31/05/2006

Sonnet

Dedans moi, jusqu’alors, j’étais un écroué.

Mais depuis toi, Julien, ma prison s’enjolive.

Avec tes petits bras, tu m’as tout secoué,

Faisant tomber mes us, comme un cueilleur d’olives.

 

J’aime avoir pour gardien ton regard enjoué.

J’aime emmêler ma bouche à ta jeune salive.

Et, quand je vais au lit, j’aime te voir nouer

Autour de moi tes bras pour attache lascive.

 

A toi, mon beau gardien, je vais tout avouer.

Mon unique délit est de m’être engoué

De ton rire si gai, de ta figure vive.

 

Comme un vrai détenu, je pourrais tatouer

Ton nom dessus ma peau, d’une point incisive,

Et graver au-dessous : « Je te suis tout voué ».

03:05 Publié dans Amours de Julien, Cycle de Julie(n), Rimes et vers, Sonnets | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note