<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://oliviermb.hautetfort.com/clinias/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Un jardin d'Adonis - clinias</title>
<description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/clinias/</link>
<lastBuildDate>Mon, 07 Dec 2009 13:34:26 +0100</lastBuildDate>
<generator>Hautetfort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/12/03/1c452d4fda64fa5a19f4e2cb713f3c79.html</guid>
<title>Mercredi 2 décembre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/12/03/1c452d4fda64fa5a19f4e2cb713f3c79.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Alfred</category>
<category>Ascagne</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Callias</category>
<category>Camille</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Cyrille</category>
<category>Cyrnos</category>
<category>Elithios</category>
<category>Equalis</category>
<category>Eryximaque</category>
<category>Hieronymus</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma mère</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Nicagoras</category>
<category>Osman</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 02:29:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hier&amp;nbsp;: anniversaire de ma mère, qu’il a fallu inviter au restaurant. Dans ma famille, nous naissons à des dates symboliques, pour ne pas dire fatidiques. Ainsi l’anniversaire de ma sœur tombe-t-il le quatorze juillet&amp;nbsp;; le mien le deux novembre&amp;nbsp;; si bien que, tandis que ma sœur avait droit aux feux d’artifice pour sa fête, je me contentais des fleurs des tombes. Quant à ma mère, elle est née un jour qui est devenu depuis celui de la foire au Sida. Il n’y a pas de hasard. Sans doute la Providence a-t-elle voulu lui rappeler chaque année la grande part de responsabilité qu’elle avait dans la contamination de ma sœur. Si, d’après cette dernière, c’est à cause de sa mère (qui le traita toujours comme s’il n’était qu’hémophile et non pas également sidéen) que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; fut à ce point dans le déni de sa maladie, qu’il cacha donc à Julie, jusqu’à ce qu’elle se découvre un jour contaminée, l’inconscience de celle-ci fut, à l’évidence, encouragée par notre propre mère, qui l’exhortait à ne pas tenir compte de la rumeur selon laquelle le garçon était séropositif. Car dans ma famille, non seulement nous ne naissons pas à des dates ordinaires, mais encore mettons-nous un point d’honneur à ne pas partager le sens commun (qui nous paraît sans doute trop vulgaire), quitte à en perdre tout bon sens. C’est la raison pour laquelle, plutôt que d’ajouter foi à ce qui se peut dire sur eux, à ce dont on les suspecte, aux mauvaises intentions qu’on leur prête, nous laissons des &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; nous empoisonner le sang ou des Cyrille détourner nos biens, pervertis que nous sommes par l’éducation que nous a donnée une mère complètement folle et qui, depuis, ne trouve plus paradoxal de détester néanmoins un Cyrille et toute sa famille, pour les raisons même que son enseignement nous incitait naguère encore à les aimer&amp;nbsp;: lorsque j’étais enfant, ma mère était par exemple très fière de me savoir, à l’école, le seul ami d’une gitane plus vieille que moi de cinq bonnes années, incroyablement insolente, bagarreuse et probablement voleuse. Ce qui faisait sa fierté, c’était que je ne partageasse pas les mêmes aversions, pourtant légitimes, que mes petits camarades de classe. Une folle, disais-je&amp;nbsp;! C’est sans doute encore à cause de cette éducation (du moins en partie) que j’ai pu me laisser aller à tellement vouloir prendre sous mon aile le pauvre Camille, qui serait sans doute ce qui se fait de plus véreux et gâté en matière de garçons, n’était &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, qui me le vola, et avec qui je n’ai toujours pas réussi à couper entièrement les ponts, sans doute encore pour les mêmes raisons. Julie nous a appris sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt;, lors du dîner que nous avons offert à notre mère hier soir, quelque chose qui m’a fait tomber des nues et qui, pourtant, avec le recul, me semble une évidence. Longtemps nous avions cru que le grand train que menait celui-ci lui était rendu possible par l’argent de l’indemnité qu’il avait reçue en compensation de sa contamination. S’il est bien vrai qu’il fut indemnisé, c’est à son activité de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;dealer&lt;/em&gt; que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; devait d’être si magnifique. J’avais toujours trouvé que la foule qui fréquentait la maison que ma mère lui louait était anormalement nombreuse et systématiquement de mauvais genre. Je savais bien que tous ces gens se droguaient, mais jamais il ne m’était venu à l’esprit que c’était &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; qui leur vendait leur drogue (du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;shit&lt;/em&gt; ou de l’‘‘herbe’’ uniquement, car il était un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;dealer&lt;/em&gt; qui prétendait avoir des principes (nous a rapporté Julie), c’est à savoir, en l’occurrence, qu’il refusait de vendre de la cocaïne ou d’autres drogues réputées, à tort ou à raison, plus dangereuses…). Il paraît que son cousin (car le cousin s’adonnait au même genre de commerce) fut&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; l’homme les plus heureux du monde lorsque des paquets entiers de drogue s’échouèrent comme par miracle, il y a quelques années, sur les plages des Landes, à moins que ce ne fût du Pays Basque. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; et lui eurent la peur de leur vie lorsqu’une de leurs connaissances communes, qui était dans la même branche qu’eux, fut arrêtée par la police à cause de son trafic. Ils cessèrent alors &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;de fréquenter&lt;/span&gt; personne pendant un assez long temps. Je ne sais où ils en sont aujourd’hui de leurs activités. (Inutile d’écrire que je réprouve non seulement le commerce de la drogue, mais même sa seule consommation. Cela va d’autant plus sans dire qu’ils sont justement le fait de types comme &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt;. Moi qui suis respectueux des lois, je me contente parfaitement des litres de vodka et surtout de vin que le bel Ascagne veut bien me servir dans son bar, et en toute légalité, lui, au moins. J’ai d’ailleurs passé la fin de la soirée d’hier avec lui, n’ayant pas trouvé l’insatiable &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Elithios&lt;/span&gt; à son domicile, où j’avais espéré le rejoindre après le dîner. (Sans doute était-il encore à la rocade, même s’il pleuvait, je m’en avise à présent…)&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il n’y avait pas foule chez Ascagne, et je l’avais donc à peu près pour moi seul, car Osman, qui a fait une apparition vers minuit, n’est pas resté bien longtemps. (Il m’a confié qu’il n’avait plus lu mon journal depuis le mois de juillet et que c’était donc pour plaisanter qu’il avait jusqu’alors prétendu continuer à le faire. En