02/04/2007

Dimanche 1er avril 2007

            Je suis à Paris pour deux jours. J’étais invité à me rendre hier à la petite réunion de blogueurs organisée par Valérie Scigala chez Jean-Paul Marcheschi, où Renaud Camus était venu parler du Journal de Travers, qui devrait paraître dans quelques jours. Etant trop sauvage pour m’y rendre seul, j’étais accompagné d’Augustin, que je retrouvais pour l’occasion, après plusieurs années d’éloignement. Comme toujours avec lui, nous sommes arrivés en retard. Marcheschi nous a ouvert, et j’ai bien failli passer de vie à trépas en constatant que nous interrompions le maître en personne, qui avait commencé à parler depuis apparemment longtemps, dans un silence quasi religieux, entrecoupé de quelques rares et dispensables questions. Heureusement, un dernier blogueur est arrivé encore après nous. Nous n’étions donc pas tout à fait les plus mal élevés ! Ledit blogueur comptait d’ailleurs parmi les connaissances d’Augustin. C’était l’ami d’un ancien petit ami, ou quelque chose comme cela. Il paraît même qu’il a déjà été question d’Augustin dans le blogue de ce garçon. Nous sommes restés près de la porte d’entrée pendant tout le temps qu’a parlé Camus. Juste à ma droite se trouvait Pierre, son ami, qui est décidément bien joli. Puis ce fut enfin le temps de boire du (vin de) Champagne, seule façon de se donner une contenance, quand on a arrêté de fumer. Valérie Scigala m’a présenté à un Camus qui semblait amusé d’apprendre que j’étais venu de Mont-de-Marsan à Paris pour le rencontrer, alors qu’il aurait été tellement plus simple pour moi de me rendre directement dans le Gers. C’était évidemment l’occasion de quelque spirituelle repartie qui n’est hélas jamais venue : j’étais trop occupé à me tenir sur mes jambes. Augustin était beaucoup plus à l’aise que moi : il n’avait qu’à tenir son rôle de potiche, comme il m’avait prévenu qu’il se contenterait de faire. Quand il a été question du ‘‘Pied de Cochon’’, restaurant dans les étages duquel on peut voir, paraît-il, depuis l’appartement de Marcheschi, les garçons se changer, à certaines heures, derrière les fenêtres de l’immeuble, Augustin s’est trouvé si surpris de l’exceptionnelle acuité visuelle de Camus, qu’il s’est mis à faire salacement allusion à quelque paire de jumelles, dont l’usage serait absolument nécessaire, selon lui, pour pouvoir jouir réellement du spectacle. On sent le connaisseur. Etait-il toujours question des garçons du ‘‘Pied de Cochon’’ quand je ne sais plus trop pourquoi Augustin a très distinctement prononcé les mots de dix-neuf heures trente ? Toujours est-il qu’il était fort amusant d’entendre Renaud Camus répéter ces mots, comme si de rien n’était. Car j’ai tout aussi distinctement entendu la très brève hésitation du puriste, avant qu’il ne se laisse aller finalement à cet écart de langage, je veux dire : à cet écart de sa langue. La courtoisie l’avait emporté sur le purisme. Qui sait, peut-être cette attention était-elle plus particulièrement destinée à moi, qui savais que mon ami avait commis ce petit impair, qu’à lui, qui était parfaitement inconscient d’avoir parlé comme un chef de gare, ce qui, d’ailleurs, n’est pas un bien grand crime en soi. Lors de la scigalomachie qui a eu lieu tout récemment sur le forum de la société des lecteurs de Renaud Camus, dont quelques personnages étaient, hier soir, chez Marcheschi, c’est tout le contraire qui s’est produit, me semble-t-il. Une espèce de pure in-nocence ou d’in-nocence totale l’a emporté sur ce que devrait être réellement l’in-nocence, c’est à savoir : une in-nocence mesurée. D’ailleurs, en un sens, il ne peut y avoir d’in-nocence que mesurée, celle-ci s’appliquant nécessairement à une infinité de situations et d’hommes. Il faut la pratiquer en bathmologue. Je veux dire par là qu’il peut y avoir de la nocence à exiger de son prochain qu’il pratique la même in-nocence que soi. De même qu’on ne peut pas espérer beaucoup d’in-nocence de quelqu’un qui n’est pas seulement conscient d’en manquer, comme il est si fréquent, de même il est