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<title>Un jardin d'Adonis - 2008</title>
<description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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<title>Samedi 17 janvier 2009</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Alcidor</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Flipote</category>
<category>Journal</category>
<category>Myriam</category>
<category>Pierre Driout</category>
<pubDate>Sat, 17 Jan 2009 22:13:55 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Mon amie Myriam, qui lit ce blogue, m’écrivait tout à l’heure qu’elle n’aimait pas me voir évoluer dans un milieu aussi malsain que celui dont je parle depuis quelque temps dans ces pages. Pierre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Driout&lt;/span&gt; lui-même faisait tout&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2009/01/15/mercredi-14-janvier-2009.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;récemment&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ce commentaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’abdique, écrivait-il, je suis comme un roi découronné devant l’art avec lequel Olivier nous retire tout espoir de nous élever en sa compagnie. O vous qui entrez dans son &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;blog&lt;/em&gt;, quittez fierté, joie et espérance. Ici l’âme est désolée devant les sombres avenues de l’engeance humaine&amp;nbsp;! Rendez les armes, il n’y a que piperies sur Terre… Il nous reste à visiter le royaume des morts pour y retrouver nos frères défunts.&amp;nbsp;» C’est que, suivant ma pente, je parle plus volontiers du mauvais que du bon. Mais tout n’est pas si mauvais dans ce qui m’arrive. Il y a aussi de bonnes choses, dont je pourrais aussi bien parler. C’est d’ailleurs à cause d’elles que je continue de fréquenter mon Camille. Que peut-il y avoir de meilleur au monde, par exemple, que de lui faire, comme hier soir, un massage avec &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;le lait pour le corps à 100 EUR d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; qui est à la noix de coco et qu’il a fait venir de là-bas&lt;/em&gt;, comme dit Camille&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;De là-bas&amp;nbsp;? Comment ça&amp;nbsp;? D’où donc, exactement&amp;nbsp;? – Ah&amp;nbsp;ça&amp;nbsp;! Je ne sais pas. De là-bas quoi… Il l’a commandé sur Internet. – Ah d’accord…&amp;nbsp;» Quand tout le lait à pénétré dans la peau si pâle de Camille, il se met à rouler sous mes mains comme de petits lambeaux noirs d’une crasse dont tant de blancheur ne laissait pas soupçonner la présence. «&amp;nbsp;Mais depuis quand ne t’es-tu pas lavé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Camille aime aussi se faire percer les boutons ‘‘quand ils sont murs’’, dit-il, et se faire enlever les points noirs qu’il a dans le dos. Parfois, après le pus, c’est du sang qui perle sous la pression de mes doigts. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; m’avait déjà parlé du plaisir que prenait Camille à se faire ainsi charcuter le dos. Il prétendait, avec un peu de dégoût dans la voix, que c’était à cause de sa mauvaise hygiène que Camille avait tant de comédons. C’est qu’il ne savait pas, «&amp;nbsp;Muse, que cette crasse était tout le génie&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;que c’était tout mon sacre&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Il y a du bon dans Camille. Il est venu m’aider, cet après-midi, à scier de vieilles planches qu’il y avait chez ma mère et qui pourront servir de bois de chauffe. Il a commencé par me montrer comment on se servait d’une scie. «&amp;nbsp;Regarde, m’expliquait-il, il faut laisser travailler la scie dans toute sa longueur et le bois se coupe presque tout seul.&amp;nbsp;» Mais comme il sait que je suis un grand mou et que je n’ai pas oublié ce qu’il m’avait dit sur la force et les nerfs,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/10/22/mardi-21-octobre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;lors de mon déménagement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, c’est lui qui a fait presque tout le travail. Moi j’aidais à tenir en place la planche qu’il était en train de scier. Penchées l’une et l’autre sur elle, nos têtes se frôlaient sans cesse et quand, après un effort trop intense, son corps se relâchait un peu, Camille appuyait son front au mien, pour se reposer quelques secondes. (Le front, c’est un peu le genou de la tête, quand on est plus intime.) J’aime que Camille me téléphone, comme ce soir, alors qu’on était encore ensemble, deux heures plus tôt, à la recherche d’une voiture d’occasion dont il veut faire l’acquisition, pour me dire sa joie d’en avoir enfin trouvé une, grâce à l’un de ses amis, qui lui vend la sienne pour 300 EUR. «&amp;nbsp;Je n’aurai même pas besoin de faire un emprunt. Elle a juste le contrôle technique à passer et si des réparations sont ordonnées, leur coût sera déduit des 300 EUR.&amp;nbsp;» J’aime qu’il me dise que sa nouvelle voiture affiche 500000 km au compteur. Ça me paraît énorme, mais je ne connais rien aux voitures. Je ne suis pas bien sûr qu’il ait fait une bonne affaire. A moins qu’il n’ait mal lu le nombre en question. J’aime aussi cela, d’ailleurs&amp;nbsp;: que Camille ne sache pas lire les grands nombres&amp;nbsp;! Pour lui, 15000, 50000, 150000 ou 500000, sont des nombres illisibles et qui se confondent dans son esprit. Je trouve cela charmant. J’aime encore les regards exaspérés qu’il me lance dans le dos d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Alcidor&lt;/span&gt; (l’amant de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Flipote&lt;/span&gt;), qu’il héberge en ce moment et qui lui dévore tout ce qu’il y a de comestible dans ses placards. Je l’aime aussi pour les énormités qu’il peut dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je croyais, m’avoua-t-il par exemple, cet après-midi, qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; était &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;un grand bourgeois&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Ce sont exactement les mots qu’il&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; a prononcés&amp;nbsp;! (Je ne pense pas que Camille sache vraiment ce qu’ils signifient, parce que j’ai toujours dit qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; avait l’air de ses origines, malgré les grands qu’il veut se donner&amp;nbsp;: il a beau se parfumer, il empeste le caniveau&amp;nbsp;!) «&amp;nbsp;J’ai cru que c’était un grand bourgeois, disait-il donc, et puis j’ai vite compris, à force de le voir manger…&amp;nbsp;» Et Camille d’imiter ce cochon d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; en train de mastiquer, avec force bruit, la bouche ouverte. «&amp;nbsp;Et tu as vu comme il boit&amp;nbsp;? Le bruit qu’il fait aussi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» S’il l’avait vu&amp;nbsp;! Ah&amp;nbsp;! S’il l’avait entendu&amp;nbsp;! J’aime rire avec Camille pour des bêtises et &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; nous fait beaucoup rire en ce moment. Il est devenu un véritable &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Aschenbach&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Il s’est fait couper les cheveux beaucoup plus courts et y met du gel, désormais&amp;nbsp;! Il avait confié à Camille vouloir se faire faire un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;piercing&lt;/em&gt; ou un tatouage. «&amp;nbsp;Oh&amp;nbsp;! Oui, un tatouage&amp;nbsp;! Tu ne devrais pas le quitter tout de suite. Pousse-le d’abord à se faire tatouer quelque chose comme ‘‘Camille pour toujours’’ et ne le quitte qu’ensuite&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’est très bête, mais ça nous fait beaucoup rire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mardi 30 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/31/mardi-30-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Camille</category>
