15/11/2004

Doublet de mon journal - dimanche 14 novembre 2004

        (Cette nuit, j’écris un nouveau sonnet : à propos de ma langue avariée de gros bœuf avachi.)


        « […] simplifications éhontées que je suis fatigué de devoir proposer sous le prétexte fallacieux qu’il faut que je me mette à la portée de mon lecteur ? Qu’il se mette donc à la mienne, c’est dans ce sens, celui de l’élévation, que j’ai appris moi-même […] » Ces mots que je lis dans le blogue de Juan Asensio, on devrait les dire encore aux maîtres chargés d’instruire la jeunesse, mais qui de plus en plus, au lieu de la mener toujours un peu plus haut, se laissent bien plutôt mener par elle, s’abaissant même à la caresser dans le sens du poil, quand il faudrait au contraire lui parler plus fermement, comme un maître à son chien. La jeunesse et le chien ont d’ailleurs cela de commun qu’à être trop caressés, ils se rebiffent ensuite au premier regard qui ne leur plaît pas : et on ne peut plus rien en tirer.

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