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09/09/2006
Vendredi 8 septembre 2006
Suite et fin de la Stéphanophorie. Puisque j’emportais Esteban avec moi partout où j’allais, lors de ce court voyage hors de France, Stéphanophorie sera un excellent titre pour le compte rendu que j’en fais dans ce journal. (Je lis dans le Bailly que στεφανηφορία existe, avec un η.) Je m’étais arrêté au dîner avec Laurence et Myriam. Le lendemain, vendredi 1er septembre, nous dûmes faire un détour jusqu’à Mont-de-Marsan, où j’avais à récupérer ma cargaison hebdomadaire de prospectus. Après quoi, nous reprîmes aussitôt la route pour Bilbao, dans une voiture qu’Esteban avait louée à l’aéroport de Bordeaux. Au musée Guggenheim, j’ai surtout été impressionné par un tableau de Anselm Kiefer intitulé Cette clarté obscure qui tombe des étoiles (sic, c’est du moins dans cet ordre que les mots sont écrits au sommet de l’immense toile, sur laquelle il me semblait réellement voir une obscure clarté tomber comme pulvérulente sur une espèce d’immensité désertique.). Notre hôtel était situé juste en face du musée et, le lendemain matin, nous prîmes le petit déjeuner sur la terrasse du dernier étage, surplombant la bizarre architecture. Avant de quitter la ville, nous entrâmes chez un marchand de livres anciens. Il y avait un gros volume relié portant le titre : Moyen Age. Les pages étaient entièrement couvertes d’une élégante écriture manuscrite. Il s’agissait sans doute d’un travail qui ne trouva jamais d’éditeur. L’auteur était une femme dont j’ai oublié le nom et qui fit probablement relier son manuscrit. Ses héritiers, j’imagine, s’en débarrassèrent, comme de toute sa bibliothèque. C’était un très bel objet, qu’Esteban, évidemment, proposa de m’offrir. Je pris beaucoup sur moi pour refuser. C’était au-dessus de ses moyens, qui sont devenus à peu près nuls, hélas, et pour combien de temps encore ? A notre retour à Mont-de-Marsan, il me déposa à ma voiture et nous nous séparâmes sans plus de cérémonie.
01:59 Publié dans Journal, Stéphanophorie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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