<category>Corydon</category>
<category>Damis</category>
<category>Journal</category>
<category>Polémon</category>
<pubDate>Wed, 31 Dec 2008 01:42:45 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Quelle épouvantable journée&amp;nbsp;! Elle a fort mal commencé par un SMS de Damis, qui voulait savoir si je n’avais personne à lui présenter, puisque c’était moi, lui avait rapporté Corydon, qui avais permis à Camille de se ‘‘recaser’’ avec l’un de mes amis… A cause de ce gros porc de Corydon, je suis probablement la risée de tous ces cons de pédés, maintenant. Elle s’est terminée par un SMS de Polémon, qui m’annonçait qu’il annulait notre réveillon en tête à tête, parce qu’il préférait aller se goinfrer des fruits de mer que ses patrons, comme il dit, lui proposaient de partager avec eux. Quelle élégance&amp;nbsp;! Quelle classe&amp;nbsp;! Il me préfère des huîtres&amp;nbsp;! Sans doute sont-elles, il est vrai, plus fraîches, plus vives que moi, qui ne suis pas bien d’humeur à faire la fête, en ce moment. Mais ne devine-t-il pas qu’on peut trouver aussi des perles à l’intérieur de moi&amp;nbsp;? Quant à ce qui s’est passé entre la réception de ces deux SMS, je préfère ne pas en parler. C’était une de ces journées où les pensées, les soupçons et les craintes s’accélèrent dans ma tête et me font complètement dérailler, au point de dire à ceux qui m’abandonnent des choses insensées qui me font passer pour fou et justifient qu’on me fuie. Ma résolution pour 2009&amp;nbsp;: me faire aider, comme disent pudiquement tous ces cons de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;psys&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dimanche 28 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/29/dimanche-28-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<pubDate>Mon, 29 Dec 2008 02:41:11 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai relu les conversations MSN que je disais hier vouloir recopier dans ce blogue. Mais finalement, je m’aperçois que leur publication ferait tomber un peu plus encore mon journal dans le bas et le sordide. J’ai longtemps cru qu’il m’aidait à regarder avec un peu plus de détachement ce qui n’allait pas dans ma vie, dans mon être. A présent je suis presque certain qu’il m’y enchaîne, au contraire, en nourrissant mes obsessions. Il faudrait que j’arrive à parler d’autre chose, c’est-à-dire de quelqu’un d’autre&amp;nbsp;! Je ne dirais pas que Camille m’a rendu fou, mais il m’a fait me rappeler que je l’étais. Je dois bien reconnaître qu’il n’est pas tout à fait normal de dépenser autant d’énergie à piéger &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; en le faisant parler à des personnages de mon invention. Si ce n’est pas de la folie, c’est tout de même très bête et probablement inutile. Ce qui est de la folie, c’est de vouloir empêcher Camille de se compromettre avec des &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, de se fourvoyer, de se perdre. C’est vouloir l’empêcher de vivre et c’est à coup sûr l’éloigner de moi. C’est surtout mon &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;ego&lt;/em&gt; blessé qui m’a fait réagir si violemment, car j’ai déjà dit que je n’aimais pas passionnément Camille. Mais s’il est vrai que je ne l’aime pas passionnément, je lui ai tout de même avoué avant-hier que je l’aimais à la fois comme un petit amoureux, comme un ami et comme un jeune frère&amp;nbsp;: que je l’aimais donc &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;énormément&lt;/em&gt; si ce n’est passionnément. Ce qu’il y a de passion en moi est tout autre. Il faudrait dire que je n’aime passionnément pas être abandonné. Et c’est toujours ce qui arrive, évidemment. Ma peur de l’être me fait me comporter de telle manière qu’on n’a généralement pas d’autre choix que de me fuir&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Samedi 27 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/27/samedi-27-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
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<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Cyrille</category>
<category>Journal</category>
<category>Ma soeur</category>
<category>Matio</category>
<category>Nicandre</category>
<category>Polémon</category>
<category>Trimalcion</category>
<pubDate>Sat, 27 Dec 2008 23:59:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’écrivais mardi, au sujet de Polémon, que j’ai d’ailleurs eu l’occasion de connaître un peu plus en profondeur, hier soir, qu’il avait ‘‘fait la pute à Toulouse’’, à une époque. Mais que les gens sont mauvaises langues&amp;nbsp;! Cyrille, l’actuel amoureux de ma sœur, a travaillé pendant un certain temps comme serveur dans un bar de Mont-de-Marsan tenu par un vieux pédé à qui je n’ai jamais adressé la parole de ma vie, même si nous avons eu des connaissances en commun, avec lesquelles il a pu m’arriver d’entrer dans son établissement. J’ai toujours trouvé cet homme antipathique et lui moi. Or j’ai tout récemment appris de la bouche de Cyrille, au cours d’une petite soirée chez ma sœur donnée en l’honneur de Matio, qui se trouvait pour une fois à Mont-de-Marsan (c’était avant-hier), que ce patron de bar avait d’abord tenté de dissuader son employé de sortir avec elle en le prévenant qu’elle était séropositive. Et sans doute pour bien lui faire entendre que ma sœur était d’une famille vraiment peu fréquentable, il avait ajouté que le frère de celle-ci, c’est-à-dire moi, ‘‘faisait la pute à Toulouse’’, cela dit exactement dans les mêmes termes que ceux que j’ai utilisés à propos de Polémon. Comment diable les rumeurs se forment-elles donc, si précises et si vagues, si vraies et si fausses&amp;nbsp;? Sans doute y a-t-il une part de vérité dans toutes les rumeurs, mais pourquoi donc Toulouse, puisque c’est à Bordeaux que j’ai fait mes études&amp;nbsp;? Matio et moi sommes donc allés finir de nous soûler dans le bar de cette langue de vipère (l’un des seuls à être ouverts un vingt-cinq décembre à Mont-de-Marsan), pour lui dire que nous faisions des promotions pour Noël et qu’il pouvait avoir deux putes pour le prix d’une, s’il le souhaitait, ce vieux cochon&amp;nbsp;! Mais nous ne sommes pas restés longtemps dans cet endroit, qui était infesté de gitans, avec qui Matio a d’ailleurs eu des mots, et en espagnol, pour faire plus viril. En sortant du bar, nous avons croisé ce pauvre Trimalcion, qui n’est pas sans charme, finalement, ai-je d’ailleurs pu remarquer, à cette très brève occasion, parce que je n’ai pas pensé à m’arrêter pour le saluer, trop saoul et furieux que j’étais de la gitanerie ambiante. Je crois qu’il me prend pour un fou. Il avait l’air complètement abasourdi de me voir sortir de ce bar, ou peut-être était-il ébloui par ma nouvelle coiffure et par la fraîcheur de mon teint, même en pleine ivresse et si tard&amp;nbsp;! Sans doute allait-il rejoindre le beau Nicandre, qui était à l’intérieur. Je ne serai jamais heureux. Je sais déjà que ce que j’aime en Polémon, c’est qu’il m’aime, me trouve beau et me le dise. «&amp;nbsp;Tu es beau même quand tu as les yeux fermés et que tu dors&amp;nbsp;», me dit-il, sauf que je ne dors pas, bien sûr. «&amp;nbsp;Même quand tu fais la grimace&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Ce que j’aime aussi, c’est qu’il me dise sans doute les mêmes paroles qu’il a tenues à Camille, que Polémon a beaucoup aimé. Au fond, je ne me suis intéressé à lui que par esprit de symétrie et pour rétablir un certain équilibre. Un prétendu ami m’a volé Camille&amp;nbsp;? Il me fallait donc prendre possession d’un amant de ce dernier. Grâce à cela, Camille et moi nous parlons plus facilement désormais&amp;nbsp;: nous nous parlons en