revanche, il avait récemment &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;chatté&lt;/em&gt; avec le terrible &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, qui lui aurait dit qu’il me détestait, à cause de ce que j’avais écrit sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; et lui dans ce blogue. J’ai eu l’occasion de revoir &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, il y a quelque temps, et je dois dire que je ne m’étais pas alors avisé de la détestation que je lui inspire désormais. Il est vrai que j’étais probablement soûl, ce soir-là, et que mon état ne me permettait donc pas d’interpréter avec beaucoup de bonheur les signes qui pouvaient m’être envoyés par les uns et les autres, moi qui le fais déjà si mal quand je suis sobre. Ascagne, qui a toujours une oreille qui traîne, comme tous les &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;barmen&lt;/em&gt;, sais donc probablement désormais que je tiens un blogue sur Internet. (Voulait-il me faire comprendre qu’il n’aimerait pas savoir que je parle de lui dans ce journal quand il m’a dit qu’il n’aimait pas &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; pour ce que c’était à ses yeux un site où la vie privée était constamment violée&amp;nbsp;?) &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Eryximaque&lt;/span&gt;, une autre des connaissances que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; voudrait me refourguer, a lui aussi entendu parler de ce journal. Quand je lui ai proposé de venir dîner un soir chez moi, il m’a répondu, un peu cavalièrement, tout de même, qu’il ne voulait pas figurer dans mon tableau de chasse ni que d’autres l’apprennent dans ce blogue. J’avais cru que c’était lui qui me tournait autour. J’avais apparemment encore fort mal interprété les signes. Pourquoi donc m’avait-il invité à dîner chez lui, l’autre jour, avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? Pourquoi m’a-t-il demandé mon numéro de téléphone&amp;nbsp;? Pourquoi m’a-t-il écrit tous ces SMS&amp;nbsp;? Mystère&amp;nbsp;! Passons.) J’étais heureux d’entendre mon barman préféré me raconter un peu sa vie. J’avais l’impression d’avoir de l’importance pour lui, d’être son confident. Nous restions de longs instants à nous regarder dans les yeux, qu’il a très beaux, et j’essayais de relever de quel côté il finissait par détourner le regard, pour savoir s’il se pouvait qu’il fût attiré par moi, comme &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cyrnos&lt;/span&gt;, un ami de ma sœur, prétend qu’on peut le deviner. Hélas, je ne me rappelais plus s’il aurait fallu qu’il tournât les yeux vers la gauche ou vers la droite… Et quand j’étais le premier à vouloir les détourner, je ne savais plus trop dans quelle direction le faire, de peur de révéler mes intentions, si jamais Ascagne avait entendu parler lui aussi de la théorie des regards insoutenables. Avec deux autres habitués, je suis encore resté une heure après la fermeture de l’endroit. Ascagne m’a alors demandé où j’habitais, ou plutôt s’il était vrai que j’habitais non loin de chez l’amant du sublime Callias. Comment pouvait-il savoir cela&amp;nbsp;? Sans doute Callias le lui avait-il dit. Cela veut donc dire qu’il arrive aux deux garçons de parler de moi en mon absence. Mais pourquoi le font-ils&amp;nbsp;? Est-ce à dire que l’un des deux au moins est intéressé par moi&amp;nbsp;? Je ne mens vraiment pas lorsque je dis que je suis incapable d’interpréter les signes. D’ailleurs, quelle interprétation faut-il donner à cet autre fait que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Nicagoras&lt;/span&gt;, que j’avais salué plus tôt dans la soirée en l’apercevant à une autre table du restaurant, ait éprouvé le besoin (alors qu’il m’a fait tout récemment comprendre que je ne l’intéressait ni sexuellement, ni sentimentalement) de dire à Ascagne qu’il m’y avait vu à l’heure du dîner&amp;nbsp;? Comme il avait croisé ma sœur dans l’après-midi, Ascagne se vantait de savoir presque tout de la soirée que j’avais passée avant d’arriver dans son bar. «&amp;nbsp;Alors, m’avait-il demandé à peine la porte refermée derrière moi, comment s’est passé l’anniversaire de ta mère&amp;nbsp;? Avez-vous bien dîné dans tel restaurant&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Etaient-ce des paroles anodines ou leur but était-il de me faire entendre qu’Ascagne avait de la curiosité pour moi&amp;nbsp;? Je ne sais.) Je me demande si le bel &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Equalis&lt;/span&gt;, dont l’haleine chargée n’est pas sans évoquer les substances dont &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Hieronymus&lt;/span&gt; faisait commerce, était un client de celui-ci. Ma sœur m’a dit qu’elle avait bien remarqué, lors de la dernière soirée où nous sommes tombés sur lui, que nous nous étions beaucoup rapprochés l’un de l’autre, lui et moi, tellement qu’elle avait cru que nous finirions la nuit ensemble, ce que je n’avais pas été loin de croire moi-même, d’autant qu’il m’avait fait l’aveu, cette fois, qu’il n’était en effet pas sûr de ne pas aimer également les garçons pour d’autres raisons que purement sexuelles. Mais la rencontre dans je ne sais plus quelle boîte de nuit du sieur Alfred, l’ancien très grand ami auquel il avait volé ma sœur, a fini par le faire fuir. De toute façon, je crois que je n’aurais pas osé coucher avec un ancien amant de celle-ci, encore que j’aie cru comprendre qu’elle m’en avait donné la permission.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/26/dimanche-25-octobre-2009.html</guid>
<title>Dimanche 25 octobre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/26/dimanche-25-octobre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Aribaze</category>
<category>Ascagne</category>
<category>Callias</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Iolaos</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Nidalie</category>
<category>Osman</category>
<category>Parthénon</category>
<category>Phédon</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Tirésias</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Mon, 26 Oct 2009 02:18:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le dîner chez ma sœur hier soir était annulé, Aribaze et Osman en ayant chacun donné chez soi. Tityre et moi sommes allés à celui d’Osman (ainsi que Cléomédon, mais sans son Clinias, qui n’a paraît-il pas du tout apprécié certaines choses que j’ai dites sur lui dans ce journal), ma sœur et Iolaos (qui est le meilleur ami d’Osman et, depuis peu, le chevalier servant de Julie) à celui d’Aribaze. Ceux du côté d’Aribaze nous ont plus tard rejoints chez Osman, d’où nous sommes ensuite allés dans le bar que tient le bel Ascagne et, de là, pour finir, à Parthénon. Une certaine Nidalie, qui est une grande habituée d’Ascagne, était également des nôtres. Bien que je ne la connusse pas vraiment avant hier soir, où je la voyais pour la première fois chez l’un de nous plutôt qu’en ville, j’ai pu constater, pour avoir longuement parlé avec elle, qu’elle me connaissait apparemment très bien, et en particulier, qu’elle savait déjà que c’était à cause de moi que Phidippide était tombé dans l’espèce de disgrâce d’où personne