04/08/2008

Dimanche 3 août 2008

Hier après-midi, coup de téléphone inespéré de Damis, qui était en panne d’essence sur le parking de la boulangerie où il travaille. Il avait besoin de moi pour que je le conduise à une station service. (C’est la troisième fois qu’il me fait ce ‘‘coup de la panne’’, comme je crois qu’on dit.) Quand je suis arrivé, il était appuyé contre sa voiture, en train de manger un sandwich. Comme aimanté par son corps, je suis venu me coller littéralement à lui, en lui faisant de grands sourires. Il essayait de cacher son regard pétillant derrière ses lunettes de soleil. Il voulait savoir comment j’allais. Je lui ai expliqué que j’étais tombé malade à cause de lui, au point de pleurer par tous les orifices ! Ça l’a fait beaucoup rire. « C’est la première fois qu’on me la sort, celle-là », m’a-t-il répondu. Nous sommes allés chez moi pour nous dire ce que nous avions sur le cœur. J’avais été très déçu qu’il ne veuille pas venir passer l’après-midi avec moi au bord de la piscine, il y a quelques jours. (Quand donc était-ce ? Je n’en ai pas parlé dans ce journal.) Il m’a confié que s’il n’avait pas voulu venir, c’était à cause de ma mère, dont il a peur et qu’il a trouvée très froide la fois où il l’a rencontrée (ce qui n’a rien d’étonnant, puisqu’elle est, comme moi, plus morte que vive). « Mais ça n’a rien à voir avec toi, tu sais, on est tous un peu froids dans la famille… – N’importe quoi ! Tu n’es pas froid du tout, toi ! Tu es même une vraie chaudasse : tu as franchement le feu au cul, enfin, avec moi, en tout cas… – Ah oui ? Tu trouves ? C’est possible… Enfin bref, c’est dommage que tu n’aies pas voulu venir, parce que ma mère passait la journée à Dax, ce jour-là, avec ses copines lesbiennes ! On aurait été tranquilles tous les deux ! – Mais même, elle aurait pu rentrer avant mon départ… » Je lui ai demandé s’il ne s’était pas ennuyé pendant tout ce temps sans nous voir. Pas du tout, ai-je appris, car il avait rencontré un garçon, lors de la fameuse soirée qu’il avait passée sans moi, un garçon qui lui plaisait énormément et avec qui il était sorti, disait-il. Ce n’était pas tant cette révélation qui me blessait que le fait qu’il l’a faisait précisément dans le but de me blesser. « Arrête d’être méchant. Je t’ai déjà dit que tu pouvais coucher avec qui tu voulais. » (Quel mal y a-t-il, après tout, du moment que ce n’est pas avec un Trimalcion ? Ce n’est pas comme si nous nous étions déjà juré fidélité.) « Je ne dis rien de méchant, a-t-il répondu, puisque je n’ai rien fait de mal. D’ailleurs, je te rappelle que ‘‘nous ne sortons pas vraiment ensemble’’ toi et moi. Je peux donc bien coucher avec qui je veux ! – Oui, voilà, c’est exactement ce que je dis… Combien de fois avez-vous baisé, ce garçon qui te plaît et toi ? – Quatre fois. – Quatre fois ? Mais je n’ai couché qu’une fois avec Alcide, moi ! J’ai donc encore droit à trois essais avec lui ! – Ah non ! Pas question ! – Et autrement, ce garçon, il est comment ? Il est mignon ? Tu me le présenteras ? – Sûrement pas ! » Damis ne veut plus me présenter personne depuis que j’ai eu le malheur de coucher avec Alcide ! Il s’imagine que je pourrais coucher avec tous ses amis ! Cette conversation était ponctuée de baisers et de caresses. Après quoi, nous ne parlâmes plus du tout. Mon père, qui vient passer quelques jours chez ma mère, est arrivé cet après-midi. Ma sœur a profité de l’occasion pour nous ressortir son grand con pour le dîner.

Commentaires

Un sandwich à quoi svp ? Un triangle ?
Mille bisous.

Ecrit par : iPidublue | 04/08/2008

Tout le reste est silence ...

Ecrit par : iPidiblue critique d'art | 04/08/2008

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