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03/09/2007

Dimanche 2 septembre 2007

            On ne choisit pas sa famille ni, surtout, les étrangers que le père ou la mère remariés, le frère ou la sœur amoureux y font entrer. Mais j’ai tout de même souri, ce soir, pendant le dîner dominical, quand l’ami de ma sœur a raconté qu’il avait possédé un chien raciste. C’était une espèce de molosse qui grognait spontanément après les Arabes et les Noirs, alors que personne ne lui avait appris à le faire, paraît-il. L’animal s’appelait Dick, ‘‘le Dick’’, comme disait son maître, avec l’accent franc-comtois. La bête avait d’abord reçu le nom de Bitte schön, qui était rapidement devenu Bite. Mais la mère trouvant ce nom de Bite trop grossier, on avait finalement choisi Dick ! Deux civilisations se rencontrent : Le maître d’un Dick entre dans une famille ou l’on donne à ses chiennes (car on n’aime que les femelles) les noms de Coccymèle, Sappho et Pélagie (Ultraviolette Pélagie, pour être précis). Cet après-midi, j’ai vu l’ami de ma sœur à demi nu qui se baignait (je ne parviens pas à retenir son nom, contrairement à celui de son fils, Hugo, que le jeune homme ou Julie ne cessent de rappeler à l’ordre). Plus mince et plus musclé que moi (qui dois absolument perdre du poids), il avait un grand dragon tatoué dans le dos. Parfois, il s’adresse à son fils en l’appelant « soldat », ce que je trouve incroyablement viril et plus encore. J’ai appris que trois hommes étaient particulièrement respectés par la troupe : ce sont le cuisinier (pour des raisons évidentes), le fourrier, qui aurait le pouvoir de donner du mauvais matériel (ou de n’en pas donner du tout) à qui ne lui plaît pas, et le tireur d’élite, qui donne, quant à lui, la bonne ou mauvaise note à l’exercice de tir.

Commentaires

C'est très drôle de remplacer Bite par Dick. Il ne faudra pas l'emmener aux Etats-Unis.

Ecrit par : Phébus | 05/09/2007

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