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27/03/2008
Mercredi 26 mars 2008
La chienne Pélagie a été vaccinée hier. Depuis, elle se traîne comme une paralytique. Ces petits chiens sont de si grands comédiens qu’on les croirait doués d’autant de conscience que les hommes. Parce que la bête ne se bouge pas assez, le vaccin, qui se diffuse trop lentement sous sa peau, la fait souffrir. Pélagie est si consciente de la possibilité de la douleur (selon les mouvements qu’elle fait) qu’elle reste le plus souvent totalement immobile ou ne se déplace que très lentement et avec force précautions. La plupart du temps, il n’y a que son regard qui me suive, comme ceux d’une vieille impotente, qui voudrait que je me sente coupable de continuer à vivre sous ses yeux, pendant qu’elle serait murée vivante à l’intérieur d’elle-même ! Elle me rappelle la chienne Coccymèle, qui était, elle aussi, si consciente de disparaître, lors de sa lente et douce agonie, qu’elle en semblait devenue réellement humaine.
00:52 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Un salut au passage cher Olivier,
mon service télématique me signalait que le lien vers mes occupations était à jour.
Merci à vous!
Hope you're fine baby!
à bientôt..
Ecrit par : radouL | 27/03/2008
Un petit calin à Pélagie pour lui remonter le moral ...
Ecrit par : iPidiblue zoophile | 27/03/2008
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