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Regardez le vrai visage de Phidippide. C’est moi qui vous l’ai présenté, je le sais bien, mais je le regrette infiniment. Si vraiment vous êtes mes amis, je vous demande de ne plus être le sien.&amp;nbsp;». Je n’ai pas eu beaucoup à insister (sauf, bien sûr, avec Tityre, pour la raison que j’ai dite), parce que tous les présents (Osman mis à part, qui &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;n’était&lt;/span&gt; pas des nôtres hier soir) m’ont dit que la fourberie de Phidippide se voyait de loin, qu’il la portait pour ainsi dire sur la figure. Thessalonice a même ajouté que nous n’avions vraiment pas besoin d’un second Cyrille, autre grand menteur et manipulateur devant l’Eternel, mais dont c’est ma sœur qui a eu à souffrir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Mercredi 22 juillet 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/23/mercredi-22-juillet-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Thu, 23 Jul 2009 03:22:12 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette après-midi, vingt-deuxième séance chez Tirésias, que je vois peu pendant ces mois de vacances, durant lesquels il prend beaucoup de repos. Nouvelle preuve du mieux social que j’ai pu observer en moi&amp;nbsp;: pour la première fois de ma vie, j’ai ‘‘fait’’ les fêtes de la Madeleine, presque entièrement, c’est-à-dire toutes les nuits, sauf la première, et en portant à chaque fois, du moins en haut,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gayattitude.com/photo/o/l/olivier-bruley/20090723-1689811104a67b779f02c5.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le costume rouge et blanc des &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;festayres&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Ces fêtes ont pris fin cette nuit. Mnasyle y est venu, pour passer deux jours avec moi. A la soirée chez Osman, j’ai senti que plusieurs des pédés qui étaient invités (non pas des amis directs, mais des amis d’amis) avaient espéré me prendre Mnasyle, ce que m’a confirmé Phidippide, qui a surpris quelques conversations absolument navrantes et dans lesquelles il fut fait montre du plus grand mépris à mon égard. Mon humeur s’en est beaucoup assombrie et j’ai fini par me sentir obligé de me mettre en colère contre Mnasyle, parce qu’il ne cessait de dire à qui voulait l’entendre qu’il ne savait pas s’il allait quitter son ami de Pau, ce que je trouvais insultant pour moi, qu’il n’était donc pas sûr d’aimer autant qu’il le montrait (car j’ai déjà dit qu’il était très démonstratif), ce que je puis comprendre, bien sûr, mais qu’il aurait tout de même pu garder pour lui, plutôt que d’en faire la confidence à tous mes amis&amp;nbsp;! J’ai perdu mon sang-froid quand je me suis aperçu, durant l’explication que je tentais d’avoir avec lui, que Mnasyle ne me laissait jamais le temps de seulement dire une phrase entière&amp;nbsp;! Même et surtout dans les disputes, ce garçon est un véritable moulin à paroles&amp;nbsp;! Perdant patience, j’ai préféré rompre avec lui et l’ai donc traîné de chez Osman jusque chez moi, pour avoir le plaisir de le jeter dehors, avec toutes ses affaires, geste absurde, que je regrette beaucoup à présent, mais j’avais énormément bu (comme d’ailleurs lui), ce qui n’est pas ma seule excuse, car je me permets de rappeler à mon blond lecteur que je dois également composer, sobre ou aviné, avec ma névrose, celle-là même qui me fait payer les consultations d’un Tirésias, à moi qui suis si pauvre&amp;nbsp;! J’ai l’impression de ne faire qu’aujourd’hui mon éducation sentimentale, ai-je encore confié à ce dernier. Mais c’est vraiment très décourageant, tous ces échecs, si rapides à chaque fois, et avec des garçons qui me plaisent tant, et à qui je plais aussi. Cette fois-ci, j’avais réussi à dormir sans grande difficulté avec Mnasyle durant la première nuit (la seconde ayant été celle de notre séparation). Sans doute cette facilité s’explique-t-elle, il est vrai, en vertu du principe que j’ai relevé lors de la&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/08/mardi-7-juillet-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080; font-size: small;&quot;&gt;précédente séance&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;chez Tirésias, selon lequel je ne puis m’attacher vraiment qu’à quelqu’un qui ne l’est à moi que très relativement, comme j’ai fini par sentir que c’était le cas de Mnasyle, à qui son cocu ne cessait de téléphoner, ce qui me donnait l’impression que, même s’il était assis à mon côté pendant ses conversations avec l’autre, il n’était pas vraiment avec moi&amp;nbsp;: quelque chose, quelqu’un, c’est-à-dire son ami de six ans, l’appelant loin de moi, l’empêchait d’être tout à moi, ce que&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ressentant, je me trouvais paradoxalement, c’est-à-dire ‘‘névrotiquement’’, rassuré&amp;nbsp;: s’il n’était pas tout à moi, c’est que je n’étais pas tout à lui, et je pouvais donc dormir avec Mnasyle sans risquer de m’en sentir étouffé, contrairement à la dernière fois&amp;nbsp;: je n’étais au contraire pas loin d’avoir &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;besoin&lt;/em&gt; de dormir avec lui, pour posséder davantage ce que je sentais m’échapper. Ces expériences ne sont pas des échecs, me dit Tirésias, mais des leçons à retenir, pour ne plus reproduire les mêmes erreurs à l’avenir, pour avancer, pour aller mieux. C’est d’abord par amour-propre que je me suis mis en colère contre Mnasyle&amp;nbsp;: je n’ai pas supporté qu’il se demande, devant une bande de pédés qui semblait elle-même penser que je n’étais pas assez bien pour lui, qui était le plus désirable de son amant palois ou de moi. Je me suis senti mésestimé, méprisé. Encore une fois, c’est à cause du sentiment que j’ai qu’on a de ma valeur que je perds le contrôle de mes angoisses. J’ai bien trop d’amour-propre et manque encore de beaucoup d’assurance, pour arriver à plus de détachement quant à cette question finalement sans importance&amp;nbsp;: qu’importe donc en effet ma valeur, puisque le temps passe&amp;nbsp;? Tout se dégrade. Le cocu du Béarn a rapidement compris qui j’étais parmi les ‘‘amis’’ de Mnasyle sur son &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;. Il a dû taper ensuite mon nom dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Google&lt;/em&gt; et trouver ainsi l’adresse de ce blogue, dont il a parlé à son amant, qui s’est ensuite empressé d’en parler à son tour à mes amis, qu’il est allé retrouver l’autre soir après avoir été mis à la rue par moi. Tityre, Osman, Cléomédon, Parthénie, Damis et tous les autres connaissent donc désormais ou connaîtront très bientôt l’existence de ce journal. J’ai ressenti hier soir comme du reproche dans la voix de quelqu’un, chez Tityre, qui me parlait de mon blogue comme s’il m’avait pris en faute en en apprenant l’existence, comme si j’avait tout fait pour le cacher et que j’avais été enfin découvert. Mais c’est absurde. Je &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;publie&lt;/em&gt; ce blogue, que je signe de mon véritable nom. Je ne vois donc pas comment on pourrait croire que j’ai voulu me cacher. Mais il est vrai que j’avais pris le parti de ne jamais en parler à mes familiers, dans l’espoir de les en laisser ignorants, afin de pouvoir parler d’eux ou des sentiments qu’ils m’inspirent le plus librement possible, c’est-à-dire loin de leurs regards. Parviendrai-je à rester aussi sincère à l’avenir&amp;nbsp;? Je ne sais… Il n’y a sans doute qu’à Phidippide que j’avais parlé de ce blogue, parce qu’il pourrait être mon avocat, si la plainte que le grotesque Monsieur Véto (instrumentalisant la justice dans le but de me nuire) a portée contre moi aboutissait à mon procès&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Vendredi 17 juillet 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/18/vendredi-17-juillet-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Sat, 18 Jul 2009 04:15:29 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Que je dise à présent avec quel genre d’individu ma sœur partage sa vie. Cyrille n’a pas voulu être du dîner que donnait Julie lundi dernier pour fêter son anniversaire&amp;nbsp;: ne voulant pas voir l’une des invités, avec laquelle il est en froid, il a préféré aller passer la soirée chez l’un de ses frères. Mais comme ce frère s’est couché tôt, le grand C s’est retrouvé seul à attendre dans sa voiture (celle de ma sœur, en réalité, puisque la sienne est en panne) que cette dernière lui téléphone pour lui annoncer le départ de ses hôtes. A minuit, c’est lui qui a téléphoné, parce qu’il n’en pouvait plus d’attendre dans la voiture. Ma sœur l’a envoyé paître&amp;nbsp;: il lui avait déjà gâché&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/13/samedi-12-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le jour où elle avait obtenu son diplôme&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, il n’allait pas non plus lui gâcher ses trente ans&amp;nbsp;! Vers une heure, il est entré dans l’appartement, sans avoir un regard pour personne. Il a seulement pris une cigarette dans le paquet de ma sœur, puis est allé s’enfermer dans la chambre. «&amp;nbsp;Pourvu qu’il n’en ressorte pas avec son fusil&amp;nbsp;», me suis-je dit. Le lendemain, mardi 14 juillet, c’était ma mère qui nous avait invités à dîner, pour fêter cette fois en famille l’anniversaire de ma sœur. Curieusement, il ne fut question à aucun moment du cadeau que lui avait fait Cyrille. Ayant revu Julie hier après-midi, je lui ai donc demandé ce que celui-ci lui avait offert. «&amp;nbsp;Il doit m’offrir un CD, quand il aura de l’argent. Et autrement, il m’a offert il y a quelques jours une moto qui ne roule pas. Il devait la réparer, mais elle est toujours en panne. De toute façon, je lui ai demandé de la revendre, parce que je n’ai pas envie de payer ni le casque ni l’assurance.