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15/12/2007
Vendredi 14 décembre 2007
« Que la pauvreté de mon âme soit encore touchée par les lignes de mon ami français, par toi qui as dans les yeux la couleur de l’Atlantique, l’Atlantique qui embrasse l’Amérique et fait l’amour avec les côtes de ton pays. » Ah ! Ces Italiens ! Quels beaux parleurs ! Je disais l’autre jour que l’homme est une bête endormie. Mais la midinette qui sommeille également en moi est vite réveillée. Je me demande parfois si le fait de n’avoir pas tout abandonné ici pour rejoindre au Mexique Armando n’a pas été la plus grande folie de ma vie. Mais je lui aurais été un trop lourd fardeau. Il n’y a que don Esteban qui ait assez de force d’âme pour m’aimer tel que je suis, et non tel que m’idéalise Armando, par exemple, pour qui je suis avant tout mes yeux.
01:59 Publié dans 2007, Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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