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04/01/2008
Jeudi 3 janvier 2008
J’ai passé la journée d’hier à Bordeaux, avec Anne, ma première très grande amie (et sans doute la seule, au fond), qui était rentrée de Stockholm (pour les fêtes), où elle vit désormais. Le train du retour, celui que je voulais prendre à 18 h17 (les lecteurs de Renaud Camus ne m’en voudront pas de parler comme un chef de gare, pour une fois que le sujet s’y prête), ce train fut tout bonnement annulé, sans aucune explication. Il me fallait attendre celui de 21 h 10. J’ai d’abord voulu téléphoner à Laurence et Myriam, qui devaient elles-mêmes rentrer de Bordeaux hier, au cas où elles n’auraient pas encore pris la route : j’aurais pu être leur passager. Malheureusement, je me suis aperçu que je n’avais toujours pas noté, depuis janvier dernier, leur numéro de téléphone dans mon agenda de l’année 2007. Et nous sommes déjà en 2008, dont je n’ai toujours pas acheté l’agenda ! La procrastination me perdra. Heureusement, le numéro de téléphone de Laurent, le ψ, était bel et bien noté dans le petit carnet, ce qui prouve que le fait de penser avec sa bite a parfois du bon. Je lui ai téléphoné pour lui demander s’il voulait bien m’héberger pour la nuit. Il ne savait pas, à cause de son petit ami, qui devait passer la soirée avec lui. « Ah ? Le fameux grand maigre rouquin ? Mais justement, ce serait l’occasion pour moi de le voir de mes yeux ! – Mais tu ne le connais pas. Il est maladivement jaloux. S’il te voit, il me fera encore une crise. – Annule sa venue, dans ce cas, comme ça, on pourra baiser tous les deux. – Oui, ce serait mieux. Je préfère te voir toi plutôt que lui. Il est épuisant. Je ne sais pas comment m’en débarrasser (ce Laurent est un lâche, tout ψ qu’il est : il ose dire qu’il préfèrerait être quitté, pour ne pas causer de peine excessive… A d’autres !). Je vais lui téléphoner. Pourvu qu’il ne soit pas déjà dans son train (le garçon vit chez sa mère, à Libourne). Rappelle-moi dans cinq minutes. » Cinq minutes plus tard, j’apprenais que le téléphone de l’amoureux jaloux était probablement éteint. Mais comme Laurent voulait tout de même me voir et que j’étais curieux de voir son amoureux, nous sommes tombés d’accord pour que je passe tout de même la nuit chez lui. « J’espère qu’il ne va pas encore avoir une crise d’épilepsie : il en fait une par jour, en ce moment. – On n’aura qu’à appeler les pompiers. Avec un peu de chance, il ira passer la nuit à l’hôpital, et on aura la paix ! », ai-je répondu, ce qui nous fit beaucoup rire, alors qu’il n’y avait vraiment pas de quoi. Car ce nouvel amoureux est un ‘‘sacré numéro’’. Psychotique, selon le diagnostique de Laurent, qui ne doit pas beaucoup se tromper, puisqu’il est ψ, épileptique (sa voix d’endormi, comme avait une de mes tantes, également épileptique) et sourd, ‘‘malentendant’’ plutôt, pour reprendre un terme de la langue de bois qui, je m’en rends compte en l’écrivant, ne peut pas être strictement synonyme du mot sourd, qui désignerait plutôt quelqu’un qui n’entend pas du tout, il a cette élocution caractéristique qui le fait ressembler à un enfant, dont il a peut-être l’âge mental, comme je me suis sérieusement posé la question. Et comme s’il n’était pas assez malheureux comme cela, il a fallu qu’il attrape le sida. Dès que j’ai vu Christophe, je me suis dit que je devrais parler de lui dans ce journal. J’ai pu laisser entendre dernièrement que Cyrille, le fiancé de ma sœur, représentait à mes yeux le type d’homme le moins accompli qui soit, essentiellement à cause de la bassesse de son niveau intellectuel et de son origine sociale : c’est injuste, c’est