&amp;nbsp;» Cyrille s’était offert il y a un peu plus d’un an une espèce d’épave roulante qu’il appelle une voiture de collection. Evidemment, il est impossible de faire un peu de route avec un tel véhicule, et encore moins d’y transporter le matériel nécessaire au fonctionnement de l’entreprise qu’il a créée il y a quelques mois. Il a donc acheté récemment un 4x4 d’occasion, mais qui est déjà en panne, comme je disais. Son entreprise bat de l’aile. Il a très rapidement employé trop de personnes. Je crois savoir qu’il ne pourra bientôt plus faire face aux nombreuses charges qu’impliquent pour son entreprise l’emploi de cinq bûcherons. Un ancien employé, qui ne travaille plus pour lui, le traîne déjà devant les prud’hommes. Un autre est prêt à témoigner en faveur du premier. Cyrille, qui est un vrai panier percé, a cruellement besoin d’argent. Il voudrait revendre sa ‘‘voiture de collection’’. Il en demande 3000 EUR. Comme elle ne les vaut pas, il ne trouve évidemment pas d’acheteur, pas même chez les amateurs, et il n’y a guère que des amateurs pour vouloir acheter de telles épaves. Peut-être Cyrille est-il un brave type (ce dont je dois dire que je doute beaucoup pour ma part, comme d’ailleurs la personne qu’il ne voulait pas voir lundi dernier, et précisément parce qu’elle nourrit de grands soupçons à son encontre, cause de leur brouille), mais il a tout d’un tocard&amp;nbsp;! Le plus attristant est qu’il est sans doute ce que sa famille a produit de plus évolué&amp;nbsp;! Il vit très clairement aux crochets de ma sœur. C’est un aventurier de bas étage, de province, sans aucune envergure, un menteur, un profiteur, probablement infidèle, et se permettant néanmoins d’être jaloux. Peut-être même est-il un peu pédé sur les bords, si j’en crois ce que m’avait dit Camille de&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/09/15/dimanche-14-septembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;l’épisode de la salle-de-bain&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Cyrille me fait d’ailleurs parfois des descriptions un peu trop inspirées de tel de ses bûcherons, qui serait bisexuel et dans les bras duquel il voudrait me jeter… Tout cela est fort suspect. Mais je dois bien reconnaître à cet imposteur qu’abstraction faite de sa tête, il est plutôt bien fait. J’ai eu des nouvelles de ce chien d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, autre grand imposteur devant l’éternel&amp;nbsp;! Il doit se faire opérer dans quelques jours de la vésicule biliaire, je crois, mais doit rester hospitalisé une bonne dizaine de jours, à cause du mauvais état général de sa santé. Le pauvre doit y subir aussi toute une série d’examens, dans l’espoir d’expliquer enfin l’inexplicable, c’est à savoir pourquoi, comment et peut-être aussi combien de temps peut exister, ou seulement tenir debout, une créature si évidemment peu viable que lui&amp;nbsp;! Il est malade. Tout dans son corps se dérègle, à ce qu’il me raconte. «&amp;nbsp;J’ai peur&amp;nbsp;», m’a-t-il dit, exactement en ces termes, qui ont l’impudeur du désespoir, «&amp;nbsp;voudras-tu bien me rendre visite, pendant mon hospitalisation&amp;nbsp;? – Non, je n’ai pas assez d’argent pour venir à Bordeaux, et puis, de toute façon, j’ai rencontré quelqu’un. J’aime mieux passer du temps avec lui.&amp;nbsp;» Je ne m’explique pas comment &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; peut croire encore à notre amitié, après tout ce qu’il m’a fait (le détournement de Camille), après les multiples déclarations de haine que je lui ai faites, après les menaces, le chantage, et surtout mon mépris, que je ne me donne même plus la peine de lui cacher. Quand je pense qu’il n’a pas seulement été capable de bander,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/03/12/mercredi-11-mars-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;la dernière fois qu’il est entré dans mon lit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;! Et il ose se rappeler à mon souvenir, apparemment sans rougir du tout. Je ne le comprends vraiment pas. Peut-être est-il tout bêtement d’une connerie abyssale. Mon ami &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, qui a été amené à le croiser quelquefois chez des amis d’amis, me dit que ce grotesque (il est d’accord avec moi sur ce point) est sans doute beaucoup plus vieux qu’il ne veut bien le reconnaître. Comment donc n’y ai-je pas pensé tout seul&amp;nbsp;? C’est pourtant l’évidence,&amp;nbsp;et la preuve qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; est, paradoxalement (c’est-à-dire malgré tout ce qu’il y a d’impuissance en lui), un imposteur de génie. (Il est vrai que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; est une mauvaise langue&amp;nbsp;: hier encore, il me disait avec un plaisir évident qu’il trouvait que j’avais beaucoup vieilli depuis un an que nous nous connaissons&amp;nbsp;! Il faisait plus particulièrement allusion à mes pattes d’oies, dont je ne saurais nier l’évidence, mais qu’il pourrait tout de même avoir la délicatesse d’ignorer… Plus je sors tard, plus je bois d’alcool, plus on fume autour de moi, et plus ces odieuses petites rides me paraissent voyantes le lendemain matin. Il faudrait que je ne rie plus du tout, ni même ne sourie&amp;nbsp;! Mais les occasions me semblent hélas justement chaque jour plus nombreuses de rire, non plus même de tous ces hommes auquel je me mêle de nouveau, mais de rire &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;avec&lt;/em&gt; eux, parmi lesquels j’ai fini par trouver sans doute tout ce que je méritais d’amis&amp;nbsp;! C’est dire si je suis tombé bas&amp;nbsp;!) C’est probablement parce qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; a bien dix ans de plus qu’il ne le dit qu’il est déjà si décrépit&amp;nbsp;! Comme disait mon arrière-grand-mère, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;crois-le ou non&lt;/em&gt;, mon blond lecteur, mais &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aschenbach&lt;/span&gt; agonisant dans le film de Visconti a encore l’air plus pimpant que mon &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, qui se fait aux cheveux la même teinture d’un noir de jais, alors qu’il est déjà si pâle, puisque toujours malade&amp;nbsp;! C’est probablement la bonne humeur qui me fait écrire tant de méchancetés. Les fêtes de la Madeleine ont commencé aujourd’hui. Demain soir, après le dîner chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, je dois aller chercher à Pau le petit &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt;, pour le ramener avec moi à Mont-de-Marsan. Nous irons sans doute faire un tour à la fête, peut-être avec ma sœur, ou bien avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt;, Osman, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; et compagnie. Dimanche, nous sommes invités à passer le début de la soirée chez Osman, où il devrait y avoir foule. (Je m’entends très bien avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt;. Il est une espèce de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; que l’obésité de menacerait pas encore. Je perds un temps fou à parler avec lui sur MSN, à le regarder ‘‘en &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;cam&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;’’ me faire de grands sourires ou me montre sa queue. J’ai l’impression de le connaître depuis des lustres, alors qu’il ne doit pas y avoir plus de quinze jours.) A l’une de ses amies, qui lui conseillait de quitter son Cyrille pour quelqu’un de plus mûr, ma sœur, répondant que les hommes plus mûrs étaient généralement déjà mariés, a fait cette étrange confidence qu’elle avait depuis longtemps le pressentiment qu’elle terminerait sa carrière amoureuse en tant que la maîtresse d’un homme marié. Il me semble que c’est justement ce que je suis en train de devenir moi-même&amp;nbsp;: la ‘‘maîtresse’’ d’un jeune homme (&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt;) déjà marié (c’est-à-dire lié à un autre homme depuis six ans déjà). Je m’amuse souvent à appeler l’amant de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Phidippide&lt;/span&gt; ‘‘la légitime’’. La légitime refuse absolument de rencontrer personne et porte le même prénom que moi, ce qui excite encore un peu plus ma curiosité et mon désir de connaître un jour cette sorte d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;alter ego&lt;/em&gt;, cette espèce de négatif de moi, qui ne suis, en l’occurrence, que ‘‘la favorite’’, condition qu’on pourrait croire préférable, mais dans laquelle je ne puis m’empêcher de finir par penser que, malgré tout ce qui fait mon charme, je suis apparemment entièrement dépourvu de ce qu’on recherche habituellement chez un homme pour en faire sa légitime épouse, si du moins mon lecteur veut bien me permettre de mélanger ainsi les genres, ce que, bien sûr, je ne fais que pour plaisanter, car il n’y a pas moins adepte que moi de la religion &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;homosexualo&lt;/span&gt;-&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;trans-genre&lt;/span&gt; et de toutes les bouffonneries conceptuelles que la fierté mal placée de ses disciples leur inspire. C’est simple, je crois bien que j’ai aussi peu d’affinités avec eux qu’avec les sectateurs de Mahomet. Si je ne craignais pas d’être encore convoqué par la police, qui est donc apparemment aussi une police de la pensée et lit peut-être toujours ces pages, j’écrirais à propos de ceux-ci comme de ceux-là que je ne comprends vraiment pas comment ils ne se sentent pas plus confus d’exposer si haut leurs fondements, que ce soit pour se soumettre davantage à leur Allah ou pour mieux se faire mettre après leur grand tralala. Parfois, je me dis que, si les mahométans se prosternent comme ils font, c’est pour enfouir leurs têtes dans le sol, pareils à des autruches qui auraient honte d’avoir la religion la plus conne du monde, comme je crois qu’avait dit Michel Houellebecq. Et d’autrefois, je souhaiterais presque aux plus fiers participants des défilés homosexuels d’adopter certain costume islamique, dont il a beaucoup été question&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blog.olivier-bruley.gayattitude.com/20090630175852/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;dernièrement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;et dans lequel, finalement, ils me feraient sans doute moins honte. Mais bien sûr, tout cela, que je viens certes d’écrire, je ne le pense pas &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;vraiment&lt;/em&gt;, cela dit (si du moins c’est suffisant) pour me mettre en conformité avec la loi&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Jeudi 9 juillet 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/10/jeudi-9-juillet-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Camille</category>