ne semble très désireux de le sortir, à l’exception de Tityre. Osman, qui était pourtant absent,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/10/19/dimanche-18-octobre-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le soir de notre rupture&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, m’a même fait remarquer qu’il ne lui avait pas du tout coûté de ne pas inviter Phidippide à son dîner. En m’assurant ainsi de leur soutien, mes amis ne se doutaient sans doute pas qu’ils ne faisaient qu’accroître ma mauvaise conscience. Pauvre Phidippide, après tout… D’autres personnes étaient encore chez Osman, dont je n’ai pas retenu les noms, trop aviné que j’étais sans doute, et surtout trop affairé à cultiver le sublime Callias, qui nous honora de son angélique présence. Il était soul et, durant tout le temps de son absence, ne cessa de me demander quand arriverait enfin ma sœur, qu’il aime passionnément, quoique d’un amour tout platonique évidemment. Il l’a pourtant embrassée (à ce que m’a dit Tityre, chez qui je suis allé dîner ce soir), ainsi qu’un autre des invités d’Osman, celui d’entre eux (encore un pédé) qui était célibataire et bien loin d’être un prix de beauté&amp;nbsp;! Il faut dire que Callias embrassait et caressait tout le monde. L’ivresse le rendait débordant d’amour. Plus d’une fois il s’est jeté dans mes bras ou m’a pris dans les siens, me serrant si fort que je pouvais à peine respirer ou lui répondre quand il m’a demandé pourquoi je le touchais ainsi, alors que c’était lui qui… De toute façon, je n’aurais rien su répondre d’intelligent, ni même d’idiot. Je continue de me demander si la relative indifférence que Callias me montre un peu trop ostensiblement n’est pas plutôt de l’intérêt péniblement dissimulé. Lors d’une fois précédence, il m’avait dit cette chose étrange&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Olivier, je n’oublie jamais un visage. Il me semblait bien que je t’avais déjà vu quelque part, mais je n’arrivais pas à me rappeler où. Et puis ça m’est revenu tout à coup. C’est chez Osman que je t’avais vu la première fois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’était une remarque complètement absurde. Aux premiers temps de notre fréquentation actuelle (et qui n’a jamais été qu’actuelle), nous ne nous sommes toujours vus que chez Osman ou du moins en sa présence. Qu’Osman soit celui qui nous a présentés l’un à l’autre est une évidence. En bonne logique, Callias aurait dû me dire qu’il m’avait déjà vu &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;avant&lt;/em&gt; de me rencontrer chez Osman, ailleurs que chez ce dernier (ce dont je me serais nécessairement souvenu, de toute façon, parce qu’il correspond parfaitement à mon type de garçons&amp;nbsp;; c’est d’ailleurs bien pourquoi il me fait perdre tous mes moyens&amp;nbsp;: la peur de perdre ce que je désire le plus me paralyse. Je me demande si l’un des nœuds de ma névrose n’est pas que je ne me sente pas le droit de prétendre à ce qui serait le plus fait pour me combler. Je perds tous mes moyens devant le bel être que je voudrais séduire, parce que je ne m’en sens pas digne. Le sentiment que je serais un voleur, pour ne pas dire un violeur (violant quelque loi supérieure, qui m’interdirait d’y prétendre), m’empêche de seulement esquisser le plus petit geste pour séduire la personne qui m’inspire du désir. Il faudrait que j’en parle à Tirésias.) Je me demande donc si Callias n’a pas inventé cette invraisemblable réminiscence pour me dire à sa manière qu’il m’avait remarqué, qu’il avait pour moi un intérêt qu’il n’ose pas me dire trop explicitement, d’autant qu’il est déjà l’amant de quelqu’un, je ne sais plus si je l’avais dit&amp;nbsp;: il s’agit d’un jeune homme de trente ans, avec qui j’ai paraît-il déjà chatté, avec qui j’avais même sympathisé, mais que je n’ai jamais rencontré physiquement. Le fait que Callias soit l’amant d’un garçon de trente ans m’affole complètement&amp;nbsp;: je me dis qu’entre toutes les barrières qu’il y a entre nous, celle de l’âge n’en est pas une. Hier soir, il m’a fait une autre remarque, et précisément au sujet du tout premier jour de notre rencontre. Comme il me demandait si je ne voulais pas danser avec lui&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah&amp;nbsp;! Non&amp;nbsp;! C’est impossible, je ne danse jamais&amp;nbsp;! – Comment ça, tu ne danses jamais&amp;nbsp;? Je t’ai vu danser, une fois, je ne sais plus où. – Moi&amp;nbsp;? J’aurais dansé&amp;nbsp;? Ah oui&amp;nbsp;! Ce devait être avec Phédon, mais c’est uniquement parce qu’il m’y avait forcé et parce que j’étais soul. – Oui, et vous étiez allés faire des choses dans les toilettes aussi. – Euh… Oui, mais non… Là encore, c’est lui qui m’avait entraîné. De toute façon, moi, je ne fais jamais rien dans les toilettes. C’est bien simple, je n’y vais jamais&amp;nbsp;! Je suis au-dessus de ces choses-là&amp;nbsp;! Ç’avait été&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/05/02/samedi-2-mai-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;une très mauvaise soirée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pour moi. J’aime autant ne pas en parler, d’ailleurs, je suis sûr que tu sais déjà tout, puisque tout finit toujours pas se savoir.&amp;nbsp;» Callias, qui avait prétendu, quelques jours plus tôt, ne s’être rappelé que tout récemment le premier jour de notre rencontre, semblait donc s’en souvenir désormais très précisément. Mais le plus surprenant, c’est donc qu’il m’avait apparemment observé, ce premier jour, alors que j’avais été si affecté par son indifférence à mon égard. Aussi bien suis-je en train de me faire des idées. Il est tout à fait possible que j’interprète trop les choses. Ma sœur me dit que, Callias étant plus jeune que moi et donc le plus inexpérimenté, c’est à moi de mener la danse, c’est-à-dire de faire précisément ce que je ne sais pas. «&amp;nbsp;Mais je n’y arriverai jamais&amp;nbsp;! Je ne sais même pas danser, au propre comme au figuré&amp;nbsp;! Alors mener la danse… Pourquoi crois-tu que je me saigne aux quatre veines pour m’offrir les services d’un Tirésias&amp;nbsp;? – Mais justement, est-ce que vous ne travaillez pas sur tes difficultés relationnelles, avec ce Tirésias&amp;nbsp;? – Si, bien sûr. Et j’ai fait beaucoup de progrès, mais uniquement dans mes relations avec les groupes. Avec les individus, je suis encore complètement incapable. – Tu te poses trop de questions au sujet de Callias. Tu devrais te contenter de jouir du plaisir d’avoir un beau garçon dans ton entourage et prendre le temps d’apprendre à le connaître, sans penser à autre chose.&amp;nbsp;» Je le sais bien, mais c’était délicieusement affolant de sentir le corps enivré de Callias se presser contre moi. Comment donc penser à autre chose après cela&amp;nbsp;? J’ai de nouveau croisé Callias, par hasard, cet après-midi, pendant ma distribution hebdomadaire. Il avait dessoûlé et semblait fatigué et un peu gêné de me rencontrer (il faut dire que cette rencontre s’est passée dans le hall de l’immeuble où vit son amant (immeuble qui est également celui de la mère de Tityre)). Aucun produit cosmétique n’avait été mis dans ses cheveux, qui étaient tout propres. Il avait l’air plus blond et plus flou. C’était presque quelqu’un d’autre. Je me suis avisé que je ne l’avais vu jusqu’alors que de nuit. «&amp;nbsp;Le jour et la nuit.&amp;nbsp;» Je ne sais pourquoi m’est venue à l’esprit cette expression. Tout nous sépare. Il est le jour, je suis la nuit. Comment donc pourrions-nous vraiment nous rencontrer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/25/jeudi-24-septembre-2009.html</guid>
