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        <title>Un jardin d'Adonis - 2008</title>
        <description>(Aphanisme - Journal d'Olivier Bruley)</description>
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                <title>Mercredi 27 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
                                <category>Damis</category>
                                <category>Fred</category>
                                <category>Journal</category>
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                                <category>Ma soeur</category>
                                <category>Mon père</category>
                                                <pubDate>Thu, 28 Aug 2008 02:12:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cet après-midi, j’ai rendu visite à Fred, l’ancien actuel amoureux de ma sœur. Il m’a rapporté que lors de mon dernier passage dans sa boutique, l’un des plus beaux garçons qui la fréquentent, celui qui est coiffé ‘‘décoiffé’’ (mais ils le sont presque tous), ayant écouté notre conversation, dans laquelle il était question de mon petit boulanger, avait été fort surpris d’apprendre que j’étais &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;homo&lt;/em&gt;. Comme si ça ne se voyait pas&amp;nbsp;! L’innocence (en un mot) de ces petits &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;skateurs&lt;/em&gt; est telle que si, par bonheur, je réussissais à en coucher un nu dans mon lit, il croirait encore que c’est pour y dormir&amp;nbsp;! Fred m’a assuré que le garçon lui aurait dit ensuite qu’il me trouvait mignon (&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;mignon&lt;/em&gt;… MIGNON&amp;nbsp;!), s’empressant d’ajouter qu’il n’était pas lui-même &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;homo&lt;/em&gt; pour autant. Ouais… Quant à moi, je ne puis m’empêcher de penser que s’il n’est peut-être pas &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;homo&lt;/em&gt; pour autant, comme il tient à le préciser, il n’est pourtant sans doute pas uniquement &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;skateur&lt;/em&gt;. Une autre passion lui couverait quelque part que ça ne m’étonnerait pas&amp;nbsp;! (Je me suis souvenu qu’un autre ancien amoureux de ma sœur avait eu à mon sujet&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2006/03/11/vendredi-10-mars-2006.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;une remarque du même ordre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, mais je me suis abstenu d’en faire part à Fred, pour ne pas lui rappeler de mauvais souvenirs, car c’est à cause de leur amour commun pour Julie que les deux excellents amis avaient fini par couper tous les ponts entre eux, ce qui, bien sûr, avait valu à ma sœur une réputation de marie-salope et de briseuse de couples, de ces couples peut-être plus sacrés encore que sont ceux des meilleurs amis. Le temps a passé. Sa mauvaise réputation lui est restée, mais pas ses amants frères ennemis, puisque c’est aujourd’hui le grand con qu’il nous faut subir.) Parmi la jeunesse tribalisée de nos jours, le clan des &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;skateurs&lt;/em&gt; est celui qui me plaît le plus,&amp;nbsp;même s’il n’est sans doute pas le plus &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;in-nocent&lt;/span&gt; qui soit, le &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;skate&lt;/em&gt; étant tout de même un sport (si c’est bien le mot) quelque peu bruyant et qui a tendance à transformer la ville en un vaste terrain de jeu. Mais j’aime mieux qu’on la transforme en terrain de jeu plutôt qu’en champ de bataille et de rapines pour la ‘‘racaille’’, comme il ne faut pas la nommer, à moins d’en être, évidemment. J’aime les &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;skateurs&lt;/em&gt; pour leur bon esprit et surtout pour le corps merveilleusement sec, dépourvu de toute graisse, que leur donne la pratique d’un jeu si sportif. Il est vrai que la ‘‘racaille’’ est souvent maigre elle aussi, mais l’on sent bien que c’est à cause de l’espèce de fièvre haineuse dont elle vibre et qui la dessèche et consume entièrement. C’est ainsi qu’elle brûle ses graisses. Il n’y a là rien de sain. Puisque j’en suis à parler de graisse, il me faut rapporter ici quelle fut ma surprise, l’autre jour, de voir