13/08/2008

Mercredi 13 août 2008

            Hier soir, acheté pour dîner un sandwich chez les arabes de la place du commissariat. Comme je faisais la queue, deux jeunes, complètement ivres, me sont passés devant sans vergogne. Le patron des lieux leur ayant demandé d’attendre leur tour, tout cela a failli se terminer en bagarre. En reculant pour éviter d’être bousculé par tout ce petit monde qui sortait dans la rue pour ne finalement pas s’y battre vraiment, c’est moi qui ai bousculé un très joli garçon, dans le parfum duquel je me suis retrouvé comme par enchantement. Plus tard, nouvelle visite de Corydon, qui croit que je m’entends très bien avec ma mère pour passer tant de mon temps chez elle ! J’ai dû lui expliquer qu’il n’en était rien et que, d’ailleurs, ma mère était une méchante femme qui ne m’avait jamais vraiment supporté. Si je vais si souvent chez elle, c’est uniquement pour profiter de la piscine et pour faire quelques économies d’argent sur les repas. « Mais enfin, il faut bien que ta mère soit gentille avec toi, puisqu’elle t’a offert l’appartement dans lequel tu vis en ce moment. – Oui, c’est ce qu’on croit toujours, qu’elle est bien brave et bien gentille, comme si tout cela n’était qu’une question d’argent. Suffit-il donc d’en donner pour passer pour quelqu’un de généreux ? En vérité, ma mère m’a donné cet argent par méchanceté ! Elle ne supportait plus de me voir, de me voir exister, chez elle, de me voir prendre le petit déjeuner à la même table qu’elle, de me voir me laver dans la même salle-de-bain qu’elle. Elle ne supportait plus de voir mon visage, d’entendre les intonations de ma voix, de sentir mon odeur. Elle ne m’a jamais pardonné mon rythme particulier, mon pouls. Me voir vivre lui était intolérable. » J’ai beau dire, je suis sûr qu’il y en a parmi mes lecteurs qui continueront de croire que ma mère est gentille, que c’est une brave femme ! Les hommes, mais ce n’en sont plus, disons plutôt les gens, sont de tels gagne-petit, de si petits-bourgeois, qu’ils croient que quelques dizaines de milliers d’euros sont un trésor et que c’est être d’une grande générosité que d’en faire don. Les cons ! Ma mère n’a rien donné. Elle s’est acheté une bonne conscience, et en me prostituant ! On me trouve généralement méchant de parler si mal de ma mère. C’est vrai. Je suis méchant. Mais ma mère est la personne au monde à qui je ressemble le plus ! Corydon et moi sommes allés faire un tour à la rocade. ‘‘Aller à la rocade’’, cela veut dire aller baiser sur une certaine aire de repos particulièrement fréquentée par les pédés renifleurs de culs dans les buissons. N’ayant pas ces mœurs de chiens errants, je ne vais à la rocade qu’escorté de Corydon, et uniquement pour vérifier que Damis, ce petit bâtard, n’est pas en train de s’y faire mettre par des inconnus. Il n’y était pas. Pourquoi ne me donne-t-il plus de nouvelles ?

Commentaires

Un sandwich à quoi stp ?
Merci.
Gros poutous mon adoré.

Ecrit par : iPidublue | 14/08/2008

Il y en a sous la pédale !

Ecrit par : iPidiblue médaille d'or aux JO de Mont-de-Marsan | 14/08/2008

Cher Olivier, merci pour ta réponse. Mon dico français-latin se trouve toujours dans mon ancien lieu de vie ... Je voudrais t'entretenir de quelques problèmes qui me perturbent la vie aujourd'hui. Je me doute que ce n'est pas nécessairement un plus pour toi, mais si tui veux bien que ce soit par mail, je t'en prie donne moi ton accord sur mafran.gautier[a]skynet.be. Je te promets d'ores et déjà de ne pas m'imposer, mais Manutara et toi, avez été en quelque sorte liés à ma vie de ce jour et j'aimerais m'expliquer un peu. Amicalement.

Ecrit par : maola | 14/08/2008

Avez-vous bien reçu mon email, Maola ?

Ecrit par : Olivier Bruley | 16/08/2008

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