vain d’en exiger de quelqu’un qui ne la pratique pas résolument, à dessein. Car certaines langues (au sens où je disais « sa langue » en parlant tout à l’heure de celle de Camus) sont constitutivement nocentes : elles sont un style, mais dont on use pour ouvrir la chair, pour la disséquer, comme fait Asensio dans son blogue avec le cadavre de la littérature. S’en tenir avec un tel homme à la pure in-nocence, c’est s’interdire toute forme de dialogue avec lui, tout bonnement. Et c’est bien regrettable. Mais il me faut reconnaître que tenir un langage aussi nocent que celui de Juan Asensio devant une assemblée d’in-nocents convaincus et quasi prosélytes, c’était également s’empêcher de rien échanger avec eux. Le malentendu vient peut-être aussi du fait que, sans doute, la majorité des internautes, sur les forums, ne viennent que dans l’intention de parler encore, comme ils font toujours, c’est-à-dire comme ils font de vive voix, quand leur interlocuteur est physiquement devant eux, alors qu’un Asensio, sur les forums ou dans les commentaires qu’on trouve dans les blogues, est déjà en train d’écrire, ce qui est bien différent. Véhesse, qui était la dame qui recevait, hier soir, craignait que je ne vienne pas chez Marcheschi, précisément à cause de la récente scigalomachie. Quant à Juan Asensio, il m’avait dit qu’il avait trouvé bien décevant qu’après avoir écrit sur Joseph de Maistre un article aux accents si guerriers, je ne veuille pas me lancer dans la bataille. Je lui avais répondu que je ne me sentais pas d’attaque, ce qui est un peu piteux, j’en conviens. Au fond, en ne disant rien, je me contentais d’être réellement in-nocent, d’une in-nocence qui, c’est probable, n’est pas loin de ressembler à de la lâcheté. Car je me suis senti un peu lâche, hier, parmi tant d’in-nocents, en ne prenant pas un peu la défense de Juan Asensio, dont il est vrai qu’il fut à peine question : sans doute n’était-ce ni le lieu, ni le moment. Je me demande néanmoins s’il ne peut pas y avoir un courage de la lâcheté, ou plutôt, si le fait d’être lâche, sans s’en cacher, de se poser en lâche, n’est pas une paradoxale façon de se tenir droit… Je ne sais plus qui a fait remarquer, hier soir, qu’il ne comprenait pas qu’on pût tirer une espèce de gloire à ne pas posséder de télévision, à ne jamais la regarder. « Ils ne regardent pas la télévision, disait-il ? Et après, que font-ils de plus que les autres ? » Mais il est fort possible que ce soit parfois en ne faisant rien qu’on fait précisément le bien ou, du moins, qu’on fait bien… Quant à moi, j’ai fort bien fait de me rendre à cette réunion de blogueurs, malgré la scigalomachie, car j’ai pu rencontrer Jean-Paul Marcheschi, et voir de mes yeux, accrochés à ses murs, quelques rares exemples de son œuvre. Je disais l’autre jour que je ne savais pas ce que j’allais faire de la somme que j’aurai bientôt de ma mère, mais la vérité est que je commence à le savoir tout de même un peu… Je m’offrirais bien quelque chose de lui. Nous sommes d’ailleurs tombés d’accord sur ce point qu’il était dans l’ordre des choses que quelqu’un qui s’appelle Bruley s’intéresse à l’œuvre d’un artiste dont le pinceau est ‘‘de feu’’, comme il est écrit sur la quatrième de couverture du Livre du sommeil. Notes sur la flamme, la peinture et la nuit qui m’a gentiment été offert, en plus des deux volumes du Journal de Travers avec lesquels je suis reparti. J’ai promis d’écrire bientôt à Marcheschi. Il faudrait que je réfléchisse à un format. Après quoi je suis allé dîner avec Augustin qui m’a ensuite raccompagné à mon hôtel. J’ai pu constater, dans ma chambre, qu’il avait gardé cette charmante habitude de ne pas fermer la porte quand il va pisser, ce qui m’a permis d’entrapercevoir sa bite, qui est toujours aussi jolie. Comme je lui reprochais de ne jamais donner de nouvelles, ni de venir me voir, il a promis qu’il ne manquerait pas de me rendre visite, quand je me serai effectivement installé aux Canaries avec Esteban. Il faudrait donc que je m’éloigne pour me rapprocher de mes amis… Absurde !

