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25/07/2006
Lundi 24 juillet 2006
Ce soir, au drive-in, le garçon qui prenait la commande s’appelait Florent, comme on pouvait lire sur le badge accroché à sa chemisette. Il transpirait à grosses gouttes et bafouillait dans son microphone : il avait apparemment de grandes difficultés à me rendre la monnaie tout en indiquant au nouvel arrivant de s’avancer jusqu’au guichet suivant. Il a timidement souri de sa propre maladresse. C’était charmant. J’ai connu un Florent, quand j’étais encore au collège. Je ne le fréquentais vraiment que lors de nos séjours en Allemagne. C’était un grand blondinet un peu brutal. Je le trouvais aussi joli qu’odieux. Il préparait toujours de mauvais coups, dans le but évident de nous faire rire, il est vrai… Un jour, Elisa, pour une raison que je ne sais plus, était allée bouder assise au pied d’un arbre. Alors, Florent, arrivant par derrière, avait ouvert la braguette de son pantalon et s’était soulagé dans le dos de la belle. Hélas, je crois bien que la photo que j’avais prise de cette facétie est perdue. Les garçons du drive-in sont souvent très beaux. Alors que les filles sont presque toujours obèses. La sueur d’un beau garçon est un charme supplémentaire quand celle d’une fille ou d’un garçon terne ou laid est seulement dégoûtante. Augustin, qui n’avait aucune pudeur, avant d’aller prendre sa douche, se déshabillait devant moi en jetant ses vêtements un peu partout dans son appartement. Pendant qu’il faisait ses ablutions, je ramassais sa chemise et reniflais ‘‘sous les bras’’ en attendant qu’il ait fini, un peu comme fait ma chienne Pélagie, que je retrouve souvent, après ma douche ou mon bain, couchée sur mes vêtements ou sur mon oreiller, dans mon odeur. Parfois, je m’endormais le nez sous l’aisselle d’Augustin. Une nuit, c’était l’été, comme nous dormions dos à dos, la sueur avait fini par nous coller l’un à l’autre, comme par un effet de ventouse. Nous avions dû fournir un petit effort pour nous séparer. Mais je tolérais ces épanchements d’humeurs parce qu’il s’agissait d’Augustin. D’un autre, jamais. Car c’est une chose de trouver plus de charme à un garçon pour la gracieuse façon qu’il a de transpirer ; mais c’en est une tout autre que de recevoir l’odeur de sa sueur dans le nez, sa matière sur sa propre peau ! Je dis « jamais », et pourtant, dans le feu de l’action, l’alcool et le désir aidant, on fait bien des choses. Ainsi je me souviens que je donnai son tout premier baiser à mon bègue juste après qu’il était allé vomir (le pauvre avait dû se soûler pour trouver le courage de m’aborder).
02:10 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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