04/01/2009
Samedi 3 janvier 2009
Xxxxxxx, dans son infinie bonté, a bien voulu me renvoyer la lettre que j’avais perdue, accompagnée d’une seconde : « Ah oui, m’écrit-il, j’oubliais, on ne peut plus répondre à sa guise sur ton blogue… Quel courage… Je t’assure que j’ai hésité avant de t’écrire ; visiblement, je n’aurais pas dû ; mon altruisme me perdra. Voici donc ce que je viens d’essayer de poster, il est important que toi au moins, tu puisses le lire : ‘‘Tu n’as rien compris, Olivier, cela n’avait rien d’un jugement. Tu dois me donner bien raison pour me répondre aussi vite, en public, et de façon si sauvage. Quelle détresse… Dommage que tu rapportes tout à moi, mes écrits, mes amours, cela n’a rien à voir ; et je ne parle même pas du reste. Pour éviter à ton ‘blond lecteur’ de dire n’importe quoi dorénavant, la voici donc, ma lettre que tu te lamentais d’avoir effacée : ‘Bonsoir Olivier. Avant tout, j’espère que tu ne me répondras pas, ou tout au moins sans agressivité ni dérision. Je suis bouleversé par ce que je viens de lire sur ton blogue, une nouvelle fois, mais comme jamais auparavant. Rassure-toi, je ne te lis plus que très rarement, je m’étais dit que, pour la nouvelle année, je jetterais juste un coup d’œil. Rassure-toi encore, l’heure n’est plus aux reproches ou aux jugements. Je viens de réaliser brutalement la misère qui t’entoure. La misère humaine en quelque sorte, mais qui nous touche hélas de façon bien inégale. Tu me croiras ou pas, mais je suis envahi par une tristesse intense. C’est sûrement un affront et tu essaieras de m’en excuser, mais je ne peux pas m’empêcher de te plaindre… Laisse-moi juste terminer par ce léger conseil : les cours de latin, c’est bien aussi…’ Tu me fais penser aux chiens accidentés qui nécessiteraient les plus grands soins et qui aboient sur tout le monde, voire mordent la main qui se tendait pour les soigner. Tu es une bête Olivier. Aussi raffiné que tu te croies, tu obéis aux instincts les plus primaires de l’espèce. Tu crois maîtriser le langage en vomissant chaque jour des flots de mots à n’en plus finir, mais tu es incapable du moindre véritable dialogue. Tes mots sont des cris sans distinction de sens. Adieu Olivier. PS : Combien de temps survivra ce message ? Seule ta couardise nous le dira…’’ » Comme on peut voir, il n’y a pas une goutte de fiel dans ces lettres. Il est même si évident, à lire la première, que l’heure n’est plus aux reproches ni aux jugements, que Xxxxxxx éprouve le besoin de l’écrire : même lui semble avoir deviné, à travers le brouillard qui lui sert de pensée, que sa lettre était, quoiqu’il en dise, pleine de reproches et de la mauvaise opinion qu’il a de moi. Mais non, il ne me juge pas ni ne me fait aucun reproche. Seulement, il ne peut pas s’empêcher de me plaindre ! Est-ce vraiment l’impression que je donne ? Ai-je vraiment l’air de quelqu’un qui veut se faire plaindre ? Mais il ne peut pas s’en empêcher, dit-il ! C’est un incontinent ! Il vient me pisser dessus et s’étonne ensuite que je le prenne si mal. Xxxx xxx ! Il n’y a pas d’autre mot. Il conclut en me disant qu’il vaut mieux, pour gagner sa vie, donner des cours de latin que des coups de bite à des messieurs. Ce n’est pas un jugement, bien sûr, c’est un conseil ! Xxx xx xx xxxx xxx xx xxxxxxxxxx xxxxxxxxxxxx xxxxx xx xxxx xx xxxxx xxxxxx xxx xxxxxxxxxxxx xxxx xx xxxx x xx xxxxxx, xxx xxxx xxxx xx xxx x xxx xxxx xx xx xxxxx xxxx xxxxx x xx xxxxxxxxxxx xx x xx xxxxx. C’est du pareil au même. A force de pratique, j’ai pu constater que c’était aussi de la merde qu’il y avait dans la tête de mes élèves. Il faut être profondément méchant pour venir se rappeler au bon souvenir de quelqu’un qui ne vous demande rien, en lui disant que vous ne pouvez pas vous empêcher de le plaindre, de trouver sa vie misérable et lui un couard. Il serait si simple de ne rien dire. Mais telle est l’inconsciente méchanceté des