Commentaires

Ah toi aussi, tu y étais ? Décidemment on parle beaucoup de Renaud Camus en ce moment. Un de mes amis tourangeaux était également présent à cette soirée.
Pour ma part, ignare que je suis, je découvre cet écrivain... Que me conseillerais-tu de lire en premier ?
Cette soirée est également relatée sur le blog de Didier Goux ( http://didiergoux.blogspot.com )

Ecrit par : tinou | 02/04/2007

...décidément ! Bonne journée Olivier.

Ecrit par : tinou | 02/04/2007

Ah ! vous voyez : votre ami et vous ne croyez pas plus que moi, si je vous ai bien lu, que l'on puisse découvrir quoi que ce soit d'intéressant se déroulant au Pied de cochon à l'oeil nu. Ça me rassure...

Ecrit par : didier goux | 02/04/2007

Je tiens à vous rassurer, la réunion n'avait pas commencé depuis longtemps; d'autre part je pense que Renaud Camus était flatté que vous vinssiez de si loin.

La réunion n'avait pas la réserve qu'elle aurait eu entre "purs camusiens" car les blogueurs sont moins cérémonieux, et je pense que c'est plutôt un bien: un peu plus de chaleur, un peu moins de protocole (mais ce n'est que mon avis).

Pour revenir en deux mots sur cette "affaire J.A.", je crois qu'il n'y avait pas grande bataille à mener. En tout cas, pour ma part, je n'en ai pas mené, je n'avais rien à défendre.

Merci d'être venu.

Ecrit par : VS | 02/04/2007

Moi-même, Tinou, je suis bien loin d'avoir lu tout Renaud Camus. Je découvre en ce moment ses églogues, en commençant par Travers, dont j'ai acquis un exemplaire juste une semaine avant la réunion de blogueurs à Paris. Le plus simple, d'après moi, est de commencer par le Journal.

Mais sans doute l'oeil peut-il deviner beaucoup de choses, Didier, ce qui est probablement plus excitant encore!

C'est bien plutôt à moi, Valérie, de vous remercier de m'avoir invité.

Ecrit par : Olivier Bruley | 03/04/2007

Mêmes sentiments à Paris, même sensation d'être "hors de cour" dans l'appartement lumineux... Si je comprends bien, le courant n'est pas passé. Déséquilibre des préventions ?

De mon côté, cela m'a fait plaisir de vous connaître, et votre texte rend bien compte des divers chatoiements & complexités psychologiques d'une petite sauterie aussi "spéciale". Votre jardin d'Adonis est très émouvant.

(Puis-je conseiller à Tinou, dont je crois connaître un peu les goûts, de commencer plutôt par *Le Chasseur de lumières* ou *Le Département du Gers* ?)

Ecrit par : Guillaume | 03/04/2007

A Guillaume : tiens, t'es là toi aussi ? Je suivrai donc tes conseils. Bonne journée à vous tous !

Ecrit par : tinou | 03/04/2007

Ce n'est pas que le courant n'est pas passé, mais je me sens rarement dans mon élément quand il y a plus de trois personnes dans la pièce où je suis !

Ecrit par : Olivier Bruley | 03/04/2007

Rassure-toi Olivier, on ne fait que passer. D'ailleurs on est déjà parti !