cruel, mais c’est ainsi ! Pourtant, j’avais tort. On trouve toujours pire. Par exemple, le petit Christophe, qui est à peu près en tous points du même type que Cyrille ; le pire est dans le fait qu’il est homosexuel. Les connaisseurs comprendront ! A son arrivée, suant la méfiance et la jalousie, il a passé un assez long moment à me regarder assis dans le salon de son amant, chez qui j’étais arrivé avant lui. Il faut dire qu’il y avait de quoi se méfier. J’avais revêtu pour la ville mon costume de princesse de l’hiver, et la pensée de voir enfin ce beau garçon, dont Laurent m’avait tant vanté les charmes (mais c’est un vantard, justement : en réalité, il n’est pas vraiment sensible à ces charmes…), m’avait passablement excité : je devais avoir l’air de quelque chose comme la dignité faite salope. Pendant toute la soirée, il me lança des regards inquiets ; inquiets d’abord du danger que j’étais pour lui ; puis de l’intérêt très particulier que je lui montrais sans aucune finesse ni discrétion : je n’étais plus qu’allusions salaces, gestes équivoques et yeux énamourés. J’ai passé presque toute la soirée assis entre Laurent et lui, mais plus près de lui que de l’autre, évidemment. Pour tout dire, j’étais presque affalé sur l’objet de mon désir, à m’enivrer de son odeur de cigarette et de parfum pour pédés mêlés. Ayant en effet pris soin de boire beaucoup de vin, j’avais l’air assez ivre pour pouvoir me tenir aussi mal. Nous nous sommes rendus compte que nous avions de nombreuses connaissances communes, de l’époque où je vivais encore à Bordeaux. Il a d’abord parlé d’un certain Sandy. « Sandy ? Ce n’est pas un prénom très commun. N’est-ce pas un garçon très laid avec des cheveux tout noirs ? – Oui, c’est possible. Il est obèse et très sale. Sandy ***. Il sort avec un Alex, un bi vraiment très con. – Mon Dieu, oui, c’est bien le Sandy que j’ai connu. Mais il n’était pas sale, de mon temps. Il puait, c’est tout. Je l’envoyais se rincer sous la douche avant de le faire entrer dans mon lit. Alors comme ça, il sort toujours avec cet Alexandre ? Il avait un perroquet que je trouvais terrifiant. J’avais peur qu’il me croque un doigt. C’était un vrai salaud, cet Alexandre. Il n’avait jamais un geste pour Sandy, qui faisait tout, quand ils étaient au lit. D’ailleurs, c’est pour cette raison que Sandy venait baiser chez moi, par frustration. Le pauvre, il est devenu obèse ? – Oui, il est énorme. – Je me souviens qu’en regardant son visage de très près, dans une certaine position, je le trouvais d’une grande beauté. – C’est bien possible, il a de très beaux yeux noirs. – Mais oui ! Ses yeux ! J’avais oublié… Peut-être que nous avons d’autres connaissances en commun, qui sait ? – Oui, peut-être. Est-ce que tu as connu Alain, le coiffeur ? – Ah ! Non. Je n’ai pas connu de coiffeur. – Il voulait que je serve de modèle à ses élèves et avait promis de faire de moi un mannequin à succès, ce sale con. – Oh là ! Ça me dit quelque chose, maintenant… – Alain B***. – Alain B*** ? Mais bien sûr que je le connais ! Il possédait une école de coiffure et était complètement mythomane. – Ah ça oui ! Un vrai mythomane ! – Est-ce qu’il t’avait raconté qu’il avait été un virtuose du violon, quand il était enfant ? – Oui bien sûr. – Et t’avait-il montré ses cartons d’invitation du pape et de Lady Diana ? Il était censé être médecin aussi, et prétendait reconnaître que quelqu’un avait le sida uniquement à la couleur du blanc de ses yeux. – Oui, c’était un vrai con, celui-là. – Il avait été très amoureux d’un garçon d’une grande beauté qui avait un œil de verre, si ma mémoire est bonne. – Ah ? Je ne sais pas, c’est possible. » Cet Alain B*** est