qu’en cette époque où, puisque c’est presque un nouveau droit de l’homme, n’importe qui peut se dire français (même cette athlète chinoise dont je ne sais plus le nom, qui, parce qu’elle n’avait pas réussi à se classer parmi les meilleurs sportifs de son pays d’origine (j’ai oublié quel était le sport qu’elle pratiquait), en avait été réduite à se faire naturaliser française, pour avoir une chance de se qualifier pour participer aux Jeux olympiques, ce qui en dit tout de même long sur l’idée qu’elle se fait de la France (et de sa ‘‘grandeur’’), un pays à sa taille, en somme…), un traiteur fameux de Mont-de-Marsan avait eu l’idée, pour vanter son excellence dans la fabrication des foies gras et tourtières, de ce slogan somme toute assez peu dans l’air du temps, qui est à l’antiracisme, à ce que je crois savoir&amp;nbsp;: «&amp;nbsp; N’importe qui n’est pas landais&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Qu’on se le dise&amp;nbsp;! Et c’est d’ailleurs très vrai, car moi-même, par exemple, qui ne suis pourtant pas n’importe qui, j’ai le plus grand mal à me sentir vraiment landais, alors que j’en aurais bien le droit, puisque ma mère est une vraie vache landaise, comme elle le dit elle-même, dans ses moments de lucidité. Je serais d’autant plus en droit de me dire landais que je ne le suis pas entièrement, et qu’il faut venir au moins un peu d’ailleurs, de nos jours, pour avoir le droit de se dire de quelque part. Un Français qui ne serait que de France et qui aurait l’outrecuidance de se dire français s’entendra toujours répondre par quelqu’un&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais je suis aussi français que vous, moi, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;môssieur&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;», ce qui, de fait, est une repartie typiquement française&amp;nbsp;! Mais il ne suffit pas d’être en partie d’ailleurs, comme c’est mon cas, par mon père, qui est un peu chinois et un peu vietnamien, pour pouvoir se dire de quelque part, de France, en l’occurrence, sans danger. Encore faut-il en avoir l’air, en être conscient, l’expérimenter, le ressentir ‘‘dans sa vie de tous les jours’’, et le revendiquer comme une chose dont on est fier. Si l’on a le malheur, comme moi, de ne pas avoir l’air d’un métis (mes yeux sont bleus et j’ai une grosse bite, c’est dire si je parais peu chinois&amp;nbsp;!), et si l’on a ‘‘mes idées’’ (car les gens croient que j’ai des idées, alors que, pour avoir été élevé par des femmes, je n’ai que des humeurs&amp;nbsp;!), dans ce cas, on n’a pas tout à fait le droit de se dire français, au sens nouveau du terme, parce qu’on est suspect de l’être au sens ancien&amp;nbsp;! L’antiraciste prête à la race unique (celle des métis) dont il rêve de voir et promeut l’avènement un certain type d’idées (les siennes) comme le raciste est persuadé que le nègre court vite. D’autres idées ne peuvent pas être celles d’un véritable métis, qui n’a pas tout à fait, comme on voit, la liberté de conscience&amp;nbsp;! C’est du racisme&amp;nbsp;! Qu’on ne s’y trompe donc pas, l’antiracisme n’est pas moins raciste que le racisme. Il l’est différemment. Et puisqu’il prétend faire du métissage l’avenir de l’homme, si j’osais, je dirais que l’antiracisme est un eugénisme, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose en soi&amp;nbsp;: cela peut donner d’excellents taureaux de combat comme d’adorables caniches&amp;nbsp;! Le phénomène est récent. Anecdote&amp;nbsp;: Lorsque j’étais enfant, pendant un ‘‘voyage scolaire’’ à la montagne, un garçon avait vomi son petit déjeuner sur le pare-brise de l’autocar. Stupeur dans la classe&amp;nbsp;: le petit déjeuner de notre camarade était essentiellement composé, comme nous pouvions le constater, de grains de riz&amp;nbsp;! Comment était-ce possible&amp;nbsp;? Est-ce que les enfants chinois ne prenaient pas de petit déjeuner, comme tout le monde&amp;nbsp;? Les malheureux n’avaient-ils donc dans l’estomac que leur dîner de la veille&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Bien sûr que non, nous avait expliqué la maîtresse, mais les Chinois, pour le petit déjeuner, préfèrent les bols de riz à nos bols de café ou de lait, un peu comme vos &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;grands-pères&lt;/span&gt; aiment mieux se nourrir le matin de vin rouge, d’œufs frits et de ventrèche.&amp;nbsp;» Et notre malheureux camarade s’était alors écrié, provoquant l’hilarité générale&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais je ne suis pas chinois, Madame, je suis vietnamien&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Mon camarade de classe ne serait pas plus chinois aujourd’hui&amp;nbsp;: mais il se dirait sans doute plutôt français. Et bien sûr, il le serait, ce n’est pas moi qui dirai le contraire. Mais convenons tout de même que son petit déjeuner, lui, ne serait pas plus français que landais&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Samedi 23 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Corydon</category>