Ecrit par : tinou | 04/04/2007

Cher Olivier : fort amusant, ton texte. Ne sois pas trop inquiet, je te taquinais même si, en effet, j'eusse aimé que tu sois des nôtres. On ne peut guère, comme tu l'as fait dans ton excellent article, crier à la résurrection des bûchers de la Sainte Inquisition (j'exagère à peine) et ensuite se défiler, y compris pour un match de boxe sur un forum, où les tartes sont, je crois, virtuelles...
Valérie Scigala, ma préférée (regardez tout de même, grâce à moi, comme vous êtes devenue virtuellement célèbre !), à nous deux (enfin non, comme vous avez la consistance d'un fantôme, je me bats contre de l'air) : OH QUE SI, vous aviez des choses à défendre. Car vous savez, comme je le SAIS, que vous n'avez accepté d'écrire dans les Infréquentables que pour avoir un CONTROLE sur ce qui serait écrit sur votre idole littéraire, d'où votre désolidarisation presque immédiate de l'entreprise, dont vous saviez absolument tout d'ailleurs. C'est à cette seule fin que RC, publiquement et avec une stupéfiante NOCENCE, a envoyé promené PM Coûteaux qui voulait écrire sur son oeuvre. Un second coûteau si je puis dire, voici ce que vous êtes.
Rien de plus mais, comme je sais que vous êtes modeste (je ne suis rien, ce sont vos propres termes, à cette soirée. VOUS AVIEZ RAISON !), vous vous contenterez ad vitam aeternam de ce rôle fuligineux.
Vous êtes une idiote, et ce pour plusieurs raisons : comme un petit caniche, vous avez fait là où RC vous a demandé de faire. Ensuite, vous parvenez, lentement mais sûrement, à créer le résultat inverse auquel vous escomptiez parvenir : faire sortir Camus de son ghetto. BRAVO !
Las ! Comme vous vous y prenez mal : j'ai refusé d'adhérer au parti de l'Innocence, cotisation en plus (et rondelette somme, vous le savez) parce que vous étiez sa patronne. Dommage, alors que je partage les idées exprimées par RC dans son excellent petit dernier publié par Xenia (dire que je m'étais cassé le derrière, vous le savez peut-être, pour placer ailleurs son manuscrit... On ne m'y reprendra plus, allez donc vous dépêcher de le répéter à votre patron ma chérie).
J'ai retiré quelques liens concernant Renaud Camus de ma Zone.
Mais surtout : votre texte NE fera bien évidemment PAS PARTIE (zut, la majuscule : je sais que Goux n'aime pas) de la version livre des Infréquentables, il s'agit là d'un projet mais ma décision, elle, est prise depuis belle lurette. Quoi qu'il arrive, vous serez débarquée du rafiot que vous jugez pourri.
J'ai tous les défauts du monde sans doute.
Mais il y a un (voire deux) défauts que je n'ai(s) pas : être un lâche, doublé d'un hypocrite, ce que vous êtes, chère madame.
Et, finalement, une pathétique sociétaire...

PS : ah oui, en lien, quelques claques bien senties sur la face bovine de Cingal, je m'amuse comme un petit fou, hein !
Finalement, Didier Goux, que je salue, est le plus sympathique et le plus malin d'entre vous, sociétaires perclus à l'intelligence... camuse, sous ses dehors (même si, ces derniers temps, ses fesses sont rubescentes à force d'être malmenées par bien des coups de pied strabourgeois et basques)...

Ecrit par : Stalker | 04/04/2007

Cher Juan, tu n'exagères pas qu'un peu ! Je n'ai jamais crié à la résurrection des bûchers de l'inquisition. Tout au plus ai-je souhaité qu'on fournisse des munitions aux forces de l'ordre, ou, si elles en ont déjà, qu'elles fassent un meilleur usage de leurs armes, par exemple en période de crise des banlieues, comme on dit pudiquement. Et si mon article sur Maistre avait quelques accents guerriers, c'est en quelque sorte précisément parce que je ne suis pas un guerrier. La sécurité de ceux qui ne savent pas se battre, comme moi, dépend entièrement de ceux dont c'est le métier de se battre. Si le politique décide que le métier du policier consiste désormais à ne surtout pas faire couler le sang du voyou, eh bien, les honnêtes gens, qui ne savent pas se battre, la plupart du temps, ni ne le veulent, ont du souci à se faire. Nul accent guerrier dans mon article. Je déplorais plutôt qu'il n'y eût pas, sous nos lattitudes, de guerrier sur qui compter. Cela dit, je reconnais qu'il n'y a pas bien grand danger à batailler virtuellement. On ne risque que de perdre beaucoup de temps et d'énergie, ce qui n'est tout de même pas tout à fait rien. Franchement, je t'admire d'avoir autant de ressources!

Ecrit par : Olivier Bruley | 04/04/2007

C'est certain, il y a de quoi admirer quelqu'un qui aligne les propos diffamatoires et les insultes infondées en usant toujours du même répertoire scatologique...

Admirer Juan Asensio ? Eh bien... Quand on écrit aussi bien et aussi finement que vous, c'est triste.

Ecrit par : Guillaume Cingal | 05/04/2007

Va te cacher c'est bon pour ta tête d'oeuf ...

