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11/07/2008

Jeudi 10 juillet 2008

            Dans le fond, même s’il se trompe de noms pour illustrer son propos, c’est Pierre Driout qui a raison : non seulement le ridicule ne tue pas, mais il est souvent la conséquence directe de cet espoir qui nous fait vivre. C’est bien connu : nous sommes tous le Xxxxxxx Xxxxxxx de quelqu’un. Si je suis supérieur au mien, c’est uniquement d’être conscient que je suis, moi aussi, le Xxxxxxx Xxxxxxx d’un ou de plusieurs autres. Mais j’ai la faiblesse de faire comme si je ne l’étais pas ! Et ce n’est sans doute pas le plus grand de mes ridicules ! Don Esteban (don Esteban !) a bien raison de me traiter de pompous ass ! En réalité, je suis probablement encore pire que ce qu’on peut croire en lisant ce journal (qui prend bien des libertés avec la réalité de mes vies intérieure et extérieure), c’est-à-dire que je suis sans doute également bien meilleur qu’il y paraît, car il arrive souvent qu’on prenne ses propres qualités pour des défauts et inversement, si bien qu’on risque fort d’empirer en voulant s’améliorer et vice versa. Ainsi, en forçant certains traits qui me semblent beaux ou bons, je ne fais que m’enlaidir un peu plus ; mais il est aussi possible qu’en forçant (par bravade) d’autres traits que je trouve (à tort, donc) résolument laids, je m’embellisse sans le savoir ! Si je puis me tromper à ce point sur moi-même, essaie donc d’imaginer, mon blond lecteur, à quel point tu peux te tromper à ton tour, toi qui crois tout savoir sur moi, sur mes travers ou mes penchants, pour me lire une ou deux fois par semaine entre deux clics. Et si ce que tu estimes être le pire de mes défauts était en réalité la plus grande de mes qualités ? Et si, comme moi, tu ne savais rien ? Pourquoi donc ne t’efforces-tu pas de te connaître toi-même, plutôt que moi-même ?

Commentaires

La connaissance de soi éclaire tout homme sur ce qu'il est et ce qu'il peut ; elle le sauve des illusions souvent funestes qu'il se fait sur lui-même.
Pour citer Socrate, "N'est-il pas évident,..., que les hommes ne sont jamais plus heureux que lorsqu'ils se connaissent eux-mêmes, ni plus malheureux que lorsqu'ils se trompent sur leur propre compte ?".

Ecrit par : racam | 11/07/2008

Bon ! je suis au tableau d'honneur cette semaine, je ne sais pas trop à quoi Olivier fait allusion, mais c'est bien je progresse dans son estime !

Olivier, j'ai envoyé ma lettre à l'Académie en oubliant de préciser que j'avais ton imprimatur comme on dit au Vatican ! Tu sais que moi aussi je ne crains aucun ridicule donc je t'invite à rejoindre mon comité de soutien qui est très fourni en beaux garçons.

Ecrit par : iPidiblue le fou chantant | 11/07/2008

Nihil obstat !

Ecrit par : iPidiblue le fou de blog | 11/07/2008

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