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06/03/2008
Jeudi 6 mars 2008
En octobre 2004 et janvier 2005, j’avais évoqué dans ce journal les propos d’un internaute, que je nommais par son véritable nom (dont il ne faisait pas mystère), et qui me demande aujourd’hui, en 2008, de ne plus le faire, ce que j’accepte volontiers, pour lui éviter les ennuis que, paraît-il, la présence de son nom dans ces pages pourrait lui faire avoir ! Je ne savais pas que c’était si dangereux d’être associé à moi, même de loin ! A moins, plus vraisemblablement, que le ‘‘lobby homosexuel’’ soit si puissant que les propos tenus à l’époque par ce jeune homme, qui est fonctionnaire, le mettent réellement dans une position délicate s’ils venaient à être connus de sa hiérarchie, ce qui ne m’étonnerait qu’à moitié, même si lesdits propos n’étaient pas si terribles que cela, si ma mémoire est bonne. L’internaute parle du devoir de réserve. Mais si vraiment il y a un tel devoir, il ne tenait qu’à lui de s’y soumettre à l’époque. Et s’il n’était pas encore fonctionnaire ‘‘au moment des faits’’, je ne sache pas que ce devoir soit rétroactif (du moins je l’espère !). On ne peut tout de même pas faire que ce qui a été dit ne l’ait pas été. On ne peut changer le passé. En cherchant les pages dont l’internaute fonctionnaire m’avait parlé, je me suis aperçu qu’en 2004, j’écrivais encore « ce midi », et c’était justement au début d’un texte dans lequel je racontais comment (déjà à l’époque) on était venu me demander d’effacer de ce journal les noms de certaines personnes, ou plutôt celui d’un groupe auquel elles appartenaient. Hier soir, aperçu le fiancé en voiture, qui avait l’ait très embarrassé de tomber sur moi, à tel point que je me suis demandé si je ne le surprenais pas en train de se rendre à un rendez-vous galant pendant que ma sœur était à Bayonne. Nouveau voisin au-dessus de chez moi, à la place du fou : c’est une espèce de jeune drogué au visage dévasté, qui est néanmoins venu frapper à ma porte, avant-hier, pour me demander quels jours il pouvait descendre les poubelles, grâce à quoi il m’a fait une fort bonne impression, tout drogué (ou ancien drogué) qu’il soit. Tellement d’honnêtes gens descendent leurs poubelles les jours où il ne faudrait pas ! Je puis dire, dores et déjà, que mon drogué est infiniment plus discret que le fou et, surtout, que les jeunes qui habitent à côté de chez lui. Tout m’indique, de plus en plus souvent, que le monde marche sur la tête.
22:45 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Comme quoi la drogue a ses bons côtés.
iDidigoux
Ecrit par : Devoir de réserve | 07/03/2008
Tiens ! Monsieur Poux que je crois bien avoir croisé quelque part ...
Mister Ti vous auriez dû naître chinois avec toutes vos salamalecs !
Ecrit par : iPidiblue alias Monsieur Chi | 07/03/2008
Oui, absolument, il faudra en plus que tu effaces tous les "don Esteban" dont tu as parsemé tes textes ces dernières années. Je risque d'être reconnu par le gardien de mon ancienne hacienda au Chili (vendue à perte une bouchée de pain, cela va sans dire). C'est lui qui m'avait affublé de ce "don" qui sut, en d'autres temps, tant flatter ma vanité. Ce gardien était très porté sur la reserve, la reserve à pisco, cela va sans dire!
Ecrit par : don Esteban | 08/03/2008
De toute façon, je ne t'appelle plus don Esteban, maintenant. Tu ne le mérites plus. Esteban tout court, c'est largement suffisant.
Ecrit par : Olivier Bruley | 08/03/2008
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