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07/03/2007
Mardi 6 mars 2007
Un souvenir vient de me revenir en mémoire qui, peut-être, pourrait expliquer pourquoi je trouve que les genoux des garçons peuvent être si beaux. Je devais avoir treize ou quatorze ans. Dans le train nous menant en Allemagne, nous étions assis côte à côte, Frédéric P*** et moi. Il y avait deux autres garçons en face de nous. Frédéric, en parlant, appuyait son genou contre le mien. Et moi, je n’arrivais plus à l’écouter ! Nous nous étions connus une ou deux années plus tôt, chez madame L***, notre professeur de piano. La sœur aînée de Frédéric, qui prenait des cours, elle aussi, m’aimait beaucoup. Elle m’appelait « mon coco » en me passant la main dans les cheveux pendant que, assis sur ses genoux, je m’enivrais de son délicieux parfum. Tout cela se passait dans le beau salon de musique de madame L***, entre un vieux piano à queue chargé de photos et de défenses d’éléphant finement ouvragées et un antique harmonium, sur lequel était installé l’un des tout premiers ordinateurs personnels. C’était l’ordinateur qui nous faisait faire nos exercices de solfège ! Autant dire que nous solfiions peu, préférant nous adonner à nos mamours. C’était à l’époque où je ne tombais encore amoureux que de filles. Je me demande si ce n’est pas en passant de la sœur au frère que j’ai viré ma cuti. La maison de madame L*** fut une des toutes premières de Mont-de-Marsan à perdre son crépi ! C’est désormais presque toute la rue qui est… décrépite !
02:35 Publié dans 2007, Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Suicide
considérons la chambre d'hôpital
c'est une chambred'hôpital et les murs y sont gris
un mur un lit un lit un siège
mais pourquoi
ce suicide
insensé
pauvre enfant
trop précieuse
est la vie
sur le siège est la mère
elle y pleure et sourit car l'enfant n'est pas mort
il regarde et sourit
et sourit à sa mère
trop précieuse
et trop chère
mais alors
trop précieuse
et si chère
qu'on voulait
la voler
j'ai pris peur
l'ai cachée
puis perdue
Un poème de ton cru, cher Olivier, en mémoire de nos années collège...
J'ai tapé ton nom, dans l'ivresse de la nuit, dans l'ivresse de l'ennui, sans attente aucune. Et puis, je t'ai trouvé. Toujours aussi heureuse de te lire, toujours aussi admirative devant une si belle écriture, devant tant de culture, devant tant de justesse et de vérité... Toujours sans compromis... Et moi, toujours aussi incertaine, tremblante et maladroite dans mes écrits : alors, j'ai repris ce poème que tu as bien voulu me donner pour que je puisse le recopier dans mon petit cahier de poèmes de jeune fille de 14 ans... Les poèmes, Janis Joplin, une vision certaine de la vie... 1992 : une jolie rencontre. Merci, cher Olivier.
Bises,
Ton Soleil Noir...
Ecrit par : mika | 11/03/2007
Ma chère Michaëlle,
Quelle incroyable surprise! Sais-tu que tu dois être en possession du plus ancien de mes poèmes (et donc, aussi, du plus mauvais...) ? J'ai détruit tous les autres de la même époque depuis belle lurette. Je le regrette d'ailleurs parfois : j'aimerais pouvoir les relire, non tant pour me délecter de mes petits rythmes naïfs, qui n'étaient pas si délectables que ça, j'en ai peur, que pour pouvoir toucher de mes yeux quelques morceaux de mon adolescence.
Je suis retourné à Hambourg, en septembre 2005, et j'ai revu le lycée Karl von Ossietzky:
http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2005/09/26/lundi-26-septembre-2005.html
Dans la relation que j'avais faite de cette espèce de pélerinage, j'avais écrit que c'est dans ce lycée que "je fis la connaissance des meilleurs amis de mon adolescence. [...] C'est à ces amis que je dédiais mes premiers vers (des poèmes acrostiches, construits sur leurs prénoms, généralement)." Je me souviens en particulier d'un poème qui devait s'intituler Les Michaëls, à toi dédié, ainsi qu'à l'autre Michaël, le garçon. Il n'en reste que le titre...
J'ai ton adresse email, je t'écrirai vite, si tu veux bien.
Ecrit par : Olivier Bruley | 12/03/2007
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