<category>Corydon</category>
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<category>Journal</category>
<category>Mnasyle</category>
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<category>Pélagie</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Fri, 10 Jul 2009 03:57:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Mnasyle&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/09/mercredi-8-juile-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Son nom fait palpiter mon cœur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Je l’aurais voulu près de moi, hier soir, lors du dîner qu’Osman donnait chez lui. Outre Tityre et Phidippide, il y avait parmi nous un bel hétéro, qui est, je crois, le meilleur ami d’Osman, et deux autres pédés, dont un m’avait apparemment déjà connu, sans que je m’en souvinsse du tout, ce qui a fait beaucoup rire la médisante assemblée, qui en a conclu que j’étais une plus grande &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;salope&lt;/em&gt; encore que notre hôte, ce qui n’est pas peu dire, mais est entièrement faux&amp;nbsp;! Tityre, qui ne manque jamais plus une occasion de me déconsidérer aux yeux des autres, était en train de raconter à tous quel être odieux j’étais («&amp;nbsp;un scorpion, pensez donc&amp;nbsp;!), parfaitement incapable d’aimer. La preuve en était, selon lui, qu’après le déduit, je serais un tel goujat que je ferais toujours dormir mes conquêtes sur le canapé, comme encore tout récemment le pauvre Mnasyle, auquel je semblais pourtant m’être plus attaché qu’à d’autres. «&amp;nbsp;Mais non&amp;nbsp;! Pas toujours, ai-je répondu. Avec Camille dans mon lit, j’arrivais parfaitement à dormir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’est à ce moment que celui des deux pédés qui me disait en effet vaguement quelque chose a cru bon de confirmer qu’il avait bel et bien dormi sur mon canapé, lui aussi, alors que ma chienne avait eu le droit de rester près de moi dans la chambre… (Damis avait également été jaloux de la chienne Pélagie&amp;nbsp;!) «&amp;nbsp;Ah&amp;nbsp;? Nous nous connaissions donc déjà&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Mais je n’avais gardé aucun souvenir de cette éphémère relation, qui ne m’avait apparemment guère durablement impressionné… Je me rappelais bien m’être une fois rendu quelques mois plus tôt chez lui, en compagnie de Corydon, qui le connaît, mais quant au reste… Ce jour-là, mon immémoré c’était abstenu de me rappeler notre première rencontre, en quoi il s’était montré plus courtois qu’hier soir&amp;nbsp;! Avait-il gardé bon souvenir de notre ancienne relation, voulut-on savoir&amp;nbsp;? Apparemment pas… Ce qu’apprenant, Tityre et Phidippide furent ravis d’ajouter qu’eux non plus n’avaient guère été satisfaits de leurs rapports sexuels avec moi… «&amp;nbsp;Et vous croyez dire du mal de moi, en prétendant que je suis un mauvais coup&amp;nbsp;? Mair pour mal baiser, comme pour bien faire l’amour, il faut être au moins deux&amp;nbsp;! Et puis figurez-vous que vous n’êtes pas le centre du monde&amp;nbsp;! Ce n’est pas parce que je me conduis d’une certaine façon avec vous que j’ai nécessairement la même conduite avec d’autres&amp;nbsp;! Est-ce qu’il ne vous a jamais traversé l’esprit que si je vous avais paru un si mauvais coup, c’était peut-être tout simplement parce que je n’avais pas spécialement envie de baiser avec vous&amp;nbsp;? – Mais alors pourquoi, m’a demandé celui des deux autres pédés que je ne connaissais pas, pourquoi as-tu couché avec eux, si tu n’en avais pas vraiment envie&amp;nbsp;? – Mais c’est parce que je ne veux pas être contrariant&amp;nbsp;! – Dans ce cas, c’est bien ce que nous disions, tu es vraiment la dernière des salopes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» A quoi n’ayant su que répondre, je me suis contenté de me resservir de vin. «&amp;nbsp;Mais pourquoi donc m’invitez-vous à vos dîners, si vous me trouvez si détestable que vous le dites&amp;nbsp;? – C’est parce que tu rends bien sur les photos&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Car, je l’ai peut-être déjà dit dans ce journal, le plus souvent, je passe aux yeux de ces messieurs pour un gentil écervelé, enfin, pour un méchant écervelé… «&amp;nbsp;Je sais bien que vous me prenez pour un idiot. Mais moi, si je vous fréquente, c’est justement pour m’épargner d’avoir à penser&amp;nbsp;! Et si vous me souffrez si complaisamment, ce n’est pas parce que je rends bien sur vos photos, mais parce que vous vous croyez autorisés, pour me voir faire bonne figure, à rire de moi, à vous moquer, à être blessants.&amp;nbsp;» Mais ce n’est pas parce que je gardais un sourire de façade, hier soir, que je n’étais pas profondément blessé par les paroles de mes convives. C’est pourquoi j’ai peut-être bu plus qu’à mon habitude (d’où l’ivresse que je me suis empressé de noter hier soir dans ce journal à mon retour chez moi)&amp;nbsp;: afin de m’aider à entendre cet incessant persiflage&amp;nbsp;; c’est aussi pourquoi j’aurais voulu Mnasyle près de moi&amp;nbsp;: pour continuer à flirter avec lui plutôt que d’écouter tous ces médisants si satisfaits d’avoir avec eux de qui médire. Je perds des heures à &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;chatter&lt;/em&gt; sur MSN avec Mnasyle. J’ai déjà presque épuisé mon forfait téléphonique du mois, à force de l’appeler. Et j’ai dû consommer en quelques jours, à cause de mes allées et venues pour le voir, l’essence de deux ou trois mois ordinaires&amp;nbsp;! Je voudrais qu’il vienne ici pour les fêtes de la Madeleine, mais il n’est pas sûr de pouvoir se libérer, se libérer de son travail, de son amant, de sa vie d’avant moi. Après le dîner, nous sommes allés vider d’autres verres dans le bar tenu par ce petit pédé qui plaît tellement à tout le monde et qui m’a fait quelques jolis sourires. Puis à la fermeture, nous sommes allés au &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Dix bis&lt;/em&gt; écouter des gitans chanter du flamenco, dont c’est en ce moment le festival à Mont-de-Marsan. Là encore, j’aurais voulu que Mnasyle fût avec moi, parce que j’étais heureux d’écouter cette musique, et que mon bonheur aurait été plus complet avec lui près de moi&amp;nbsp;: contre moi. Il y eut un moment où un vieux gitan, apparemment très respecté des autres, s’est mis à chanter à son tour. Mais il avait déjà tellement vécu, tellement fumé, tellement bu, tellement chanté dans sa vie de gitan, il était tellement usé d’être lui, que presque aucun son ne sortait plus de son corps, qui se tendait pourtant encore d’une ferveur impossible&amp;nbsp;: on eût dit que les guitares accompagnaient le chant non pas du silence, mais des dernières angoisses d’une vie joyeuse d’être épuisée. Devant lui, dans son cri inaudible, dansait une jeunesse de sa race, belle et fière, d’un monde complètement autre, inquiétant, absolument étranger au mien, incompréhensible, impénétrable, inaccessible, quoique à portée de main. La musique de ces gitans envers qui j’ai souvent l’occasion d’éprouver la haine la plus viscérale est peut-être la plus belle du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Lundi 18 mai 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cyrille</category>
<category>Damis</category>
<category>Jean-Paul Marcheschi</category>
<category>Journal</category>
<category>Laura</category>
<category>Ma mère</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Mon père</category>
<category>Monsieur Véto</category>
<category>Phédon</category>
<category>Tirésias</category>
<pubDate>Tue, 19 May 2009 02:33:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’apprends à l’instant que Guillaume Cingal est accusé de violences contre un policier. Je n’ai rencontré cet homme qu’une fois,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2007/04/02/dimanche-1er-avril-2007.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;en avril 2007&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, chez Jean-Paul Marcheschi, et c’est à peine si je lui ai parlé, mais je ne crois pas beaucoup m’avancer en disant que Guillaume Cingal ne peut être soupçonné de la moindre violence. Le texte de la&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mesopinions.com/Petition-de-soutien-a-Guillaume-Cingal--enseignant-chercheur-de-Tours-victime-de-repression-policiere-petition-petitions-d8960ceeb48aae3247f8be6f85861a5d.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pétition&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de soutien à Cingal, que j’invite mes lecteurs à signer eux aussi, relate dans quelles circonstances ce pacifique universitaire s’est retrouvé accusé de violences dont il est manifestement innocent. Voilà qui me fait relativiser, comme on dit, mes propres démêlés avec la justice&amp;nbsp;! Et puis moi, au moins, je suis coupable&amp;nbsp;! Enfin&amp;nbsp;: coupable des injures proférées à l’encontre de Monsieur Véto, et non pas de l’apologie qu’on prétend que j’aurais faite de la prostitution. Ce sera demain mon quatorzième rendez-vous chez Tirésias. Mais je n’avais pas encore parlé de la treizième séance (jeudi dernier) dans ce journal. Contrairement à mon habitude, je n’avais pas beaucoup ‘‘préparé’’ cette séance pendant la semaine qui la précédait. Je n’ai pas été aussi ‘‘ouvert’’, pour parler comme Tirésias, aux associations que j’aurais pu faire autrement. «&amp;nbsp;Ce n’est pas grave, m’a répondu le psychanalyste, vous allez faire maintenant, devant moi, ces associations.