22/09/2008
Dimanche 21 septembre 2008
On se croirait dans un roman ! Camille est bel et bien enfermé chez lui. Il a le droit de sortir, à condition de rester à l’intérieur de la ferme, m’a-t-il chuchoté tout à l’heure, car son père ne veut pas non plus qu’il abuse du téléphone ou d’Internet ! Un garçon de vingt ans est puni comme un enfant de quinze ! Je lui ai demandé s’il était conscient que la situation n’était pas tout à fait normale, mais il ne semble pas s’en rendre vraiment compte. J’ai d’abord cru que c’était parce qu’il avait honte que Camille m’avait fait promettre de ne rien raconter de tout cela à Corydon, notre ami commun, mais j’ai fini par comprendre que c’était plutôt par crainte que ce dernier ne rapporte à son père, dont il est un intime, les confidences qu’il m’avait faites, trahissant ainsi le secret de notre liaison, que le méchant homme croit terminée. Il y a quelque chose comme cela dans La Princesse de Clèves, que Nicolas Sarkozy etc. Don Esteban me demande si je suis certain que Camille me dit bien la vérité. Ma foi, non, je n’en suis pas sûr. Mais nous avons prévu de nous retrouver en secret, Camille et moi, mardi ou mercredi, vers les minuit, quand son père sera couché. Camille devra se rendre à l’entrée de la ferme, sur le bord de la route, où je passerai le prendre en voiture. Il habite en pleine campagne, quelque part après Saint-Sever. Il faudra que je le ramène avant que son père ne se réveille !
02:12 Publié dans 2008, Camille, Corydon, Don Esteban, Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Méfie-toi des oies ! et même des fausses oies blanches ...
Ecrit par : iPidiblue et les oies du Capitole | 22/09/2008
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