égaux. J’ai même pu retrouver une certaine supériorité sur lui, car Polémon, en ne sachant pas tenir sa langue, a réussi à insinuer le doute en Camille, qui soupçonne fort les tromperies d’Ascylte. Camille a bien sûr parlé de ses soupçons au traitre, qui fait donc tout pour l’empêcher de me voir&amp;nbsp;: il craint sans doute que je l’éloigne définitivement de lui. Pourquoi donc cette crainte, se demandera mon lecteur, puisqu’il n’est probablement pas très attaché à lui, s’il le trompe&amp;nbsp;? C’est sans doute parce qu’il n’a encore trouvé personne pour le remplacer, et qu’il ne veut pas aller tout seul ‘‘au ski’’&amp;nbsp;! C’est tout&amp;nbsp;! Peut-être est-ce aussi parce qu’il a peur que j’attende que Camille et lui ne soient plus ensemble pour me venger. Je lui avais dit, en effet, que j’y renonçais non pas par bonté, mais par amour pour Camille, à qui ma vengeance aurait causé de la peine. Même si Ascylte n’a aucun scrupule, même s’il serait sans doute prêt à tout pour se défendre, il a peur, il a peur de moi, parce qu’il ne peut pas être entièrement sûr de remporter la victoire et parce que, finalement, il a bien plus à perdre que moi. Sa peur est manifeste, dans la deuxième grande conversation qu’il a eue avec le personnage que je me suis inventé de petit pédé candide pour le démasquer à Camille. Comme Polémon a parlé à Camille de la première conversation qu’Ascylte avait eue avec mon petit personnage, qui s’appelle Antoine, et que Camille en a parlé à son tour à Ascylte, pour avoir des explications, ce dernier est venu demander lui aussi des explications au pauvre Antoine&amp;nbsp;: il voulait savoir comment Polémon pouvait avoir eu vent de leur conversation. La peur et la mauvaise foi d’Ascylte sont à peine croyables, à moins qu’il ne se joue à son tour de moi, comme m’a fait remarquer Polémon, ce que j’ai pourtant peine à croire. Mais il faut à présent que je recopie ces fameuses conversations, que je publierai sans doute demain, ou dans le courant de la semaine prochaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mardi 23 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/24/mardi-23-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Ilisos</category>
<category>Journal</category>
<category>Ménécrate</category>
<category>Polémon</category>
<pubDate>Wed, 24 Dec 2008 00:29:15 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai téléphoné dimanche à Camille, que j’avais envie de voir, mais qui est à Bordeaux jusqu’à Noël. Il m’a dit qu’il savait déjà que j’allais &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;peut-être sortir avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, qui le lui aurait répété. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; me jure qu’il n’a plus parlé à Camille depuis des jours. De qui Camille peut-il donc tenir cela&amp;nbsp;? Du petit Ilisos,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/19/jeudi-18-decembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;son autre ancien amant&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, à qui il me faut bien finalement donner un nom&amp;nbsp;? De cette fille-mère qui est aussi l’amie de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? De ce journal, peut-être, dont je sais qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; connaît l’existence&amp;nbsp;? Ayant en effet récemment demandé à celui-ci depuis quand il lui semblait que j’avais besoin des services d’un psychanalyste (comme il le prétend depuis que j’ai menacé de le dénoncer, ce qui ne serait pas une réaction des plus saines, selon lui), je me suis entendu répondre qu’il le pensait depuis bien longtemps déjà, depuis qu’un de ses amis, qui me lisait à l’époque, lui avait donné l’adresse de ce blogue, dont il avait lu une partie, mais une partie seulement, tant le contenu l’avait dérangé&amp;nbsp;: il avait été en effet sur le point de s’évanouir, tant il avait &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;ressenti&lt;/em&gt; d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;ondes négatives&lt;/em&gt; émaner de cette lecture. Car j’avais oublié de dire que notre &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;psy&lt;/em&gt; est également un peu voyant à ses heures, extralucide&amp;nbsp;! C’est dire le niveau du type, qui est pourtant expert en psychologie auprès de bien des tribunaux de France et de Navarre, et même du Luxembourg&amp;nbsp;! Camille m’a semblé être un peu troublé, au téléphone, par cette perspective d’une association entre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; et moi, dont il s’est immédiatement mis à me parler avec inquiétude. Il faut dire que nous sommes sans doute les deux garçons qui l’avons le plus aimé dernièrement, ou du moins ceux qui le lui avons le plus montré. Il s’aperçoit soudain que nous lui échappons peut-être, et que nous lui échappons ensemble et l’un grâce à l’autre. Maintenant qu’il sait que j’ai rencontré physiquement &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; hier soir, Camille se montre avec moi très prévenant, dans nos conversations sur MSN. Il m’invite à me méfier de son ancien amant, sur lequel il ne tarit plus, mais non pas d’éloges, comme on s’en doute&amp;nbsp;! Et quand je lui demande pourquoi il se montre soudain si soucieux de mon bonheur, il me répond que c’est parce qu’il est attaché à moi, parce qu’il a peur pour moi, etc. Je l’ai remercié pour ses conseils, même si, comme je le lui ai expliqué, je risquais de ne pas plus l’écouter que lui moi lorsque je lui ai conseillé de se méfier de ce fourbe d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, dont je sais qu’il ne tient pas plus à Camille qu’au minet qu’il est déjà en train de rechercher pour le remplacer. Je ne voulais pas en parler plus tôt dans ce journal, parce que je nourrissais encore l’espoir de me venger d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, et que les moyens dont je me suis servi dans le but de prouver à Camille la fausseté de son amant sont les mêmes qu’une partie de ceux grâce auxquels j’espérais pouvoir prouver le parjure de cet homme assermenté&amp;nbsp;; mais après avoir longuement pesé la chose, conseillé par un ami qui est avocat, je me suis aperçu que toute l’affaire, au fond, consisterait à établir quelle serait la plus crédible de nos deux paroles&amp;nbsp;: ce serait la sienne contre la mienne&amp;nbsp;! Autant dire que le combat est perdu d’avance contre cet individu sans aucun scrupule, qui a nécessairement la confiance des juges pour qui il travaille, et précisément parce qu’il est assermenté. Il aurait fallu que plusieurs personnes l’accusassent des mêmes faits pour pouvoir espérer le perdre. J’ai renoncé à ma vengeance et n’ai donc plus à cacher au traitre, qui lit peut-être ce blogue, que les conversations que nous avons sur MSN sont automatiquement enregistrées depuis plusieurs mois déjà sur le disque dur de mon ordinateur portable, comme je m’en suis aperçu tout récemment, au moment de faire justement en sorte de les enregistrer, dans l’espoir de lui faire répéter les aveux qu’il m’avait fait une première fois, mais sur mon autre ordinateur, la petite machine ‘‘ultra portable’’ que je me suis offerte à mon anniversaire, et sur laquelle les conversations MSN n’étaient hélas pas encore automatiquement enregistrées à ce moment-là, ce qui n’est désormais plus le cas. De toute façon, même si j’avais pu lui faire répéter ses aveux, mon ami avocat m’a dit qu’ils n’auraient pas eu bien grande valeur et qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; n’aurait eu qu’à se rétracter. Je connais fort bien les goûts de ce dernier, pour le fréquenter depuis plus de quatre ans. Je me suis donc créé un personnage susceptible de lui plaire, pour le piéger sur l’un des &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;chat&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; de