18/10/2008
Vendredi 17 octobre 2008
Nous avons eu hier soir, Camille et moi, la visite de Corydon et du marchand de couronnes (il faudrait vraiment que je lui trouve un nom, à celui-là). Tout le monde doit donc savoir désormais que Camille est installé chez moi. Corydon m’a confié qu’il s’attendait à cette situation, même si, dans le même temps, il ne pensait pas que le père de Camille mettrait ses menaces à exécution ! Il se dit très déçu du père mais me conseille de me méfier du fils, qui n’est selon lui qu’un profiteur. C’est bien possible. D’ailleurs je n’ai pas une grande confiance en Camille, que je soupçonne de me mentir encore parfois. Mais il est vrai que j’ai pour habitude de soupçonner tout homme d’être aussi faux qu’il peut m’arriver d’être. Quand bien même Camille profiterait de ma trop grande bienveillance, de ma crédulité, de ma gentillesse (enfin quelqu’un me donne l’occasion d’être gentil, de bien agir !), est-ce que les profiteurs, les sans scrupules, ne peuvent pas avoir besoin d’être aidés, eux aussi, d’être secourus ? Que Camille abuse de ma naïveté ou qu’il en ait appelé sincèrement à ma générosité, cela change-t-il quelque chose à la nature de l’aide, du secours que j’ai voulus lui porter ? C’est plutôt moi qui dois veiller à ne pas profiter de la situation. Je ne me sens plus trop le droit de lui faire de nouvelles avances, même si je ne puis m’empêcher de lui toucher la nuque, de le caresser, de scruter chaque pore de sa peau. Il veut être seul pour dormir. Je dors donc seul dans mon lit. Mais le matin, je vais le rejoindre dans le sien, avec cette peur absurde de l’y trouver mort, comme j’avais toujours la crainte que Coccymèle ou Pélagie ne mourussent dans leur sommeil, quand elles étaient encore des chiots. Et d’ailleurs, ce matin, comme j’avais dit quelque chose d’incroyable et que l’incrédulité de Camille, qui s’était comme figé, le faisait me fixer du regard, j’ai cru l’espace d’une seconde qu’il venait de mourir sous mes yeux, sans un bruit ! La journée, nous vaquons chacun à nos occupations. Il me laisse des petits mots remplis de fautes d’orthographes, quand il a dû s’absenter plus longtemps que prévu, dans lesquels il écrit souvent des « merci » ou « merci à toi » qui sont presque toujours hors sujet ! Je les prends pour des preuves soit de sa sincérité, soit de sa mauvaise conscience ! Il fait mes cartons et aidera au déménagement, qui est prévu pour dimanche. Et il a fait cet après-midi de grandes courses : avec son propre argent ! Pourtant, il mange très peu, c’en est même inquiétant. Hier, par exemple, il ne s’est nourri que de deux tartines de pain brioché à la confiture de myrtille, au petit déjeuner, et d’un croissant le soir ! Et pourtant, ce matin, il avait une glycémie à plus de trois ! C’est à n’y rien comprendre !
02:29 Publié dans 2008, Camille, Coccymèle, Corydon, Journal, Pélagie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
Eh ben voilà ! tu as trouvé ta vocation : infirmière à domicile !
Ecrit par : iPidiblue comme dans un divan | 18/10/2008
Finalement il a eu sa promotion canapé le Camille ! Enfin ils sont gentils les infirmiers de nos jours ils n'abusent pas de la situation, pour l'instant ...
Ecrit par : iPidiblue et la maison de convalescence de Mont-de-Marsan | 18/10/2008
Pain brioché, confiture, croissant... Et vous vous étonnez qu'il ait un taux de glycémie en hausse ?
(Rendez donc son "d" à votre "marchant" de la première ligne...)
Ecrit par : Didier Goux | 18/10/2008
C'est corrigé.
Ecrit par : Olivier Bruley | 18/10/2008
http://www.diabsurf.com/diabete/FAlimEss.php devrait vous aider à comprendre. Si le matin, il était à plus de trois, la veille il devait être encore plus haut ! A de tels taux, on est à un seuil critique (risque de coma diabétique), c'est ennuyeux ;-)
Ecrit par : ArD | 18/10/2008
Oui, c'est ce que j'allais dire : prévois le numéro du SAMU à portée de téléphone... Comment se fait-il qu'avec un tel taux de sucre dans le sang, il ne se fasse pas deS piqûres d'insuline ?
Ecrit par : tinou | 19/10/2008
Affiche aussi le numéro de police secours pour le jour où son père débarquera chez toi...
Ecrit par : raspoutine | 20/10/2008
Il se fait évidemment des piqûres d'insuline plusieurs fois par jours !
Ecrit par : Olivier Bruley | 20/10/2008
Dis donc Olivier, tu as vu, tout le monde veut s'occuper de ton petit Camille !
Ecrit par : iPidiblue et le gâteau d'Alien | 20/10/2008
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