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12/09/2007

Mardi 11 septembre 2007

            Hélas ! J’apprends qu’Armando, dont c’était hier l’anniversaire, pourrait bien ne pas venir à Paris, ce mois de septembre, comme nous l’avions espéré. Pierre Driout dirait sans doute que c’est une occasion de m’introduire qui me passe sous le nez ! D’un autre côté, F***, dont je ne crois pas avoir jamais parlé dans ce journal, m’écrivait l’autre jour qu’il m’avait désiré lors du concert qu’il avait donné à Mont-de-Marsan au début de cette année (ou à la fin de la dernière ?), au cours duquel nous nous étions revus pour la première fois depuis la courte période où nous nous étions connus (bibliquement) à Bordeaux. Il me désirait, et je n’avais rien vu ! Alors que mon appartement était tout près du lieu du concert ! Nous nous reverrons donc peut-être bientôt. Je retrouve dans mes archives que ma fréquentation de F*** remonte au début de l’année 2004, car les premiers petits vers qu’il m’avait inspirés suivent immédiatement ceux écrits après la mort de ma chienne Coccymèle. « J’aimais à caresser / De ton museau la laine, / Et j’aimais t’embrasser / Et sentir ton haleine. // J’aimais te voir laper / De l’eau dans ta gamelle, / Ou t’écouter japper, / Je t’aimais Coccymèle ! // Ne m’aimais-tu donc pas / Pour si tôt disparaître ? / Qu’avait donc le trépas/ Que n’avait pas ton maître ? » « Moderne discobole / Dressé sur ses guiboles, / Il cherchait dans les rangs / De hautes étagères / Des musiques légères / Sur disques transparents. // Une fois décidé / Quel serait le CD / Que nous allions entendre, / Ses petits doigts rosés / Allaient le disposer / Avec des gestes tendres. // Cette cérémonie / (Une étrange manie) / Me causait de l’émoi. / Dans la lente atmosphère, / Je le regardais faire, / Brûlant qu’il vienne à moi. // Puis il venait enfin / (Exhalant un parfum / De douce cigarette / Partout autour de nous) / S’asseoir sur mes genoux / Et me conter fleurette. // Eclairés à la lune, / Nous buvions de la prune, / Mollement enlacés. / Sa bouche parfumée / D’alcool et de fumée, / En venant m’embrasser // Rallumait dans mon âme / Une petite flamme / Qui rendait à mon corps / Sans doute pas la vie, / Mais peut-être l’envie / D’une fois naître encor. »

Commentaires

It is a provocation ! Would you back to my home ? This not a method ...

Ecrit par : iPidiblue demain à Jérusalem | 13/09/2007

Driout l'anglophile ?

Ecrit par : Guillaume | 13/09/2007

Tiens ! je croyais qu'on allait avancer la rentrée universitaire pour occuper les gosses ...

Ecrit par : iPidiblue siffle la rentrée | 13/09/2007

Driout le pédophile ?

Ecrit par : Guillaume | 14/09/2007

Ne t'inquiète pas pour ta vertu, elle n'a rien à craindre, je préfère les garçons plus avenants.

Ecrit par : iPidiblue ne fait pas joujou avec n'importe qui | 14/09/2007

Driout le cynophile même pas cinéphile ?

Ecrit par : Guillaume | 15/09/2007

Tu ne serais pas élève de Georges Molinié par hasard, cet ex-président de la Sorbonne qui ne s'exprime que par des mots de plus de trois syllabes ?

Ecrit par : iPidiblue anticonstitutionnellement vôtre | 15/09/2007

Ah non, je méprise souverainement Molinié, qui, tout comme Juan Asensio, n'a rien compris à ce que l'on nommait il y a déjà longtemps la "nouvelle critique" et la pourfend de toute sa hargne. Aucune différence entre Molinié et Asensio : même rancoeur petite-bourgeoise, même fiel mal placé, même faux style pamphlétaire à deux balles...

(Driout le drosophile ?)

Ecrit par : Guillaume | 16/09/2007

Bon ! Si je comprends bien tu n'es que le fils caché de toi-même, c'est déjà ça ! Tu faisais de l'auto-fiction en précurseur et je ne doute pas que des générations d'universitaires vont se pencher sur ton oeuvre pour disséquer tes pattes de mouche ... peut-être même que tu rencontreras dans un lointain futur un néo-Juan qui s'excitera sur tes écrits et images.

Ecrit par : iPidiblue le mal apprenant | 16/09/2007

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