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14/02/2008
Mercredi 13 février 2008
Esteban me dit qu’il pense savoir qui est l’auteur de la lettre anonyme de l’autre jour. Ce serait l’une des ses connaissances webmatiques, une espèce de bobo gauchiste au pseudonyme invraisemblable, sans aucun humour et très moralisateur, avec qui je ne comprends pas qu’Esteban ait pu s’acoquiner. Car c’est bien un coquin que cette canaille dont Esteban ne veut pas que j’écrive le nom, qui n’en est d’ailleurs pas un : comme tant de malfaisants de la Toile, il se cache, pour sévir, derrière l’un de ces faux noms ignobles qui ne se donnent pas même la peine de ressembler à de vrais. Mais c’est à peine un homme, ce corbeau, ce chien, s’il n’a pas de nom ! Ou plutôt, s’il refuse de porter son nom, c’est qu’il ne veut pas tenir son rang d’homme ou qu’il sait que ses paroles, qui sont des actes, sont indignes d’un homme : c’est beaucoup plus grave ! Pour s’être si mal comporté, j’allais dire qu’il mériterait d’être souffleté par don Esteban, mon fier hidalgo, mais il n’est évidemment pas digne d’un tel traitement, puisqu’il a dérogé à son humanité, qui est toute la noblesse qu’on lui demande ! Il mériterait d’être bastonné, voilà tout. Il nous reprochait notre prétention grotesque : le voilà servi ! (Et s’il n’est pas l’auteur de la lettre, eh bien, qu’il me pardonne mon emportement : c’est à don Esteban qu’il faut demander des comptes !)
02:09 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Waow ! et si on respirait un grand coup ? Si vous commencez à vous préoccuper des petits "trolls" (puisqu'il paaît qu'on dit comme ça) qui pullulent sur la Toile, vous allez vous fabriquer un ulcère commak ! Relax, Olivier, relax...
Ecrit par : Didier Goux | 14/02/2008
Rassurez-vous, cher Didier, aucun ulcère en perspective. J'ai déjà souvent eu maille à partir avec ces "trolls", comme tous les internautes, d'ailleurs (mais je préfère parler d'auteurs de lettres anonymes, en l'occurrence). Mon estomac ne s'en est encore jamais trouvé mal à ce point. Mais il me semble qu'il ne faut pas hésiter parfois à aller jusqu'à cracher, pour dégager les bronches, en quelque sorte, et respirer mieux, précisément. Et quel plaisir (peut-être pas de fin gourmet, certes) que de cracher (tout virtuellement) au visage de "quelqu'un" qui le mérite si incontestablement. Je dis "quelqu'un", mais il ne s'agit que d'un corbeau et de rien de plus que cela.
Ecrit par : Olivier Bruley | 14/02/2008
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