&amp;nbsp;» Le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.e4.com/skins/series3/pictures-episode10-preview.html?decorator-index=10&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;personnage&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;d’&lt;/span&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.e4.com/skins/series3/pictures-episode8.html?decorator-index=15&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Effy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;dans la série télévisée intitulée &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.e4.com/skins/&quot;&gt;Skins&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, que je regarde sur Internet, en &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;streaming&lt;/em&gt;. Sa grande beauté, que je trouve envoûtante, et à laquelle je suis particulièrement sensible. Ce personnage me fait penser à&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/photo.php?pid=1360641&amp;amp;id=714491529&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ma&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/photo.php?pid=435891&amp;amp;op=9&amp;amp;o=global&amp;amp;view=global&amp;amp;subj=714491529&amp;amp;id=714491529&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;sœur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/photo.php?pid=389171&amp;amp;op=10&amp;amp;o=global&amp;amp;view=global&amp;amp;subj=714491529&amp;amp;id=714491529&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Laura&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, très soucieuse de son apparence, elle aussi. Peut-être même est-elle un peu superficielle, mais je me rends compte que je ne la connais pas assez pour pouvoir en juger.&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.e4.com/picture/0E4B3697-DBDF-444A-8E98-AD27F7B2532C/view.e4&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Leur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/photo.php?pid=1406291&amp;amp;op=2&amp;amp;o=global&amp;amp;view=global&amp;amp;subj=714491529&amp;amp;id=714491529&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;maquillage&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. (Je crois que Laura aime aussi cette série télévisée. Sur MSN, à côté de son pseudo, il y a écrit&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Skins&lt;/em&gt;.) Peut-être m’a-t-il manqué de vivre près d’elle. J’ai longtemps trouvé Julie, mon autre sœur, très belle, elle aussi. Mais moins depuis quelque temps. Je trouve qu’elle devient vulgaire. Je n’aime pas ses manières ni son rire. Je ne sais si c’est lié au fait qu’elle soit avec Cyrille, qui me fait plutôt mauvaise impression. Julie ressemble de plus en plus à mon père. Je regrette d’avoir dit si ouvertement à ma sœur la mauvaise opinion que j’avais de Cyrille. Lors d’une conversation un peu tendue entre elle, ma mère et moi, blessée, elle m’en a fait le tacite reproche&amp;nbsp;; tacite, parce que Cyrille assistait à la conversation. C’est à cause de la tension qu’il y avait à ce moment-là qu’elle s’est &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;laissée&lt;/span&gt; aller à faire à demi-mot cet aveu. Autrement, si elle avait gardé son sang froid, elle n’aurait rien dit et l’aurait gardé pour elle. Ça m’est particulièrement déplaisant, parce que, d’habitude, c’est à ma mère, à qui je ressemble décidément beaucoup, qu’on cache les choses, pour ne pas avoir à subir son silence et son regard réprobateurs et méprisants. Tirésias m’a demandé si j’aimais mes sœurs. Je lui ai répondu que je n’étais pas quelqu’un de très aimant. Mon attachement à elles est d’un autre ordre. Avec Julie, qui a grandi près de moi, c’est le sentiment de possession, mon espèce de droit d’aînesse, qui me tient lieu d’amour. Avec Laura, c’est la fierté que m’inspire sa beauté. Je regrette qu’elle n’ait pas grandi elle aussi près de moi&amp;nbsp;: ç’aurait flatté mon amour propre. J’aurais pu dire au monde&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Voyez le beau patrimoine génétique que nous avons en commun, elle et moi&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» J’avais couché,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/05/13/mardi-12-mai-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;deux jours avant cette séance&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, avec un garçon qui se trouve être le fils de voisins de ma mère. Il m’a dit qu’à l’époque où nous étions adolescents, lorsqu’il vivait chez ses parents et ma sœur et moi chez notre mère, il rêvait de coucher avec Julie, mais aussi avec moi. (Inceste&amp;nbsp;?) Il m’est désagréable que les garçons avec lesquels je couche se connaissent tous. Sentiment d’enfermement. Où que j’aille, je retombe toujours au même endroit. Il n’y a qu’un même et unique réseau de personnes, surtout dans le milieu homosexuel, et tout particulièrement dans une petite ville comme Mont-de-Marsan. Tout se sait. Le garçon qui est le fils de voisin de ma mère connaît Phédon, par exemple, ce Noir avec qui j’ai couché&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/05/02/samedi-2-mai-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;il y a une quinzaine de jours&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, et avec qui il avait lui-même couché, un mois plus tôt. Quant à Damis, que je suis retourné voir l’autre nuit dans sa boulangerie, il connaît l’ami de ma sœur, avec qui il avait sympathisé du temps que celui-ci était serveur dans le bar de cet homosexuel qui m’est tellement antipathique et qui avait fait courir le bruit que j’allais faire la pute à Toulouse, ce qui est entièrement faux. Je pourrais multiplier les exemples. (Damis et moi sommes tombés d’accord sur le fait que nous ne nous étions pas connus au bon moment. J’aurais dû le rencontrer deux ans plus tôt, quand il était encore mince&amp;nbsp;; et lui aurait dû faire ma connaissance dans dix ans&amp;nbsp;: quand j’aurai terminé mon analyse&amp;nbsp;! Alors nous aurions pu nous aimer. Ça s’est joué à peu de choses, finalement&amp;nbsp;: douze années seulement&amp;nbsp;!) «&amp;nbsp;Pourquoi le fait que tout le monde connaisse tout le monde vous dérange-t-il tant&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», m’a demandé Tirésias. Je ne suis pas sûr de le savoir même. Je n’aime pas ce que cette réalité implique, c’est-à-dire que tout se sache, que tout soit répété, qu’il ne soit pas possible de voir ses secrets gardés. «&amp;nbsp;C’est encore le regard des autres, ce regard qui vous est toujours si pénible et qui vous angoisse tant. – Non, ce n’est pas de l’angoisse, que j’éprouve ici, ce n’est pas la peur d’être regardé comme je peux la ressentir dans la rue, dans les bars, dans les discothèques. C’est plutôt de la déception. Je trouve décevant que tous ces gens trahissent si naturellement tant de secrets. Mais si je dois être honnête, il me faut bien reconnaître que je suis affligé du même vice&amp;nbsp;: moi non plus je ne garde pas les secrets, qu’on dirait n’avoir été inventés que pour être trahis.&amp;nbsp;» Puis je suis revenu sur le mensonge que j’avais fait plus tôt au sujet du bruit qu’avait fait courir ce patron de bar sur le fait que j’irais me prostituer à Toulouse. «&amp;nbsp;En fait, je ne vous ai pas tout dit, ai-je avoué à Tirésias. – Vraiment&amp;nbsp;? Dites-moi donc ce que vous ne m’avez pas dit. – Je vous ai déjà expliqué que je ne pouvais pas vraiment avoir de relations avec des hommes de mon âge. C’est presque toujours avec des garçons plus jeunes que je couche, ou avec des hommes plus âgés que moi. Mais avec ces hommes plus âgés, souvent, mais non pas toujours, je me prostitue. Bien sûr, c’est d’abord par nécessité que je le fais, occasionnellement, pour arrondir les fins de mois. Mais je me demande aussi si je ne le fais pas pour avoir un prix&amp;nbsp;: pour me donner du prix. – Bien&amp;nbsp;! Très bien&amp;nbsp;! Nous allons nous arrêter sur cette phrase&amp;nbsp;: ‘‘Avoir du prix’’, ‘‘AVOIR DU PRIX’’, c’est intéressant. C’est bien, que vous arriviez à me dire de telles choses&amp;nbsp;: vous vous prostituez pour avoir du prix…&amp;nbsp;» J’étais sûr que Tirésias apprécierait cette phrase, évidemment formulée en ces termes pour la lui faire relever comme particulièrement signifiante. C’est presque toujours sur ce genre de phrases, que j’ai généralement préparées à l’avance, qu’il clôt la séance. Plus tôt, il m’a fait cette remarque, au sujet de l’amour que j’ai ou n’ai pas vraiment pour mes sœurs&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vous dites que vous ne savez pas aimer, c’est donc que vous savez ce que c’est qu’aimer, ce que c’est que l’amour, puisque vous êtes conscient d’en être incapable.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Samedi 2 mai 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/05/02/samedi-2-mai-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Sat, 02 May 2009 22:37:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Tu peux être fier de toi&amp;nbsp;: tu as gagné. A cause de ta plainte, j’ai passé deux bonnes heures au commissariat de police, pour m’entendre expliquer que j’avais fait l’apologie de la prostitution, que c’était un délit, que j’aurais pu être mis en garde à vue pour cela. Maintenant, quelle sorte de vainqueur seras-tu&amp;nbsp;? Clément ou acharné&amp;nbsp;? Cela ne dépend que de toi et relève de ta liberté et de ta conscience. Tiens-tu réellement à me créer de vrais ennuis&amp;nbsp;? Je veux croire que non&amp;nbsp;et espère donc que tu auras la décence de retirer ta plainte, comme j’ai retiré de mon blogue les injures que j’avais proférées contre toi. C’est uniquement pour te demander de faire cela que je t’écris, et certainement pas pour renouer avec toi. Tout ce que je souhaite, c’est que tu sortes définitivement de ma vie. Je veux pouvoir t’oublier enfin, comme j’avais fait jusqu’alors, et continuer ma route en espérant ne plus jamais croiser de gens tels que toi.