l’un des premiers messieurs avec qui je suis sorti dans mes toutes premières années bordelaises. Dès que personne ne pouvait nous voir, dans des lieux néanmoins publiques, il me roulait des pelles répugnantes, qu’il faisait déborder sur tout mon visage, qui était littéralement trempé, à la fin. Don Esteban me demande souvent pourquoi ma préférence va aux jeunes gens, pourquoi je n’ai pas vraiment de goût pour les hommes mûrs, dont il est. C’est peut-être Alain B*** qui m’en a dégoûté quand j’avais dix-sept ou dix-huit ans, si tant est que je sois bien dégoûté, car Esteban finit par me faire douter de ce que je ressens vraiment, avec ses propres obsessions. Tout cela remonte à l’époque où j’étais encore assez jeune et naïf pour me comporter comme un petit débauché moitié cynique, moitié chien de compagnie. Il a fallu que je rencontre Augustin, qui se comportait encore plus crapuleusement que moi, et m’entraînait plus loin dans le vice, pour me mettre à désapprouver, par jalousie, de pareilles immoralités. « Est-ce que tu as connu le patron du Bar de l’*** ? Comment s’appelait-il, déjà ? Je ne sais pas si le bar est toujours à lui… – Laurent ? Laurent *** ? – Oui ! C’est ça ! Je suis sorti avec lui, il y a des années, peu de temps après Alain B***, sans doute. Il avait un superbe appartement, sur le cours d’Albret, si je ne m’abuse, mais dont la disposition était tout à l’envers. La porte d’entrée s’ouvrait sur la chambre à coucher, qu’aucune cloison ne séparait de la salle de bain. Et la cuisine et le salon étaient à l’étage. » Mais j’ai eu un véritable accès de nostalgie en apprenant que Christophe avait également connu le petit S***, qui était des amis d’Augustin, qui avait dû coucher avec lui quelques fois. « Oui, j’ai connu S***, me dit-il. Il était petit mais très gentil – Et très mignon. Si ça se trouve, tu as connu, Augustin, alors… Augustin M***, ça ne te dit rien ? – Non rien du tout, mais je l’ai peut-être croisé quand même. – Qui sait si nous ne nous sommes pas rencontrés aussi, tous les deux, de loin, sans avoir été vraiment présentés ? – Oui, ça se peut », a-t-il répondu, ce qui me l’a rendu encore plus désirable, d’autant qu’il est fort possible qu’Augustin ait couché avec lui : d’après des ‘‘photos de mannequin’’ qu’il m’a montrées (ces pédés-là sont tous un peu mannequins…), Christophe était typiquement le genre de garçons à grosse bite et petite tête qui peuplaient les récits qu’Augustin (beaucoup plus grand noctambule que moi, qui ne le fus jamais) me faisait de ses coups d’un soir. Coucher avec un amant d’Augustin, ce serait sans doute, dans une certaine mesure, dans une infime mesure, coucher avec Augustin lui-même… Je ne sais plus comment j’en suis arrivé à demander à Christophe de faire un strip-tease. Comme il ne voulait pas mais que j’insistais lourdement, Laurent m’a expliqué qu’il était complexé, à cause de son extrême maigreur et de ses sarcomes de Kaposi. Il l’a dit en ces termes, sans détour, alors que j’ai bien vu dans ses yeux détournés que Christophe ne l’aurait jamais dit ainsi. Il ne l’aurait pas dit, tout simplement. Mais Laurent, chez qui je n’aurais pas soupçonné tant de cruauté, a sauté sur l’occasion qui lui était donnée de faire du mal à cet être qu’il n’aime pas : il lui a fait honte en prétextant de lui en éviter. Le désir que m’inspirait la déchirante beauté de Christophe s’est alors modifié : une ombre s’est abattue sur lui, de la tristesse. C’est une beauté frêle et fatiguée, tragique, qui émane de l’amaigrissement de toute sa personne. Je préfère cette beauté décharnée à celle si saine, si fréquente, si quelconque, qu’avait sa chaire passée, quand il en