« Mardi 12 juillet 2005 | Page d'accueil | Mercredi 20 juillet 2005 »
16/07/2005
Vendredi 15 juillet 2005
Hier, c’était l’anniversaire de ma soeur. Nous avons donc bu du champagne, offert par les copines lesbiennes de ma mère, qui étaient venues pour l’occasion. Les cadeaux que j’ai offerts à Julie, qui provenaient de la boutique de Fred, son ancien petit ami, avaient moins de valeur que ceux que ce même Fred (toujours amoureux d’elle) avait laissés sur le palier de la porte ! Mais je ne pouvais rien offrir de plus, faute d’argent. J’aurais bien pu lui écrire un poème, comme je fais ordinairement à Laurence et Myriam (ça ne me coûte pas un sou), mais il n’y a rien à faire : j’ai le plus grand mal à faire entrer ma soeur dans mes vers. Sauf dans l’ombre de ce grand pin vermoulu de Hieronymus. Ou peut-être, en ajoutant un n à la fin de son prénom : ce serait un bon moyen de ne pas laisser se perdre les moins mauvais des sonnets du cycle de Julien. Il faudrait y réfléchir. Un cycle plus vaste, tournant autour de Julie et de Julien, de ma soeur et d’un frère, l’amour homosexuel étant conçu par moi comme une espèce d’inceste, dans lequel les deux frères ne sont pas liés par le sang, certes, mais par le sperme. Ce soir, je dînais chez le petit T***, avec ma soeur, son grand ami Emmanuel (l’amoureux de Matio) et toutes sortes d’autres personnes. Ce n’est pas que j’avais particulièrement envie de voir ces gens, mais au moins, j’étais sûr de manger à peu près bien. Chez ma mère, où je suis installé durant les fêtes de la Madeleine, il n’y a jamais rien à se mettre sous la dent que des feuilles de laitue et des bâtons de surimi. Il faut attendre le dimanche pour avoir droit à un poulet.
01:40 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les commentaires sont fermés.