24/10/2004

Ce midi...

        Ce midi, visite de quelqu’un dont je tairai le nom, pour ne pas le mettre dans une situation plus délicate encore vis à vis d’amis à lui, qui, s’étant aperçus que je parlais d’eux dans ce journal, et n’ayant pas apprécié la teneur de mes propos, l’envoyaient chez moi, pour me demander de les effacer, sous prétexte qu’ils pourraient leur nuire. Comme j’ai beaucoup de sympathie pour cet émissaire, qui semblait d’ailleurs fort embarrassé de sa mission, je ne fais pas d’histoires : j’accepte de plaire à tout le monde. Pourtant, il me semble que je ne disais que du bien de ces personnes (c’était le 13 février et le 28 mai de cette année). Simplement, je me permettais de les montrer en train de consommer des substances illicites, puisqu’elles l’avaient fait devant moi, alors qu’elles ne me connaissaient même pas, comme si cela était tout à fait entré dans les mœurs de consommer lesdites substances sans se cacher. J’avais naïvement déduit que leur vice affiché n’était pas un secret ! Je me trompais.

        Je dois dire que je serais bien moins étonné, si de telles exigences de discrétion venaient de ce toujours aussi vivant cadavre de Hieronymus, dont je déguise à peine le nom, et à propos duquel il m’arrive de dire des choses beaucoup plus embarrassantes, comme par exemple qu’il aimerait bien qu’on ne sache pas qu’il a donné le sida à ma sœur en parfaite connaissance de cause (depuis le temps qu’il se savait infecté, c’est à savoir depuis l’époque du sang contaminé !). D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi il s’inquiète tellement, puisque les gens n’entendent jamais ce qu’ils ne veulent pas qu’on leur dise. Et Hieronymus est beaucoup trop sympathique aux habitants de cette ville, pour qu’on m’entende jamais. Et puis, maintenant que j’y pense, je ne vois pas comment ni lui ni sa clique pourraient découvrir mon journal, ces gens-là ne fréquentant généralement l’Internet que pour y trouver des images pornographiques ou de la musique gratuite. Et même s’ils tombaient sur une de mes pages, je crois qu’ils n’en comprendraient pas le contenu, à cause de la longueur des phrases.

        Je vais donc chez ma mère, pour faire la censure qu’on me demande, et j’en profite pour lire les blogues habituels. Je m’aperçois alors que le Stalker a sorti mon nom de sa colonne de zones virtuelles de résistances, ce qui ne m’étonne qu’à moitié : j’avais été plutôt bien surpris de m’y retrouver, n’ayant jamais été (trop occupé que je suis de ma petite personne) ce qu’on peut appeler exactement un résistant ; la preuve : il suffit qu’on vienne frapper à ma porte et qu’on me demande de ne pas écrire telle ou telle chose dans mon journal pour que j’obéisse !

        Puisque j’ai parlé de ma sœur et de son sida, j’en profite pour ajouter que finalement, la banque accepte de lui prêter l’argent dont elle avait besoin : elle ne sera tout bonnement pas assurée. Je ne sais pas si l’on peut parler d’injustice, Julie ne s’étant pas beaucoup informée, auprès d’une association par exemple, pour savoir s’il n’existait pas d’autres solutions.

Commentaires

Stalker t'a vire ? C´est plutot rassurant dans le fond!A force de combattre la pensee unique lui et les autres membres de son club ont fini eux aussi par y sombrer !Si tu avais poste quelques articles critiques pour le Monde et pour la litterature francaise en general , si tu t'etais plaint du lisier et des tombereaux d'ordure se deversant dans les blogs , tu aurais sans doute pu te maintenir dans le top ten du ranking de la putasserie anti-putassiere bloguienne .Mais voila , Olivier est reste Olivier . Je trouve que c'est une belle forme de resistance . Ne change surtout pas !

Par ailleurs ca commence a remuer drolement rue des cordeliers !

Ecrit par : manutara | 26/10/2004

Stalker t'a vire ? C´est plutot rassurant dans le fond!A force de combattre la pensee unique lui et les autres membres de son club ont fini eux aussi par y sombrer !Si tu avais poste quelques articles critiques pour le Monde et pour la litterature francaise en general , si tu t'etais plaint du lisier et des tombereaux d'ordure se deversant dans les blogs , tu aurais sans doute pu te maintenir dans le top ten du ranking de la putasserie anti-putassiere bloguienne .Mais voila , Olivier est reste Olivier . Je trouve que c'est une belle forme de resistance . Ne change surtout pas !

Par ailleurs ca commence a remuer drolement rue des cordeliers !

Ecrit par : manutara | 26/10/2004

Je suis au regret vous annoncer, cher Olivier Brûley, que vous êtes de nouveau dans la "Zone virtuelle de résistance" de M. Stalker, entre Brice Noval et Raphaël Juldé. Tant pis !



Par contre, si cela peut vous consoler, Manutara n'y figure pas (mais soyons discrets là-dessus, au cas où...).

Ecrit par : Observatoire National des Blogs | 27/10/2004

Est-ce moi qui vois double, Manutara?



En effet, j'y suis de nouveau.

Ecrit par : oliviermb | 31/10/2004

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