rencontre entre pédés que je le sais fréquenter. J’ai également créé une nouvelle adresse &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;hotmail&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;, pour pouvoir enregistrer toute la conversation que nous avons eue (car &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; est évidemment tombé dans mon piège) et dans le but de la faire lire au pauvre Camille, au moment opportun. Il ressort de cette conversation, que je recopierai tout à l’heure, qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; n’est pas du tout amoureux de Camille, comme il me l’avait fait croire, pour&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; excuser la trahison de notre amitié, tant il est vrai que l’amour peut faire agir parfois en dépit du bon sens ou de la morale. Mais l’excuse était un mensonge et ce n’est pas par amour qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; m’a trahi mais, comme je le soupçonnais déjà fort, uniquement parce qu’il avait envie d’enculer un joli garçon de plus. Le crime n’en est que plus grave. J’ai demandé à Camille s’il était amoureux d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. Il me répond qu’il l’est, ce que j’ai bien du mal à croire. Je lui objecte que je ne crois pas en la sincérité de son amour. Ce qu’il aime en &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, c’est… «&amp;nbsp;Son argent&amp;nbsp;? Si c’est ce que tu crois, tu te trompes. – Non, pas seulement son argent, mais aussi les relations qu’il a dans les milieux médicaux, et qui pourraient te servir à mieux soigner ton diabète. Je suis tellement persuadé que tu n’es pas amoureux d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; que, même si je pouvais prouver qu’il te trompe, tu t’empresserais de lui pardonner, ou tu ferais celui qui ne me crois pas, pour pouvoir continuer à bénéficier de ses libéralités. – Non, absolument pas, parce que je sais qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; ne me tromperait jamais. Mais s’il le faisait, je le quitterais immédiatement. – Si tu le dis…&amp;nbsp;» Je ne sais plus quoi faire. J’ai peur de causer de la peine à Camille, en lui apprenant qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; le trompe et ne l’aime pas. Il doit aller ‘‘au ski’’ avec lui, en Suisse, peu avant le nouvel an. Autant l’y laisser aller. Ce sera toujours cela de gagné pour Camille. Il sera toujours temps de lui ouvrir les yeux, plus tard. Camille jure n’être pas intéressé par l’argent d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, mais il est tout de même un peu pute sur les bords, comme tous les garçons de son âge (c’était aussi mon cas), et tout heureux à l’idée de se faire offrir bientôt par lui un nouvel ordinateur portable. «&amp;nbsp;Et tu dis que l’argent ne compte pas&amp;nbsp;! Profites-en tant qu’il en est encore temps, Camille, et si tu veux que je te donne un conseil, fais-toi offrir par &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; le plus de choses possible. Ses libéralités pourraient ne pas durer. – Mais non, il m’aime. Regarde, il m’a offert une bague de fiançailles. On va se &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;pacser&lt;/em&gt;, au mois de mars&amp;nbsp;! – Eh bien je souhaite sincèrement pour toi qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; ne se joue pas de toi.&amp;nbsp;» (&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt; aussi faisait la pute, lorsqu’il vivait à Toulouse. Il habitait chez des hommes qui le nourrissaient et le blanchissaient. Il sortait beaucoup la nuit, avait fini par boire énormément, et c’est pour se mettre au vert qu’il s’est retrouvé à Aire-sur-l’Adour, où il vit désormais. Je ne sais si mes lecteurs l’ont compris, car je ne suis pas toujours bien clair ni très explicite, mais tous les gens dont je parle dans ce journal ne sont le plus souvent que des roués.) Je suis presque sûr que ce projet de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;pacs&lt;/em&gt; est un mensonge de Camille si ce n’est d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. J’ai dit que je m’étais aperçu récemment que les conversations MSN étaient automatiquement enregistrées sur le disque dur de mon ordinateur portable depuis des mois. J’ai donc pu lire toutes celles que Camille avait eues lorsqu’il habitait chez moi et qu’il se servait de mon ordinateur. C’est ainsi que j’ai pris conscience de son génie pour le mensonge et que j’ai appris bien des tours qu’il m’avait joués dans le dos. Si j’ai su que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménécrate&lt;/span&gt; était déjà venu dans ma nouvelle maison, c’est grâce à la conversation enregistrée qu’il avait eue d’abord avec Camille, qui l’invitait à l’y rejoindre pour se faire baiser. J’ai pu constater que celui-ci avait très souvent ‘‘levé’’ des garçons, sur différents &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;chat&lt;/em&gt; de rencontre, dans le but de coucher avec eux&amp;nbsp;: avec eux plutôt qu’avec moi&amp;nbsp;! Bien sûr, Camille se défend en me rappelant qu’il s’était déjà souvent amusé à exciter des garçons en ma compagnie, pour rien, pour s’occuper, pour me faire rire, pour passer le temps, mais je suis sûr que parmi tous ces garçons, il y en a avec qui il a finalement baisé malgré tout. Il fallait voir la tête de Camille à l’écran de l’ordinateur, lorsque je lui ai révélé que j’avais lu toutes ses conversations&amp;nbsp;! C’était très amusant. Et je crois que cela nous a encore un peu plus rapprochés. Il sait désormais que j’ai pu lire en lui à livre ouvert. C’est grâce à cette lecture que j’ai également pu constater que Camille était réellement très remonté contre son père. Certaines conversations qu’il a eues avec l’une de ses cousines me le montrent assoiffé de vengeance et des mots épouvantables plein la bouche&amp;nbsp;: il a dans ces passages-là quelque chose de proprement effrayant. Ce n’est plus mon Camille, c’est le Camille qu’il me cachait, et qu’il sait que j’ai vu désormais. Je l’ai vu si souvent mentir, dans toutes ces conversations, que j’ai presque la certitude que ce projet de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;pacs&lt;/em&gt; est une invention de lui. D’un autre côté, la candeur et la joie avec lesquelles il a rapproché son alliance de l’objectif de la caméra pour mieux me la faire voir &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;étaient&lt;/span&gt; si saisissantes de vérité que j’hésite réellement à lui faire lire la conversation que j’ai enregistrée entre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; et le personnage que j’ai inventé pour le lui démasquer&amp;nbsp;: et si Camille était réellement amoureux&amp;nbsp;? Et s’il en avait le cœur brisé&amp;nbsp;? Je ne veux pas être celui qui lui fera verser des larmes. Je me suis aperçu, en relisant certains passages de ce journal, que je n’avais pas vraiment su faire passer dans ces pages l’horreur et l’effroi que m’inspire &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. On pourrait croire que je le hais pour ce qu’il m’a fait, ce qui est d’ailleurs vrai en grande partie. Mais je le hais également parce qu’il est réellement détestable. Je le hais pour ce qu’il est, ce qu’il est réellement, indépendamment de mes petites et grande contrariétés, et que je vais tenter de dire à présent. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, c’est &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;L’Imposteur&lt;/em&gt; de Molière, un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;nain &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;posteur&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, comme écrit &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Polémon&lt;/span&gt;, pour me faire sourire. C’est l’air irrespirable du temps qui s’est engouffré dans ma maison pour tout empester et me voler ma femme et mon bien, c’est-à-dire mon mignon et mon bonheur déjà si précaire. L’air irrespirable du temps, c’est, de nos jours, l’inhumaine psychologie, dont &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; a fait son métier, c’est l’arrogante et froide expertise de parvenus assermentés, c’est l’impitoyable ‘‘humanisme’’ (celui des antiracistes, des ‘‘&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;homophobophobes&lt;/span&gt;’’ et apparentés), qui n’hésite pas à censurer, à calomnier, à ruiner, à lyncher des hommes pour le bien de l’humanité. Qu’on songe par exemple qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, dans un récent procès, était le seul expert psychologue qui, dans son rapport, voulait faire passer l’accusé, qui reconnaissait d’ailleurs sa culpabilité dans une affaire d’assassinat et de tentative d’assassinat dont deux homosexuels avaient été les victimes, pour un homophobe, ce qui aurait sans doute considérablement alourdi sa peine, s’il avait été reconnu tel. En réalité, même si l’accusé était sans doute homophobe, c’est à cause d’une querelle de voisinage qui durait depuis plus de dix ans qu’il en était arrivé à commettre l’irréparable. L’on peut sans doute être homophobe et ne pas assassiner des homosexuels par homophobie, mais pour la même raison qu’on assassine parfois des hétérosexuels, raison sans doute universelle&amp;nbsp;: parce qu’on n’aime pas ses voisins&amp;nbsp;! Pourquoi donc &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; est-il si acharné à débusquer l’homophobe, le pédophile, le tortionnaire ou le bourreau&amp;nbsp;? Parce qu’il prétend avoir été lui-même victime des attouchements ou du viol d’un pédiatre, lorsqu’il était un jeune adolescent. Nous voici au cœur de l’époque, c’est la pestilence même du temps&amp;nbsp;: nous avons assisté depuis peu à l’avènement de l’empire des victimes. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, qui en a été une, s’est fait le champion de toutes. Comment donc, dans ces conditions, pourrait-il être objectif, impartial&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Malheur à la ville dont le prince est un enfant&amp;nbsp;», surtout si c’est un enfant maltraité&amp;nbsp;! C’est, pour commencer, une ville où il ne peut plus y avoir de justice. Mais &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; n’est pas qu’une victime&amp;nbsp;! Il est un monstre plus effrayant encore&amp;nbsp;! C’est un assuré social&amp;nbsp;! Sous prétexte qu’il était ‘‘en arrêt maladie’’ (pour cause d’épuisement&amp;nbsp;!), &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, dans le procès dont j’ai déjà parlé, ne s’était pas rendu à l’audience le jour prévu. C’est en entendant faire le compte rendu des débats, le soir, à la télévision, et en constatant que la thèse de l’homophobie semblait ne pas devoir être retenue, qu’il avait fait l’effort de se déplacer, le lendemain, pour être entendu.&amp;nbsp;Mais le juge n’avait pas voulu l’écouter&amp;nbsp;: &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; avait dû rester muet, dans la salle, au milieu du public, ce qui l’avait fort contrarié. «&amp;nbsp;Quand même, elle aurait pu m’écouter, cette juge (c’était une femme). Elle aurait dû tenir compte du fait que je m’étais déplacé malgré mon arrêt maladie. C’était une preuve de ma bonne volonté, de mon souci d’aider la justice. – Oui, sans doute, mais je crois qu’elle aurait été encore plus impressionnée si tu avais fait l’effort de venir malgré ton ‘‘arrêt maladie’’ &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;le jour prévu&amp;nbsp;&lt;/em&gt;! Surtout que tu n’as pas l’air si épuisé que cela…&amp;nbsp;» Malheur à la ville dont le prince est un assuré social&amp;nbsp;! Comment donc un assuré social pourrait-il sérieusement aider à rendre une bonne justice&amp;nbsp;? Je me souviens tout à coup de ce qu’écrivait Céline&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je voudrais voir un peu Louis XIV avec un ‘‘assuré social’’&amp;nbsp;!... Il verrait si l’Etat c’est lui&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Je n’ai plus le courage de recopier la conversation que mon personnage inventé de petit pédé candide à eue avec ce satyre lubrique d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;. Je le ferai un autre jour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Jeudi 18 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/19/jeudi-18-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<category>Ménécrate</category>
<category>Polémon</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Fri, 19 Dec 2008 02:17:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai parlé avec un autre ancien amant de Camille, à qui je ne suis pas sûr qu’il me faille déjà donner un nom, ne sachant pas si j’aurai l’occasion de reparler de lui dans ce journal, même s’il le mériterait fort, tant il est joli à regarder. Son jugement sur Camille n’est pas bien différent de celui de Polémon. Voici ce qu’il m’a dit de lui, en des termes que je m’efforce de reproduire aussi fidèlement que possible&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Non mais tu n’as rien à te reprocher, tu sais, et puis ce n’est pas ton ami qui te l’a piqué, c’est Camille qui a été voir ailleurs. C’est son &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;trip&lt;/em&gt; de coucher avec tout le monde comme une pute. Alors, sérieux, ne souffre plus pour une tapette comme lui, tu te gâches la vie.&amp;nbsp;» Mais il a beau dire, je souffre, et je souffre encore plus d’entendre parler si unanimement mal de Camille. Ce n’est pas à lui que j’en veux le plus, c’est à ces prétendus amis qui ont couché avec lui sans me le dire, qui m’ont laissé me confier à eux, lorsque ma peine était trop grande, sans me dire qu’ils avaient activement participé à ce qui l’avait causée, comme ce Tityre, avec qui je me dispute presque à chaque fois que je le vois, parce qu’il ne veut pas reconnaître que son comportement n’était pas digne d’un ami, ou comme ce Ménécrate, avec qui je baise occasionnellement, dont il me faudra d’ailleurs reparler dans ce journal, et qui affectait l’autre jour de ne pas savoir où se trouvait ma nouvelle maison, alors qu’il était déjà venu y coucher avec Camille, en mon absence, lorsque ce dernier habitait encore avec moi&amp;nbsp;! Tous ceux-là ont aussi mal agi que Camille, mais ils sont plus coupables que lui, parce que je sais que Camille, qui n’est pas quelqu’un d’équilibré, ne peut pas se comporter autrement que très mal, alors que mes prétendus amis, qui sont des gens bien portant, n’ont pas hésité un instant, en toute liberté, et au mépris des sentiments qu’ils me savaient avoir pour Camille, à participer aux mauvaises actions que celui-ci, par faiblesse, croyait n’avoir pas d’autre choix que de commettre&amp;nbsp;: ils n’ont aucune morale, alors que Camille n’a plus tout son bon sens, lui qui se croit obligé de mentir, pour être aimé. Il manque à l’un son libre arbitre&amp;nbsp;; les autres ont choisi de me trahir. Polémon me conseille d’effacer Camille de ma vie. Je lui réponds que je ne peux pas, parce que je ne le veux pas. Je lui explique qu’à cause de ma névrose phobique, j’ai rarement eu beaucoup d’amis, j’ai toujours fait fuir la plupart des gens&amp;nbsp;: Camille est venu vers moi, lui. Je ne peux pas lui en vouloir complètement, parce que je ne m’en sens pas tout à fait le droit. Malgré tout le mal qu’il m’a fait, je lui suis d’abord reconnaissant d’avoir bien voulu devenir mon ami, à sa mauvaise façon de pauvre être aussi tourmenté que moi, quoique bien différemment. Les Camille et les Olivier pourraient commettre les pires actions qui soient, ils ne seront jamais aussi mauvais que les Ascylte, les Ménécrate et les Tityre qui les subissent de trop bonne grâce&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mercredi 17 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/18/mercredi-17-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<pubDate>Thu, 18 Dec 2008 02:10:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis une plaie ouverte. Je suis plutôt une plaie qui ne se referme pas complètement, et qui suinte. Je ne peux pas dire non plus qu’un incendie me consume, mais il y a comme un feu qui couve dans mon ventre. Ce sont probablement les flammes autour du sexe de Camille qui l’y ont mis. On ne voit plus vraiment les braises rougeoyer sous la cendre, mais un jour, je serai peut-être entièrement consumé, je ne serai plus que de la poudre. &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Olivier brûlé, ou La Vengeance&lt;/em&gt;, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;ç’aurait&lt;/span&gt;&amp;nbsp;dû être le titre de la tragédie que je n’ai pas su mettre en scène dans ma vie ni dans la leur, celle du traître et du faux amant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Mardi 16 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/17/mardi-16-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<category>Polémon</category>