                                <category>Damis</category>
                                <category>Journal</category>
                                                <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 23:50:34 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Je crois que je n’ai plus tellement de désir pour &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;. Il est venu me voir l’autre jour, directement de son travail, tout sale et puant. La farine, qui s’insinue partout dans ses vêtements, lui cause des irruptions de plaques rouges en de certains endroits du corps qu’on n’a plus très envie d’explorer. «&amp;nbsp;Mon Dieu&amp;nbsp;! Mais c’est affreux&amp;nbsp;! On croirait que le cul te démange tellement qu’il y vient des croûtes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» De son côté, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; ne supporte plus très bien mes sarcasmes. C’est la fin. Et l’argent que je lui ai prêté ne m’a toujours pas été rendu&amp;nbsp;! J’ai des vues sur un autre garçon. Vingt ans, fin de corps (et d’esprit&amp;nbsp;!), imberbe, et peut-être un peu court, selon Corydon, qui a fricoté quelquefois avec lui. Corydon connaît mieux le père du garçon, qui est pédé lui aussi. Père et fils vont parfois ensemble à la rocade&amp;nbsp;! (&lt;/span&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/08/13/mercredi-13-aout-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J’ai déjà dit ce qu’‘‘aller à la rocade’’ signifiait.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;) Le père pourrait donc surprendre le fils dans une position délicate, et &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;vice versa&lt;/em&gt;. C’est tout de même un peu étrange. On peut également imaginer leurs deux queues passant sans le savoir par la même bouche ou le même cul. Corydon me dit avoir sucé les deux, mais pas le même jour. Encore heureux&amp;nbsp;! Est-ce que ce n’est pas une forme d’inceste, que le père et le fils connaissent la même femme&amp;nbsp;? Le même homme, c’est encore pire, à moins que ce ne soit moins grave, je n’en sais trop rien… Si l’inceste du père et du fils me dérange un peu (je parle bien d’inceste et non de viol), celui des frères me semble une chose charmante et comme allant de soi&amp;nbsp;! Deux frères couchant ensemble pratiquent sans doute l’homosexualité la plus pure qui soit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Vendredi 22 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 22:53:50 +0200</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce n’est pas la première fois que j’entends dire à la télévision que le dalaï-lama aurait du charisme, comme on dit. (Mon professeur de grec voulait qu’on dise ‘‘carrure’’. Mais je m’avise que ‘‘charisme’’ n’est peut-être pas si déplacé quand il est appliqué à un chef religieux.) Toujours est-il que moi, dès que j’aperçois le dalaï-lama à la télévision, avec son étrange bonhommie, sa bizarre hilarité, je ne puis m’empêcher de me dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tiens&amp;nbsp;! Un nouvel épisode de Toto au Tibet&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» C’est d’ailleurs idiot, puisque le dalaï-lama se montre partout, sauf au Tibet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/08/22/jeudi-21-aout-2008.html</guid>
