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01/10/2005
Samedi 1er octobre 2005
Dernier jour. Esteban repart demain matin. Nous nous sommes dit « au revoir » ou « adieu » ce soir. Au revoir ou adieu ? Je ne sais. Esteban n’est pas très clair sur ce point. Il parle souvent comme quelqu’un qui se saurait condamné, et qui ferait un dernier tour de piste, un dernier tour du monde, avant d’aller faire un tour dans l’autre. Il est si convaincant que je me suis surpris à lui poser plusieurs fois la question : s’il n’était pas atteint d’une maladie incurable. Mais non. Simplement, il me répond, comme toujours, qu’il n’a aucun problème avec son âge, bien sûr, mais qu’à cinquante ans, il est un homme fini. D’autres fois, pourtant, il me dit qu’il est sur le point d’entrer dans la vie active, à l’âge où la plupart songent à prendre leur retraite. Je n’y comprends rien.
Cet après-midi, nous sommes allé faire, Esteban, Pélagie et moi, une promenade au bord de la mer (à Contis). Mais il pleuvait trop pour marcher sur la plage. Nous reprenons donc la voiture, pour aller jusqu’à Mimizan, dans l’espoir de trouver une crêperie ouverte. Là-bas, sur le parking, Esteban, qui ne verrait pas l’eau à la mer, n’a pas remarqué le surfeur en train de se déshabiller, devant le coffre de sa voiture. Si je n’avais pas attiré son attention, il aurait ouvert sa portière et probablement interrompu ce beau spectacle. Mais nous restons dans la voiture, le temps que le jeune homme termine de se changer, et pouvons contempler tout à loisir son joli postérieur (les surfeurs en ont souvent de bien beaux). Esteban (qui n’a pas voulu que je prenne de photo – mais pourquoi donc l’ai-je écouté ?) était d’accord avec moi, pour une fois, sur la beauté des fesses du garçon. Quand je pense qu’il m’a dit tous les jours que la jeunesse le laissait indifférent !
Le 1er-10- 2005
Mont-de-Marsan
Mauvaise nuit. Je me retourne en tous sens sans parvenir à trouver le sommeil. J’écoute les canards répondre aux hiboux… Chaque fois que je devine la torpeur m’envahir, je pense que ce jour sera le dernier que je passerai avec Olivier, je sens une montée d’adrénaline et me réveille avec l’impression d’étouffer. Je maudis le jour où je l’ai rencontré sur le net !
C’est journée de foire à Mont-de-Marsan et la ville est livrée aux marchands ambulants. Je passe la matinée à chercher vainement un bel objet sur lequel poser mon regard. Tout n’est que camelote et vulgarité !
Vers quinze heures, je retrouve Olivier chez lui. Nous prenons la route de Mimizan, afin de passer nos derniers instants ensemble, au bord de la mer. Olivier en profitera pour promener Pélagie. La station balnéaire est déserte, elle ressemble à une ville fantôme… Tout est fermé. Une fine pluie se met à tomber. Nous faisons quelques pas sur la plage, puis, trempés, regagnons l’abri de la voiture.
En mars, tout avait commencé par une promenade sur une plage des Landes balayée par un vent glacé, aujourd’hui tout se termine par une promenade sur une plage balayée par des trombes d’eau…
En rentrant à Mont-de-Marsan, nous nous arrêtons dans une auberge pour partager un dernier dîner.

02:30 Publié dans Décalage horaire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
je me souviens...
c'était avec elle..
c'est joli les landes
Ecrit par : stéphane | 27/10/2005
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