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10/07/2005

Samedi 9 juillet 2005

        Hier s’achevait le festival flamenco de Mont-de-Marsan. Je me demande comment les Gitans peuvent être à la fois de si grands artistes et, par ailleurs, de si malfaisantes créatures. La meilleure explication est que les Gitans montois et ceux qui chantent et dansent le flamenco ne sont pas les mêmes. Ces derniers venaient, pour l’occasion, des rives du Guadalquivir. Quant à ceux d’ici, ils me balancent leur canette de bière dans les jambes, quand ils ont fini de la boire, effrayant fort mon Ultraviolette Pélagie. Je ne sais plus si j’avais déjà rapporté cette anecdote dans ce journal. Je regrettais beaucoup, ce soir-là, que ma chienne ne fût pas un pitbull. Jeudi prochain, commenceront les fêtes de la Madeleine. Habitant en plein cœur de la ville, je devrai quitter mon appartement et m’installer chez ma mère, ces fêtes causant généralement beaucoup de désordre : bruits de manèges toute la nuit, beuveries, rixes, viols, et même, parfois, des meurtres. La journée, les rues, arrosées de vin, d’urine et de vomissures, ont une odeur pestilentielle, surtout s’il fait très chaud, ce qui est souvent le cas en juillet. Julie, en revanche, voudrait s’installer chez moi quelques jours, pour être au cœur de l’action. Je n’ai pas de places de corrida (pas les moyens) ni de nouvelles de Laurence et Myriam. Bref, vraisemblablement, je ne les ferai pas, ces fêtes. « Faire les fêtes », c’est comme cela qu’on dit, à Mont-de-Marsan.

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