&amp;nbsp;» Il me semble avoir retrouvé l’adresse électronique de Monsieur Véto. J’espère qu’elle est toujours valide. C’est cette lettre que je viens de lui envoyer. Osman avait donc rendez-vous hier soir avec le sublime Callias, qui n’était pas à son goût, mais qui était très au mien&amp;nbsp;: le moule qui donne leur forme aux garçons du type qui me plaît le plus semblait avoir été fait sur lui. Plus grand que moi, mince et souple comme une herbe, tel était Callias. J’ai pu constater, en regardant ses photos sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, qu’il fréquentait ou avait fréquenté &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Nicandre&lt;/span&gt;, qui lui ressemble d’ailleurs beaucoup, et la petite &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mélanire&lt;/span&gt;. Hélas, ce n’est pas avec le beau Callias que j’ai &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;failli&lt;/em&gt; baiser, hier soir, mais avec Phédon, un beau petit Guyanais bondissant, qui, après être venu me regarder pisser, comme pour vérifier la qualité de la marchandise, m’a sauvagement embrassé contre le mur des commodités pour me faire comprendre que je pouvais terminer la soirée chez lui, si je le souhaitais. Mais si j’écris que j’ai &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;failli&lt;/em&gt; baiser avec Phédon, c’est parce qu’une fois effectivement rendu chez lui, ayant beaucoup bu et mangé d’un sandwich qui n’était peut-être plus très frais, je fus saisi de nausées qui m’empêchèrent de lui faire ce qu’il aurait voulu. Je n’ai pas eu le temps d’y mettre plus d’un doigt. Pardon pour ces détails, mais le risque était trop grand que je lui vomisse dessus&amp;nbsp;! D’ailleurs, à peine étais-je rentré chez moi que je reprenais les étreintes, mais cette fois avec la cuvette des W.-C., que j’ai beaucoup embrassée, elle aussi&amp;nbsp;! En me réveillant ce matin, c’est-à-dire en début d’après-midi, je me suis aperçu que de petites tâches marron étaient apparues sur ma peau pendant mon sommeil. J’ai réellement cru que c’était le Sida qui venait me faire savoir que non seulement je l’avais attrapé, mais encore qu’il s’était déjà déclaré&amp;nbsp;! Complètement paniqué de me retrouver si tôt à l’article de la mort, je suis allé voir un médecin, qui m’a dit que ce n’était rien de grave&amp;nbsp;: ce n’était que ma peau qui avait cette tendance à produire des tâches marron et il n’était pas même nécessaire d’aller consulter un dermatologue, sauf s’il devait en apparaître trop. Je devais seulement éviter le soleil. Je me suis alors demandé si mon inconscient ne m’avait pas joué quelque tour. Et si je ne m’étais aperçu qu’aujourd’hui de la présence déjà ancienne de ces tâches&amp;nbsp;? Et si mon inconscient me les avait fait paraître plus sombres, plus marron, plus visibles à ce moment précis, je veux dire parce que je venais juste de presque baiser avec un Noir&amp;nbsp;? Je crois qu’il faudra que j’en parle à Tirésias. J’ai toujours pensé n’avoir aucune attirance physique pour les Noirs. Est-ce que, sans le vouloir, je me suis fait trop violence en me frottant à ce Noir, au point d’avoir l’illusion que ma peau devenait semblable à la sienne&amp;nbsp;? Est-ce que la nausée que j’ai eue, hier, n’était pas le fruit de mon imagination, la manifestation physique, comme dans l’hystérie, de causes enfouies, oubliées&amp;nbsp;? C’était Callias que je désirais. Mais justement parce que c’est lui que je désirais vraiment, je n’ai pas eu le courage de rien entreprendre pour le séduire. Au contraire, je me suis laissé draguer par l’autre, par Phédon, le petit Noir, sans lui résister du tout. Je me suis laissé porter par lui, et même littéralement, quand à un certain moment, il s’est emparé de moi, comme un Romain d’une Sabine, pour me faire tournoyer dans ses bras sur la piste de danse. Mais en me laissant faire ainsi, je me demande si je n’ai pas violé une part enfouie de moi, qui ne veut pas du noir. Je suis extrêmement sensible à la blancheur des peaux. Je me souviens que les tétons presque blancs de Camille me rendaient fou. Pendant toute mon adolescence, et longtemps encore après, j’ai absolument refusé de laisser ma peau bronzer au soleil. Que sont donc ce noir et ce blanc qui semblent avoir tant d’importance pour moi&amp;nbsp;? Pureté et impureté&amp;nbsp;? Excréments et lait&amp;nbsp;? Je ne sais. Mes mains tremblent en l’écrivant. C’est sans chercher à faire une heureuse comparaison que j’ai dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;comme un Romain d’une Sabine&amp;nbsp;». Ces mots me sont spontanément venus sous la plume au moment de les écrire. C’en est presque effrayant. &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Romain&lt;/em&gt; est le véritable nom de Camille. Quand j’étais adolescent, je suis tombé amoureux d’une très belle fille qui s’appelait Sabine et dont la peau était d’une éclatante blancheur. Elle s’était jouée de moi, un jour, en me faisant croire être tombée amoureuse d’un garçon qui me plaisait beaucoup lui aussi, et dont j’étais également amoureux. Ce n’était qu’une farce que le garçon et la fille avaient voulu me faire, mais j’avais été absolument incapable de la subir, d’y faire face. Je crois que j’avais eu une espèce de crise de panique&amp;nbsp;: j’étais parti en courant, absolument incapable de me contrôler, absolument incapable de réagir autrement. «&amp;nbsp;Comme un Romain d’une Sabine.&amp;nbsp;» Est-ce que mon inconscient veut me dire que Romain, c’est-à-dire Camille dans ce journal, fut pour moi une nouvelle Sabine, son descendant, et non seulement un nouveau julien ni une nouvelle Anja, rousse elle aussi, et très pâle&amp;nbsp;? Quand je me suis mis dans ce journal à donner des pseudonymes aux personnages de ma vie, j’ai d’abord pris le parti (auquel j’ai renoncé depuis) de donner à mes amants des noms assonant parfaitement entre eux&amp;nbsp;: &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Damis&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Alcide&lt;/em&gt;, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Camille&lt;/em&gt;. Or, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;a&lt;/em&gt; et &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;i&lt;/em&gt; sont les deux voyelles qu’on entend en prononçant le nom de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Sabine&lt;/em&gt;. En inventant Julien, j’avais imaginé que, &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;tel&lt;/span&gt; une dame de l’hôtel de Rambouillet, il s’était donné l’un de ces noms dont précieux et précieuses aimaient s’affubler. Ce nom, c’était &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Daphnis&amp;nbsp;&lt;/em&gt;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;a&lt;/em&gt; et &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;i&lt;/em&gt;, déjà.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dimanche 8 février 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/09/dimanche-8-fevrier-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Mon, 09 Feb 2009 02:27:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les yeux me brûlent. Il ne m’arrive que des malheurs, depuis quelque temps. Les enceintes dont je me servais pour écouter les mp3 de mon ordinateur portable semblent avoir rendu l’âme. Les nombreuses coupures d’électricité qui ont suivi la tempête ont complètement déréglé mon réfrigérateur, qui s’est transformé en congélateur. Je dois faire le contrôle technique de ma voiture avant la fin du mois, mais il faut d’abord que je change les plaquettes de frein et les miroirs des rétroviseurs. Parce que j’étais en retard pour le vernissage au Centre d’art contemporain, jeudi soir, dans ma précipitation, j’ai cassé le flacon de ce merveilleux parfum que m’avait offert ma sœur, qui m’allait si bien, mais qui est absolument au-dessus de mes moyens. Ma mère ne veut pas comprendre que je ne peux plus inviter à mon tour les membres de ma famille à dîner le dimanche soir, chez moi, parce que cela me revient trop cher. (C’est nouveau, depuis quelques mois&amp;nbsp;: elle a décidé que nous devions nous inviter à tour de rôle.) Elle prétend que je ne suis pas obligé de faire un festin. Certes. Mais il ne restait, à la fin du mois de janvier, que 2,70 EUR sur celui de mes comptes en banque où sont versées mes rares entrées d’argent. Même la cuisine la plus simple coûterait plus de 2,70 EUR&amp;nbsp;! Mais elle ne comprend pas. D’ailleurs, elle n’a jamais rien compris. L’autre soir, il était prévu que je dîne chez elle, mais j’ai dû partir soudain, parce que j’avais envie de la tuer. Pas exactement de la tuer, mais de la battre si violemment qu’elle en serait sûrement morte. Depuis que je me suis lancé dans cette psychanalyse avec Tirésias, je me suis remis à éprouver de la haine pour ma mère. Ce ne peut pourtant pas être déjà un effet de l’analyse, qui vient à peine de commencer. Mais, pour l’instant, je ne puis m’empêcher de me rendre aux séances chez Tirésias en me disant (peut-être à tort) que, probablement, me soigner et guérir, c’est me soigner et guérir de ma mère. D’où mes accès de haine. Hier soir, au dîner chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, son amie &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Parthénie&lt;/span&gt;, dont je m’étais sans doute mal fait comprendre, m’a demandé depuis combien de temps ma mère était membre de l’association du Centre d’art contemporain. J’ai dû lui expliquer qu’Arthénice, la présidente de l’association, qui est une connaissance de ma mère depuis le lycée, ne cessait de me demander quand cette dernière finirait par se décider à devenir adhérente&amp;nbsp;; mais qu’elle ne le deviendrait sans doute jamais, parce qu’elle était une personne &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;qui n’aimait pas la vie en société&lt;/em&gt; et que, n’étaient ses deux lesbiennes, elle ne fréquenterait sans doute personne. A quoi &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Parthénie&lt;/span&gt; a répondu que ma mère ne perdait pas grand-chose. Sans doute. Mais ce m’était pénible d’avoir à dire cela à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Parthénie&lt;/span&gt;, parce que j’avais l’impression de me justifier, d’expliquer pourquoi, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;moi&lt;/em&gt;, j’étais comme je suis, c’est-à-dire comme ma mère. La grande phobique sociale de la famille, c’est elle. Elle nous a transmis ses névroses, à ma sœur et moi. Le pire est qu’elle s’en lave les mains. D’où mon fantasme de les lui voir tranchées. Il y avait la voix de la sagesse à la télévision, cet après-midi&amp;nbsp;: le grand Robert Badinter, qui nous expliquait encore une fois que la peine de mort était une abomination, au cas où nous ne l’aurions pas compris, depuis le temps. Mais bien sûr qu’il y a des mères qui méritent la peine de mort&amp;nbsp;! Moi, je rêverais que le bourreau couche la mienne sur la bascule et la coupe en deux, encore vivante, blablabla, pour enfin ne plus jamais voir sa maudite tête de mère, sa tête de Méduse, de Clytemnestre de banlieue pavillonnaire. Je donnerais un dernier grand coup de pied dedans, comme dans le ballon que va chercher et me rapporte la chienne Pélagie, quand je joue avec elle. La tête volerait par-dessus la clôture et les chiens de la voisine se feraient une joie de la bouffer. Au lieu de quoi c’est moi qui devais faire la bouffe à ma mère, ce soir, pour moins de 2,70 EUR, donc&amp;nbsp;! Mais c’était la dernière fois. Enfin&amp;nbsp;! J’exagère. Tout n’est pas si noir. Sappho, sa chienne, a peut-être un cancer. On attend les résultats de la biopsie. Mais tout de même, c’est un peu dur de ne plus pouvoir me réchauffer à la rousseur de Camille, pour m’apaiser. Il y aura bientôt trois semaines que je ne l’ai pas vu. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; dit qu’il aide chez son père, où la tempête a fait beaucoup de dégâts. Il n’en partirait que pour se rendre à son travail. Mais c’est de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; que je le tiens. Camille n’a même pas pensé à me le dire lui-même, si seulement il se souvient que j’existe. Je tiens moins de place dans sa vie que les poulets qu’il va ramasser la nuit dans les fermes des Landes. J’ai dit qu’il avait hébergé &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Alcidor&lt;/span&gt;, l’amant de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Flipote&lt;/span&gt;, pendant quelque temps. Ça ne le dérangeait pas de dormir dans le même lit que ce grand hétéro malpropre qui allait se coucher sans même se laver, encore tout couvert de fientes et de plumes. Lorsque c’était moi qui l’hébergeais, Camille préférait dormir dans le salon, sur le canapé, loin de moi, qui sens pourtant l’éclair au chocolat, aux dires de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;. Il aimait mieux baiser avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, ce déjà vieil accroupi, avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, cette brute qui ne sent pas sa force, ou avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt;, qui est presque aussi gros que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; et qui vient d’attraper la gale&amp;nbsp;! Mais moi&amp;nbsp;? Moi, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;je suis un garçon compliqué&lt;/em&gt;. «&amp;nbsp;C’est un garçon compliqué&amp;nbsp;», voilà ce qu’il avait dit à sa cousine, je crois, qui lui demandait, dans l’une de ses conversations sur MSN, dont j’ai pu lire la sauvegarde, pourquoi il n’était plus mon amant, alors que je l’hébergeais pourtant, au mois de septembre ou d’octobre 2008. Il semblait embarrassé, il ne savait trop quoi répondre. «&amp;nbsp;Parce que c’est un garçon compliqué&amp;nbsp;», avait-il finalement expliqué à sa cousine. Ça m’avait touché de trouver sous la plume de Camille cette expression qui veut tout et rien dire. Il me semble qu’en disant cela, il avait compris que ce n’était pas contre lui que j’étais comme j’étais. Il avait compris que mon intention n’était pas de le heurter, mais que je ne cessais de me heurter à moi, plus encore qu’à lui, sans le vouloir, sans pouvoir faire autrement. Camille est bête, mais il comprend les choses, parfois. Peut-être même a-t-il reconnu le gouffre dans lequel je m’efforce de ne pas tomber, aussi profond que le sien, par quoi nous nous ressemblons, lui et moi, je l’ai déjà dit. Mais contrairement à moi, Camille n’a pas le vertige. Il joue les funambules au-dessus de l’abîme. C’est en quoi nous sommes si différents. A lui la grâce, à moi la gravité. Pas étonnant qu’il m’ait fui. Je l’aurais fait tomber.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Samedi 3 janvier 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<pubDate>Sun, 04 Jan 2009 00:39:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt;, dans son infinie bonté, a bien voulu me renvoyer la lettre que j’avais perdue, accompagnée d’une seconde&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah oui, m’écrit-il, j’oubliais, on ne peut plus répondre à sa guise sur ton blogue… Quel courage… Je t’assure que j’ai hésité avant de t’écrire&amp;nbsp;; visiblement, je n’aurais pas dû&amp;nbsp;; mon altruisme me perdra. Voici donc ce que je viens d’essayer de poster, il est important que toi au moins, tu puisses le lire&amp;nbsp;: ‘‘Tu n’as rien compris, Olivier, cela n’avait rien d’un jugement. Tu dois me donner bien raison pour me répondre aussi vite, en public, et de façon si sauvage. Quelle détresse… Dommage que tu rapportes tout à moi, mes écrits, mes amours, cela n’a rien à voir&amp;nbsp;; et je ne parle même pas du reste. Pour éviter à ton ‘blond lecteur’ de dire n’importe quoi dorénavant, la voici donc, ma lettre que tu te lamentais d’avoir effacée&amp;nbsp;: ‘Bonsoir Olivier. Avant tout, j’espère que tu ne me répondras pas, ou tout au moins sans agressivité ni dérision. Je suis bouleversé par ce que je viens de lire sur ton blogue, une nouvelle fois, mais comme jamais auparavant. Rassure-toi, je ne te lis plus que très rarement, je m’étais dit que, pour la nouvelle année, je jetterais juste un coup d’œil. Rassure-toi encore, l’heure n’est plus aux reproches ou aux jugements. Je viens de réaliser brutalement la misère qui t’entoure. La misère humaine en quelque sorte, mais qui nous touche hélas de façon bien inégale. Tu me croiras ou pas, mais je suis envahi par une tristesse intense. C’est sûrement un affront et tu essaieras de m’en excuser, mais je ne peux pas m’empêcher de te plaindre… Laisse-moi juste terminer par ce léger conseil&amp;nbsp;: les cours de latin, c’est bien aussi…’ Tu me fais penser aux chiens accidentés qui nécessiteraient les plus grands soins et qui aboient sur tout le monde, voire mordent la main qui se tendait pour les soigner. Tu es une bête Olivier. Aussi raffiné que tu te croies, tu obéis aux instincts les plus primaires de l’espèce. Tu crois maîtriser le langage en vomissant chaque jour des flots de mots à n’en plus finir, mais tu es incapable du moindre véritable dialogue. Tes mots sont des cris sans distinction de sens. Adieu Olivier. PS&amp;nbsp;: Combien de temps survivra ce message&amp;nbsp;? Seule ta couardise nous le dira…’’&amp;nbsp;» Comme on peut voir, il n’y a pas une goutte de fiel dans ces lettres. Il est même si évident, à lire la première, que l’heure n’est plus aux reproches ni aux jugements, que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt; éprouve le besoin de l’écrire&amp;nbsp;: même lui semble avoir deviné, à travers le brouillard qui lui sert de pensée, que sa lettre était, quoiqu’il en dise, pleine de reproches et de la mauvaise opinion qu’il a de moi. Mais non, il ne me juge pas ni ne me fait aucun reproche. Seulement, il ne peut pas s’empêcher de me plaindre&amp;nbsp;! Est-ce vraiment l’impression que je donne&amp;nbsp;? Ai-je vraiment l’air de quelqu’un qui veut se faire plaindre&amp;nbsp;? Mais il ne peut pas s’en empêcher, dit-il&amp;nbsp;! C’est un incontinent&amp;nbsp;! Il vient me pisser dessus et s’étonne ensuite que je le prenne si mal. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxx&lt;/span&gt; xxx&amp;nbsp;! Il n’y a pas d’autre mot. Il conclut en me disant qu’il vaut mieux, pour gagner sa vie, donner des cours de latin que des coups de bite à des messieurs. Ce n’est pas un jugement, bien sûr, c’est un conseil&amp;nbsp;! Xxx xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xxx xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt; xxx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; x xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt;, xxx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xx xxx x xxx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; x xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxxxxxx&lt;/span&gt; xx x xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt;. C’est du pareil au même. A force de pratique, j’ai pu constater que c’était aussi de la merde qu’il y avait dans la tête de mes élèves. Il faut être profondément méchant pour venir se rappeler au bon souvenir de quelqu’un qui ne vous demande rien, en lui disant que vous ne pouvez pas vous empêcher de le plaindre, de trouver sa vie misérable et lui un couard. Il serait si simple de ne rien dire. Mais telle est l’inconsciente méchanceté des bonnes consciences&amp;nbsp;: elle est bavarde. Nul fiel dans ces lettres, non, mais de la bonne conscience, oui, tellement de bonne conscience… Et ce xxx ose prétendre que je ne suis pas capable de dialoguer&amp;nbsp;! Encore faudrait-il que je le veuille. S’étonne-t-il donc vraiment que je ne veuille pas dialoguer avec quelqu’un qui me plaint, qui me méprise, qui a pitié de moi&amp;nbsp;? Evidemment que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt; est devenu &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;persona non grata&lt;/em&gt; dans les commentaires de mon blogue&amp;nbsp;! Et je vais m’empresser de faire en sorte de ne plus recevoir non plus ses lettres électroniques, si c’est possible. Faut-il vraiment que j’écoute quelqu’un qui ne cherche qu’à me blesser ou qui est trop bête pour se rendre compte que tout ce qu’il m’écrit est blessant&amp;nbsp;? Même avec don &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt;, qui avait une place si particulière dans ce blogue et dans mon estime, je n’ai plus envie de dialoguer, alors avec un &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt;… &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; m’écrivait récemment qu’il trouvait que j’avais fini, avec mes préoccupations si basses, si triviales, par rejoindre la masse anonyme des pédés. Sans doute n’a-t-il pas complètement tort. Mais lui a fini par tomber à mes yeux au rang des méchants. Il sait que je ne vais pas bien, en ce moment, et ne trouve rien de mieux à faire que de me rapporter les paroles d’une connaissance à nous, qui lit ce blogue et lui a demandé de me faire passer ce message que j’aurais, selon lui, grand besoin ‘‘de me faire interner’’.