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14/11/2007

Mardi 13 novembre 2007

            Ma mère ne sait pas parler aux chiens. Elle semble incapable de s’adresser à eux avec la fermeté qu’il faut. C’est d’autant plus surprenant que, pendant toute mon enfance (et souvent encore), elle a toujours su me parler comme à un chien ! Je n’avais jamais regardé un épisode des Soprano jusqu’à ce qu’un article de Slothorp, évoquant, en conclusion, le souffle de Tony Soprano, me donne furieusement envie de découvrir la série, que je regarde en ce moment. Je voulais absolument entendre ce « souffle lourd et pesant, chargé de soucis et de graisses, un souffle qui évoque un corps aussi bien malade que puissant, autant écrasant qu’en voie d’exténuation » et qui est également celui de l’Amérique. Mais quelle ne fut pas ma surprise de retrouver dans Livia, la mère de Tony Soprano, non seulement ma propre mère, mais encore ma grand-mère et mon arrière-grand-mère, cette lignée de femmes terribles, qui aboutit à moi, et qui, même après la mort des deux plus vieilles, continue de sévir à travers moi, moi tyrannisant don Esteban, par exemple, des sautes de mon humeur (c’est la part féminine de mon caractère ; on dit qu’il y a en tout homme une part féminine : ce n’est pas nécessairement la plus douce. Esteban, qui a de l’amour-propre, dirait que je crois le tyranniser !). Je puis bien le confier à ce journal : il m’arrive d’être jaloux de la chienne de ma mère. Tout petit déjà, j’enviais la gamelle du chien de ma grand-mère, qu’on ne nourrissait que de riz et de steak bien juteux, quand il me fallait manger toute sorte de légumes.

Commentaires

Ben, voilà fallait pas y tomber dans ce monde atroce ! Hier soir je regardais le pauvre Benoît Poelvoorde pleurer parce que le terrible Marc Olivier Fogiel lui parlait de sa dépression chronique et le tyrannisait ... encore une part féminine qui devait s'exprimer à travers des générations de marâtres juives dans ce petit pédé de confection télévisuelle !

Ecrit par : iPidiblue et le télé réality show | 14/11/2007

15 jours d'attente pour une note.
La fin des Sopranos te surprendra. Brillante. Mais n'y accorde pas trop d'importance et savoure les six saisons, un miracle d'écriture brillante, noire. M'étonnerait pas qu'un psychanalyste ou deux y ait participé.

Ecrit par : Ron | 14/11/2007

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