<pubDate>Wed, 17 Dec 2008 12:32:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je suis entré en relation avec cet ancien amant de Camille,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/11/25/lundi-24-novembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;que je croyais&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;d’une grande bestialité pour avoir osé monter la fille-mère dans le lit de ce dernier, en sa présence et sans aucun égard pour sa pudeur, dont il est vrai qu’il est sans doute entièrement dépourvu. Appelons-le Polémon. C’est en réalité un garçon plein d’humanité, qui m’a beaucoup écouté, et surtout beaucoup appris sur Camille, qu’il connaît depuis bien plus longtemps que moi et contre lequel il est très remonté. Grâce à lui, je sais que Camille ne s’est pas comporté comme il a fait avec moi à cause de ma manière d’être, mais bien à cause de la sienne. Il se comporte ainsi, c’est-à-dire plutôt mal, avec tout le monde, avec son père, sa mère, sa sœur, Polémon et sans doute avec Ascylte, en ce moment. Cela ne change rien au fait que ma manière d’être ne me rend pas aimable&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; du tout, mais je suis soulagé d’apprendre que même si je l’avais été, Camille ne m’aurait pas plus ni moins aimé. Polémon m’a donné un nouvel éclairage sur une multitude de faits, qui en disent très longs sur Camille et sur le génie avec lequel il sait les tordre à sa convenance. Lors de&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/13/samedi-13-decembre-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;mon récent dîner&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;en tête à tête avec le traître Ascylte, celui-ci m’avait expliqué qu’il estimait que Polémon ne devait plus faire partie des amis de Camille, parce qu’il s’était rendu coupable de coucher avec le père en même temps qu’il était l’amant du fils&amp;nbsp;! Mais la version de Polémon est un peu plus développée que celle dont Camille a fait le récit à cet imbécile d’Ascylte, qui n’est pas un bien fin psychologue, j’en ai peur. En réalité, c’est Camille qui a jeté Polémon dans les bras de son père. Il a joué les rabatteurs. Après quoi, il s’est servi de ce prétexte pour quitter Polémon, dont il s’estimait trompé&amp;nbsp;! Ils finirent bien sûr par se remettre ensemble, puisqu’ils n’ont cessé de se séparer et de se réconcilier depuis qu’ils se connaissent. D’ailleurs, le soir où Camille a rencontré Ascylte chez moi, il était de nouveau avec Polémon depuis deux semaines, alors même qu’il était en train de jouer le jeu du fourbe psychologue, qui affectait de vouloir nous remettre ensemble, pour finalement me le voler. Le soir où Camille avait deviné que j’étais pour quelque chose dans la rupture inexpliquée d’Ascylte, il m’avait interdit, plein de fureur, de jamais revenir vers lui. D’ailleurs, avait-il ajouté, il s’était déjà remis avec Polémon, ce qui n’avait pas manqué de me surprendre beaucoup, puisqu’il était censé être follement amoureux d’Ascylte. En réalité, notre Camille, qui est un garçon prévoyant, n’avait pas encore prévenu le pauvre Polémon qu’il le quittait pour ce dernier&amp;nbsp;: il attendait d’être sûr de la sincérité des sentiments du traître, ce qui est bien compréhensible… Quant aux sentiments de Camille à l’égard de ce pendard d’Ascylte, ils sont des plus bas&amp;nbsp;: Camille aime son argent (il en a plus que moi, mais le premier venu en aurait plus) et ses relations médicales, grâce auxquelles il espère équilibrer enfin son diabète. Je sais qu’il n’aime pas du tout le corps d’Ascylte et qu’il daigne à peine baiser avec ce débauché, qui lui ne pense qu’à ça et qui est donc ces temps-ci tellement frustré que je l’ai surpris ce soir en train de traîner sur un site Internet de baise entre pédés, que je le sais fréquenter habituellement et où j’étais venu incognito le prendre sur le fait. (Ascylte passe en effet la semaine à Bordeaux, son jeune ami étant très pris ici par son travail de ‘‘ramassage’’ de volailles, les fêtes de fin d’année approchant. Il a dont tout le loisir de tromper le garçon dont il prétend être tombé follement amoureux.) Pour le malheur d’Ascylte, Camille est très peu porté sur le sexe. Il a des envies, bien sûr, qu’il ne s’est pas privé d’assouvir sans moi, lorsqu’il me laissait vainement espérer ce que je voulais pouvoir espérer, mais ce n’est pas du tout le genre de personne à baiser plusieurs fois dans la journée, ni même une fois par jour, comme me l’a confirmé Polémon, qui semble être lui-même très porté sur la chose et qui a été, lui aussi, accusé par Camille de lui faire l’amour contre sa volonté&amp;nbsp;! C’est dire si ce dernier est sujet à caution lorsqu’il me menace, sous l’influence d’Ascylte, qui ose prétendre qu’il veut rester mon ami, de m’accuser d’atteinte sexuelle sur sa personne&amp;nbsp;! (Mais il faudrait qu’il ait quinze ans&amp;nbsp;! Il en a vingt…) Polémon m’a dit que Camille pouvait être très violent. Il peut se mettre dans de telles colères qu’il l’a déjà vu soulever son père de ses maigres bras et le projeter à terre. Quant à sa mère, qui est une ancienne voisine de Polémon, c’est pour se protéger des coups que Camille lui donnait qu’elle se serait défendue avec un couteau. Jamais elle n’aurait voulu le tuer, comme il m’avait fait croire, et comme Ascylte le croit encore. Mais le plus grave n’est pas là. Toutes ces révélations que m’a faites Polémon et qui devraient m’ouvrir les yeux, me faire mépriser et détester Camille, ce demi-fou, ce menteur, ce profiteur, ce manipulateur et ce voleur (car il volait régulièrement son père, à qui il doit d’ailleurs beaucoup d’argent, ce qui est un comble, quand on sait qu’il le poursuit en justice pour en recevoir une pension), toutes ces révélations m’attendrissent et me font l’aimer davantage encore. Je me dis qu’il doit être bien malheureux et que c’est le besoin d’être aimé, la nécessité de se faire passer pour aimable, c’est-à-dire pour quelqu’un qu’il ne croit pas être, qui le poussent à mentir, et à changer d’amant dès qu’il se sait ou se croit découvert. Finalement nous nous ressemblons un peu lui et moi, par notre faille et par le gouffre qui s’ouvre sous nos pieds. Moi c’est dans la sincérité et la méchanceté que je suis tombé. Lui c’est dans le mensonge et la manipulation. Ni lui ni moi ne savons nous faire aimer pour ce que nous sommes. C’est une illusion qu’on aime en lui. On l’aime parce qu’il est pâle et roux, non parce qu’il est Camille. Il est seul.