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22/08/2006
Lundi 21 août 2006
J’étais dans mon salon. Soudain, j’entends tomber la pluie. Je vais dans ma véranda. Non : c’était mon voisin du dessus et ses copains qui s’amusaient à pisser sur ma verrière, depuis leur fenêtre. Je suis monté, ai frappé à leur porte. Personne ne m’a ouvert : on faisait comme si on ne m’entendait pas, comme si je n’existais pas. J’ai appelé la police, à tout hasard. On m’a répondu que je pourrais toujours venir demain déposer une plainte qui n’a aucune chance d’aboutir. Esteban, à qui je raconte tout cela, trouve que je m’en remets un peu trop souvent à la force publique. La pensée qu’on puisse me pisser dessus l’excite. Je comprends, en voyant soudain sa fenêtre MSN indiquer ‘‘absent’’, qu’il est en train de se palucher à douze mille kilomètres d’ici, complètement indifférent à mon désarroi, qui est pourtant très grand ce soir. Ce vieux bouc trouve que j’ai trop d’amour-propre et pense qu’il est parfois bon d’être humilié. S’humilier devant quelqu’un de supérieur, peut-être, mais devant un inférieur, un être à peine humain, c’est toucher le fond et entrer dans le désespoir.
02:47 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Vingt mille kilomètres. J'y tiens.
Ensuite je ne trouvais pas le fait que ton voisin se soulage sur ta verrière à proprement parler excitant, mais désopilant. Enfin, je ne me paluchais pas, opération par trop épuisante en plein midi, mais je me restaurais. Un excellent Brie arrivé de France par le dernier bâteau et vendu par le chinois au prix de l'or.
Ecrit par : esteban | 22/08/2006
Moi qui pensais que tu profitais de la débâcle de tes finances pour te mettre à la diète! Mais non, il faut que tu continues à remplir ton panier percé de toutes ces choses inutiles qui finiront par t'affamer!
Ecrit par : Olivier Bruley | 22/08/2006
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