Ecrit par : Pidiblue fait ses Pâques | 05/04/2007

Bien sûr, Guillaume, ce n'est pas pour son vocabulaire scatologique que j'admire Asensio, ni même pour les ressources que je disais, pour cette patience dont il fait preuve, magré tout, et malgré son vocabulaire, avec des gens qui ne sont disposés ni à l'écouter ni à l'entendre. Son dialogue avec les oeuvres est infiniment plus intéressant que les dialogues de sourds auxquels il se prête avec certains internautes.

Ecrit par : Olivier Bruley | 05/04/2007

Disons plutôt qu'il commence par insulter des gens qu'il ne connaît ni d'Eve ni d'Adam et qu'ensuite il se dérobe à toute demande de justification. "Les gens", comme vous dites, ne sont guère disposés à l'entendre car il a commencé par les insulter, voire les diffamer, sans que "les gens" n'aient rien fait pour provoquer cela.

Renaud Camus a écrit que la vérité de Xenakis c'était sa femme. Je crains que la vérité du Stalker ne soit dans ses agressions façon enfant de maternelle, et non dans son masque poseur & poudre aux yeux de grand disséqueur de la Littérature (avec un grand L évidemment). Je lui ai posé à plusieurs reprises des questions de fond, auxquelles il n'a jamais répondu.

Ecrit par : Guillaume Cingal | 06/04/2007

Sans doute a-t-il beaucoup de défauts, comme bien des hommes, mais je l'aime pour ses qualités. Vous ne semblez voir que les premiers, ce qui est bien votre droit, surtout si vous vous êtes senti blessé. Moi, je préfère regarder les secondes. Comme vous, quoiqu'elles m'aient fait rire parfois, je trouve regrettables ses mauvaises manières, ne serait-ce que parce qu'elles ne sont pas la meilleure façon de parvenir à ses fins, qui étaient, je crois, de se faire entendre d'oreilles in-nocentes. Mais vous savez bien que personne n'est jamais entièrement conforme à l'idée qu'on s'en fait, bien au contraire. Vous souvenez-vous de cette querelle qu'il y aurait entre Dax et Mont-de-Marsan et qui a été évoquée, l'autre jour, chez Marcheschi ? J'avais dit que cette querelle n'était tout de même pas une chose très sérieuse. Imaginez donc un peu que je ne voie en vous qu'un Dacquois tel que le Montois que je suis est censé se le représenter. J'aurais l'air fin ! Eh bien ! Cela vaut aussi pour l'idée qu'on se fait des grands méchants Basques (vous savez sûrement que les Landais, de quelque ville qu'ils soient, sont censés avoir un commun mépris pour les Béarnais et pour les Basques...) Vous dites que Juan Asensio commence par insulter des gens qu'il ne connaît pas, etc. Peut-être. Mais on pourrait aussi bien dire qu'il finit par le faire... Après tout, cette affaire a commencé bien plus tôt, je veux dire : bien avant qu'elle ne devienne ce dialogue de sourds sur le forum des lecteurs de Camus. Pour qu'Asensio finisse par insulter des gens qu'il ne connaissait pas, eh bien, il a d'abord fallu qu'il ait l'idée, des mois plus tôt, de la revue sur les auteurs infréquentables, qu'il trouve des gens pour y écrire, etc., etc. Bref, avant de montrer ces épouvantables défauts aux uns, il avait aussi fait voir de belles qualités à quelques autres, dont moi. Mais j'arrive après la bataille. Je ne voudrais pas la relancer, surtout ici. Cela dit, je comprends fort bien votre défiance, moi non plus, je n'aimerais pas être traité d'idiot. Le croirez-vous ? Je n'ai pas été surpris du tout de vous trouver bien différent, chez Marcheschi, de l'idée qu'Asensio semble se faire de vous ! Et il m'a plu de faire votre connaissance, à moi aussi.