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Samedi 13 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/13/samedi-13-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<pubDate>Sat, 13 Dec 2008 18:41:32 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’écrivais avant-hier qu’Ascylte et Camille étaient meilleurs que moi, mais je l’écrivais tout de même un peu vite. Je ne suis pas sûr qu’ils vaillent beaucoup mieux que je le disais. Quand j’ai menacé Ascylte de le dénoncer à la justice, celui-ci s’est défendu en me menaçant à son tour de m’accuser d’avoir volé dans son ordinateur les documents qu’il n’avait pas le droit de me faire lire. Il est bien normal qu’il se défende. C’est de bonne guerre. Mais moi, je l’ai attaqué en menaçant de dire la vérité&amp;nbsp;; lui s’est défendu en menaçant de recourir au mensonge. Qui donc est le plus immoral de nous deux&amp;nbsp;? Celui qui veut dire la vérité par méchanceté, ou celui qui ment parce qu’il s’y sent acculé&amp;nbsp;? Il est normal que mon lecteur me trouve le plus immoral des deux, puisque c’est moi qui ai menacé le premier. Ascylte passant pour l’amant qu’on veut punir d’aimer attire nécessairement la sympathie. Mais c’est oublier un peu vite qu’il a trahi de lui-même le secret auquel il était soumis en me faisant lire ses rapports d’expertise. Et il l’a fait pour l’une des plus mauvaises raisons qui soient&amp;nbsp;: par arrogance, pour m’éblouir de la qualité de son travail, comme si la prose d’un psychologue pouvait avoir un quelconque intérêt en dehors du cabinet d’un juge ou d’un avocat&amp;nbsp;! Ascylte n’est tout bonnement pas prêt à assumer ses actes, trop conscient qu’il est d’avoir mal agi en toute liberté et de n’avoir donc aucune excuse. Sa carrière est en jeu, sa réputation et peut-être même sa liberté. Pour les défendre, après avoir trahi le secret professionnel et le secret de l’instruction, il est prêt à mentir, pour me faire passer, moi, dont il a d’ailleurs également trahi l’amitié, pour le véritable menteur de l’affaire, pour un voleur et pour un maître-chanteur de longue date&amp;nbsp;! Car les plus anciens documents en question remontent à l’année 2006 et je me suis rendu chez Ascylte en une seule occasion, il doit y avoir plus d’un an. Selon ce dernier, j’aurais donc commis ce vol, dans l’éventualité d’avoir à faire chanter beaucoup plus tard quelqu’un que je considérais alors comme un ami… Il veut me faire passer pour un bien plus grand calculateur que je ne suis vraiment&amp;nbsp;! Si j’ai bien fait chanter ce traître d’Ascylte, c’était sous le coup de la colère, et pendant moins de vingt-quatre heures&amp;nbsp;! J’ai mis fin de moi-même à ce chantage indigne de ma personne, parce que je ne supportais pas de voir la douleur du pauvre Camille. Les documents les plus récents sont postérieurs à mon unique passage chez Ascylte à Bordeaux. Je me demande comment il expliquerait le fait qu’ils sont en ma possession. Comment m’y serais-je pris pour les voler&amp;nbsp;? Il est vrai que je ne sais pas comment je pourrais moi-même démontrer que je ne me suis jamais plus rendu chez lui après cette première fois… Et puis ces documents relèvent de la justice d’un pays étranger. Je ne crois pas qu’ils intéresseraient un juge français. Ce serait donc ma parole contre la sienne. Or on sait ce que vaut la parole d’un obscur citoyen en comparaison de celle d’un expert&amp;nbsp;: qu’on songe donc à l’affaire d’Outreau&amp;nbsp;! Mais il y a pire. Ascylte, qui est un immonde manipulateur, comme je crois l’avoir déjà écrit dans ce journal, fait désormais dire à Camille, qui est sous son influence, que je me serais livré sur lui à des attouchements contre sa volonté. Ascylte parle d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;atteinte sexuelle&lt;/em&gt; (pas de viol, tout de même&amp;nbsp;!), exercée sans violence, contrainte, menace ni surprise, comme je crois que dit la loi, mais sur un garçon de vingt ans&amp;nbsp;! (Il me semble que l’atteinte sexuelle concerne habituellement des victimes mineures…) «&amp;nbsp;Sans violence, contrainte, menace ni surprise, dis-tu&amp;nbsp;? Mais comment donc est-ce possible&amp;nbsp;? S’il n’y a rien de tout cela, c’est donc qu’il y a l’accord de la prétendue victime&amp;nbsp;? Ou bien parle-t-on de nécrophilie, les cadavres ayant généralement le plus grand mal à faire connaître leur volonté à leurs agresseurs, qui n’ont donc généralement pas à recourir à la violence, la contrainte, la menace ni la surprise&amp;nbsp;? Je sais bien que Camille n’a pas une très bonne santé. Mais il n’est tout de même pas déjà réduit à l’état de cadavre&amp;nbsp;! Tu vois bien qu’il bouge encore. Regarde-le donc se trémousser sur sa chaise, avec sa mauvaise conscience et son air coupable&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Tout mon crime est de m’être parfois glissé dans le lit de Camille, le matin, quand il habitait encore chez moi, et de l’avoir caressé, lorsqu’il me laissait faire, c’est-à-dire lorsqu’il le voulait bien, car ce garçon qu’Ascylte prétend ne pas savoir dire non, pouvait pourtant me le dire très clairement et tout simplement&amp;nbsp;: c’était quand il n’avait pas envie d’être touché ou quand il n’en avait pas le temps, à cause de ses obligations, qui étaient nombreuses à ce moment-là, puisqu’il venait d’être chassé de chez lui par son père, et qu’il avait à s’occuper de trouver du travail et un logement. Mais ce n’est pas tout, mon blond lecteur, je peux nous faire tomber encore plus bas dans le sordide. Ascylte m’a dit que Camille et lui avaient le plus grand mal à avoir des relations sexuelles équilibrées&amp;nbsp;! Il y aurait selon lui deux explications possibles à cela&amp;nbsp;: soit c’est le diabète qui a les effets les plus néfastes sur la libido de Camille, soit ce dernier a été traumatisé par l’atteinte sexuelle dont il a été victime chez moi&amp;nbsp;! J’ai suggéré à ce fin psychologue d’Ascylte qu’il pouvait y avoir une troisième explication, tout aussi plausible&amp;nbsp;: c’est que Camille a peut-être et depuis bien avant de nous avoir rencontrés, Ascylte et moi, certaines inhibitions sexuelles, parfaitement indépendantes de son diabète et de mes attouchements de vieux satyre lubrique&amp;nbsp;! Ascylte est tombé d’accord avec moi pour dire que c’était en effet possible. Le con&amp;nbsp;! Je n’ai pas osé dire que si Camille n’était pas très épanoui avec lui, sexuellement, c’était peut-être aussi parce que, plus simplement encore, il le trouvait laid ou le jugeait un ‘‘mauvais coup’’. Une telle remarque n’aurait fait qu’accroître inutilement la tension qu’il y avait dans la pièce à ce moment-là&amp;nbsp;! J’ai demandé à Ascylte comment il expliquait que Camille, qui prétend avoir été victime de mes attouchements, n’était pas plus dégoûté par moi&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Pourquoi donc, Camille, es-tu revenu vers moi, deux semaines après m’avoir quitté, le jour de mon anniversaire&amp;nbsp;? Pourquoi donc veux-tu que nous restions amis, encore aujourd’hui, si j’ai abusé de toi&amp;nbsp;? Pourquoi voulais-tu m’inviter à dîner, le soir où tu as finalement rencontré Ascylte&amp;nbsp;? Et surtout, dis-moi pourquoi tu as eu plusieurs fois envie de coucher avec moi, entre ton départ et ta rencontre avec Ascylte, lorsque tu étais en manque de sexe&amp;nbsp;? C’est toi-même qui l’as reconnu devant Ascylte, lorsqu’il affectait de nous faire parler pour nous remettre ensemble, avant de te séduire et de t’enlever à moi. Pourquoi vouloir coucher avec moi&amp;nbsp;? Pourquoi pas avec un autre&amp;nbsp;? Moi je devrais te dégoûter, tu ne devrais penser qu’à me fuir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Intervention d’Ascylte&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Oui, ce n’est pas normal, cette réaction, ce n’est pas sain du tout, c’est pervers. Ça veut dire qu’il allait vraiment très mal.