24/04/2009
Jeudi 23 avril 2009
Je n’ai reçu qu’aujourd’hui la convocation du commissariat pour hier, qui avait été pourtant postée le 17, comme l’indique le cachet de la poste. Ce soir, en rentrant du vernissage de l’exposition de Jean-Joseph Sanfourche, où j’avais beaucoup bu, avec Tityre et quelques-uns de ses amis, j’ai mangé l’un des meilleurs sandwiches américains de ma vie, préparé au 5 rue Armand-Dulamon par un futur marié, m’a-t-il dit, qui fait fabriquer spécialement par un boulanger le pain dont il se sert, s’approvisionne en tomates réellement goûteuses, cuit le steak haché dans de la crème fraîche et fait lui-même sa mayonnaise. Servi avec une grande barquette de frites et une boisson, le sandwich ne coûte que 3,50 EUR. C’était un plaisir que d’entendre ce petit commerçant parler avec passion de ses sandwiches et de leurs prix : « Mieux vaut vendre beaucoup de sandwiches à petits prix, m’expliquait-il, que pas du tout qui coûteraient cher ! » Il était souriant, enjoué, curieux de ses clients, et même parfois indiscret, mais comment ne pas pardonner son indiscrétion à quelqu’un de tellement plus agréable que tous ces marchands de Kebab, qui me sont le plus souvent très antipathiques ? L’artiste, comme je crois qu’il n’aime pas qu’on l’appelle, qui n’a pas une bonne santé, n’avait pas pu venir au vernissage de son exposition : il était hospitalisé depuis aujourd’hui. J’y ai croisé Patrick D***, l’ancien patron du ‘‘Dix-bis’’, ainsi que Léon, comme nous l’appellerons dans ce journal, s’il doit être de nouveau question de lui, parce qu’il est le sosie de Léon Trotski, ancien client de Patrick et bon copain de Tityre, à ce que j’ai cru comprendre ; et puis Monochire, ce brocanteur qui, bien que manchot, avait fait la cuisine au ‘‘Dix-bis’’ lors d’un festival flamenco, il y a quelques années ; Cléon qui, lors de la dernière élection municipale, fut le premier de la liste (perdante) sur laquelle s’étaient également présentés Tityre et Léon, ses amis ; Erythroprosope, qui est peut-être le frère de Cléon (il faudrait que je pose la question à Tityre), tant il lui ressemble, mais qui est toujours rubicond, d’où son nom ; Arthénice ; Parthénie ; et d’autres visages plus ou moins familiers, dont je ne connais pas les noms. (Je promets de rédiger bientôt cet index nominum dont je parlais l’autre jour et qui pourrait faciliter la lecture de ce journal à ceux qui ont du temps à perdre.) Sanfourche avait tenu à être exposé avec son ami Robert Aupetit, dont on pouvait voir un grand arbre de bronze, dont le tronc était recouvert d’inscriptions, non pas gravées, comme on en trouve sur les vrais arbres, mais en bas-reliefs.
02:53 Publié dans 2009, Arthénice, Cléon, Erythroprosope, Léon, Monochire, Parthénie, Patrick D***, Tityre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-joseph sanfourche, robert aupetit