Ecrit par : Olivier Bruley | 06/04/2007

Cingal, je commence à en avoir par-dessus la tête de vos façons de faire, à vous, les prétendus in-nocents qui êtes les pires lâches (Valérie Scigala), comiques benêts (Didier Goux) et petit vantard gauchisant et tiers-mondiste (vous vous êtes reconnu ?).
Car vous ne pouvez tout de même m'accuser de tous les maux, comme vous le faites un peu partout en y exposant votre stupidité intellectuelle d'une si comique prétention, et ensuite, en privé, dialoguer avec moi n'est-ce pas, me disant que, si je daigne vous parler, c'est justement que je ne vous trouve point si idiot que cela ?
J'ai pour ma part joué le jeu qui était : pas de commentaires publiques vous concernant puisque nous échangions nos vues par courriel, à l'abri des petits malins et autres trolls.
Je vois que vous avez, une fois de plus, rompu ce pacte tacite puisque je tombe sur ce commentaire daté de ce jour.
Je reprends donc mon entière liberté et commence donc par vous dire que je n'échange strictement plus rien avec vous.
Et puis, il est tout de même comique qu'un si extraordinaire lecteur que Cingal passe son temps à me poser des questions, alors que j'ai donné toutes les réponses que j'avais à donner :
1) dans mes livres.
2) sur mon blog.
3) dans mes articles.
4) dans mes entretiens.
Du reste, au cas où vous ne le sauriez pas, ce sont les profs, surtout les petits profs, qui donnent des réponses à leurs étudiants.
Professeur, je ne le suis pas et m'en passe fort bien, quand je vois le niveau de bécassitude de certains de vos élèves...
Je commence à en avoir par-dessus la tête du club minable des lecteurs de Renaud Camus, ne revenant pas sur le mutisme de ce dernier qui est celui d'un lâche. J'ai bien écrit et répète : d'un lâche.
Je crois que je vais beaucoup m'amuser à disséquer les prochains ouvrages de RC, si d'aventure je les trouvais mauvais...
Oui, beaucoup.
Je doute qu'il élargisse immodérément son cercle de lecteurs, selon le voeu scigalien, qu'elle a d'ailleurs si mal défendu.
Exit Camus. Exit Scigala des Infréquentables. Bon débarras puisque ce sont les seuls qui m'aient à ce point causé d'ennuis.
Olivier, pour que je finisse par insulter des gens que je ne connaissais pas (je connais VS au passage), il a surtout fallu que je sois avec eux confronté à une muraille de Chine de sottise, de prétention et surtout de mauvaise foi.
Sans parler de la lâcheté de ces nains.
Fin de partie.

Ecrit par : Stalker | 06/04/2007

Pour J.A. : "Exit Camus" : il vous suffit d'une petite blessure à votre amour-propre pour brûler ce que vous avez encensé. Je trouve que vos critères d'appréciation sont bien fragiles et les retournements de veste bien légers... ///// Sur la "trêve" conclue, je ne l'ai nullement rompue, puisque j'ai publié ce message juste avant notre échange de mails (round about midnight). Continuons à échanger par mail, et laissons tomber les grandes poses anathématiques.

Pour Olivier : heureusement que je n'ai aucun point commun avec le portrait que brosse de moi le Stalker. Ce serait trop simple !

Ecrit par : Guillaume Cingal | 06/04/2007

Je n'ai jamais encensé RC : je trouve que ce que j'ai lu de lui (je ne suis pas un de ses grands lecteurs) était diablement intéressant, intelligent, souvent très drôle.
Quant à l'homme : je n'en ai ma foi pas une bien haute opinion mais cela, pour le coup comme dirait Goux, ne regarde que moi.
Lorsque je dis "Exit Camus", je fais référence au texte de Scigala sur les Infréquentables : je ne vais tout de même pas pousser le masochisme jusqu'à éditer une dame s'étant comporté, à mon, à notre égard, de si lamentable façon.
Je ne m'interdis aucunement en revanche d'aborder de nouveaux textes de RC, bien au contraire...
Voyez-vous : je fais abstraction des personnes (Dantec) lorsque je critique leurs livres : heureusement d'ailleurs.
Continuons, oui, mais gare à vos fesses (en tout bien tout honneur si je puis dire) si vous abusez encore de la chronologie.

Ecrit par : Stalker | 06/04/2007

Renaud Camus a commis le crime suprême : il ne s'est pas prosterné devant le critique en chef de l'internet.

Ecrit par : Odessa | 06/04/2007

« Renaud Camus a écrit que la vérité de Xenakis c'était sa femme. »
Oui, et ce n'est certainement pas ce qu'il a écrit de plus intelligent. Mais admettons. Alors, si "la vérité de Renaud Camus", c'est Valérie Scigala et Guillaume Cingal, eh bien dites-donc !

« Je commence à en avoir par-dessus la tête du club minable des lecteurs de Renaud Camus, ne revenant pas sur le mutisme de ce dernier qui est celui d'un lâche. J'ai bien écrit et répète : d'un lâche. » Moi je dirais plutôt d'un grossier personnage.