&amp;nbsp;» (Je ne suis pas sûr qu’Ascylte ait bien dit &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;pervers&lt;/em&gt;.) «&amp;nbsp;Ah bon&amp;nbsp;? C’est ça, la conclusion de l’expert psychologue auprès des tribunaux&amp;nbsp;? Moi j’en ai une autre&amp;nbsp;: c’est tout simplement que Camille n’a jamais été victime de moi&amp;nbsp;! Hein Camille&amp;nbsp;! Dis-moi pourquoi je ne te dégoûte pas, pourquoi tu ne penses pas qu’à me fuir. – C’est parce que je t’aime bien. Je veux qu’on reste amis.&amp;nbsp;» Pauvre Camille, qui est devenu notre jouet, coincé qu’il est entre ce monstre de manipulation qu’est Ascylte et cet autre monstre que je suis&amp;nbsp;: un monstre de sincérité. Ascylte et moi sommes à la merci l’un de l’autre. Je le tiens par la vérité&amp;nbsp;; lui par ses mensonges. Nous sommes contraints de rester bons amis. Je n’ai aucune confiance en lui. C’est pourquoi j’écris tout cela. Je veux que ma version des faits soit publiée, au cas où Ascylte voudrait me nuire. Nous avons dîné ensemble hier, sans Camille, finalement, qui &lt;span class=&quot;GramE&quot;&gt;as&lt;/span&gt; trouvé une espèce de travail, pour lequel il peut être appelé à tout moment du jour et de la nuit. C’était un dîner pénible. Nous n’avons plus rien à nous dire. En rentrant chez moi, vers une heure du matin, j’ai reçu ce SMS d’Ascylte&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Merci d’être passé. C’était une soirée sympa&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Il faut dire qu’il était contrarié de voir Camille partir travailler juste au moment où lui rentrait de Bordeaux. Ascylte trouve que Camille ne sait pas dire non à son patron. C’est la grande explication d’Ascylte&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Camille ne sait pas dire non&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Notre bon psy, qui a les pieds sur terre, voudrait que Camille, à qui son petit salaire est indispensable, tienne tête à un patron qui l’a embauché depuis moins d’un mois&amp;nbsp;! Quand je pense qu’Ascylte voudrait se faire passer pour quelqu’un d’entièrement dévoué à son prochain, pour une espèce de saint, mais très porté sur la chose, alors qu’il n’est qu’un monstre d’égoïsme&amp;nbsp;! Pendant notre conversation, hier soir, il m’a parlé de tous les amis de Camille qu’il avait rencontrés. Il dressait la liste de ceux qui lui paraissaient dignes d’être conservés et de ceux qu’il estimait ne pas l’être. Il y a beaucoup d’amis de Camille que je n’aime pas du tout moi non plus, mais je ne pense pas avoir jamais envisagé de l’en détourner. Au contraire, c’est moi qui m’éloignais d’eux, ce qui, dans le même temps, m’éloignait de Camille. J’ai dit que je n’étais pas un bon calculateur. Je suis ma pente, plutôt que mes intérêts. Par exemple, tout ce que j’ai écrit dans ce journal depuis quelques jours est très loin de les servir&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Jeudi 11 décembre 2008</title>
<link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/12/12/jeudi-11-decembre-2008.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Olivier Bruley)</author>
<category>2008</category>
<category>Ascylte</category>
<category>Camille</category>
<category>Journal</category>
<category>Tityre</category>
<pubDate>Fri, 12 Dec 2008 12:08:39 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je considérais comme un outrage supplémentaire le fait qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; m’ait demandé de rester son ami malgré sa trahison. C’était montrer beaucoup de mépris pour mes sentiments, c’était me rire au nez, pensais-je. Mais j’ai vu les deux amants ce soir, je les ai vus physiquement, ayant passé une heure ou deux en leur compagnie. Et maintenant, je ne sais plus quoi penser. Leur amour semble sincère. &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt;, du moins, semble l’être. Quant à Camille, je me demande de plus en plus s’il est capable d’amour au sens où nous l’entendons. Il me paraît de plus en plus évident qu’il a de sérieux déséquilibres affectifs. Il n’y a pas que moi à qui il manque une case, par quoi &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; prétend tout expliquer de la démesure de mes réactions depuis une quinzaine de jours&amp;nbsp;! Et je me demande s’il n’a pas raison, car il m’a semblé que le plus triste était que l’amour d’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; et de Camille ne les transfigurait même pas&amp;nbsp;: ils n’ont rien d’émouvant, ils ne sont pas plus beaux, mais presque hideusement assortis. En un mot&amp;nbsp;: leur amour ne paraît pas du tout à la mesure de la peine qu’il m’a causée. Le plus incroyable est leur bonté. Je suis loin d’avoir tout rapporté de mes agissements dans ce journal, mais disons que je me suis comporté avec eux comme ces salauds de cinéma, qu’on se réjouit de voir crever comme des chiens à la fin du film. Eh bien les deux amants étaient sincèrement désireux de me voir apaisé et de me pardonner&amp;nbsp;! Revoir Camille m’a aidé à me souvenir que je n’étais pas vraiment amoureux de lui avant qu’&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; me le vole en s’en éprenant. J’aimais surtout croire qu’il m’aimait. En trouvant son amitié absolument inchangée, j’ai compris qu’il n’en avait jamais vraiment eue beaucoup pour moi, puisqu’il en garde autant pour le beau salaud que j’ai été que pour celui qui s’était d’abord efforcé d’être aimable. La vérité est que s’il n’y a personne pour m’aimer vraiment, c’est parce que je ne suis pas quelqu’un d’aimable du tout, je veux dire par là que je suis très loin d’être digne d’amour. J’ai beau tenter de remonter ma pente, elle est si prononcée que je retombe toujours tout en bas, dans mon état le plus mauvais. Avec Camille, j’avais cru m’être amélioré. C’est parce qu’il m’a détrompé que ma peine a été si grande. Et pourtant, malgré ce que je viens d’écrire, qui est la pure vérité, il y a ces deux amants, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ascylte&lt;/span&gt; et Camille, à qui j’ai fait beaucoup de mal et qui veulent rester mes amis, malgré moi, qui voulais absolument m’en faire des ennemis, par pure méchanceté. Ils m’ont invité à dîner avec eux demain soir. Je ne m’explique même pas comment ils arrivent à soutenir ma vue&amp;nbsp;! Même moi je n’y arrive pas, puisque je ne dis pas tout à ce journal. Peut-être est-ce grâce à ma nouvelle coiffure que j’ai pu les attendrir&amp;nbsp;? Les cheveux courts mon énormément rajeuni et me donnent un air presque angélique&amp;nbsp;! (J’aurais bien montré des photos de ma nouvelle tête, mais &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Tityre&lt;/span&gt;, à qui j’ai demandé de me tirer le portrait, hier soir, n’a su que me photographier à demi nu&amp;nbsp;!) La mauvaise part de moi, qui ne se tait jamais complètement, me dit que je suis si peu aimable qu’il n’y a que ces deux là, le traître et le profiteur, pour m’aimer comme je suis, c’est-à-dire comme ils croient que je suis, car je ne pense pas qu’ils aient réellement pris la mesure de ma méchanceté, comme ils ne semblent pas avoir vraiment pris celle de ma peine, puisqu’ils n’ont même pas daigné montrer entre eux un amour digne de la douleur qu’il a inspirée. A moins qu’ils n’aient été discrets pour me ménager. Je crois que je leur suis reconnaissant d’être meilleurs que moi. Heureusement que de telles créatures existent. Même les plus méchantes, comme moi, ont droit à l’amour et à l’amitié. Notre époque l’a oublié, qui ne sait que mépriser ceux qu’elle condamne, les lyncher, les tuer socialement, si ce n’est physiquement. Je crois qu’elle appelle ça de l’humanisme&amp;nbsp;! Moi je ne sais pas ce que c’est que l’humanisme, surtout pas au sens moderne du mot, mais je crois savoir à peu près ce qu’est un homme. Et il n’y a qu’un homme qui soit capable d’être mauvais&amp;nbsp;! Mais c’est précisément parce qu’il est homme qu’il a droit à de la bonté, lui aussi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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