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06/02/2008
Mardi 5 février 2008
Tout à l’heure, étrange coup de téléphone de Christophe, la beauté rachitique. Il m’appelait à la demande de Laurent (qui se trouvait tout à côté de lui, m’a-t-il dit), pour savoir s’il pouvait venir passer la journée de demain à Mont-de-Marsan, chez moi, pendant que Laurent vaquerait à ses occupations dans la ville, où il doit parfois se rendre, pour son travail. Christophe a dit, à mon grand étonnement, devant Laurent qui écoutait, qui surveillait, plutôt, ces mots qu’il faut avoir bien peu d’amour propre pour prononcer, qu’il le suivait partout comme un petit chien ! Je me demande si Laurent n’a pas organisé tout cela pour me faire comprendre (comme si cela m’importait !) que c’était bien de lui que Christophe était amoureux, et non de moi, quand même il était venu passer deux jours chez moi, il y a quelque temps, sans lui, et sans le lui dire, du moins dans un premier temps. Quand je pense que Laurent croit, maintenant qu’il est informé, que nous étions restés à nous regarder dans le blanc des yeux, Christophe et moi, à nous sourire et nous faire la conversation ! Voilà qui n’est pas d’un très fin psychologue ! Et sans doute s’imagine-t-il encore que nous nous comporterons en tout bien tout honneur, Christophe et moi, demain, pendant que lui sera en train d’expertiser l’un de ces fous hors-la-loi comme, peut-être, celui qui vit au-dessus de mon appartement… Alors que Christophe, qui doit aller passer quelques jours à Toulouse, la semaine prochaine, a fait croire à ce pauvre Laurent que sa présence là-bas durerait une journée de plus, journée qu’il avait l’intention de passer ici avec moi, à son insu comme la première fois ! Il se peut aussi que ce débauché de Laurent espère encore m’entraîner dans une partie à trois. Malheureusement pour lui, c’est l’amour à la grecque qui a ma préférence : pas la Macédoine, qui me tente très peu ! Il est vrai qu’il y a un début à tout. Mais alors, il faudrait que le second ne soit pas Laurent, ni sidéen le troisième, tant qu’à faire. Il faudrait plus de camaraderie et moins de petites jalousies. Et encore beaucoup d’autres ingrédients qui, sans doute, ne se trouveront jamais en même temps.
00:50 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
On suit ... comme on dit au poker !
Ecrit par : iPidiblue et son brelan d'as | 06/02/2008
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