Ecrit par : Georges | 08/04/2007

« Renaud Camus a commis le crime suprême : il ne s'est pas prosterné devant le critique en chef de l'internet. »

On ne lui en demandait pas tant. Dix lignes de sa plume auraient suffi pour dissiper peut-être le grand malentendu et éviter le bain non de sang, mais d'encre. Son silence peut être interprété de deux manières, soit indifférence, soit mépris. L'un et l'autre ne sont guère plaisants. Il n'a pas même jugé nécessaire de défendre VS contre le « dungs bombing » du terroriste basque. Le silence est d'or ? Eh bien, qu'il y reste ! (jeu de mots sur « d'or » et « dehors » qui devrait me valoir l'admiration éperdue de Didier Goux).

Ecrit par : Yanka | 09/04/2007

Curieux, ces gens qui, d'une main, vous adressent des mails privés tout à fait sympathiques, et qui, de l'autre, se foutent de vous...

Ecrit par : didier goux | 09/04/2007

"Son silence peut être interprété de deux manières, soit indifférence, soit mépris. L'un et l'autre ne sont guère plaisants."

Oui, c'est bien pourquoi, plutôt que de lâcheté (mais je ne l'exclue pas), je parlerais quant à moi d'une stupéfiante grossièreté. Quel mépris pour les uns et les autres ! Ah, la posture de celui qui est au-dessus des basses querelles, comme elle est pratique ! Et pourtant, la plupart du temps, ne pas prendre parti revient à prendre parti contre tout le monde, et les assurer d'une morgue bien en contradiction avec les "principes de l'in-nocence", qui me font de plus en plus rire, quand on voit la manière dont ils se traduisent dans l'inconfortable et gênante réalité. le silence est d'or, oui, à condition qu'il ne soit pas la défroque d'un odieux chochoti qui n'ose dire son nom.

Ecrit par : Georges | 09/04/2007

Bonjour Georges, j'aimerais vous écrire en privé, comment faire ?

Ecrit par : Efflamm | 09/04/2007

Excusez-moi, je pensais que mon email était visible de tous. Vous le trouverez sur mon blog.

Ecrit par : Georges | 09/04/2007

Le début d'une belle histoire ?

Ecrit par : Olivier Bruley | 09/04/2007

Sans aucun doute !

Ecrit par : Georges | 09/04/2007

Merci Georges !

Olivier Bruley : Bonjour aussi ! Je me demande comment je suis arrivé(e) ici, par Stalker ou Cingal ou Goux ? Ou Camus ? Mais son forum est éteint, excusez-moi, je perds la tête, on est bien lundi ?

Ecrit par : Efflamm | 09/04/2007

Mais son forum est éteint , et son royaume n'est pas de ce monde.

Vers la flamme ? Jour de la lune, oui, et après la Résurrection, encore !

Ecrit par : Georges | 09/04/2007

"Oui, c'est bien pourquoi, plutôt que de lâcheté (mais je ne l'exclue pas), je parlerais quant à moi d'une stupéfiante grossièreté. Quel mépris pour les uns et les autres ! Ah, la posture de celui qui est au-dessus des basses querelles, comme elle est pratique !"

Ainsi, il nous faudrait répondre au moindre roquet qui veut se faire un nom sur la toile ?

Ecrit par : Odessa | 09/04/2007

Rions un peu (voir lien) tout de même...

Ecrit par : Stalker | 09/04/2007

« Curieux, ces gens qui, d'une main, vous adressent des mails privés tout à fait sympathiques, et qui, de l'autre, se foutent de vous... » (D. Goux)

Vous devriez lire mes dernières notes sur mon blog : vous verriez que je n'épargne pas même mes amis. Ce n'est pas me moquer de vous que de vous faire un petit clin d'œil par le biais d'une de vos marottes.

« Ainsi, il nous faudrait répondre au moindre roquet qui veut se faire un nom sur la toile ? » (Odessa)

Si vous exprimez par cette puissante réflexion le niveau de votre pensée, eh bien il doit être bien bas. Quoi de plus naturel que de demander aux membres d'une Société de lecteurs ce qu'ils pensent du statut (fréquentable/infréquentable) de leur chéri, un chéri qui s'obstine à se taire ? De l'infréquentabilité comme écrivain à l'imbuvabilité comme homme, la frontière est poreuse.