<title>Jeudi 24 septembre 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/09/25/jeudi-24-septembre-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Aribaze</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Dorante</category>
<category>Félicité-Coupable</category>
<category>Journal</category>
<category>Juan Asensio</category>
<category>Monsieur Véto</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Fri, 25 Sep 2009 02:49:40 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Tityre, qui n’a toujours pas de connexion Internet digne de ce nom mais envisage sérieusement d’en acquérir, ne serait-ce que pour trouver plus facilement de quoi baiser («&amp;nbsp;je suis de la vieille école, moi, dit-il encore, mais sans plus vraiment y croire, je vais donc dans les bois et les saunas&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»), a profité de son séjour à Bordeaux, ce week-end, chez le terrible Cléomédon, pour lire en partie ce journal. «&amp;nbsp;J’ai lu ton journal, Olivier. Ce Tityre, c’est moi, n’est-ce pas&amp;nbsp;? – Ah&amp;nbsp;? Je ne sais pas, c’est possible… – Tout de même, tu y vas fort&amp;nbsp;! A un moment, tu écris que Clinias est un paysan et un demeuré. Non, pas un paysan, mais quelque chose comme ça.&amp;nbsp;» J’en suis moi-même tombé des nues. J’aurais donc médit du beau Clinias&amp;nbsp;? J’en ai peur. Voici ce que j’écrivais en effet le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/04/16/mercredi-15-avril-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;quinze avril&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;dernier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quelque chose dans sa façon de se tenir et de se taire, son accent quand il parlait, le col relevé de son polo rentré dans le pantalon, me faisaient penser qu’il avait quelque chose et d’un plouc et d’un demeuré.&amp;nbsp;» Mais j’ajoutais aussitôt&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;dans le même temps, je me disais que sa réserve était peut-être une démonstration d’intelligence faite aux intarissables Tityre et Cléomédon qui, plus âgés que nous, n’apprécient guère qu’on leur réponde : ils préfèrent qu’on acquiesce à ce qu’ils disent, quand ils entendent qu’on acquiesce, car le plus souvent, ils sont tout à leurs dialogues de sourds et, même, ils ne s’entendent pas eux-mêmes, préférant se contredire plutôt que de ne pas avoir le dernier mot !&amp;nbsp;» Je veux bien croire que ma plume semble un peu acérée à ceux de mes amis qui me lisent. «&amp;nbsp;C’est que ce journal, ai-je dit à Tityre, pour ma défense (molle défense, j’en conviens, mais il est vrai que celui-ci ne m’accusait de rien, ce qui m’a d’ailleurs un peu surpris, car je l’aurais cru plus contrarié du portrait peu reluisant qu’il a pu m’arriver de faire de lui), c’est que ce journal est un ‘‘défouloir’’ pour moi.&amp;nbsp;» La vérité est que s’il est un sujet dont je n’ai pas la moindre envie de parler avec mes amis, c’est bien ce journal. Libre à eux de le lire, s’ils connaissent son existence, mais libre à moi de ne pas répondre à ce qu’ils ont à m’en dire. Cette attitude est d’ailleurs peu défendable, puisqu’elle revient finalement à ne pas vouloir assumer entièrement la responsabilité de ce que j’écris… En portant plainte contre moi, Monsieur Véto ne s’est pourtant pas privé de me rappeler cette responsabilité&amp;nbsp;! Tout récemment encore, mais sur mon autre blogue, des internautes, membres du site de pédés habituel, ont manœuvré pour me faire effacer un texte qu’ils considéraient comme raciste (selon une certaine Félicité-Coupable (dont je prends soin, pour ne pas la froisser (car il faut se méfier de ces bêtes-là) de changer le faux nom derrière lequel elle se cache) et incitant à la haine, selon un autre internaute, que nous appellerons prudemment Dorante. Le webmestre du site sur lequel je publie mon autre blogue, écoutant évidemment ces délateurs, s’est empressé d’exiger que j’efface le texte en question, de façon tout à fait arbitraire, puisque tout cela s’est passé sans qu’aucune forme &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;légale soit&lt;/span&gt; respectée. La loi n° 2004-575 stipule, en effet, dans son article 6-I-5&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La connaissance des faits litigieux est présumée acquise par les personnes désignées au 2 [en l’occurrence, le webmestre] lorsqu’il leur est notifié les éléments suivants&amp;nbsp;: - la date de la notification&amp;nbsp;; - si le notifiant est une personne physique&amp;nbsp;: ses nom, prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance&amp;nbsp;; si le requérant est une personne morale&amp;nbsp;: sa forme, sa dénomination, son siège social et l’organe qui la représente légalement&amp;nbsp;; - les nom et domicile du destinataire ou, s’il s’agit d’une personne morale, sa dénomination et son siège social&amp;nbsp;; - la description des faits litigieux et leur localisation précise&amp;nbsp;; - les motifs pour lesquels le contenu doit être retiré, comprenant la mention des dispositions légales et des justifications de faits&amp;nbsp;; - la copie de la correspondance adressée à l’auteur ou à l’éditeur des informations ou activités litigieuses demandant leur interruption, leur retrait ou leur modification, ou la justification de ce que l’auteur ou l’éditeur n’a pu être contacté.&amp;nbsp;» Comme je n’ai pas été contacté par mes délateurs, je doute que le webmestre ait reçu copie de la correspondance qui aurait dû m’être adressée, dans laquelle etc. A strictement parler, le webmestre n’avait pas connaissance des faits litigieux. Il n’avait donc pas à exiger de moi le retrait du texte qu’il m’était reproché d’avoir écrit. D’un autre côté, puisque j’ai effacé ledit texte malgré le caractère pour le moins irrégulier de la demande qui m’en était faite, sans doute pourrait-on considérer que je me suis censuré de mon plein gré&amp;nbsp;! Enfin, non pas tout à fait de mon plein gré, car le message électronique du webmestre n’était pas sans me menacer des foudres de la loi, même si, paradoxalement et comme j’ai dit, il le faisait sans respecter aucune forme légale… J’ai demandé à mes délateurs de me dire très précisément ce qui, dans mon texte (je dis bien &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;dans le texte&lt;/em&gt; et non pas dans leur esprit), était répréhensible. Soit ils en ont été incapables, soit ils ne l’ont pas voulu, tout simplement parce qu’ils n’y trouvaient réellement rien de répréhensible. C’est la raison pour laquelle j’estime qu’ils pourraient eux aussi «&amp;nbsp;faire l’objet de poursuites&amp;nbsp;», pour reprendre les mots qu’a utilisés le webmestre, mais au sujet de mon texte. La même loi, dans son article 6-I-4, prévoit en effet que «&amp;nbsp;Le fait, pour toute