                <title>Jeudi 21 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 02:52:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Rêve étrange cette nuit. Nous sommes, apparemment toute la famille, dans une maison pour les vacances. Nous est livrée, tenant encore sur ses pattes, mais entièrement cuite, une belle vache, dont les entrailles ouvertes et fumantes comme celles d’un poulet rôti contiennent plusieurs, peut-être six œufs un peu plus gros que ceux d’une autruche. L’un des œufs a la coquille cassée. En sort un chaton noir et blanc que nous prenons tous pour un veau. Grande joie d’avoir à caresser cet adorable petit veau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Mercredi 13 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 13 Aug 2008 23:21:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Hier soir, acheté pour dîner un sandwich chez les arabes de la place du commissariat. Comme je faisais la queue, deux &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;jeunes&lt;/em&gt;, complètement ivres, me sont passés devant sans vergogne. Le patron des lieux leur ayant demandé d’attendre leur tour, tout cela a failli se terminer en bagarre. En reculant pour éviter d’être bousculé par tout ce petit monde qui sortait dans la rue pour ne finalement pas s’y battre vraiment, c’est moi qui ai bousculé un très joli garçon, dans le parfum duquel je me suis retrouvé comme par enchantement. Plus tard, nouvelle visite de&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/corydon/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Corydon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, qui croit que je m’entends très bien avec&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/ma-mere/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ma mère&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pour passer tant de mon temps chez elle&amp;nbsp;! J’ai dû lui expliquer qu’il n’en était rien et que, d’ailleurs, ma mère était une méchante femme qui ne m’avait jamais vraiment supporté. Si je vais si souvent chez elle, c’est uniquement pour profiter de la piscine et pour faire quelques économies d’argent sur les repas. «&amp;nbsp;Mais enfin, il faut bien que ta mère soit gentille avec toi, puisqu’elle t’a offert l’appartement dans lequel tu vis en ce moment. – Oui, c’est ce qu’on croit toujours, qu’elle est bien brave et bien gentille, comme si tout cela n’était qu’une question d’argent. Suffit-il donc d’en donner pour passer pour quelqu’un de généreux&amp;nbsp;? En vérité, ma mère m’a donné cet argent &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;par méchanceté&amp;nbsp;&lt;/em&gt;! Elle ne supportait plus de me voir, de me voir exister, chez elle, de me voir prendre le petit déjeuner à la même table qu’elle, de me voir me laver dans la même salle-de-bain qu’elle. Elle ne supportait plus de voir mon visage, d’entendre les intonations de ma voix, de sentir mon odeur. Elle ne m’a jamais pardonné mon rythme particulier, mon pouls. Me voir vivre lui était intolérable.&amp;nbsp;» J’ai beau dire, je suis sûr qu’il y en a parmi mes lecteurs qui continueront de croire que ma mère est &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;gentille&lt;/em&gt;, que c’est une brave femme&amp;nbsp;! Les hommes, mais ce n’en sont plus, disons plutôt les gens, sont de tels gagne-petit, de si petits-bourgeois, qu’ils croient que quelques dizaines de milliers d’euros sont un trésor et que c’est être d’une grande générosité que d’en faire don. Les cons&amp;nbsp;! Ma mère n’a rien donné. Elle s’est acheté une bonne conscience, et en me prostituant&amp;nbsp;! On me trouve généralement méchant de parler si mal de ma mère. C’est vrai. Je suis méchant. Mais ma mère est la personne au monde à qui je ressemble le plus&amp;nbsp;! Corydon et moi sommes allés faire un tour à la rocade. ‘‘Aller à la rocade’’, cela veut dire aller baiser sur une certaine aire de repos particulièrement fréquentée par les pédés renifleurs de culs dans les buissons. N’ayant pas ces mœurs de chiens errants, je ne vais à la rocade qu’escorté de Corydon, et uniquement pour vérifier que&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/damis/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, ce petit bâtard, n’est pas en train de s’y faire mettre par des inconnus. Il n’y était pas. Pourquoi ne me donne-t-il plus de nouvelles&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Dimanche 10 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
                                <category>Alcide</category>
                                <category>Alexandre</category>
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                                <category>Journal</category>