avait encore, que j’ai pu voir sur les ‘‘photos de mannequin’’. C’est affreux à dire, mais à ce mannequin produit en série, je préfère le vivant cadavre… Allons ! Qu’est-ce que j’écris ? Non ! Cadavre n’est vraiment pas le mot. Je ne sais comment dire : on croirait qu’il y a plus de vie dans le corps malade que dans le corps sain, comme si les hommes, par la santé, qui est la même pour tous, étaient d’identiques mannequins de cire : la maladie, par la dégradation de leur chair, qu’elle singularise, en ferait enfin des individus, des êtres uniques, dont la perte serait donc réellement une perte (la disparition d’une chose irremplaçable), c’est-à-dire de la mort. La beauté passée de Christophe, sa beauté saine, ajoute à celle dégradée, décharnée par la maladie, en tant que vestige : la trace de la beauté est plus belle que la beauté. Laurent n’est apparemment pas si sensible que cela à toute cette beauté. Plus précisément, il a peur de la mort qu’elle recèle, c’est bien compréhensible. Je l’ai compris à un échange assez houleux que Christophe a eu avec lui. Le malheureux se plaignait que Laurent ne lui rendît jamais la pareille au lit, comme faisait l’Alexandre de Sandy, ou plutôt comme il ne faisait pas ! Christophe œuvrerait pendant des heures au plaisir d’un goujat qui ne le lui rend pas. Et Laurent répondait lâchement qu’il fallait tout prendre en considération, que les circonstances expliquaient beaucoup de choses… Tout ψ qu’il est, il ne trouvait pas les mots pour dire à Christophe que le sida, le danger de ce sida, lui rendait son corps odieux et les gestes impossibles. A vrai dire, il ne les cherchaient même pas, ces mots, il parlait par sous-entendus, lesquels échappaient totalement à l’intelligence du pauvre être trop simple. Laurent me faisait comme des clins d’œil. Il voulait me rendre complice de sa cruauté. Il s’amusait. C’était ignoble. L’incompréhension, la frustration, le désespoir de Christophe, dont le corps malade et jeune est encore avide de plaisir (mais sans doute pourrait-on le dire de tous les âges) me fendaient le cœur. Que le monde est mal fait ! Christophe, par amour pour quelqu’un qui le méprise profondément, était jaloux de moi, qui aurais pu l’aimer, même si ce n’aurait été probablement que pour la nuit. Oh ! Sans doute que je n’aurais pas mis la bouche, moi non plus, pas partout, du moins, mais j’aurais touché ton corps, Christophe, je l’aurais caressé, je lui aurais fait rendre sa semence. Après cet échange, Christophe est parti se coucher, furieux. Cinq minutes plus tard, il est revenu en petite tenue dans le salon, plus furieux encore que Laurent ne soit pas allé le chercher pour la réconciliation. Il avait oublié la présence des sarcomes censés lui faire honte. D’ailleurs, je n’ai rien vu. J’étais ébloui par la tension de ce corps, par sa pâleur que j’aurais voulu laper. Christophe a fini par retourner dans la chambre pour remettre son pantalon et sa chemise, qu’il a laissée ouverte sur sa poitrine absolument plate. Un peu plus tard, de meilleure humeur, il s’est écrié qu’il fallait qu’il aille pisser. « Tu n’as pas besoin d’aide ? », ai-je demandé tout en finesse ? « Non, je ne crois pas que Laurent apprécierait beaucoup que tu me la tiennes. » Que c’était triste, cela aussi : Christophe ne ressentais pas du tout que Laurent était totalement dépourvu de cette jalousie qu’il lui prêtait sans doute pour se rassurer. Laurent ajouta qu’il faudrait qu’il ait les deux poignets cassés pour avoir besoin d’aide. Alors, Christophe se mit en tête de nous démontrer que même avec les deux poignets cassés, il saurait se débrouiller seul : mimant un infirme incapable de défaire sa