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31/03/2008
Dimanche 30 mars 2008
Baisé hier après-midi avec un Russe d’une trentaine d’années, très mince et très viril. Il n’était pas du tout comme ces Russes instruits qui s’expriment dans un français tel qu’on n’en entend plus depuis longtemps en France, puisqu’il le parlait à peine, mais d’une voix incroyablement grave, mâle, russe, me suis-je surpris à penser ! Sa bite était énorme. On reconnaît généralement ces bites à ce qu’elles montent jusqu’au nombril, voire au-delà. Il avait l’air tellement mauvais garçon avec sa cicatrice au milieu du ventre que je me suis demandé s’il n’était pas un clandestin ! Mais non : il m’a raconté qu’il était en train de créer ici son entreprise. J’imagine que les clandestins ne peuvent pas faire ce genre de choses. Comment est-il donc possible qu’un Russe se retrouve à Mont-de-Marsan et veuille y faire sa vie ? Voilà bien quelque chose que je ne m’explique pas. A Paris, Marseille, Lyon, Bordeaux, je comprendrais, mais dans les Landes, au milieu des pins… C’est probablement le signe que l’immigration touche le pays plus en profondeur, plus totalement qu’il y paraît : les étrangers ne sont pas uniquement dans les grandes villes de la France : ils sont partout, jusque dans les petites villes de province, et sans doute aussi dans les campagnes. Même à Mont-de-Marsan, les bonnes âmes locales se sont récemment mobilisées pour empêcher l’expulsion de quelques Ukrainiens qui étaient venus s’installer dans la ville aux trois rivières, comme on l’appelle ici. Je ne sais ce qu’il est finalement advenu d’eux. (Cela me fait penser qu’il faudrait que je parle un jour d’un autre de mes plans, quasi régulier, celui-là, et qui paie sa cotisation à l’AGRIF (Agence Générale contre le Racisme et pour le respect de l’Identité Française et Chrétienne), dont j’ai trouvé la carte de membre en fouillant dans son portefeuille.) Puis, cette nuit, baisé avec un adorable Dacquois de dix-huit ans à peine, qui travaille dans le salon où l’ancienne coiffeuse de ma mère a trouvé une meilleure place à son goût. Le monde est tout de même petit. J’ai fait deux fois l’aller-retour entre nos deux villes : d’abord pour aller chercher le garçon, puis pour le reconduire chez lui. Il m’a fallu faire le plein d’essence à Dax, la seconde fois, avant de repartir, ce qui m’a fort contrarié : j’avais l’impression que cette deuxième partie de jambes en l’air m’avait coûté les 53 EUR d’essence que j’étais en train de payer, ce qui n’était que partiellement vrai, car sur la somme totale, les trajets entre Dax et Mont-de-Marsan ne devaient pas coûter plus d’une dizaine d’euros. Mais j’étais tout de même catastrophé de devoir faire le plein sans doute une semaine plus tôt que si je m’étais contenté de mon Russe. L’appétit venant en mangeant, baiser donne généralement envie de baiser davantage. D’où la nécessité de trouver un fuckbuddy sur place : par souci d’économie. Je suis encore très loin de l’autarcie des cyniques.
02:51 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
C'est donc là où tu caches tes oeufs de Pâques, entre les fesses des russes et des dacquois !
Ecrit par : iPidiblue prière d'insérer | 31/03/2008
Olivier tu sais que les éléphants c'est passionnant ! Pour les faire éjaculer dans les zoos on leur masse la prostate en passant par l'anus et crois-moi c'est un boulot de Titan !
Ca te dirait comme job ? L'insémination artificielle des grosses bêtes, tout ça, tout ça ...
Ecrit par : iPidiblue déniche les oisillons au nid | 31/03/2008
Eléphant dans un magasin de porcelaine comme vous êtes, c'est plutôt un travail pour vous, non ?
Ecrit par : Olivier Bruley | 31/03/2008
C'est vrai que tu as un côté porcelaine chinoise, mais je ne sais toujours pas comment on te fait éjaculer ....... la réponse vite !
Ecrit par : iPidiblue le voisin du dessus - à moitié fou ! | 31/03/2008
Ah ! Si vous saviez, mon cher Pierre, vous n'en dormiriez plus !
Ecrit par : Olivier Bruley | 31/03/2008
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