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21/12/2004

Doublet de mon journal - lundi 20 décembre 2004

        Toujours rien de nouveau sous la lune. J’avais cru déceler une espèce de découragement du Stalker, mais, en tombant sur un long échange de commentaires chez Joseph Vebret, je vois bien que non, décidément, il n’est pas possible de faire tomber don Juan Asensio de sa belle monture. Et tant mieux !


        Avec de l’argent que m’a donné mon père, j’achète une chaise de bureau que je trouve belle et qui va bien dans mon salon, celui-ce me servant également de salle de travail, comme d’ailleurs ma véranda de débarras ! Je suis un peu à l’étroit chez moi. Je voulais d’abord un fauteuil, plutôt qu’une chaise, mais il eût mangé trop d’espace. Si je n’avais pas dépensé cet argent, j’aurais pu faire ripaille pendant quelques mois… Je me console en me disant que tout cela est bon pour ma ligne, si ce n’est pour ma santé. Quand je pense que j’écrivais l’autre jour que trouvais vulgaire qu’on montre trop manifestement l’importance qu’on accorde aux biens matériels ! J’ai l’air fin, maintenant !


        Je commence à penser à un recueil de sonnets. Le Jardin d’Olivier, mon premier projet de recueil, qui a le même titre que mon site personnel, est définitivement passé à la trappe. Mais je voudrais au moins garder le cycle de Julien (Amours et Tombeau), qu’il faudrait d’ailleurs terminer, ce qui est encore loin d’être fait. Comment passer de ce cycle un peu niais (je dois bien le reconnaître) au Minotaure de plus récents sonnets ? Il y aurait bien ces vers qui le suggèrent un peu :


 


Envolons-nous enfin loin de la troupe vile,


De ce peuple affamé qui mange les garçons !


 


Mais c’est peu. Il me semble que chronologiquement, c’est dans un sonnet en rapport avec Julie, via Hieronymus, que m’est venu pour la première fois à la bouche ce Minotaure. Pour passer de Julien à Julie, il me suffit d’enlever un n au prénom du premier. Trouver une bonne raison de le faire. Jouer sur les noms de Julien et Julie serait peut-être une bonne occasion de parler de l’inceste que m’a toujours semblé être l’amour entre garçons.


        Et caser là-dedans, toujours via le minotaure, des sonnets de ce que je pourrais appeler le cycle de Los Angeles (Ellroy) et le cycle de Elephant (d’ailleurs, tant que j’y pense, le lycée-mammouth du temps de Julien pourrait être un autre lien).  

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