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27/02/2007

Lundi 26 février 2007

            « ¡Hombre claro ! A mi me encanta la polla, me disait tout à l’heure Armando, qui me parle en ces termes, sur MSN, maintenant qu’il sait que je suis en train d’apprendre la langue de Cervantès. Me gusta mucho el delicado perfume de un prepucio. » Un Américain des Etats-Unis pourrait difficilement dire la même chose. Il paraît qu’ils sont tous circoncis, là-bas, ou presque tous ! Autant dire qu’ils ne sont pas entièrement des hommes, des hommes tels du moins que la Nature ou Dieu les a faits (les avis sont partagés). Polla, ce doit être un des premiers mots que j’ai su dire en espagnol, grâce à Augustin, dont le grand-père étant un hidalgo, mais républicain, était venu s’installer en France. Armando m’a envoyé cette photo. « Ce que je t’envoie me vient à l’esprit quand je pense à tes yeux, m’écrit-il. Je n’ai jamais trouvé ce bleu que sous tes cils. Tu as la couleur des Caraïbes sous les paupières. » Ce n’est pas Esteban qui me dirait ça ! La seule jolie comparaison qui lui soit venue à l’esprit n’est pas très flatteuse pour moi : il prétend que le parfum de ma peau lui évoque l’odeur de pourriture qu’il y a dans la forêt tropicale !

Commentaires

Très bonne photo. Elle te résume très bien! En soixante huit on disait...Sous les pavés, la plage... En voyant cette photo, j'ai envie de dire...Sous le bleu de la mer, les épines du cactus...
J'ai parlé de marécage, pas de pourriture. Il faut vraiment être un citadin pour ne pas comprendre la différence!

Ecrit par : don esteban | 27/02/2007

Et moi j'ai envie de dire que c'est bien la première fois que je t'entends te plaindre de mon épine!

Ecrit par : Olivier Bruley | 27/02/2007

J'ai vu, à la télévision, que mademoiselle Royale était venue faire campagne à Mont-de-Marsan. Il m'a semblé te voir dans la foule. Tu brandissais avec enthousiasme une pancarte sur laquelle on avait inscrit: "Ségo, sans toi, la vie ne vaut pas la peine d'être vécue..."

Ecrit par : don esteban | 02/03/2007

Moi? Dans la foule? Odi profanum vulgus et arceo! Et puis tu es assez bien placé pour savoir que je ne brandis absolument jamais rien avec enthousiasme. Mais est-ce que Ségolène Royal n'a pas revu sa position par rapport au mariage entre homosexuels? Avec un peu de chance, si elle était élue, nous pourrions enfin convoler en justes noces. Dans ta robe de mariée, la clope au bec, ce serait au sens propre que tu deviendrais mon vieux rafiot à voile et à vapeur!

Ecrit par : Olivier Bruley | 03/03/2007

Oui, mais moi j'ai pas revu ma position par rapport au mariage, quelqu'il soit!

Ecrit par : don esteban | 03/03/2007

Je ne pourrai donc jamais te présenter à ma mère.

Ecrit par : Olivier Bruley | 03/03/2007

Dieu du ciel, non!

Ecrit par : don esteban | 03/03/2007

Hihihi ! Si jamais il devait y avoir mariage je veux être témouine !

Ecrit par : myriam | 03/03/2007

Etre circoncis ne fait pas de vous un " homme pas entièrement" ou un homme mutilé, je dirais juste que c'est les hasards parfois de la naissance qui font qu'un jour vous vous retrouvez sans comprendre dans un hôpital avec un bout de peau en moins....en même temps mes amies intimes m'ont toujours dit préférer l'ablation à la trompe...

sinon merci pour la pub de la presse littéraire je vais me le procurer...