bonnes consciences : elle est bavarde. Nul fiel dans ces lettres, non, mais de la bonne conscience, oui, tellement de bonne conscience… Et ce xxx ose prétendre que je ne suis pas capable de dialoguer ! Encore faudrait-il que je le veuille. S’étonne-t-il donc vraiment que je ne veuille pas dialoguer avec quelqu’un qui me plaint, qui me méprise, qui a pitié de moi ? Evidemment que Xxxxxxx Xxxxxxx est devenu persona non grata dans les commentaires de mon blogue ! Et je vais m’empresser de faire en sorte de ne plus recevoir non plus ses lettres électroniques, si c’est possible. Faut-il vraiment que j’écoute quelqu’un qui ne cherche qu’à me blesser ou qui est trop bête pour se rendre compte que tout ce qu’il m’écrit est blessant ? Même avec don Esteban, qui avait une place si particulière dans ce blogue et dans mon estime, je n’ai plus envie de dialoguer, alors avec un Xxxxxxx Xxxxxxx… Esteban m’écrivait récemment qu’il trouvait que j’avais fini, avec mes préoccupations si basses, si triviales, par rejoindre la masse anonyme des pédés. Sans doute n’a-t-il pas complètement tort. Mais lui a fini par tomber à mes yeux au rang des méchants. Il sait que je ne vais pas bien, en ce moment, et ne trouve rien de mieux à faire que de me rapporter les paroles d’une connaissance à nous, qui lit ce blogue et lui a demandé de me faire passer ce message que j’aurais, selon lui, grand besoin ‘‘de me faire interner’’. Il est certain que de telles révélations me sont d’une grande aide. C’est l’évidence. Je ne parle plus du tout à cette connaissance commune depuis fort longtemps, elle n’est rien pour moi, je l’avais oubliée jusqu’à ce qu’Esteban m’en reparle. Il ne lui aurait pourtant rien coûté de se taire, de ne pas transmettre l’odieux message, qui ne pouvait que me blesser, à ce qu’il me semble. Mais il a fallu qu’Esteban le fasse. Lui aussi peut éprouver le besoin d’être blessant. Par mauvaise humeur, j’ai coupé court à notre conversation. Bien sûr, c’est moi qui vais passer pour un goujat, parce que ça ne se fait pas de raccrocher au nez des gens ! Mais Esteban est quasi tombé au niveau de Damis s’amusant à me rapporter ce que Corydon raconte sur ma vie par malveillance. Xxxxxxx Xxxxxxx, je te souhaite xx xxxxxx xxxx x xxxxx. Tu apprendras ainsi que ce n’est pas au paradis que vont les bonnes consciences xxxxx xx xxxxxx, mais dans les flammes de l’Enfer. Xxx xxxxxxxxxxx xx x x xxxx d’aucun secours. Xx xxxxx xxxx xx xxxxxx xxxxxx, tes bons sentiments ni tes larmes les plus pures n’éteindront pas les flammes xxx xx xxxxxxx. Va donc xxxxxx cette année, Xxxxxxx !
00:39 Publié dans 2009, Corydon, Damis, Don Esteban, Journal | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Qui t'as fait comte ? Qui t'as fait roi ? La galette était amère cette année et les rois sont déçus ...
Ecrit par : iPidiblue et la galette des reines folles | 04/01/2009
Je me souviens de cette femme qui me rapportait une info blessante sur moi, qu'elle avait entendu et, alors que je me sentais monter les larmes aux yeux, une amie lui avait coupé la parole :
- Pourquoi tu lui répètes ça ? Quel est ton intérêt à toi dans cette histoire ? Qui fait le plus de mal, celui qui balance ou celui qui rapporte ? Tu jouis de constater l'effet immédiat de ses paroles méchantes, voilà ton plaisir.
Depuis, quand on me rapporte une saloperie entendue sur mon compte, je regarde la personne qui parle et j'en apprends bien plus sur elle que sur celui qui a balancé, au loin. Et ce n'est pas joli-joli à voir.
Olivier, tu fais rentrer de l'argent comme tu veux, comme tu peux et il faut être sacrément con pour trouver à y redire : celui qui te plaint ou te conseille n'a qu'à t'envoyer un chèque, plutôt.
Ecrit par : Ron | 04/01/2009
Je suis de l'avis de Ron : que celui qui n'a jamais péché me fasse le premier chèque !
Ecrit par : Olivier Bruley | 05/01/2009
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