05/06/2009
Jeudi 4 juin 2009
Ce soir, pour la première fois de ma vie, je me suis rendu seul au concert. J’ai toujours eu du mal à me rendre à ce genre d’événement même accompagné. Aussi le fait que j’y sois allé seul, c’est-à-dire, dans mon esprit, sans le soutien de personne, est-il le signe d’un grand changement, d’une grande amélioration de mon état. C’était à Peyrehorade, décidément « fatidique bourgade », où était donné le premier concert du quarantième festival dit des abbayes. J’étais même assis tout devant, au troisième rang. Il y avait donc des centaines de regards potentiellement braqués sur ma nuque, mais auxquels je ne pensais presque pas : j’écoutais la musique. Evidemment, je ne serais pas encore capable d’aller seul à ce qu’on appelle aussi des concerts, mais de musique populeuse, dont le public braillard et débraillé m’évoque celui des boîtes de nuit, qui sont pour moi le lieu où je me sens le moins à ma place, même s’il est vrai qu’il m’est devenu beaucoup moins pénible de m’y rendre depuis peu, évidemment accompagné et fortement alcoolisé. Mais quelle importance ? Pourquoi donc irais-je dans de tels ‘‘concerts’’, écouter de la musiquette, comme l’appelle le grand écrivain ?
02:11 Publié dans 2009, Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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