Ecrit par : jugurta | 03/03/2007

Je suis un peu excessif dans mes propos, Jugurta, j'en conviens. Mais il se trouve que je suis sincèrement, profondément (j'allais dire viscéralement) scandalisé par la circoncision. Evidemment, c'est moi qui montre ici mes limites, qui sont vite atteintes, on l'aura compris. Car, comme souvent, le scandale n'est pas tant dans l'objet que dans celui qui voit dans l'objet un sujet de scandale! Je veux bien croire que vos petites amies préfèrent les sexes circoncis, ce n'est pas étonnant: les femmes sont foncièrement castratrices, et je crois bien que, si elles pouvaient dépecer entièrement les hommes, elles s'en donneraient à coeur joie. Elles nous envelopperaient d'un film de cellophane les séparant enfin de notre chair, qui les dégoûte, le plus souvent. Les femmes, de plus en plus, aiment les hommes lyophilisés! Le plus triste est que les hommes commencent à vouloir se lyophiliser eux-mêmes, comme c'est déjà fréquent chez les pédés, qui se font circoncire ou ne veulent baiser qu'avec des hommes circoncis. Houellebecq disait bien que la majorité des homos étaient pédérastes: ce qu'ils aiment, ce sont des hommes qui ne ressemblent pas à des hommes, j'en sais quelque chose, puisque c'est mon propre goût. Le "métrosexuel", cette pure création des femmes, qui voudraient que tous les hommes soient pédés, devrait sans doute, dans l'idéal, se faire circoncire, comme il se fait faire des gommages ou des manucures. Je conçois que ce que je dis peut être blessant, mais ce n'est évidemment pas mon intention.

(Je ne crois pas qu'on soit tout à fait circoncis par hasard. On l'est pour des raisons religieuses, culturelles, médicales, esthétiques, mais rarement par hasard. Sans doute peut-on l'être malgré soi, mais ce n'est pas la même chose.)

Merci de votre visite, qui m'a fait plaisir.

Ecrit par : Olivier Bruley | 03/03/2007

Je passais sur votre blog pour lire quelque chose que vous avez écrit il y a longtemps sur le Dahlia Noir. Et je finis par tomber sur ceci: "Elles nous envelopperaient d'un film de cellophane les séparant enfin de notre chair, qui les dégoûte, le plus souvent. Les femmes, de plus en plus, aiment les hommes lyophilisés!" Mais c'est parfaitement faux. Je pense que nous sommes très nombreuses à avoir horreur de cela. Et si les hommes se lyophilisent incontestablement, ce qui me dérange par ailleurs autant que vous, les femmes ne peuvent en être tenues pour seules responsables. C'est la société toute entière qui se lyophilise, qui se rend cliniquement propre, qui coupe tout ce qui dépasse, qui se lisse pathologiquement à coup de crèmes, de chirurgie etc. bref, qui nie tout ce qui lui rappelle de près ou de loin les différences qui la constituent ou encore sa composante d'animalité. Rien de bien nouveau dans ce que je dis. Mais à mon avis, le refoulé finit toujours par faire retour d'une manière ou d'une autre et ce n'est pas toujours beau à voir. Je ne pense pas qu'on assiste à une féminisation de la société, mais plutôt à une progressive indistinction des genres. (Il ne s'agit évidemment pas de remettre en question la volonté de parvenir à l'égalité au niveau du travail, des conditions sociales etc.) Très schématiquement, la femme doit se faire masculine ou encore renoncer aux enfants pour avoir une quelconque chance de gagner en grades au sein d'une entreprise et l'homme se cherche. S'il est trop homme, il est traité de macho, s'il s'adoucit trop, il est efféminé. Au final, homme ou femme, il est difficile de trouver sa place.

C'est la première fois que j'interviens dans un blog et la sensation d'entrer dans la vie de parfaits inconnus est très étrange.
Salutations,
Katia

Ecrit par : Katia | 04/03/2007

Chère Katia, votre commentaire va tout à fait dans le sens de ce que dit Jugurta dans un autre billet. C'est plutôt une bonne nouvelle, finalement. Bien à vous.

Ecrit par : Olivier Bruley | 05/03/2007

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