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                                                <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 03:41:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; J’ai dîné hier soir avec cet ami que je disais&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/06/07/samedi-7-juin-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;l’autre jour&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;n’avoir pas été gâté par la nature. Appelons-le Corydon. Il aurait pu dire, comme celui de Virgile&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;nuper&lt;/span&gt; me in &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;litore&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;vidi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. Car la nature, en vérité, n’a rien à voir avec la disgrâce de mon Corydon, qui n’était d’ailleurs pas loin d’être beau, il y a quelques années encore, comme j’ai pu le constater sur des photos qu’il m’a montrées. Mais il a pris beaucoup, énormément de poids depuis qu’il est dépressif (encore un&amp;nbsp;!). Le pauvre a trop d’appétit depuis qu’il n’en a plus pour la vie. Corydon est le genre de personne qui connaît tout le monde, mais jamais bibliquement&amp;nbsp;; ce qui ne veut pas dire qu’il ne baise pas, mais il le fait uniquement avec des inconnus, à quelques exceptions près, dont je suis. (Je commence à croire que je suis de toutes les exceptions&amp;nbsp;! Est-ce à dire que je suis exceptionnel&amp;nbsp;?) Corydon m’a confié qu’il avait une crainte&amp;nbsp;: si mon aventure avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; devenait sérieuse, celui-ci pourrait ne plus vouloir que nous continuions de nous &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;voir&lt;/em&gt;, comme dit pudiquement mon anxieux, que je soupçonne d’être tombé amoureux de moi. Je ne m’explique pas pourquoi ces deux là se détestent tellement. Après dîner, nous sommes allés rendre visite au bel Alexis, que nous avons trouvé les mains dans le moteur de la voiture de son frère Alexandre qui l’aidait. Tout le monde s’accorde à dire qu’Alexandre est infiniment plus beau qu’Alexis, qui passe pour être laid. Mais c’est &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt; qui est laid, l’amant d’Alexis&amp;nbsp;! Je ne comprends pas pourquoi, lorsqu’on parle du couple, on fait toujours allusion à la prétendue laideur d’Alexis, sans jamais évoquer celle de &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt;, qui ne fait pourtant aucun doute, elle. Peut-être considère-t-on qu’elle va justement trop de soi pour être seulement relevée. Mais moi, je trouve Alexis charmant. Je le trouve même aussi beau que son frère, auquel il ressemble d’ailleurs beaucoup, contrairement à ce qu’on a l’habitude de prétendre là encore. Les pédés n’ont aucun goût. Parce qu’ils sont, pour la plupart, d’indécrottables conformistes, et dépourvus de toute imagination, ils ne savent reconnaître que la beauté manifeste, évidente, indéniable, et ne sont aucunement sensibles aux beautés plus subtiles. Le problème d’élocution d’Alexis est un enchantement et je suis émerveillé de voir qu’un petit pédé de ‘‘stricte obédience’’, comme disait Dominique &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Autié&lt;/span&gt;, puisse avoir la passion de la mécanique. Alexandre, quant à lui, n’est pas de cette stricte obédience… C’est un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;ancien&lt;/em&gt; bisexuel, qui ne se consacrerait plus qu’aux filles, au grand dam de tout ce petit monde dans lequel m’introduit peu à peu Corydon. A vrai dire, je rencontrais Alexandre pour la première fois hier soir. Mais j’avais bien sûr déjà entendu parler de lui, puisque tout le monde le trouve très beau&amp;nbsp;; je l’avais même déjà vu en photo, et dans le plus simple appareil,&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/19/vendredi-18-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;lors du &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;cômos&lt;/span&gt; solitaire d’Alcide&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;, qui nous avait fait voir, à &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt; et moi, certaines photographies qu’avait prises &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt;, la veille, d’Alexis, d’Alexandre et d’Alcide se baignant. Sur l’une des images, on pouvait voir Alexandre complètement