« Doublet de mon journal - jeudi 23 juin 2005 | Page d'accueil | Doublet de mon journal - mardi 28 juin 2005 »
24/06/2005
Doublet de mon journal - 24 juin 2005
Puis tout une série de définitions de la petite bourgeoisie actuelle. Dont celle-ci : « La petite bourgeoisie, c’est l’ensemble des assujettis à la Sécurité sociale ». Pendant plusieurs années, et jusqu’à tout récemment (deux ou trois mois), je n’étais plus assujetti à ladite Sécurité sociale. Lorsqu’il arrivait que j’en parle, on me regardait généralement avec une sorte d’animosité mêlée d’incompréhension, et même d’un peu d’angoisse, il me semble. J’étais une réelle anomalie. La dictature se faisait tout à coup bel et bien sentir. On s’empressait ensuite de me convaincre, généralement avec beaucoup de véhémence, que j’étais coupable d’une bien grande négligence, pour ne pas dire de folie. Mon Dieu ! Et si je tombais malade ? Mais j’étais en excellente santé. Et s’il m’arrivait d’attraper la grippe, je payais tout bonnement de ma poche (qui était généralement (et généreusement) remplie par mes parents, il est vrai). C’est quand on attrape le sida ou le cancer que la Sécurité sociale devient indispensable, parce qu’on doit se soigner constamment, et que les soins coûtent une fortune. Lorsque je suis allé, dernièrement, « régulariser » ma situation, la dame du guichet, au contraire, était bêtement admirative (il y avait tout de même, je crois, un peu de provocation dans sa réaction). « Ah ! Si tout le monde faisait comme vous, il n’y aurait plus de trou de la Sécu ! » Est-ce bien raisonnable de se faire rembourser les petits soins, s’ils sont dans ses moyens ? Toujours est-il que depuis quelques mois, je suis officiellement entré dans le rang petit-bourgeois.
23:57 Publié dans Doublets de mon journal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les commentaires sont fermés.