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12/07/2005
Lundi 11 juillet 2005
Grandes difficultés à trouver une place où garer ma voiture ce soir. La rue dans laquelle je vais d’habitude est désormais interdite d’accès et des manèges ont déjà poussé un peu partout dans la ville. Je m’installerai donc dès demain chez ma mère. Depuis quelques jours, S*** a entrepris de publier une seconde fois, mais sur le site de pédés où nous allons parfois, virtuellement bien sûr, nous mêler à nos congénères (certes très frétillants de la queue, mais généralement fort ramollis du bulbe), la relation de notre voyage en Espagne (et en Bretagne). Bizarrement, relire cette relation ne me fait plus du tout le même effet que la première fois. Je me semble beaucoup plus odieux. Et je dois dire que cela m’affecte un peu. Beaucoup même. Deux ou trois interventions de moi sur le forum dudit site m’avaient fait passer pour une espèce de nazi aux yeux de mes semblables, dont je me sens si différent, et maintenant, le journal de S*** a fini de ruiner tout à fait ma réputation en ces lieux, de perdition, il est vrai. Lors de nos conversations électroniques, S*** continue de me parler de ma méchanceté, dont il prétend n’avoir jamais trouvé d’équivalent, en cinquante années d’existence (alors qu’il a grandi dans un collège tenu par des curés, dont un, même, avait porté l’uniforme SS avant de revêtir la soutane) ! Au début, je me sentais flatté. Je me disais que c’était sa façon à lui, un peu étrange tout de même, de me faire des compliments. Mais non. Ce serait la stricte vérité… Une vérité qui m’afflige. Je comprends que le premier venu me trouve méchant. Je ne tente ordinairement rien pour le détromper. Mais que quelqu’un qui m’aime, et auprès de qui j’ai fait d’énormes efforts de gentillesse, me trouve la personne la plus méchante qu’il ait jamais rencontrée (et en un demi siècle de vie à travers tous les continents !), cela m’inquiète un peu. Et pour couronner le tout, S*** me demande si j’ai des places pour les corridas de la Madeleine. « Non. Trop cher. – Mais il fallait me le dire, je te les aurais offertes. » Trop tard ! Et inutile de dire qu’au marché noir, elles coûtent une petite fortune. Peut-être Laurence me donnera-t-elle une place pour la novillada du jeudi matin (qu’elle a gratuitement, je crois), comme elle fait parfois. Mais je n’ai pas de nouvelles d’elle depuis un petit moment déjà.
01:49 Publié dans Journal | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
Commentaires
Là je crois que c'est bon : TOUS tes lecteurs ont bien compris que j'avais un demi siècle!
Ecrit par : S*** | 13/07/2005
Moi j'ai dépassé le quart de siècle depuis quelques années déjà, et je ne fais pas un scandale si quelqu'un s'avise de le répéter!
Ecrit par : oliviermb | 13/07/2005
Oui...mais un demi siècle!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Je suis anéanti............Quelle négligence! Avoir laissé passer tout ce temps!
Las zanahorias estan cocidas!
Ecrit par : S************ | 14/07/2005
Plains-toi, Olivier... Moi, on me trouve trop gentil ! Reconnais que tu t'en tires à bon compte...
Ecrit par : Raphaël Juldé | 16/07/2005
En effet, je mesure mieux à quel point j'ai de la chance, finalement.
Ecrit par : oliviermb | 16/07/2005
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