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24/12/2005
Vendredi 23 décembre 2005
Finalement, mes rêves me font mentir, que je me rappelle encore à mon réveil depuis deux jours, contrairement à ce que je disais récemment à Esteban. C’est la nuit, dans la maison de mes grands-parents, à Troyes. Cette fois, le garçon ressemble à la mâle Artémis du supermarché dont je parlais l’autre jour. Mais il est blond. Nous nous aimons. Nous venons d’ailleurs de faire l’amour. Dans le salon, devant la télévision, Myriam, Laurence, lui et moi, nous attendons avec une espèce d’impatience incrédule la retransmission d’un procès filmé. C’est un événement extraordinaire, parce que les acteurs de ce procès sont tous des Romains, de véritables Romains de l’Antiquité. Laurence se demande s’ils porteront des toges et parleront latin. Je m’aperçois que le garçon n’est plus à mes côtés. Je sors dans le jardin. Je le cherche dans la nuit et le froid. J’ai peur. Peur de l’avoir perdu. Je fais le tour de la maison sans le trouver. Je rentre. Il est dans ma chambre. Dans mon lit. Je m’approche. Je n’ose plus le toucher. Je m’aperçois que je ne sais plus si nous avons réellement fait l’amour ou si j’ai rêvé que nous l’avions fait. Je ne sais plus s’il est vraiment mon amoureux et si j’ai bien le droit de le toucher. Son épaule nue est à portée de ma main. S’il me laisse la toucher, c’est que nous sommes bien ensemble. Mon angoisse devient plus grande à mesure que j’approche ma main. Lui ne voit pas mon trouble : il regarde la télévision. Je le touche. Mais je ne me sens pas beaucoup mieux. Nous continuons d’attendre tous les deux, tristes devant la télévision, le début du procès. Nous avons l’intuition que ce procès sera quelque chose de terrible : la fin, encore.
00:20 Publié dans Journal, Rêves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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