nu, et presque complètement raide, ce qui, bien sûr, fait dire à tout le monde qu’il doit être tout de même encore un peu pédé sur les bords pour bander au milieu d’autres garçons. Comme si l’on ne pouvait pas bander sans raison&amp;nbsp;! Corydon, qui avait participé à cette soirée, m’a donné les photos, que je conserve précieusement dans les archives de mon ordinateur. Je me demande si les deux frères ont déjà couché ensemble. J’ai appris de Corydon qu’avant d’être avec Alexis, &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt; était sorti avec Alcide. Comme &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt; et Alexis sont ensemble depuis quatre ans et qu’Alcide en a dix-neuf, j’en déduis que ce dernier n’avait que quinze ans à l’époque où il était avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt;. Alexis en avait seize au début de sa relation avec lui. On peut dire que &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt; les aime jeunes, et qu’il est un pédéraste au sens le plus stricte, le plus étymologique du terme. Quittera-t-il Alexis, lorsqu’il le trouvera trop vieux à son goût&amp;nbsp;? Ou l’amour sera-t-il assez fort pour transformer un amoureux des garçons en l’amoureux d’un homme&amp;nbsp;? Ce que me dit Corydon d’Alcide, qu’il connaît depuis plus longtemps que moi, ne correspond pas du tout à l’idée que je m’étais faite de lui. A l’en croire, ce serait quelqu’un d’intéressé. Il œuvrerait d’ailleurs pour se remettre avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Ménalque&lt;/span&gt;, qui vient de s’offrir une grosse voiture. Alexis est-il conscient du danger&amp;nbsp;? Mais est-ce que tous les garçons ne sont pas intéressés à dix-neuf ans&amp;nbsp;? C’est dans l’ordre des choses, puisqu’on ne possède rien à cet âge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Jeudi 7 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Journal</category>
                                                <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 18:21:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Ne nous voient tels que nous sommes vraiment, secrètement, sans pudeur ou honteusement, que nos animaux les plus chers et, s’il existe, Dieu, comme on l’appelle ici&amp;nbsp;; les premiers, parce qu’ils sont dépourvus d’un jugement qui, s’ils en avaient, ne manquerait pas de les aveugler&amp;nbsp;; le second, parce qu’il est le Juge suprême et voit tout. L’homme, c’est bien souvent celui qui, parce qu’il regarde, ne voit pas&amp;nbsp;; celui aussi à qui l’on ne se montre pas, de qui l’on se cache. Si la mort de l’animal le plus cher, le plus proche, est aussi traumatisante que celle d’un dieu (qu’y a-t-il de plus bouleversant que la mort d’Adonis, avec qui c’est la nature entière qui semble disparaître sous terre&amp;nbsp;?), c’est parce que se ferment à jamais les seuls yeux au monde qui nous voyaient vraiment, grâce auxquels nous nous savions vus complètement, auxquels nous nous offrions entièrement à voir, c’est-à-dire jusqu’en notre plus profond secret, et même jusqu’en notre absence, comme on sait que telle chaise placée dans une pièce où n’est nul homme pour la voir continue d’exister grâce à Dieu qui, voyant tout, la regarde elle aussi. Avec l’animal chéri, l’on perd l’assurance et l’occasion qu’il nous donnait de ne pas exister partiellement. Aux yeux des autres hommes, on n’existe pas vraiment&amp;nbsp;: on a l’air d’exister. Mais à peine leurs regards se portent-ils ailleurs que déjà l’on est oublié. On n’existe plus. Et dès que leurs regards se portent sur soi, on existe moins&amp;nbsp;! On n’est plus que ce qu’ils voient, c’est-à-dire presque rien. On est tout dans les yeux de son chien. On y est même deux fois&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>Mercredi 6 août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                <category>Capucine</category>
                                <category>Coccymèle</category>
                                <category>Journal</category>
                                <category>Ma grand-mère maternelle</category>
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                                <category>Pélagie</category>