personne, de présenter aux personnes mentionnées au 2 [toujours le webmestre ici] un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15000 EUR d’amende&amp;nbsp;». Mais je suis bien trop pauvre, moi qui gagne moins de 600 EUR par mois, pour recourir aux services d’un avocat et faire valoir mes droits. J’envierais presque Juan Asensio, qui semble avoir les moyens, lui, de se défendre en ce moment contre des ennemis pourtant bien plus déterminés que les miens&amp;nbsp;! (La scigalomachie fait rage.) L’argent est toujours le nerf de la guerre, et c’est précisément parce que je n’en ai pas que des internautes sous pseudonymes, c’est-à-dire des corbeaux, de vulgaires auteurs de lettres anonymes (car je doute qu’ils aient donné au webmestre, comme l’exigerait pourtant la loi, leurs nom, prénoms, profession et domicile&amp;nbsp;!), sont parvenus une fois à me museler, ce qui me semble être une grave atteinte, paraît-il fréquente sur Internet, à la liberté d’expression, conséquence immédiate de la liberté de penser, qui est, avec celui de vivre, l’un des plus grands droits de l’homme. Tout cela faute de moyens&amp;nbsp;! C’est vraiment rageant. Et c’est dire si cet imbécile d’Aribaze me met hors de moi lorsqu’il s’amuse à dire à tout le monde que je ne suis qu’un faignant &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;qui vit des rentes de ses parents&amp;nbsp;&lt;/em&gt;! Quel con&amp;nbsp;! (Même s’il est vrai que je ne suis pas toujours très vaillant, la preuve…) Plus que jamais, ces temps-ci, je ressens la précarité de ce blogue, qui pourrait disparaître du jour au lendemain, sans laisser aucune trace. Peut-être faudrait-il que j’envisage d’être mon propre hébergeur, si c’est possible, ou d’acheter un ‘‘nom de domaine’’, comme je crois qu’on dit. Mais évidemment, tout cela doit coûter de l’argent, dont je suis fort dépourvu. A cause des misères qui m’ont été faites, j’en viendrais presque à souhaiter une liberté d’expression totale pour tous, sans aucune espèce de limitation, non pas parce que je suis indifférent aux souffrances réelles que peuvent causer à certaines personnes des affirmations choquantes (la négation de crimes contre l’humanité, par exemple, ou même, plus simplement, les injures), mais parce que le risque d’être aveuglé par ses propres opinions pour juger des opinions d’autrui est trop grand, parce qu’on ne peut pas juger des idées comme des faits. Mon argument en faveur d’une liberté d’expression totale serait à peu près le même que peuvent avancer ceux qui sont contre la peine de mort&amp;nbsp;: s’il y a toujours un risque de condamner à mort un innocent, le risque me semble infiniment plus grand (parce qu’il est doublé d’une tentation évidente) de faire taire quelqu’un dont l’opinion heurte, choque ou inquiète, alors que c’est pourtant son droit d’avoir une telle opinion. C’est le propre de la pensée, surtout de la pensée en cours, que de ‘‘flirter’’ avec les idées dangereuses ou interdites. L’époque est tellement ennemie de la pensée que la seule expression de ‘‘flirter avec une idée’’ peut servir à faire condamner celui dont l’opinion déplaît. Pourtant, penser, ce n’est peut-être que cela&amp;nbsp;: flirter, tourner autour, chercher, s’approcher, risquer d’être séduit… Je ne connais pas grand-chose à la loi, dont je trouve la matière peu attrayante, mais il me semble qu’au sujet des délits d’opinion, on marche sur la tête. Par exemple, mes délateurs ont prétendu que j’avais tenu des propos illicites (racistes ou incitant à la haine) et pouvant donc faire l’objet de poursuites. Mais justement, s’ils peuvent faire l’objet de poursuites, c’est donc bien que &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;c’est&lt;/span&gt; à un juge de dire s’ils sont illicites ou s’ils ne le sont pas. Tant qu’un juge n’a pas rendu de jugement relatif à ces propos litigieux, leur auteur devrait donc être présumé innocent, c’est-à-dire les propos présumés licites… Comment donc peuvent-ils être censurés avant qu’il y ait eu jugement&amp;nbsp;? Et est-ce que les accusateurs (mes délateurs) n’ont pas à rendre des comptes pour ne pas avoir respecté la présomption d’innocence et pour avoir diffamé (tant qu’il n’a pas été reconnu coupable) celui qu’ils accusent&amp;nbsp;? Il me semble évident qu’une Félicité-Coupable, en me traitant de raciste, me diffame. Mais, si je veux être en accord avec moi-même, c’est-à-dire avec le principe d’une liberté d’expression totale et entière, cette même Félicité-Coupable ne devrait pas plus être inquiétée par la justice pour cette diffamation que moi pour mes prétendus propos racistes. Cela dit, le principe de liberté entière n’ayant pas cours en France, quelle conduite morale devrais-je adopter (si j’avais les moyens de toutes)&amp;nbsp;? Rester en accord avec le principe que ‘‘j’appelle de mes vœux’’ (malgré que j’en aie, faute de mieux, par ‘‘principe de précaution’’, comme on dit) et ne pas poursuivre ceux qui m’ont nui&amp;nbsp;? Ou me défendre, puisque le régime sous lequel on est ne protège pas des attaques&amp;nbsp;? Heureusement, la question ne se pose pas, puisque je suis pauvre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/25/vendredi-24-juillet-2009.html</guid>
<title>Vendredi 24 juillet 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/25/vendredi-24-juillet-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Journal</category>
<category>Mnasyle</category>
<category>Myriam</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 03:50:57 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai retenu du dîner de ce soir, chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, que, si j’étais le seul à ne pas partager l’avis de tous les autres convives, ce ne pouvait être que parce que j’étais quelqu’un d’in-to-lé-&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;rant&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! J’ai d’autre part appris qu’après avoir été mis à la rue par moi&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/07/23/mercredi-22-juillet-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;l’autre nuit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt; était allé trouver refuge auprès de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, chez lequel il avait couché… avec le terrible &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;… qui m’expliquait, deux jours plus tard, comme il était en train de m’annoncer qu’il me considérait désormais comme l’un des siens, c’est-à-dire comme un membre à part entière de l’étroite société de ceux à qui va la préférence de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; et de lui, que, bien qu’il formât avec le beau &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; un couple libre, il ne supporterait pas de voir ce dernier coucher avec l’un de ses amis. Ce que j’avais pris d’abord pour une déclaration d’amitié n’était donc sans doute qu’une mise en garde&amp;nbsp;: &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; me faisait gracieusement savoir, avant même que je l’eusse appris, que ce n’était pas parce qu’il avait couché avec mon &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Mnasyle&lt;/span&gt; que je devais croire pour autant qu’il m’était permis d’approcher son &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Mon amie Myriam, qui lit ce blogue, me dit que tous ces gens que je fréquente ne lui semblent pas être des gens fréquentables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/06/30/lundi-29-juin-2009.html</guid>