braguette, il fit tout simplement glisser son pantalon le long de sa maigreur, jusqu’à ses pieds ! Puis il commença à faire le même geste avec son caleçon, qu’il baissa très lentement, jusqu’à découvrir d’abord les poils de son pubis, puis la naissance de sa verge. Il s’arrêta là, en me souriant. Il m’avait offert mon petit strip-tease, finalement. C’est étrange, ce goût que j’ai pour les êtres incomplets : le petit handicapé du salon de thé, l’autre jour, l’adorable bègue d’autrefois, et maintenant ce presque simplet psychotique, sourd, épileptique et sidéen. Je demande à Laurent si ce n’est pas une espèce de perversion, qui me répond qu’on ne parle plus, désormais, de perversion, mais que, si mon goût pour de tels êtres était exclusif, alors ce serait en effet une paraphilie, qui est, si j’ai bien compris, l’une des trois catégories qu’on rangeait autrefois sous le terme de perversion. Me voilà rassuré. Il me semble que de ces êtres incomplets jaillissent plus de vie et d’humanité que des autres créatures, même si j’ai pu écrire tout à l’heure que Christophe était à mes yeux le type d’homme le moins accompli qui soit. Et il l’est, assurément, d’un certain point de vue. Mais il cesse de l’être la nuit, assis sur un canapé, tout prés de moi, comme devenait beau Sandy, s’il était regardé sous un autre angle, de tout près. J’aurais dû passer ma main sur ta nuque, Christophe, tu es le premier être que j’aie aimé cette année. Te voir trembler à cause de tes médicaments ou de ton sida, te voir littéralement vibrer de peur, de jalousie, de désir, de frustration, oui, te sentir vibrer d’être, vibrer de présence et d’absence m’a bouleversé. Ta fièvre, ton souffle paniqué, ton regard plein d’un vide étrange dans le mien, m’ont brûlé les yeux. C’étaient tes larmes que je retenais de couler sur mes joues. Grâce à toi, j’ai commencé cette année en aimant passionnément. A cause de toi, je l’ai commencée sans être aimé en retour.
04:15 Publié dans 2008, Journal | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Commentaires
Si quelque bordelais atterissait sur ton blog, par hasard ou non, alors c'est tout un pan de la communauté qui se saurait habillé pour l'année.
Je serais alors curieux d'en lire les réactions.
Ecrit par : Olivier Autissier | 04/01/2008
Quelle pipelette !
Ecrit par : iPidiblue jaloux comme un tigre aux dents de sabre ! | 04/01/2008
Etes-vous de Bordeaux, Olivier ? Avez-vous reconnu certains de mes personnages ou bien dites-vous cela pour me faire un peu peur ? Heureusement, je ne crois pas avoir rien dit de bien méchant sur personne. Il n'y a que le petit Christophe qui trouvait qu'Alain B*** était un ''sale con'', mais il parlait avec ses mots à lui. Tout un pan de la communauté... c'est un peu beaucoup, tout de même. Il se peut, en effet, que j'aie fréquenté quelques "figures" de la communauté bordelaise, mais c'était toujours comme dans l'ombre ou à côté de la communauté elle-même, dont j'ai toujours détesté le nom, et dans laquelle je n'ai jamais aimé me trouver, contrairement à mon ami Augustin : c'était surtout grâce aux récits qu'il me faisait de ses aventures que j'étais informé de ce que c'était que ladite communauté : rien de très reluisant.
De qui donc êtes-vous jaloux, mon cher Pierre ? Je vous ai déjà dit que vous étiez mon commentateur préféré ! Que voudriez-vous de plus ?
Ecrit par : Olivier Bruley | 04/01/2008
Non, je ne suis pas bordelais. Je ne voulais pas non plus vous faire peur, j'imaginais juste avec amusement quelque personnage décrit en train de lire vos phrases par hasard.
Ecrit par : Olivier Autissier | 05/01/2008
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