                                                <pubDate>Thu, 07 Aug 2008 02:11:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous avons appris avant-hier la mort de Capucine, l’antique chienne de ma grand-mère devenue folle, et de Nikita, la chienne de mon père, qui passe en ce moment quelques jours chez ma mère. La mort de sa chienne contraint ce dernier à écourter son séjour ici, à cause de son amie, qui est devenue complètement hystérique depuis qu’elle a découvert chez eux le corps sans vie de la bête. Il repart demain. Ce n’est pas moi qui me moquerai de la peine excessive que cause à son amie la mort de leur chienne, ayant moi-même connu l’un de mes plus grands chagrins lorsque ma chienne Coccymèle s’est éteinte dans mes bras, il y a quelques années. Je n’avais pas versé autant de larmes pour ma grand-mère maternelle, qui était pourtant morte seule un matin, diminuée par son cancer, en tombant dans les marches du perron, chez elle, après avoir été relever son courrier dans la boîte aux lettres. C’est un voisin, surpris de trouver la porte d’entrée grande ouverte, qui avait découvert le corps de ma grand-mère. Qui sait même si quelqu’un ne l’avait pas poussée dans les escaliers pour la détrousser&amp;nbsp;? Je m’étais posé la question, parce qu’on n’avait retrouvé ni ses plus beaux bijoux ni certaine somme d’argent qu’on la savait garder dans un tiroir. Nous avions soupçonné la femme de ménage d’avoir profité de l’occasion pour se servir. Malgré la violence et le mystère qui entourèrent cette mort, je n’avais pas autant pleuré que pour Coccymèle, dont la mort, qui fut pourtant très douce, me fait encore venir les larmes aux yeux quand j’y repense. Je n’ai pu m’empêcher de prendre la chienne Pélagie dans mes bras et de lui demander de ne mourir jamais, ce qui est complètement irrationnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>Dimanche 3 août 2008</title>
                <link>http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/08/04/dimanche-3-aout-2008.html</link>
                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 04 Aug 2008 01:17:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Hier après-midi, coup de téléphone inespéré de&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/08/02/vendredi-1er-aout-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, qui était en panne d’essence sur le parking de la boulangerie où il travaille. Il avait besoin de moi pour que je le conduise à une station service. (C’est la troisième fois qu’il me fait ce ‘‘coup de la panne’’, comme je crois qu’on dit.) Quand je suis arrivé, il était appuyé contre sa voiture, en train de manger un sandwich. Comme aimanté par son corps, je suis venu me coller littéralement à lui, en lui faisant de grands sourires. Il essayait de cacher son regard pétillant derrière ses lunettes de soleil. Il voulait savoir comment j’allais. Je lui ai expliqué que j’étais tombé malade à cause de lui, au point de pleurer par tous les orifices ! Ça l’a fait beaucoup rire. « C’est la première fois qu’on me la sort, celle-là », m’a-t-il répondu. Nous sommes allés chez moi pour nous dire ce que nous avions sur le cœur. J’avais été très déçu qu’il ne veuille pas venir passer l’après-midi avec moi au bord de la piscine, il y a quelques jours. (Quand donc était-ce ? Je n’en ai pas parlé dans ce journal.) Il m’a confié que s’il n’avait pas voulu venir, c’était à cause de ma mère, dont il a peur et qu’il a trouvée très froide&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/21/dimanche-20-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;la fois où il l’a rencontrée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(ce qui n’a rien d’étonnant, puisqu’elle est, comme moi, plus morte que vive). « Mais ça n’a rien à voir avec toi, tu sais, on est tous un peu froids dans la famille… – N’importe quoi ! Tu n’es pas froid du tout, toi ! Tu es même une vraie chaudasse : tu as franchement le feu au cul, enfin, avec moi, en tout cas… – Ah oui ? Tu trouves ? C’est possible… Enfin bref, c’est dommage que tu n’aies pas voulu venir, parce que ma mère passait la journée à Dax, ce jour-là, avec ses copines lesbiennes ! On aurait été tranquilles tous les deux ! – Mais même, elle aurait pu rentrer avant mon départ… » Je lui ai demandé s’il ne s’était pas ennuyé pendant tout ce temps sans nous voir. Pas du tout, ai-je appris, car il avait rencontré un garçon, lors de&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/26/samedi-26-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;la fameuse soirée qu’il avait passée sans