Ecrit par : Yanka | 09/04/2007

Cher Georges - Jérôme - Arthur - Cornélius - Liu - and so on : le verbe "exclure" est du troisème groupe. Donc : j'excluS (de préféférence).

Bonne nuit à vous tous.

Ecrit par : Didier Goux | 09/04/2007

Quiconque a lu les *Notes sur les manières du temps*, ou un tome du Journal, comprend aisément pourquoi le silence de Renaud Camus n'est ni lâche ni grossier. Il n'est pas besoin d'avoir lu Renaud Camus, en revanche, pour savoir que ce n'est pas en crachant diffamations, imprécations et injures que l'on a une quelconque chance de faire entendre son argumentation.

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Avant que J.A. ne m'accuse de rompre notre "trêve", je me contente de répondre à d'autres commentateurs, dont un me met nommément en cause. Et je ne dis rien d'autre que ce que j'ai dit depuis le début, à savoir que le dire épouvantablement grossier de J.A. a totalement occulté son dit (comme on dit).

Ecrit par : Guillaume Cingal | 09/04/2007

De préféférence ?

Ecrit par : iPidiblue i-correcteur | 09/04/2007

Le plus drôle finalement, c'est que tous ces sociétaires ne rêvent que d'une seule chose : foutre la racaille (pardon, ils emploient un autre terme beaucoup moins nocent) dehors, hors de France et, dès que l'on ose lever le ton, les voici frétillants comme des caniches.
Heureusement, à bon compte peuvent-ils jouer les fiers à bras puisque c'est Camus qui l'écrit : eux s'abritent derrière tout en ayant le culot, de temps à autre, de penser que Camus, décidément, va trop loin...
Ils sont capables de gloser des mois durant sur la place d'une virgule mais, dès qu'il s'agit de réfléchir et d'écrire (l'un n'allant pas sans l'autre, et ils ne savent faire ni l'un ni l'autre), il n'y a plus personne.
C'est bien la pire espèce d'imbéciles, de prétentieux, de bécasses et de lâches qu'il m'a été donné de voir tout récemment...

Ecrit par : Stalker | 10/04/2007

Ma préféféférence à moi, c'est Didier qui m'exclute. Oh oui, Didier, encore…

Ecrit par : Georges | 10/04/2007

« Etait-il toujours question des garçons du ‘‘Pied de Cochon’’ quand je ne sais plus trop pourquoi Augustin a très distinctement prononcé les mots de dix-neuf heures trente ? »

Mon Dieu ! Il a vraiment dit ça ??? Le Cochon ! Ah, la vie est dure, en camusie…

Ecrit par : Georges | 10/04/2007

Asensio, il serait temps, à ton âge, d'apprendre à exister autrement que par les nerfs.

Le coït, tu connais ?

Ecrit par : Sirius | 10/04/2007

Didier Goux, comment pouvez-vous me confondre avec cet horrible Georges (Georges comment, d'ailleurs ?), qui n'obéit /même pas/ à Renaud Camus quand celui-ci émet une bulle sur son forum ? C'est insensé, enfin !!!

Ecrit par : Jérôme Vallet | 10/04/2007

Ouh là là, oui alors. Rien à voir ! George-s n'existe que par les nerfs : le nerf olfactif et le nerf auditif surtout. Et puis il ne sait pas lire les BD, alors comment voulez-vous qu'il obéisse à une bulle ? Georges ne bande que le dimanche, et ne baise que le lundi de Pâques. (Pas simple…)

Ecrit par : Georges | 10/04/2007

Mais il est horrible ce Georges, mon cher Jérôme ! Vous faites bien de me le signaler je m'en vais de suite le dénoncer à la police des moeurs, j'ai justement un rancard qui m'attend avec le bras armé des honnêtes électeurs de Nicolas le 2 mai !

Ecrit par : iPidiblue i-horrifié | 10/04/2007

Je sais qu'il y a ici beaucoup d'esthètes alors...
Comme il faut tout de même savoir à qui l'on s'adresse, voici un portrait de M. Didier Goux (disponible sur son site, Babar s'enfile des nanars)...
Paraît que c'est l'esprit et l'âme qui façonnent un visage...
Dans ce cas...

Ecrit par : Stalker | 10/04/2007

Je comprends sa sensibililité à l'humour beauf.

Ecrit par : Samuel | 10/04/2007

Ah il est revenu le Stalker !....

Ecrit par : Emilien Tubaz | 11/04/2007

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