<title>Lundi 29 juin 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/06/30/lundi-29-juin-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Damète</category>
<category>Journal</category>
<category>Nicandre</category>
<category>Osman</category>
<category>Parthénie</category>
<category>Phédon</category>
<category>Phidippide</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 04:12:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hier soir, dîner chez Tityre, qui fêtait son anniversaire. J’y ai vu pour la première fois Parthénie être soûle. Le terrible Cléomédon disait toujours aussi souvent «&amp;nbsp;moi, je…&amp;nbsp;» tandis que son ami le beau Clinias, frêle oisillon tombé du nid, ne pipait mot, sans jamais jeter le plus petit regard sur moi. Phidippide, qui n’avait pas compris de qui il s’agissait, draguait assez ostensiblement le nouvel amant de Tityre, contrariant fort ce dernier. «&amp;nbsp;Phidippide, c’est moi qui t’ai introduit dans cette société, lui ai-je dit tout à l’heure. Pourrais-tu attendre que Tityre et sa conquête se séparent avant de la lui prendre&amp;nbsp;? Je ne voudrais pas passer pour celui qui a fait entrer le loup dans la bergerie.&amp;nbsp;» Tout le monde se moquait de moi, parce que Tityre avait révélé à l’assemblée que j’avais couché, il y a quinze ans, avec le pauvre Damète, qui est fort méprisé dans ce cercle, parce qu’il est mauvaise langue, parce qu’il est laid, parce qu’il est gros, parce qu’il passe pour être sale et se droguer avec du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;poppers&lt;/em&gt;, qui lui brûlerait les narines et y laisserait des croûtes fort peu seyantes. J’étais le seul à prendre la défense de cette créature, dont toutes les peu ragoûtantes qualités qu’on lui prête sont peut-être vraies, je ne sais, pour l’avoir perdu de vue depuis belle lurette, mais qui a eu le mérite, au moins une fois dans sa vie, ai-je dit, de me sauver de Tityre qui, à l’époque, m’avait soûlé, lors d’un dîner qu’il avait organisé à cette seule fin, pour pouvoir coucher ensuite plus facilement avec le garçon fort inexpérimenté que j’étais alors. Cléomédon, prenant assez mal la défense de Tityre, m’a demandé si j’étais naïf au point de croire que Damète n’avait pas &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;lui aussi&lt;/em&gt; quelque arrière-pensée en me sauvant. J’en étais bien évidemment conscient, ai-je reparti, comme je l’écrivais d’ailleurs&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/11/01/vendredi-31-octobre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;en octobre dernier&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, en notant dans ce journal que je venais de retrouver Tityre après tant d’années, mais les mauvaises intentions ni les mauvaises actions de Damète ne changent rien à la bonne qu’il avait faite pour moi ce soir-là, dont je lui serai éternellement reconnaissant&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;La preuve que Damète n’est pas si gros que vous dites tous, c’est qu’il a été au moins une fois dans sa vie plus fin que Tityre, puisqu’il a su me cacher son piège, où je suis en effet tombé, en me faisant voir celui que m’avait grossièrement tendu ce dernier. Et dans l’intimité, Damète était loin d’être le grossier personnage que vous m’avez décrit. Peut-être l’est-il avec vous,&amp;nbsp;qui ne vous cachez pas de l’aimer si peu, mais avec moi, il n’éprouvait apparemment pas le besoin de se montrer tel.&amp;nbsp;» Au fond, l’horrible portrait qu’en ont fait les membres de cette médisante assemblée en dit plus long sur eux que sur Damète. La veille ou l’avant-veille de ce dîner d’anniversaire, j’ai rendu une courte visite à mon ami Osman, juste après de brèves retrouvailles avec une ancienne relation sexuelle, que je n’avais pas revue depuis bien six mois, mais qui ne devait pas être dans son bon jour (peut-être à cause de la récente naissance d’un premier enfant, qui doit tout de même un peu remuer son homme&amp;nbsp;!), parce que le jeune père me faisait tellement sentir ses dents que j’ai préféré mettre un terme à&amp;nbsp;tant de&amp;nbsp;maladresse, pour aller donc voir mon petit Osman, qui habite tout près du lieu de ce rendez-vous raté. Il m’a rapporté qu’un certain barman avec qui il avait presque couché lui avait raconté que Nicancre et Phédon, qui se connaissent, ce que j’ignorais, avaient ‘‘fait les putes’’ tout récemment à Bordeaux, à l’occasion de la &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://blog.oliviermb.gayattitude.com/20060624130853/&quot;&gt;gaypride&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. Où donc crois-tu, mon blond lecteur, que travaille la mauvaise langue qui a fait cette révélation à Osman&amp;nbsp;? Dans le bar de ce vieux pédé qui m’est tellement antipathique et qui avait fait courir à mon sujet le bruit que j’allais moi aussi faire la pute, mais à Toulouse&amp;nbsp;! A Toulouse… C’est dire si la source est peu digne de foi&amp;nbsp;! Autre rumeur, encore plus absurde que la première, et rapportée du même endroit&amp;nbsp;: le petit Phédon, encore lui, aurait violé un jeune homme dans la résidence étudiante où il loge&amp;nbsp;! Alors que ce garçon, il est vrai fort entreprenant, est dans le même temps la chose la plus passive qu’il m’ait été donné de rencontrer&amp;nbsp;! C’est vraiment absurde. Et c’est une honte de faire courir de tels bruits&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/04/16/mercredi-15-avril-2009.html</guid>
<title>Mercredi 15 avril 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/04/16/mercredi-15-avril-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>''Richelieu''</category>
<category>2009</category>
<category>Anaximandre</category>
<category>Camille</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Cyrille</category>
<category>Don Esteban</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma mère</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Tirésias</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Thu, 16 Apr 2009 03:32:26 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je rentre à l’instant de chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, où le beau &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; et le terrible &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; passent quelques jours de vacances. Je les avais déjà vus, lundi soir dernier, lors d’un dîner chez le même, auquel participait également Anaximandre ‘‘de Paris’’, comme dit &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, pour le distinguer du cinquième convive, qui porte le même nom, mais qui, se faisant appeler de celui d’un célèbre cardinal français, sera nommé ‘‘Richelieu’’ dans ce journal, si jamais il doit en être de nouveau question. Don &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Esteban&lt;/span&gt; et d’autres avant lui m’ont dit qu’ils se perdaient dans les noms de tous mes personnages