moi&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, un garçon qui lui plaisait énormément et avec qui il &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;était sorti&lt;/em&gt;, disait-il. Ce n’était pas tant cette révélation qui me blessait que le fait qu’il l’a faisait précisément dans le but de me blesser. « Arrête d’être méchant. Je t’ai déjà dit que tu pouvais coucher avec qui tu voulais. » (Quel mal y a-t-il, après tout, du moment que ce n’est pas avec un&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/06/28/vendredi-27-juin-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Trimalcion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;? Ce n’est pas comme si nous nous étions déjà juré fidélité.) « Je ne dis rien de méchant, a-t-il répondu, puisque je n’ai rien fait de mal. D’ailleurs, je te rappelle que ‘‘nous ne sortons pas vraiment ensemble’’ toi et moi. Je peux donc bien coucher avec qui je veux ! – Oui, voilà, c’est exactement ce que je dis… Combien de fois avez-vous baisé, ce garçon qui te plaît et toi ? – Quatre fois. – Quatre fois ? Mais je n’ai couché qu’une fois avec&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/26/samedi-26-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alcide&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, moi ! J’ai donc encore droit à trois essais avec lui ! – Ah non ! Pas question ! – Et autrement, ce garçon, il est comment ? Il est mignon ? Tu me le présenteras ? – Sûrement pas ! » Damis ne veut plus me présenter personne depuis que j’ai eu le malheur de coucher avec Alcide ! Il s’imagine que je pourrais coucher avec tous ses amis ! Cette conversation était ponctuée de baisers et de caresses. Après quoi, nous ne parlâmes plus du tout. Mon père, qui vient passer quelques jours chez ma mère, est arrivé cet après-midi. Ma sœur a profité de l’occasion pour nous ressortir&lt;/span&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/13/samedi-12-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;son grand con&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;pour le dîner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/08/02/vendredi-1er-aout-2008.html</guid>
                <title>Vendredi 1er août 2008</title>
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                <author>noreply@ (Olivier Bruley)</author>
                                                <category>2008</category>
                                <category>Journal</category>
                                                <pubDate>Sat, 02 Aug 2008 01:54:36 +0200</pubDate>
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                     &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Pierre &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Driout&lt;/span&gt;, sans doute inquiet de ne pas m’avoir vu écrire dans ce journal depuis lundi, me demande ce que je deviens, si je boude ou si je baise&amp;nbsp;! Je lui réponds que je bronze. Je macère dans mon jus. Je commence seulement à aller mieux&amp;nbsp;: j’ai été malade ces derniers jours. Je me demande si mon corps n’est pas affecté lui aussi par la désaffection de&lt;/font&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://oliviermb.hautetfort.com/archive/2008/07/26/samedi-26-juillet-2008.html&quot;&gt;&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Damis&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;. Mon nez coulait à la place de mes yeux, l’angine me serrait tellement la gorge que je pouvais à peine avaler de quoi me nourrir. J’avais de la fièvre, la nausée et la diarrhée. Mais il faisait beau et je voulais prendre le soleil, dont je fais des réserves en prévision de l’hiver. Quand, pour aller me baigner, je me levais du transat où mon corps gisait presque sans vie dans l’ombre brûlante du parasol, la tête me tournait et la pensée me traversait alors l’esprit que je pourrais m’évanouir, respirer l’onde et cesser d’être. Mais je suis toujours là, mort et vif, increvable, incapable. Je me dis que j’aurais peut-être dû me comporter mieux avec &lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;Damis&lt;/span&gt;, ce si gentil petit mitron. J’ai probablement laissé passer avec lui une belle chance de… de quoi, d’ailleurs&amp;nbsp;? De manger du pain frais tous les jours.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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