&amp;nbsp;Il est certain que de telles révélations me sont d’une grande aide. C’est l’évidence. Je ne parle plus du tout à cette connaissance commune depuis fort longtemps, elle n’est rien pour moi, je l’avais oubliée jusqu’à ce qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; m’en reparle. Il ne lui aurait pourtant rien coûté de se taire, de ne pas transmettre l’odieux message, qui ne pouvait que me blesser, à ce qu’il me semble. Mais il a fallu qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; le fasse. Lui aussi peut éprouver le besoin d’être blessant. Par mauvaise humeur, j’ai coupé court à notre conversation. Bien sûr, c’est moi qui vais passer pour un goujat, parce que ça ne se fait pas de raccrocher au nez des gens&amp;nbsp;! Mais &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; est quasi tombé au niveau de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; s’amusant à me rapporter&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/31/mardi-30-decembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ce que Corydon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;raconte sur ma vie par malveillance. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Xxxxxxx&lt;/span&gt;, je te souhaite xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; x &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt;. Tu apprendras ainsi que ce n’est pas au paradis que vont les bonnes consciences &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt;, mais dans les flammes de l’Enfer. Xxx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxxxxxx&lt;/span&gt; xx x &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;x&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; d’aucun secours. Xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxx&lt;/span&gt; xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt;, tes bons sentiments ni tes larmes les plus pures n’éteindront pas les flammes xxx xx &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxxx&lt;/span&gt;. Va donc &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;xxxxxx&lt;/span&gt; cette année, Xxxxxxx&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mardi 30 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/31/mardi-30-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Camille</category>
<category>Corydon</category>
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<category>Journal</category>
<category>Polémon</category>
<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 01:42:45 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Quelle épouvantable journée&amp;nbsp;! Elle a fort mal commencé par un SMS de Damis, qui voulait savoir si je n’avais personne à lui présenter, puisque c’était moi, lui avait rapporté Corydon, qui avais permis à Camille de se ‘‘recaser’’ avec l’un de mes amis… A cause de ce gros porc de Corydon, je suis probablement la risée de tous ces cons de pédés, maintenant. Elle s’est terminée par un SMS de Polémon, qui m’annonçait qu’il annulait notre réveillon en tête à tête, parce qu’il préférait aller se goinfrer des fruits de mer que ses patrons, comme il dit, lui proposaient de partager avec eux. Quelle élégance&amp;nbsp;! Quelle classe&amp;nbsp;! Il me préfère des huîtres&amp;nbsp;! Sans doute sont-elles, il est vrai, plus fraîches, plus vives que moi, qui ne suis pas bien d’humeur à faire la fête, en ce moment. Mais ne devine-t-il pas qu’on peut trouver aussi des perles à l’intérieur de moi&amp;nbsp;? Quant à ce qui s’est passé entre la réception de ces deux SMS, je préfère ne pas en parler. C’était une de ces journées où les pensées, les soupçons et les craintes s’accélèrent dans ma tête et me font complètement dérailler, au point de dire à ceux qui m’abandonnent des choses insensées qui me font passer pour fou et justifient qu’on me fuie. Ma résolution pour 2009&amp;nbsp;: me faire aider, comme disent pudiquement tous ces cons de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;psys&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Vendredi 28 novembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/11/28/vendredi-28-novembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Dominique Autié</category>
<category>Fred</category>
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<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 22:51:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pauvre de moi, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Encolpe&lt;/span&gt; plus à plaindre, dont les amis ne le sont pas vraiment&amp;nbsp;! J’avais dit que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;, lors de la disparition de Camille,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/11/05/mercredi-5-novembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;m’avait demandé&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de lui donner le numéro de téléphone de ce dernier, pour l’appeler et arranger les choses entre nous. Et comme je lui avais répondu que s’il voulait son numéro, c’était surtout pour tenter de le séduire, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; m’avait dit que c’était probablement à cause de tant de suspicion de ma part que Camille avait préféré s’éloigner de moi. Mais Camille, dont je suis de nouveau très proche, m’a fait lire avant-hier les SMS que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; lui avait envoyés. S’il est vrai que celui-ci a défendu ma cause dans deux d’entre eux, tous les autres sont consacrés à sa propre cause, comme je l’avais craint. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; invite plusieurs fois Camille à venir le rejoindre dans la boulangerie, les nuits où il s’y trouve seul, et presque tous les jours, il lui pose cette question, si élégamment tournée&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quand c’est qu’on baise ensemble&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est vrai qu’il me la pose aussi très fréquemment, ainsi qu’à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;. Quand j’ai dit à ce fourbe de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; que je savais tout («&amp;nbsp;je sais tout&amp;nbsp;» est une de mes phrases favorites), loin de se démonter, il a répondu qu’il n’avait fait que me rendre la monnaie de ma pièce&amp;nbsp;! Car il ne m’a toujours pas pardonné&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/19/vendredi-18-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;d’avoir couché avec le bel Alcide&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, alors même qu’il me l’avait interdit, à l’époque où nous étions en de meilleurs termes. «&amp;nbsp;Mais moi, je n’ai pas fait mon coup en douce&amp;nbsp;! Je t’avais prévenu que je coucherais avec lui si l’opportunité se présentait à moi et je t’ai annoncé l’avoir fait dès le lendemain&amp;nbsp;! Toi, tu as trahi ma confiance et tu m’as menti. Tu es aussi faux-cul que tu l’as gros&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;ce&lt;/span&gt; qu’il a évidemment très mal pris, comme à chaque fois que je fais allusion à son poids. Pensant me rassurer, Camille, qui a juré qu’il n’avait pas cédé aux avances de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;, m’a fait cet aveu, qui m’a fort surpris et légèrement contrarié, qu’il ne s’était laissé tenter qu’une fois par un autre que moi, depuis que nous nous connaissons, et que c’était par &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Quelques jours après que nous étions allés dîner chez lui, Camille l’avait en effet croisé dans la rue. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; l’avait invité à passer chez lui, dans la soirée, durant laquelle il l’avait sucé. «&amp;nbsp;Ah bon&amp;nbsp;? Il t’a sucé&amp;nbsp;? Mais jusqu’au point de te faire jouir&amp;nbsp;? – Non, pas jusque là. – Ah bon&amp;nbsp;! Ça va alors, ce n’est pas si grave que ça.&amp;nbsp;» J’ai dit que la disparition de Camille m’avait servi de leçon et que je tâchais désormais de lui cacher mes contrariétés. Mais ce qui me contrariait, ce n’était pas tant l’infidélité de Camille, qui n’en était d’ailleurs pas vraiment une, que la fausseté de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, à qui je m’étais beaucoup confié, lors de ma peine de cœur, et qui n’avait rien laissé paraître de sa fourberie. Il y a des personnages de ce journal dont je voudrais changer les noms. La question que je me pose est si je dois me contenter de le faire à partir d’aujourd’hui (ou plus vraisemblablement de demain&amp;nbsp;!) ou s’il faut aussi les changer dans tout le texte déjà écrit de ce journal, que je projette de relire entièrement depuis longtemps déjà, dans le but d’y apporter les innombrables corrections qui, probablement, s’imposent. Inutile de préciser que pour l’instant, j’ai toujours remis au lendemain ce travail fastidieux. Des noms comme celui de Fred, qui est l’ancien amoureux de ma sœur, se marient vraiment très mal avec ceux de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; ou de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, ou même avec ceux de ma sœur Julie ou de son actuel amoureux Cyrille, qui sont on ne peut plus grec ou romain. Une autre question que je me pose&amp;nbsp;: faut-il changer tous les noms, qui ne sont souvent que des prénoms&amp;nbsp;? Je veux dire par là que je me demande si je dois suivre un même principe dans ce journal et donner des pseudonymes à tous mes personnages, ce qui n’a pas toujours été le cas jusqu’alors, puisque mon amie Laurence, par exemple, porte ici son véritable nom. Le problème est que le prénom de Laurence a fait l’objet d’un sonnet, qui est également publié dans ce blogue. Comment maintenir la cohérence&amp;nbsp;? Il est vrai que je pourrais toujours conserver le prénom de Laurence, exceptionnellement, qui sonne après tout parfaitement romain. (Après une rapide vérification, je ne retrouve plus le sonnet sur le nom de Laurence. Je ne l’avais peut-être pas publié, finalement.) Une chose est