et souhaiteraient donc que je crée un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;index&lt;/em&gt; pour les aider dans leur lecture. Peut-être devrais-je suivre leur conseil. M’y perdant moi-même, j’ai d’ailleurs déjà créé depuis longtemps, pour mon usage personnel, une &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;tabula &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;nominum&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; qui m’aide à retrouver à qui appartiennent les invraisemblables noms que je donne aux personnes évoquées dans ces pages. J’ai appris de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, lundi soir, que son &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; était circoncis&amp;nbsp;! Je devrais peut-être parler à Tirésias de mon aversion pour les sexes circoncis, aversion toute relative, il est vrai, car je n’arrêtais pas de penser, une fois cette révélation faite, qu’il me plairait fort de voir celui du beau &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt;, que je trouvais d’ailleurs encore plus beau rougissant de l’indiscrétion de son terrible amant. En l’observant ce soir, je me suis tout de même demandé pourquoi je le trouvais si attirant. Quelque chose dans sa façon de se tenir et de se taire, son accent quand il parlait, le col relevé de son polo rentré dans le pantalon, me faisaient penser qu’il avait quelque chose et d’un plouc et d’un demeuré. Mais dans le même temps, je me disais que sa réserve était peut-être une démonstration d’intelligence faite aux intarissables &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; et &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; qui, plus âgés que nous, n’apprécient guère qu’on leur réponde&amp;nbsp;: ils préfèrent qu’on acquiesce à ce qu’ils disent, quand ils entendent qu’on acquiesce, car le plus souvent, ils sont tout à leurs dialogues de sourds et, même, ils ne s’entendent pas eux-mêmes, préférant se contredire plutôt que de ne pas avoir le dernier mot&amp;nbsp;! Sans doute &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; n’est-il pour moi qu’un fantasme, comme l’était déjà Camille, cette autre créature indéfinissable, incompréhensible, inexistante et pourtant l’obsession de mes pensées. Mais il est peu probable que j’aie le temps de parler demain de mon aversion tout relative pour les sexes circoncis. J’aurai sans doute bien trop à dire sur ce que ma sœur nous a confié, à ma mère et moi, dimanche dernier à propos du grand C, qui est apparemment quelqu’un de beaucoup plus inquiétant que j’aurais cru.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/24/lundi-23-fevrier-2009.html</guid>
<title>Lundi 23 février 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/24/lundi-23-fevrier-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Osman</category>
<category>Pélagie</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Tue, 24 Feb 2009 02:22:58 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hier soir, j’ai revu le beau &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt;, l’amant de ce &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; qui s’était battu avec l’énorme mignon d’un ami de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/05/mercredi-4-fevrier-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;il y a quelque temps&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, chez ce dernier. Après le dîner chez ma sœur, j’étais d’abord allé rendre visite à Osman, puis j’avais rejoint &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; et &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt; dans le bar de ce vieux pédé&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/27/samedi-27-decembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;qui fait courir le bruit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;qu’il m’arrive de ‘‘faire la pute à Toulouse’’. (&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; était parti se coucher.) A la fermeture du bar, nous sommes allés terminer la soirée chez moi. En jouant avec la chienne Pélagie, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt;, qui n’a pas une très bonne coordination psychomotrice, si c’est bien ainsi qu’on dit, n’arrêtait pas de lancer sur moi, sans le faire exprès, la peluche de la bête, pour la lui faire rapporter. C’était charmant. Lui qui travaille dans la douane, on espère qu’il n’aura jamais à se servir d’une arme dans l’exercice de ses fonctions, car il risquerait fort de ne pas tuer les bonnes personnes. Je l’ai encore revu ce soir, avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, au dîner chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;. Il est d’une douceur et d’une patience &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;infinies&lt;/span&gt;. C’est à peine si l’on entend le son de sa voix, lorsqu’il participe à la conversation. (Il faut dire qu’il est fort difficile de se faire entendre, une fois que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; a pris la parole. Si donc &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt; est aussi de la partie, cela devient impossible.) Il a l’accent de Bordeaux, la nuque presque aussi fine que les poignets, l’air amoureux de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, mais des regards furtifs en ma direction en présence de ce dernier et moins discrets en son absence. Ce gracieux petit être est aussi parfois d’une incroyable grossièreté. Par exemple, hier soir, dans la rue, en chemin pour chez moi, il s’est mis à cracher par terre en faisant un épouvantable bruit venu du fond de la gorge, un peu comme un arabe. Et puis il a pissé contre le porche de l’ancienne gendarmerie à cheval. Hélas, il m’est absolument inaccessible, à cause du terrible &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Cléomédon&lt;/span&gt;, qui est tout de même capable de faire rouler par terre un obèse à cause de la mauvaise orthographe de ses SMS&amp;nbsp;! J’ose à peine imaginer ce qu’il ferait à un gringalet comme moi qu’il surprendrait en train de faire des avances à son &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Clinias&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/05/mercredi-4-fevrier-2009.html</guid>
<title>Mercredi 4 février 2009</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/05/mercredi-4-fevrier-2009.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2009</category>
<category>Agathon</category>
<category>Camille</category>
<category>Cléomédon</category>
<category>Clinias</category>
<category>Journal</category>
<category>Laurent Belkacem</category>
<category>Polysarque</category>
<category>Raphaël Juldé</category>
