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28/06/2007
Mercredi 27 juin 2007
Si ma mère lit ce blogue, comme je l’en soupçonne et malgré la formelle interdiction que je lui en ai faite, qu’elle détourne donc les yeux, ainsi que tout autre dame qui passerait par ici, car je m’apprête à écrire des choses sur certaine partie de mon anatomie qu’il serait fort inconvenant qu’elles voient. Contrairement aux Renaud Camus et Raphaël Juldé, je suis bien loin d’être exhaustif dans ce journal. En général, j’évite, autant que faire se peut, d’aborder certains de ces sujets qui sont, en partie seulement, la matière (parfois fécale) du Journal de Travers, par exemple, ou du Mausolée des amants. Mais ce qui m’est arrivé à la bite, il y a deux jours, me paraît si singulier qu’il me faut tout de même bien le rapporter ici. Avant d’écrire sur mon fou de voisin dans ce journal, lundi soir, j’avais reçu chez moi un jeune homme, trouvé sur un site de rencontres. Nous nous étions sans doute déjà parlé par le passé, parce que le nom dudit jeune homme figurait dans mes contacts MSN. Ce n’était donc pas tout à fait un inconnu. Il est important que je le précise, parce que don Esteban n’aime pas que je fornique avec des gens rencontrés le jour même. Il croit que c’est une sale habitude propre à ma génération. C’est qu’il n’a pas lu Renaud Camus et que, de son temps déjà, lorsque j’abordais aux rives de la lumière, il ne vivait pas dans le même monde que ses contemporains. Qu’il ait trouvé si peu d’occasions de se livrer au stupre en ayant tellement d’argent, et à une époque où, peu avant le sida, l’on baisait pour rien dans tous les coins, c’est un véritable miracle (et sans doute ce qui l’a sauvé de la mort, me dit-il souvent). La passion de la mer est une ascèse grâce à laquelle Esteban m’est parvenu intact et presque vierge, si bien que, d’une certaine manière, de nos jours, c’est-à-dire à une époque où l’on voudrait croire de nouveau en la fidélité (mais c’est une fidélité qui, par l’excessive confiance qu’elle inspire aux plus fervents, peut donner jusqu’au sida, comme à ma sœur, c’est donc une fidélité qui n’a plus lieu d’être en un tournemain : en une prise de sang, devrais-je écrire !), en cette époque maudite, disais-je, qu’Esteban découvre peut-être en grande partie à travers moi, paradoxalement, de nous deux, je suis bien le plus vieux, mais dans ce que la vieillesse a de pire, hélas. A lui la sagesse, à moi l’aigreur ! Mais revenons à mon mouton : magie de l’informatique : grâce à sa caméra, je pouvais voir le joli visage du demi inconnu avec qui je chattais. Hélas, une fois qu’il fut chez moi, j’ai constaté que son corps n’avait pas la finesse du visage : il était un peu gras ! Nous fîmes néanmoins ce que nous avions à faire. Une fois qu’il fut parti, comme j’étais en train de me soulager la vessie, j’ai remarqué que ma bite avait doublé de volume ! Je ne bandais pourtant pas (je ne fais pas que doubler de volume, dans ces cas là !), mais j’étais incroyablement enflé à cet endroit. Le garçon avait dû m’empoigner un peu trop brutalement, comme avait fait l’autre jour Λαυρέντιος, le ψ, que je dois d’ailleurs revoir ce week-end à Toulouse. Mais cette fois, quelque chose avait dû se produire, un petit vaisseau avait dû éclater sous la peau, je ne sais, qui faisait que j’enflais. J’avais entre les jambes comme la bite d’un autre ! Une bite de petit gros, m’imaginais-je, mais sans doute à tort, car il y a des gros joliment montés, comme était d’ailleurs le garçon qui m’avait mis dans cet état, qui n’était pas si gros que cela, il est vrai… Le lendemain matin, tout était redevenu normal. Peut-être suis-je en train de devenir allergique aux relations sexuelles. Je verrai bien ce qui se passera le week-end prochain.
04:00 Publié dans 2007, Journal | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
Commentaires
Le lecteur comprendra sans doute que, même jeune et riche, je n’attirais pas le chaland (ce qui pour un marin est un comble !) et en tirera sans doute des conclusions désastreuses quant à mon physique. On notera le rappel discret (et élégant) à mon âge alors que je prends grand soin de mentir en permanence sur ce point et là encore, on supposera que le passage inexorable des ans n’a en rien du améliorer une apparence probablement contrefaite et effrayante à un point tel que pas même le bruissement soyeux de quelques banknotes soigneusement roulés à la mode texane ne purent la rendre supportable aux quelques rares audacieux qui osèrent s’approcher, en gardant toutefois une distance respectueuse, de ma repoussante personne. Tels ces personnages de romans défigurés par quelque maladie honteuse ou par un caprice de la génétique, obligés de sillonner sans but ni fin des mers désertes sur leur yacht luxueux dont l’immaculé beauté ne peut faire oublier la laideur de leur propriétaire, moi aussi, sans doute, se dira le lecteur, je fus obligé de prendre la mer, bien plus modestement, sur un frêle esquif à voile, accompagné d’un équipage composé d’un bossu phtisique et d’un aveugle syphilitique, pour épargner à ma famille la honte d’avoir à s’afficher en compagnie d’un monstre dont la seule vue aurait suffi à rendre stériles les femmes en âge de procréer, provoqué des convulsions chez les dames ménopausées et fait pousser des hurlements d’effrois aux hommes les plus aguerris.
Merci pour le coup de pub ! Si, si, vraiment, j’y suis sensible !
Ecrit par : don esteban | 28/06/2007
Tiens, mais c'est tout moi, ce portrait !
Ecrit par : Didier Goux | 28/06/2007
Dis-moi, mon Esteban, ne serait-ce pas ton complexe d'infériorité qui te reprend ? A mon avis, tout ce que vont comprendre mes lecteurs, c'est que tu es un peu trop susceptible, c'est tout ! Si tu étais comme tu crains qu'on ne t'imagine à cause de ma prose que je ne savais pas si pleine de sous-entendus, c'est moi qui ne m'afficherais pas avec toi ! Voilà bien de quoi te rassurer, je pense. Et de toute façon, je te rappelle que tu n'as pas besoin qu'on te fasse de bonne publicité, parce que tu as déjà trouvé ton bonheur : c'est moi !
Ecrit par : Olivier Bruley | 29/06/2007
Grrrrrrrrrmmmmmmllllllllllmmmmouais...
Ecrit par : don esteban | 29/06/2007
Euh... Puis-je te rappeler manutara, que je suis toujours à Roissy depuis le 29 avril et j'attends ( enfin nous attendons) la suite de l'histoire !
Ecrit par : tinou | 29/06/2007
La suite? Ah oui....
Ecrit par : don esteban | 29/06/2007
Quel enthousisasme! J'en frémis...
Ecrit par : tinou | 30/06/2007
Allergique aux relations sexuelles ? Cela s'appelle une malédiction.
Ecrit par : Guillaume | 01/07/2007
Je passerai te voir, peut-être, un de ces week ends de ce mois de juillet.
Mais ne t'inquiète pas pour ton petit soldat, je ne compte pas l'emmener en manoeuvre.
Ecrit par : Enzo Maricon | 02/07/2007
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