sûre&amp;nbsp;: je vais rebaptiser dès aujourd’hui mon ami (si c’est bien le mot) Laurent, le Ψ de Bordeaux, dont je n’ai jamais pensé beaucoup de bien. Dominique &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Autié&lt;/span&gt;, qui l’avait vu lors de notre unique rencontre chez lui, à Toulouse, avait d’abord cru que l’incroyable silence dont Laurent avait fait preuve était &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;la&lt;/span&gt; signe d’une grande qualité d’écoute de sa part. J’avais dû le détromper dans une lettre que je recopie ici. Tout Laurent y tient&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Cher Dominique, vous me demandiez si mon petit séjour à Toulouse m’avait été agréable. Il ne l’a été que parce que nous nous sommes finalement rencontrés. Le reste fut assez pénible, dans l’ensemble, et justement parce que je n’étais pas très bien accompagné. Peut-être vous étonnerai-je, si je vous dis que je ne connais pas Laurent beaucoup plus que vous&amp;nbsp;! Mais les efforts que je fais pour le connaître davantage me le font découvrir toujours un peu moins aimable. Si j’étais d’abord un peu gêné de me montrer à vous si mal accompagné, ce n’était pas tant par crainte de vous infliger la présence de quelqu’un que j’estime chaque jour un peu moins, que par honte de vous faire voir ce que je m’inflige à moi-même en le fréquentant et qui aurait pu vous faire, vous, m’estimer moins. Mais vous m’avez un peu rassuré en me confiant que vous aviez été beaucoup plus mal accompagné que moi par le passé&amp;nbsp;! Et puis, d’une certaine façon, on pourrait aussi penser que ma persévérance à fréquenter toujours un Laurent est tout à mon honneur. En quelque sorte, l’espoir que je nourris encore, en dépit du bon sens, de découvrir en lui quelque chose qui mérite de l’être, révèlerait en moi une certaine forme de bonté&amp;nbsp;: c’est le seul ‘‘humanisme’’ (au sens moderne) qui soit à ma portée&amp;nbsp;! Hélas, je suis de plus en plus convaincu qu’il n’y a absolument rien sous le silence de ce garçon, pas même la conscience de sa bêtise, qui pourrait expliquer qu’il se taise, mais il est vrai que ce serait une preuve, un début d’intelligence&amp;nbsp;! Le plus triste est sans doute que Laurent n’est pas même sauvé par une beauté dont il est, à mon goût, totalement dépourvu (car je puis pardonner beaucoup de choses à la beauté, même lorsqu’elle est l’enveloppe d’une pure inanité&amp;nbsp;!). N’allez pas vous imaginer que j’accuse sans preuve&amp;nbsp;! Figurez-vous par exemple que pour cette petite escapade, Laurent n’avait pas apporté le moindre livre avec lui. Pendant tout le voyage de retour, qui a duré plus longtemps que prévu, il n’a pas cessé de suivre notre déplacement sur l’écran de son GPS&amp;nbsp;: c’était toute sa lecture&amp;nbsp;! Comme je lui demandais un peu durement pourquoi il n’avait pas apporté de livre avec lui, il m’a répondu que c’était parce qu’il avait imaginé que je lui ferais la conversation&amp;nbsp;! Mensonge, évidemment, qui montre cependant qu’il a son intelligence à lui&amp;nbsp;: en une phrase, il avait réussi à transformer son accusateur en accusé&amp;nbsp;! Mais la conversation avec lui est impossible&amp;nbsp;! Un seul exemple&amp;nbsp;: Laurent m’a demandé, voyant que je lisais votre &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Galère espagnole&lt;/em&gt;, ‘‘quel style vous aviez’’ («&amp;nbsp;Quel style il a&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»). Pour lui, il y a tant de styles, aussi rigoureusement classés que les maladies de l’esprit qui sont sa seule passion. ‘‘Quels sont les symptômes&amp;nbsp;?’’, c’était à peu près la question qu’il me posait, pour se faire une idée de la maladie, pardon, du livre que vous aviez écrit&amp;nbsp;! Que voulez-vous répondre à cela&amp;nbsp;? Mais j’aurais mieux fait de commencer par vous dire que Laurent est psychologue &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;et&lt;/em&gt; expert judiciaire&amp;nbsp;: vous savez certainement quels dégâts peuvent faire ces deux là. Tout est dit&amp;nbsp;! La responsabilité qu’ils ont dans la dissolution de l’homme est terrible. Ils ne sont apparemment pas près d’en rendre compte. Ce n’est pas à nous de leur trouver des circonstances atténuantes. Mais assez parlé de Laurent&amp;nbsp;! J’ai beaucoup aimé votre maison. Le figuier et l’aile à aménager qu’il dissimule, la terrasse où nous fûmes sont un enchantement. J’espère que nous pourrons vivre ensemble d’autres heures conniventes. L’idée d’un dîner pour mon prochain passage par Toulouse me plaît beaucoup. Je n’ai pas pensé à vous demander où était votre compagne, pendant que nous nous trouvions chez vous. J’espère que ce n’est pas nous qui l’avons fait fuir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Il n’y eut jamais de dîner. Laurent portera mieux désormais le nom d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. Il dînait chez moi hier soir. Nous en étions à l’apéritif quand Camille m’a envoyé ce SMS&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;rappelle-moi vite, c’est urgent.&amp;nbsp;» L’urgence était qu’il voulait m’inviter à dîner. «&amp;nbsp;Je ne peux pas venir, Camille, je reçois mon ami &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; chez moi, ce soir. Mais tu peux te joindre à nous, si tu veux.&amp;nbsp;» Nous dînâmes donc tous les trois ensemble, parlâmes beaucoup et, fait qui a son importance, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; participa à la conversation bien plus qu’il n’avait fait chez Dominique &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Autié&lt;/span&gt;. J’ai vite compris, en le regardant mener cette conversation, à quoi il voulait en venir exactement. Et en effet, tout à coup, je vis qu’il avait glissé sa main sous le &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;t-shirt&lt;/em&gt; de Camille et qu’il était en train de lui caresser le dos. Et ce giton de Camille le laissait faire… Il se retrouva rapidement entre nous deux sur le canapé, le pantalon sur les pieds, la bite dans la main d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; et les couilles dans la mienne, tandis que, de ma main restée libre, je filmais tant bien que mal cette petite scène improvisée. Je n’ai plus du tout trouvé cela amusant quand je me suis aperçu, agenouillé entre les cuisses de notre frère (comme dirait Pétrone), dont je suçais la bite, que ce porc d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; (ce parvenu à chemise rose qui veut toujours boire du martini blanc &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;avec une rondelle de citron&lt;/em&gt;, mais qui l’aspire entre ses lèvres aussi bruyamment qu’un paysan qui laperait sa soupe) était en train de lui suçoter les lèvres. Je me suis relevé pour annoncer que la fête était terminée et qu’ils pouvaient aller se finir chez Camille s’ils le voulaient. Tout cela dit avec le sourire, bien sûr, puisque la disparition de Camille m’a bien servi de leçon. Moi qui n’ai plus rien fait ‘‘jusqu’au bout’’ avec Camille depuis notre première fois, je ne voulais pas l’amener à une sorte de seconde première fois en présence de qui que ce soit, et surtout pas de ce chien galeux d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. Car malgré les apparences, je suis un grand romantique&amp;nbsp;! Je ne comprends pas très bien comment &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; s’est cru autorisé à tripoter mon Camille. Peut-être me croit-il un adepte des ‘‘plans à trois’’ depuis notre partie avec ce pauvre Christophe, qui est seul, en ce moment, dans une chambre d’hôpital, à Bordeaux, en train de crever de son Sida, d’un cancer et de je ne sais quoi d’autre. Il n’a pas vingt-cinq ans. Comble du malheur&amp;nbsp;: &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; est le seul à lui rendre encore visite. Je dois dire que je n’ai pas très bonne conscience de ne plus lui avoir donné de nouvelles. Mais c’est lui qui n’en voulait plus. Avant qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; n’ait réussi à parvenir à ses fins, nous avions beaucoup parlé avec lui, qui n’est pas seulement psychologue et expert judiciaire, comme j’avais dit à Dominique &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Autié&lt;/span&gt;, mais aussi sexologue (et, on l’avait compris, obsédé sexuel), nous avions beaucoup parlé, disais-je, des relations sexuelles entre nous, Camille et moi, et surtout, de la difficulté que nous avions à nous faire comprendre à quel moment nous avions envie de coucher ensemble. Nous sommes tombés d’accord pour dire que la faute, si le mot n’est pas trop mal choisi, en revenait beaucoup à Camille qui, bien qu’il soit capable de se laisser tripoter sur mon canapé par un &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, à d’étranges pudeurs, qui l’empêchent de dire toujours bien clairement son désir. Camille m’a confirmé ce que m’avait dit &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, c’est à savoir qu’il avait eu très souvent l’envie de faire l’amour avec moi quand il habitait ici mais qu’il n’avait pas su me le montrer. De mon côté, il y a beaucoup de signes que je n’osais pas reconnaître, par peur de le brusquer, depuis qu’il m’a dit ‘‘qu’il avait besoin de temps’’ avant de s’engager tout à fait. Camille a promis d’être plus explicite à l’avenir. Désormais, m’a-t-il dit, quand il aurait envie de plaisir, plutôt que de risquer de se laisser tenter par la bouche d’un &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, il me téléphonerait pour que nous nous retrouvions soit chez lui soit chez moi et que nous le prenions ensemble. Camille a dit encore qu’il n’était pas loin de m’aimer, ce qui veut dire qu’il ne m’aime pas, mais la ‘‘proximité’’ de son amour me convient déjà très bien&amp;nbsp;! C’est après cette conversation qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; a voulu faire payer sa consultation en nature. Je dois dire que je ne savais pas qu’on pouvait passer par tant de doutes à cause d’un garçon dont on n’est pas follement amoureux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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