<category>Tirésias</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Thu, 05 Feb 2009 01:51:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hier soir, Laurent &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Belkacem&lt;/span&gt; m’a écrit sur le site &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, pour me signaler une coquille dans le&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/02/03/mardi-3-fevrier-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;texte&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;que je venais de publier dans mon blogue. «&amp;nbsp;Il m’a expliqué, avais-je écrit dans mon journal, que c’étaient ses amis qui préféraient se servir de son second prénom, qu’ils trouvaient plus moderne,&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;mon&lt;/em&gt; vieilli&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Même en relisant ce texte, je n’ai d’abord pas vu la coquille, mais ai bien lu &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;moins&lt;/em&gt;, comme il le fallait, au lieu de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;mon&lt;/em&gt;. Ce n’est qu’en découvrant la suite du message de Laurent &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Belkacem&lt;/span&gt; que je me suis enfin aperçu de mon &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;lapsus calami&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suppose que c’est un ‘‘mon’’ pour un ‘‘moins’’&amp;nbsp;», me disait-il. Les deux lettres que je n’avais pas écrites, i et s, ont, en lettres capitales, IS, une forme assez semblable à celle du nombre 15. Or la veille, à propos d’un&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/note.php?note_id=52592597050&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;texte&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;que j’avais écrit sur &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; encore, pour répondre à l’invitation de Raphaël &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Juldé&lt;/span&gt;, qui m’avait &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;taggué&lt;/em&gt; pour que je participe à un jeu qui consistait à écrire ce texte en 25 points, puis à inviter 25 ‘‘amis’’ à en écrire un à leur tour, celui-ci m’avait fait remarquer que j’avais, par erreur, écrit deux n°15. Mon texte était en grande partie consacré à l’amitié et au fait que j’ai fort peu d’amis. «&amp;nbsp;Tu n’as pas 25 amis, m’avait écrit Raphaël &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Juldé&lt;/span&gt;, en commentaire, par contre tu as deux 15…&amp;nbsp;» Ce n’est peut-être pas un hasard, si j’ai omis d’écrire ce 15, I et S, en réalité, dans un mot, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;moins&lt;/em&gt;, qui est particulièrement approprié pour dire le nombre de mes amis&amp;nbsp;: j’en ai moins que la plupart des gens. Si l’on peut juger de la qualité, de la &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;valeur&lt;/em&gt; d’un homme au nombre de ses amis, force m’est de reconnaître que j’ai peu de valeur, en effet, comme Tirésias m’avait fait remarquer que je le pensais. Le texte écrit pour &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Facebook&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; avait &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop&lt;/em&gt; de 15, puisqu’il en avait deux. Or ces deux points 15 se situaient à l’endroit d’une rupture dans le texte. Dans le premier n°15, je disais qu’une soirée à laquelle j’avais été invité par mon ami &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; se déroulait dans la joie et la bonne humeur. «&amp;nbsp;Nous avons beaucoup ri et bu&amp;nbsp;», avais-je écrit. Mais dans le second n°15, j’écrivais qu’il fallait absolument que je raconte la scène de bagarre à laquelle j’avais assisté ensuite, ce que je faisais dans le reste du texte, sur le ton de la moquerie, de la dérision et presque du mépris, comme si je voulais absolument signifier que moi, je n’étais décidément pas comme ceux dont je me moquais, que je n’appartenais pas vraiment à leur groupe. (Mais&amp;nbsp;: et si c’était moi qui avais moins de prix qu’eux, et qui étais le plus digne de mépris&amp;nbsp;?) Après m’être particulièrement bien amusé parmi eux, je m’étais soudain senti en &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop&lt;/em&gt;. D’ailleurs, je n’ai pas voulu aider à séparer les pugilistes, comme si je ne me sentais pas concerné, comme si leur sort m’indifférait&amp;nbsp;: après tout, ce n’étaient pas vraiment mes amis, mais ceux de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;. Un autre garçon n’a pas voulu s’interposer entre les bagarreurs, ce soir-là, et c’était précisément celui qui me plaisait, avec qui j’aurais aimé devenir ami, mais qui m’était interdit, parce qu’il avait déjà un amant, un amant qui plus est très jaloux, et très violent, puisque c’était justement celui qui en était venu le premier aux mains. Ce &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;moins&lt;/em&gt; dont j’ai retiré les deux lettres qui veulent dire &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop&lt;/em&gt; aurait donc bien pu vouloir dire &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop&lt;/em&gt; lui aussi. Or, dans mon journal, ce &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop&lt;/em&gt; que je ne voulais pas écrire se trouvait juste devant le mot &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;vieilli&amp;nbsp;&lt;/em&gt;: sans doute ne voulais-je pas admettre que j’étais &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trop vieux&lt;/em&gt;, trop vieux pour le garçon dont je parlais à ce moment-là dans mon journal, avec qui j’avais déjà couché, mais dont j’aimerais me faire un véritable ami. (Si j’aime un prénom que les garçons de son âge jugent trop vieilli, c’est bien que j’ai des goûts de vieux&amp;nbsp;!) Je ne voulais pas reconnaître que son amitié m’était probablement inaccessible, du fait de mon âge, comme m’était interdit le garçon de la soirée chez &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;. Je préférais écrire un mot qui dise mon désir, qui est de voir le garçon de mon journal devenir &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;mon&lt;/em&gt;, c’est-à-dire mien, pour oublier Camille. (Vraiment&amp;nbsp;? Oublier Camille&amp;nbsp;? Ou seulement le remplacer, ou plutôt m’en libérer&amp;nbsp;? &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt; m’avait dit que le garçon qui me plaisait, lors de la soirée chez lui, aimait beaucoup les rouquins comme Camille. N’avais-je pas plutôt le désir de plaire à ce garçon pour me sentir aussi désirable que Camille, c’est-à-dire pour avoir le sentiment d’avoir autant de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;valeur&lt;/em&gt; que lui&amp;nbsp;?) Mon &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;lapsus&lt;/em&gt; a-t-il vraiment le sens qu’il me semble lui avoir trouvé, ou si je viens de l’inventer à mesure que je l’écrivais&amp;nbsp;? Après tout, c’est un peu tiré par les cheveux et, d’ailleurs, i et s en lettres capitales ne ressemblent pas tant que cela au nombre 15, comme je le prétends. Une chose est sûre, cependant&amp;nbsp;: j’ai relu le texte de mon journal une bonne dizaine de fois avant de le publier, comme je fais d’habitude. J’y ai corrigé plusieurs fautes de toutes sortes, mais à aucun moment je n’ai été capable de relever ce &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;lapsus&lt;/em&gt;, jusqu’à ce que Laurent &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Belkacem&lt;/span&gt; me le signale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
</description>
</item>
</channel>
</rss>