11/10/2008
Samedi 11 octobre 2008
« Camille se défend des entreprises amoureuses d’un certain Olivier qui lui colle au cul », m’écrivait hier Pierre Driout. Je me demande d’où peut connaître de telles expressions un homme au fondement de qui ne doit pourtant pas adhérer grand monde ! J’essaie bien de me détacher de Camille, mais comment faire, quand tout le monde veut que je sois toujours avec lui ? Tout à l’heure encore, Corydon me téléphonait pour m’avertir qu’il l’avait surpris sur un site de rencontre, qui refusait coupablement de reconnaître qu’il était bien notre Camille ! De quoi donc Corydon se mêle-t-il ? A cause de lui, Camille va croire que je continue de l’espionner, alors même que j’ai fait l’effort de m’excuser hier de lui avoir joué ce mauvais tour, l’autre jour. Même si tout avait bien commencé entre nous, Camille aura désormais un mauvais souvenir de moi ! Le meilleur moyen de laisser un Camille en paix, c’est encore d’en trouver un autre, même si ce n’est que pour la nuit. J’ai fait mieux qu’en trouver, hier soir : j’en ai retrouvé un, que je pensais ne plus jamais revoir. C’était le garçon dont je parlais le 27 mai dernier, celui qui faisait l’amour comme si c’était la dernière fois pour lui. « Mais je m’avise maintenant, écrivais-je alors, que c’était bien la dernière fois : la première et la dernière fois avec moi. » Eh bien non. Il y eut une seconde fois ! Je connais maintenant le nom du garçon, pour l’avoir lu sur la sonnette de sa porte, ayant préféré cette fois aller moi chez lui, plutôt que lui chez moi. Donnons-lui le nom qu’il s’était inventé pour notre première rencontre : appelons-le Maxime, même si je doute qu’il y en ait une troisième, c’est-à-dire une nouvelle occasion de parler de lui dans ce journal. Je ne sais comment il a fait pour me verser un peu de sa semence dans l’œil. Ce serait tout de même amusant d’avoir attrapé le Sida par les yeux, cette autre paire de couilles, comme je crois que racontent les psychanalystes !
20:58 Publié dans 2008, Camille, Corydon, Journal, Maxime, Pierre Driout | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Commentaires
Ne me dis pas que tu t'es vexé parce que j'ai prétendu que tu étais un peu collant ? Surtout que tu pouvais me rétorquer que je te suis trop attaché, du moins virtuellement ! Mais bast, je ne suis pas jaloux mon joli petit lapin des Landes si tu veux t'amuser avec des Camille, profite ! et raconte-nous ensuite tes exploits cela nous distrait, nous autres les vieillards, un rien nous amuse ...
Ecrit par : iPidiblue et la face cachée de la Lune | 11/10/2008
Mais comment donc aurais-je pu faire la repartie que vous me dites, cher Pierre Driout, puisque je suis bien loin de vous trouver trop attaché à moi ? C'est que j'aime beaucoup vos petites visites et vos commentaires tellement amusants ! Et vous faites comme si vous ne le saviez pas !
Ecrit par : Olivier Bruley | 12/10/2008
Au XIIIe siècle, on utilisait "tierce fois, c'est droit" pour signifier, entre autres, qu'une action ne pouvait être correctement réussie que si elle était exécutée trois fois, ce qui impose qu'après la deuxième fois, il y en avait nécessairement une troisième pour arriver à ses fins !
Ecrit par : Racam | 13/10/2008
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