« Ecrivains infréquentables | Page d'accueil | Vendredi 23 février 2007 »

23/02/2007

Jeudi 22 février 2007

            Esteban s’inquiète de ne plus me voir écrire dans ce journal. Mais je n’ai rien à dire… Je crois que je me languis de lui, ce qui me paraît tout bonnement inconcevable ! Et pourtant, c’est un fait : il me manque. Je passe des journées entières seul avec ma chienne Pélagie, à lire et m’ennuyer. Le soleil me déconcentre, qui ne cesse d’illuminer la véranda. Souvent, à cause de l’incroyable douceur du temps qu’il fait, je me surprends à rêvasser aux Canaries, dont j’imagine le climat semblable à celui du moment. Je voudrais y être déjà, mais ce n’est pas encore possible, parce qu’Esteban est aux antipodes et sans un traître sou. Des images qui ne sont pas même originales me viennent à l’esprit : sans Esteban autour duquel enrouler comme à un tuteur mon pauvre être spongieux, j’ai l’impression d’être une vieille plante mâchée ployant de sa propre inertie. J’attends.

Ecrire un commentaire