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22/07/2007
Samedi 21 juillet 2007
Souvent, en relisant ces pages, je me fais honte. Cet après-midi, je suis retourné dans le supermarché où nous étions allés hier, ma sœur et moi, pour savoir à quel prix elle pourrait acheter un nouvel ordinateur portable. Je devais échanger la machine qu’elle avait achetée ce matin même et qui était défectueuse. De son côté, ma sœur était restée chez ma mère, où elle avait à contenir la crise d’hystérie que faisait monter en elle la contrariété. Le garçon qui lui avait vendu l’objet, une connaissance à elle, du nom d’Aurélian, est fort agréable à regarder, avec de très jolis cheveux, et très bien coupés. Je l’avais déjà remarqué il y a une quinzaine de jours, en venant acheter un cadeau d’anniversaire à ma sœur, qu’il m’avait vendu. Ce serait un ami de Matio, me dit Julie. Cette nuit, après mon journal, entre Mont-de-Marsan et Dax (où m’attendait un très joli petit mignon de dix-neuf ans à peine, exactement comme je les aime : le corps d’un roseau, la tête d’un moineau), à quelques kilomètres d’intervalle, deux biches étaient mortes sur la route. Le garçon voulait être payé (par fantasme, disait-il, mais c’était plus probablement sa façon de trouver un peu d’argent de poche. Il faut dire qu’il avait l’air d’être livré à lui-même. Ses parents sont divorcés. La maison de Dax n’est qu’un pied à terre de la mère, qui est le plus souvent à Nice (« Ah ? J’ai une sœur qui vit à Nice elle aussi », ai-je fait remarquer.) Il a tout de même un frère de seize ans pour lui tenir compagnie, qui dormait à l’étage, pendant nos ébats, et qu’il ne fallait pas réveiller.). Comme j’ai toujours eu de mon côté le désir de payer un inconnu que je puisse baiser comme je veux, j’ai profité de ce que ma bourse n’est pas tout à fait vide en ce moment pour réaliser ce fantasme qui n’en était sans doute pas vraiment un, puisque, paraît-il, le propre du fantasme est de ne jamais devenir réalité. Il ne m’a pas semblé que l’argent changeait grand-chose à l’affaire, du moins de mon point de vue ; du sien, peut-être… Au moment de quitter ce drôle de petit oiseau, sortant par la fenêtre du salon, où nous nous étions retrouvés enfermés, à cause d’une poignée de porte qui était cassée, j’ai fait tomber un pot de fleurs par terre.
00:40 Publié dans 2007, Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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