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14/11/2004
Doublet de mon journal - dimanche 7 novembre 2004
Presque d’une traite m’est venu ce sonnet de
HIERONYMUS
C’est un vivant cadavre assoiffé de Vénus,
Versant impunément aux vierges assagies
Le danger quotidien de ses hémorragies,
Si dans la fleur éclose il trempe son phallus.
Fallait-il que l’enfant s’offre au Hieronymus,
Dont je séchais, enfant, les tristesses vagies ?
Gisant, dressé vers moi, pour sa nécrophagie,
Je voudrais, à ce veau, lui bouffer le thymus !
Mais toujours cette bête a les yeux d’une vache !
Et malgré ses secrets, malgré ses sales us,
Il passe pour plus pur que le petit Jésus.
Son maudit sacré nom, jamais rien ne l’entache,
Même quand il lui prend d’empoisonner nos sangs !
Quoi qu’il fasse, il demeure un coupable innocent !
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